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LE CÉLIBATAIRE CONVERTI

Que n*ai-je pour compagne une humble et chaste femme,

Une fille, un garçon! point de Catilina,

Moins encor de Sapho ! tous deux, n'auront qu'une âme

Pour maudire Gain, Judas, qui fouina.

Sur la brèche où Ton meurt, sur celle où l'esprit jongle,

Mon fils n'apparaîtra qu'en brave citoyen;

Dans la chair du vaincu qu'un autre enfonce Vongle,

Lui par la foi chrétienne il vaincra le païen.

Ma fille poussera comme une mirabelle,

Et, prenant en pitié Sophie et Mirabeau,

Mettra toute sa gloire à vivre obscure et belle

Pour répoux, dont son cœur deviendra le flambeau.

Si, tout en savourant les beaux vers d'Orestie,

Ma femme franchissait le seuil de Gabrio,

Elle aurait cette grâce aux anges répartie,

De savoir distinguer l'or pur de Vagio,

Nous aurions des jardins où mûrirait la figut,

Des vignobles, des prés, des bois chers au faisan;

Nous aurions des châteaux, des amis dont la ligue

S'étendrait de Paris jusqu'au ciel parmesan ;

Nous aurions... Mais je rêve! ô petite noisette,

Qui voudrait devenir plus grosse qu'un pâté,

vieux célibataire, épousons la grisette.

Et de tous les maris sovons le moins bâté !

H. Orip\iT\EXG.

— iu —

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