LES VOEUX D'UN POÈTE EN GOGUETTE
Dieu, qui pour notre joie avez créé la femme.
Qui vîtes Cicéron rouler Catilina,
Qui créez la matière et l'animez par l'ame,
Et repoussez le cœur lâche^ qui fouina ;
Vous qui marquez du sceau le lourd banquier qui jon^^^,
Sans crainte, avec Thonneur de Thumble citoyen.
Ainsi que le gandin, propre à se curer Vongle,
Être faux, qui de vous raisonne en vrai païen;
Vous quim'avez donné Tamour de MirabeUdj
Et m'avez refusé l'âme de Mirabeau ;
Vous que j'admire tant, quand la nature est beUe ;
Prêtez-moi pour juger le céleste flambeau t
Gardez-moi le cœur pur et digne d'Orestie,
D'Alexandre Dumas, surtout de Gabrio ;
Disposez-mon cerveau propre à la repartie ;
Conservez-moi l'esprit hostile à VagiOj
Hostile au faux dévot qui dine d'une figue ,
Devant vous, et derrière, engraisse d'un faisan,
Qui, contre les amours et les festins se ligue,
Et nourrit sa maîtresse avec du parmesan.
Enfin, dans les grands bois où fleurit la noisette.
Sur l'herbe où l'on s'assied devant un fort pâté,
Ahl laissez-moi manger... de baisers ma grisetle,
Le plus longtemps possible, âne d'amour bâtél v
Marc Angbl,