‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 9 sur 128 · PORTRAIT AU VINAIGRE · texte numérisé non relu

PORTRAIT AU VINAIGRE

Cerveau de géant, cœur de femme, La fougue de Catilina; Fécond, rempli de verve, d'âme, Trop amateur de Fouina, Esprit élastique et qui jongle, Dans les grands jours, grand citoyen, Gentleman jusqu'au bout de Vongle, Bien que jurant comme un paien, Teint tirant sur la mirabelle, Avec le front de Mirabeau; Chevelure abondante et belle, Rayonnante comme un flambeau.

N'ayant qu'un remord : Orestie l (Quoi qu'en ait écrit Gabrio) Esprit prompt à la repartie.

Un vrai boursier pour Vagio.

Sachant faire au guignon la figue, Habile à tirer le faisan, Grand ennemi de toute ligue.

Sauf de Brie ou de parmesan.

Bref, malgré sa teinte noisette, Et son faux air d'un gros pâté,

Il charme marquise et grisette

J'ai dit, et signe.

Ane bâté.

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