‹ bpt6k1042934Chapitre 8 sur 13 · Voy. Preller, Rœmischc 'Mythologie, 2* éd · texte numérisé non relu

Voy. Preller, Rœmischc 'Mythologie, 2* éd

(Berlin, 1865), p. 291. — On explique généralement ce nom ae temo par « char », c'est-à-dire que la partie serait prise pouï le tout ; il est clair en tout cas que cette partie ne saurait faire défaut, et que si on appelait un char temo, c’était un char qui avait un timon. M. Max Muller doute que jamais le nom de temo ait réellement désigné la constellation tout entière. « Varron, dit— il (/. /. p. $65 ; trad. fr. p. 88), dît qu’on l'appelait boves et temo, « 'bœufs et timon », mais non pas qu’on la nommait soit « bœufs » soit « timon » ; nous pouvons bien nous représenter les quatre étoiles comme des boeufs, et les trois de devant comme le timon ; ou encore les quatre étoiles comme le char, une comme le timon, et deux comme les boeufs ; mais personne, je pensé, n f a pu appeler les sept ensemble « le timon ». On objectera que temo, en latin, signifie non-seulement « timon » mais « char », et doit être pris pour l’équivalent de Cela

pourrait être; seulement on n’a jamais démontré que temo signifiât « char » en latin; Vairon l’affirme sans doute, mais nous n’en avons pas d’autre preuve. » L’auteur montre en effet que, dans les passages où on a l’habitude d'interpréter temo par « char », il signifie simplement « timon ». — Mais le passage de Varron est

d'autant plus probant qu’il ne semble pas à cet endroit l’appliquer à la constellation : « Temo.,. et plaustrum appellatum, a parte totum, ut multa {De ling . lai. Vif, 7$). » D’ailleurs l’analogie de l’anglo-saxon, que M. Muller cite lui-même, parait décisive. — En outre il m’est impossible d’admettre que bores et temo doive être regardé comme une seule expression ; je ne me figure ni l’une ni l’autre des représentations admises par M. Muller ; je comprends qu’on voie dans la Grande- Ourse un char à timon, ou, sans s’occuper du timon, un char traîné par trois bœufs {bores et plaustra dans Properce, III. (, )$); je. conçois aussi qu’on ait pris les sept étoiles pour sept bœufs (voy. ci-dessous à propos de septemtriones), mais je ne pourrais comprendre qu’on eût appelé la constellation « les bœufs et le timon » ; et en fait on ne trouve jamais cette expression , seule admissible d’après M. Müller, de bores et temo. On trouve temo seul, et, soit qu'^l signifie « le char », soit qu’il veuille dire simplement « le timon », ce nom implique toujours la conception des quatre étoiles comme formant un char. Que signifierait un timon tout seul placé devant quatre bœufs? — Le passage de Varron est fort peu clair; on y ht (éd.

O. Müller) : a Has septem stellas Graeci vocant d[io$ocv, nos tri eas septem stellas boves et temonem et prope eas axem ». Par axis, il faut entendre, je crois, bien que ce mot ait signifié <* char », le pôle arctique, qu’on trouve souvent ainsi désigné.

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