‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 76 sur 128 · L'AMANTE DE CATILINA · texte numérisé non relu

L'AMANTE DE CATILINA

Je chante ici la belle femme

Oui rendit fou Catilina

Romain, conspirateur dans Vdine :

C'est pour elle qu'il fouina.

Avec son cœur la belle jongle ;

Pour séduire le citoyen

Elle joue de l'œil, joue de Vongle^

A faire damner un 'pdien.

On l'a surnommé mirabelle.

Gicéron, l'ancien Mirabeau,

Disait en parlant de la belle :

« Cette femme est un vrai flambeau, »

Aussi, la nouvelle Orestie

Possédait, comme Gabrio,

Le talent de la repartie.

Et le secret de Vagio,

Née à Smyrne comme la figue,

Elle ratï'olait du faisan,

Mais nourrissait toute sa ligue

Avec eau, pain et parmesan ;

Elle préférait la noisette,

A l'indigeste et lourd pâté.

Voilà comment une gvisette.

Rend un conspirateur bâté,

Nicolas de Nagatkinne.

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