CE QUE JE PRÉTENDS
Nous sommes trois à table : auvergnat, homme et femme ^
Non point pour conspirer comme Catilina^
Mais pour faire des vers : j'en jure sur mon âme.
W ne sera pas dit qu'un de nous fouina.
Je soutiens qu'un sauteur qui, sur la foire, jongle,
Peut être, au demeurant, un fort bon citoyen;
S'il paie ses créanciers toujours rubis sur Von§le,
Et s'il n'est, dans le fonds, ni paillard ni païen.
Je soutiens que Sophie était ia mirabelle
Du fougueux Mirabeau, Et que trop vite, hélas ! d'une amitié si belle
S'éteignit le flambeau t Je prétends qiïAntony vaut mieux que VOrestie : Soit dit sans offenser Vami de Gabrio, Dont la verve aujourd'hui partout est répartie, Et du Petit Journal fait monter Vagio, Pour un bon appétit^ ce n'est point une figue
Qu'il faut, c'est un faisan :
Le remède est meilleur si le faisan se ligue
Avec le parmesan, Si pour faire pendant à la maigre noisette Tout fumant se prélasse un savoureux pâté, Et du madère autant qu'en boit une grisette Ou qu'en porte en ses bâts, un gros âne bâté.
Martin Edmond.
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