‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 54 sur 128 · A MADAME LA COMTESSE DASH · texte numérisé non relu

A MADAME LA COMTESSE DASH

II est dand le monde une femme,

Moins folle que Catilinày

Dont l'esprit aussi chaud que Yâme,

Des salons jamais ne fouina :

A\ ec le bon mot elle jongle

A charmer chaque citoyen !

Et l'on dit qu'elle a bec et ongle

Pour dauber tout méchant paien.

La douceur de la mirabelle.

Puis la force de Mirabeau,

Sont pour sa plume fine et belle,

Un guide, et, parfois un flambeau.

De l'auteur aimé d'Orestie,

S'éprend chaque jour Gabrio.

De Mëry chaque repartie

Est de son trésor ïagio. *

Diogène vit d'une figue;

Elle préfère le faisan :

Pour l'afriander on se ligue

A\ec un mets au parmesan.

Avant de casser la noisette,

Sa fourchette fouille un paie.

Aussi gaîment que la grisette.

Près d'un gandin âne buté.

Juslin G\!îAssoL.

Cher Dumas, dans ce siècle, on rencontre la femme

Cherchant pour compagnon, fût-ce Catilinay

Quelqu'un qui pour tout bien, ait un corps et point d'owe;

Ce qui fait que mon cœur, en Flandre, fouina.

On verrait vers T Indus, au milieu de la jongle.

Chez un homme, un brevet de brave citoyen

Reproduit sur son front par un tigre avec son ongle.

Ici, le sentiment près de l'or eslpaien.

Jadis, à Pontarlier, petite mirabelle

Dans le sein d'une Iris, jetée par Mirabeau,

Contenait un billet qui conviait la belle

A transporter au loin de l'hymen le flambeau.

Ils allèrent en Hollande entendre VOrestie,

Que sait par cœur votre sœur GabiHo.

Que de là, tôt, mon Dieu, n'est-elle repartie!

Elle n'aurait 'Cté de Lenoir Vagio.

Que, née près d'un manoir au pays de la figue,

Ne pouvait-elle voir pondre un jeune faisan!

Il faudra donc toujours que, des noirceurs, la ligue

Ait pour mobile un peu de vin, de parmesan.

C'est souvent au dessert, en cassant la noisette,

Pour enlever des dents la chair d'un bon pâté,

Qu'un alguazil assis auprès d'une grisette,

Prise et vole l'amour comme un âne bâté.

Jules Dkpaux.

Il me souvient, cher Maître, avoir, avec ma femme,

Applaudi chaudement votre CatUina;

Car je suis tout à vous, à vous de corps et d'âme.

J'aime votre grand cœur, qui jamais ne fouina.

Je suis un vieux rimeur, avec les vers je jongle :

C'est un plaisir permis à tout bon citoyen.

Si vous pouviez me voir, la nuit, rongeant mon ongle,

Et jurant, — malgré moi, — comme un damné pa'ienl

Je donnerais mes vers pour une mirabelle.

Ohl dussé-je être laid autant que Mirabeau,

Je voudrais que mon "œuvre, étincelante et belle,

Eût à votre génie emprunté son flambeau I

Que sont mes opéras auprès de YOrestie?

Valent-ils un seul tnftt du brillant Gabrio!

De Dumas, — votre fils, — la vive repartie?..

Dumas ! qui pemt si bien la femme et l'alto /

Je l'ai volé, ce fils I et je lui fais la figue :

Le corbeau s'est paré des plumes du faisan.

Que l'esprit, le bon sens, tout ! contre moi se ligue.

Dans mon macaroni j'ai mis du parmesan!

Eh bien ! j'aimerais mieux en cueillant la noisette,

Au bois de Robinson, armé d'un bon pâté,

Retourner au bon temps où j'aimais la grisette...

Temps où je m'en donnais en âne dé— 6d{é /

Ed. Dr PRE 7. .

Page 1