‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 45 sur 128 · CELUI QUI AIME · texte numérisé non relu

CELUI QUI AIME

S'il eût senti, pour une femme Battre son cœur, Catilina N*eût point été l'homme sans âme Pour qui l'estime fouina; .

Car, qui aime, jamais ne ionqU Avec les jours du citoyen :

n le respecte jusqu'à V ongle Qu'il soit idolâtre ou païen.

Moins suave est la mirabelle, Moins ardent était Mirabeau, Que lui^ quand il dit à sa belle :

« Tu es de mes jours le flambeau, )> L'auteur charmant de VOrestie, Mévy, Lespès ou Gabrio, N'ont pas plus fine repartie Que lui, pour blâmer Yagio :

E déjeunerait d'une figue Pour que sa belle ait un faisan ; Mais si vous parlez Fronde ou Ligue, Il répond moët et parmesan ; n dit qu'en cueillant la noisette Ou bien en soupant d'un pâté.

Elle a moins de torts, la grisette.

Que n'en a maint âne bâté.

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