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A M'« LAURE MICHELI

Pour VOUS féliciter, jeune et charmante femme,. Les mots me sont donnés, — d'abord Catilina, Dont la fureur, dit-on avait envahi Vâme Et qui, lors du danger, comme un lâche fouina. Je ne veux point parler du tigre dans la jungle, Je ne veux point parler des droits du citoyen, Ni du sculpteur Phidias qui marquait de son ongle Les produits merveilleux de son ciseau païen ; Ni de ce beau pays d'où vient la mirabelle ; Je ne veux point parler du tribun Mirabeau:

Je vais parler de vous, Micheli jeune et belle, De vous, qui d'Apollon possédez le flambeau; De vous, pouvant écrire un chœur pour VOrestie; De vous, dont le talent charmerait Gabrio.

Chez Dumas, nous trouvons l'esprit de repartie ; Chez Rothschild, nous trouvons un homme ô!agio; Chez Micheli, la grâce : elle ferait la figue A tous ses concurrents. Le superbe faisan Ne craint point ses rivaux, il peut braver leur ligue. Osez donc comparer, gruyère et parmesan!

Hélas! j'ai le visage en vieux casse-noisette : Je ne suis à présent qu'un vieux coq em-pâté; Si j '-avais pu vous voir quand m'aimait la grisette, Pour plaire, ô Micheli, j'eus fait l'âne bâté.

L'Obispo.

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