‹ bpt6k96035213Chapitre 18 sur 36 · SAINT TA'ES · texte numérisé non relu

SAINT TA'ES

c’est l'isolement et l’exil. Se voir, se parler, s’entretenir du pays, prier les saints de sa province, chanter leurs hymnes et leurs r/uerz en commun, c’est presque remplacer la patrie absente. Tel dut être le but des confréries on corporations

pieuses, comme on les appelait autrefois. Touchantes institutions bien propres à guérir ou à prévenir les maladies de l’Ame, mille fois plus dangereuses que les souffrances du corps, lie fut la pensée d'Anne de Bretagne, noire bonne duchesse, lorsqu’elle établit à Rome la confrérie de Saint- Yves.

Les confréries, en substance, remontent à une haute origine, bien que, comme association, elle 8 aient souvent changé de nom. Dans l'ancienne Scandinavie, dît M. Augustin Thierry, ceux qui se réunissaient aux époques solennelles, pour sacrifier ensemble, terminaient la cérémonie par un festin religieux. On y vidait à la ronde trois coupes de bière, l’une en l’honneur de la divinité, une autre pour les braves du vieux temps, et la troisième pour les parents et les amis, dont les tombes, marquées par des monticules de gazon, se voyaient rà et là dans la plaine. C’était la coupe de l'amitié, et le nom de ghilde qui fut donné à l’association

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elle-même, signifie réellement confrérie, parce que tous les participants juraient de se défendre l’un l’autre, et de s’entraider comme des frères, dans tous les périls et g rands accidents de la vie. Chacune de ces associations était mise sous la garde d’un dieu ou d’un héros, et son nom servait à la désigner. Chaque confrérie avait un chef choisi dans son sein, un trésor commun et des statuts obligatoires pour tous ses membres.

Partout dans leurs migrations, les peuples du nord portaient avec eux le louchant usage de se réunir en confréries : ils le conservèrent même après leur conversion au christianisme, en substituant l’invocation des saints à celle des dieux cl ues héros, et en remplaçant les coupes de bière par certaines œuvres pies, bes confréries trouvèrent de fortes oppositions dans l’origine ; mais la religion ayant fait disparaître ce qu’il y avait de dangereux dans leur puissante organisation, l’Eglise les encouragea, les bénit, approuva leurs règlements, et d’ordinaire les enrichit de faveurs consi. dérailles et de nombreuses indulgences. Elles avaient toujours pour centre une église ou une chapelle, et étaient très répandues au moyen-âge. Nous en trouvons des traces dans nos campagnes

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bretonnes, autour de quelques modestes sanctuaires, très souvent en ruine ou du moins abandonnés, parce que l’on ne savait plus à quoi ces chapelles étaient destinées, et qu’on ne s’est même pas donné la peine de se le demander.

Souvent tout a disparu, même ces ruines vénérées ; mais il reste encore la statue du saint, ordinairement breton, que l'on conserve précieusement dans la plus importante maison du centre de la confrérie. C’est la cloche de la chapelle qui annonçait les joies ou les tristesses du village, car c'est le nom qui lui a été donné depuis peu ; elle sonnait pour les naissances, tintait pour les glas funèbres. VÂngelus du matin, l 'Ave Maria du soir et la prière en commun, tout se réglait sur l’heure de la chapelle. Les enfants ne la passaient jamais sans y dire une prière, et quelque vieille grand’mère les y réunissait souvent pour leur apprendre le catéchisme et le chant des cantiques. Quelques villages se sont cotisés pour relever ces ruines ; cette idée mérite de faire son chemin, et les bretons sont trop attachés à leurs vieux usages pour négliger ce moyen d’honorer les saints de notre pays et de raviver la foi de leurs ancêtres, qui n’avaient pas élevé ces pieux sanctuaires sans de grands motifs

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de piété, et des raisons d’ordre moral de la plus, 'haute importance.

Nous sommes loin de prétendre que saint Yves ait été le seul inspirateur de ces confréries, qui nous rappellent un âge déjà loin de nous. Ce qui frappe cependant dans les documents de cette vie admirable, c’est de voir que les plus célèbres confréries de notre pays ont été fondées sous son auspice. La confrérie des Bretons fut établie dès Pan 1348, à Paris, par Foulques, évêque de cette ville, en faveur de quelques fidèles chrétiens habitant. Paris et originaires, dit le pieux évêque, de la province ecclésiastique de Tours et du duché de Bretagne, en l’honneur de saint Yves canonisé parle Pape régnant. Les rois de France la prirent sous leur protection, et se firent un honneur d’être représentés dans les vitraux de sa chapelle qui était le centre de la confrérie.

À Rome, c’est naturellement autour de l’église de Saint-Yves que s’établit la confrérie érigée par la duchesse Anne, en faveur des Bretons qui habitaient cette ville ou y arrivaient tous les jours en pèlerinage. Léon X en fit l'institution canonique par une bulle datée de 1513. Elle contenait de nombreux privilèges : pour les prêtres, ils pouvaient

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dire la messe partout, même dans un lieu frappé d’interdit ; pour les laïques, ils avaient le droit de se choisir leurs confesseurs et de les investir, pour ainsi dire, de pouvoirs spéciaux ; enfin, pour tous, c’était le privilège d’être enterrés dans le cimetière de la chapelle, et plus tard dans la chapelle elle-même. Une foule d'inscriptions funéraires, bien touchantes, ont été relevées sur les dalles,

aujourd'hui disparues, de cette église, par Forcella, dans son précieux recueil : Les inscriptions des

églises , à partir du XI e siècle .

A côté de celte confrérie s’en forma une autre, créée par les avocats eux-mêmes, toujours sous le patronage de sain! Yves, à Rome d’abord, puis dans plusieurs autres villes. Flic avait pour objet de défendre, sans rétribution pécuniaire, les causes des pauvres, des veuves et des orphelins sans ressource. Les confrères assistaient tous les ans à la solennité de la fête du saint, au xix e jour de mai. Celte cérémonie, dit Franzini, était fort pompeuse, et l’éclat en était encore relevé par la présence d’un grand nombre de cardinaux. Un humaniste prononçait une oraison en latin sur les mérites du saint ; puis un élève du séminaire romain en faisait un chaleureux commentaire à la

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portée de tout le monde, devant une nombreuse assistance. Le pape Jules II établit, près de l’église de Saint-Yves, un hôpital qui rendit les plus grands services aux malades et aux pèlerins bretons. (Congrès archéol. de France, 1887). La confrérie des avocats existe toujours à Rome, et compte dans ses rangs d’illustres personnages. Benoît XIV en

fit partie pendant qu'il n’était encore que l’avocat

Lambertini. C’est elle qui donne l’impulsion aux travaux de restauration de l’église de Saint-Yves, que les Bretons attendent, avec impatience.

Au commencement du dernier siècle, un célèbre jésuite, le P. de la Hue, fit un très beau panégyrique de notre saint dans son église à Paris, devant une imposante assemblée d’avocats et de jurisconsultes distingués. Il le leur proposait comme le modèle des avocats et des juges. « Yves, dit-il, consacra tout son travail à la charité ; il ne lui faut pas d’autre récompense que le mérite de l’avoir pratiquée, surtout à l’égard des pauvres. Il s’en déclara le tuteur et l’avocat, et sans rien attendre d’eux, mais leur remettant tout ce qu’il aurait pu en exiger, il s’estime assez payé de ses soins, par le seul plaisir de relever les faibles qu’on opprime, et d’en être la ressource. Prenez garde, ajouta-t-il, en se

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tournant vers les juges, que saint Yves, au lieu d’ôtre votre patron, ne soit un jour votre accusateur ; car si c’est par prédilection, par prévention, par crainte, par ménagements, par des vues mercenaires, que vous jugez, vos jugements ne peuvent être conformes à ceux du ciel, et Dieu les fera retomber sur vous- mêmes : Quodcmnque judicaveritis in vos redundabit. (II parai, xix).

À Tréguier il a été fondé depuis quelques années une sorte de confrérie sous le nom de saint Yves pour réunir dans un même centre, et sous la même inspiration, plusieurs œuvres charitables qui existaient déjà. C’est tout à la Ibis ce que sont devenus depuis les Cercles catholiques, et ce qu’était déjà la Société de Saint-Vincent de Paul ; c’est la Confrérie de saint Yves. Elle se compose des ouvriers de la ville, à quelque corporation qu’ils appartienent, et le lieu de réunion est le palais épiscopal, avec ses magnifiques dépendances. Dans ces domaines de nos anciens évêques, ils se livrent, le dimanche, à des récréations honnêtes qui les tiennent éloignés des cabarets, où s’engouffrent le plus souvent les ressources de la famille, et s’abrutit notre belle race bretonne, qui, sans le vice de l’intempérance, serait la première du monde. Il y a même

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une bibliothèque assez variée el l’on peut y lire ou emporter les ouvrages chez soi. Les familles des sociétaires sont visilées tous les mois par les patrons, et un bureau de charité pourvoit à leurs plus pressants besoins. Unouvroir y est annexé ; les jeunes filles y trouvent de l’ouvrage, et les vieillards ont un atelier pour teiller le lin qu’on livre pour être filé à domicile, et les pauvres de l’hôpital font jouer leurs métiers de bon matin, pour en faire de belles pièces de toile. Les enfants sont nourris à l’asile, des restes qu’on y apporte de tous les ménages de la ville. La Société a prévu tous les besoins : une caisse des loyers reçoit le superflu accidentel de l’épargne du pauvre, qui voit sans inquiétude approcher le terme fatal où il devra payer son modeste logis. Un prêtre zélé et charitable, M. l’abbé Guichet, mort curé de la ville, a fondé celte œuvre de Saint- Yves, avec l aide d’une religieuse du Saint-

Esprit, d’une grande capacité. Leur mémoire est toujours vénérée à Tréguicr. M. le Golf, le sympathique archiprêtre de la ville, et les Sœurs de la Providence, ont trop à cœur tout ce qui regarde le culte de Saint-Yves, pour 11e pas continuer ou étendre encore davantage une œuvre qui répond si bien à la grande charité de leur illustre patron.

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Parmi les œuvres les plus touchantes qui se soient fondées sous le doux nom de Saint-Yves, il faut placer Y Œuvre de la Cléricature que Monseigneur i louché, l’évêque si sympathique aux bretons, a eu la bonne pensée d’établir dans son diocèse. À qui pouvait-on confier plus utilement ces jeunes Cloarecs bretons qui

ont eu leurs légendes et leurs guerz dans notre littéra-

ture nationale, et dont le caractère n’a guère changé depuis trois siècles ? Nous les trouvons encore, suspendant un moment le travail du champ, pour repasser furtivement la leçon donnée par le bon prêtre qui en fera rendre compte à la veillée de son presbytère, ou encore quittant, aux heures du repos, l’atelier ou le bureau, pour aller prendre un devoir à la hâte, à son curé qui l'attend dans sa sacristie. Deux ou trois ans après, ils se coudoieront dans le même petit-séminaire, pour y achever des éludes péniblement commencées, entretenues par la charité des bonnes âmes qui ont à cœur le recrutement du sacerdoce. Saint Yves avait lui -même été à Y école presbytérale de Kerbors, et s’il aimait à ramasser, sur les rues de Tréguier et dans les chemins de Minihy, les petits enfants souffreteux, pour les réchauffer sons sa robe de bure blanche et les nourrir ensuite à Kermurtin, si ses principaux miracles

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ont cté opérés en faveur des enfants, quelquefois même avant leur naissance, il ne peut se trouver rien de plus convenable que de placer sous son auspice la vocation de ces enfants du peuple, destinés aussi un jour à devenir ses successeurs dans le ministère paroissial. Ils se transformeront en missionnaires pour évangéliser nos campagnes bretonnes, en se rappelant le zèle de ce saint patron et son ardente charité. Que faut-il davantage pour opérer encore des prodiges au pays de saint Yves ! l|n ressuscitant son culte, on fait revivre ses plus nobles venus, et l’on perpétue dans la Bretagne la mission que Dieu lui avait confiée sur la terre, et qu’il protégera du haut du ciel !

Si l’on n’avait pas eu à rattacher l’œuvre des militaires à cette grande organisation française qui a choisi la Sainte- Vierge pour protectrice, c’est encore saint Yves qu’on aurait chargé de protéger nos soldats bretons. Autrefois nos ancêtres l’invoquaient sur le champ de bataille, et au Combat des Trente , cet exploit héroïque que les nations nous envient, les chevaliers bretons invoquaient saint Yves, après Jésus et Marie ! Beaumanoir qui buvait son sang, pour apaiser sa soif, promet de frapper fort sur les Anglais et de les vaincre, s'il plaît au

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Roi de gloire, à sainte Marie et à saint Yves le

bon en gui moult il se confie. — A donc, en avant, s’écrie Charles de Blois à la bataille d'Àuray, au nom de Dieu, et de Monseigneur saint Yves !

Nous sommes heureux de voir les écoles chrétien-

nes que Mgr Fallières, noire digne évêque, béait et protège avec tant de grâces et de bonté, placées généralement sous le vocable de saint Yves, l’ami des

enfants. Ce patron delà Bretagne les préservera contre l’attaque de l’impiété et leur gardera dans le cœur la foi de nos pères.

C’est ainsi qu’en tout temps les Bretons se sont voués à saint Yves, et le qualificatif de Saint-Yvesdes-Bretons lui est resté à Rome, à Paris et partout ailleurs où nos pères se sont établis, pour montrer que les Bretons c’est son peuple à ui, et

que c’est à lui que Dieu les a confiés. De là aussi,

de leur côté, une confiance sans borne, une foi

presque aveugle, et au fond de quelque campagne, on entend encore répéter avec une extrême naïveté, que saint Yves aurait été le bon Dieu, s'il l’avait voulu !

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| XXII — Hymnes, cantiques, guerz et divers chants composés en l’honneur de saint Yves.

La poésie est l’aile de la pensée : elle la promène dans un monde quelquefois imaginaire, mais aussi bien souvent, elle lui permet de parcourir les différentes régions où T bis foire ne peut la suivre. Ensuite elle nous élève à une hauteur telle que nous avons sous les yeux comme une vue d’ensemble d’événements qui ne se sont passés qu’à de grandes distances de temps et de lieux. Les ornements dont elle l’entoure ne font que mieux apprécier cet ensemble gracieux et le graver plus profondément dans la mémoire. (Test, ainsi que les premiers faits de notre histoire ont été transmis à la postérité, à une époque où la tradition était le seul moyen d’en conserver le souvenir. En Bretagne surtout,

ce pays poétique par excellence, malgré l’âpreté de son climat et la rudesse proverbiale de son sol, les sentiments de l’âme, la reconnaissance du cœur, et l’admiration de la pensée, tout se traduit en une poésie triste parfois, mais suave et d’une saveur toute particulière que lui communique le parfum des fleurs dorées de ses landes immenses. C'est

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dans ccs cantiques et ces guerz que nous trouvons l’admiration, la reconnaissance et la dévotion de nos pères pour saint Yves.

Les hvmnes sont nombreuses et très anciennes dans notre liturgie bretonne. Nous ne pouvons les donner toutes, et même, pour ne point arrêter le cours de cette étude, nous ne citerons que le commencement de chacune d’elles, en latin, avec la traduction, aussi complète que possible du reste, pour être compris de tout le monde.

1. — Gaude , Mater Ecclesia, (Hymne de l’office de saint Yves, \v e siècle).

Réjouissez-vous, Eglise notre mère, et vous, terre de Bretagne, tressaillez d'allégresse, car le monde entier célèbre la* gloire de saint Yves.

Ce saint, puissant comme le fils du tonnerre, lut un prédicateur distingué. Sobre dans sa nourriture, il se plaisait dans la société des pauvres.

Il mangeait, à la même table, des mets grossiers

comme ils en mangeaient eux-mêmes, et avec une égalité parfaite.

Il se prêtait à procurer fidèlement tous les secours qu’on lui demandait, rendait la justice avec une admirable équité, était d’une grande discrétion

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dans les conseils qu’il donnait, et portait joie et consolation à tous les opprimés.

.Tout ce qu’il entreprenait, il le faisait avec un soin remarquable, s'appliquait à apaiser les discordes el ne cherchait jamais à tirer vengeance des - injures qu’il recevait.

Sur ses traits, c'était toujours la même gaîté, dans son âme, la même constance : aucune adversité ne décourageait ses desseins ; rien 11’assom-

brissait les traits de son visage.

Il parcourait avec assiduité tout le pays de Tréguier, prêchait au peuple, en allant comme en venant, toujours revêtu d’un habit bien pauvre,

mais recevant un éclat extraordinaire des miracles

qu’il opérait.

(iloire, honneur et puissance au Christ que nous prions, par les miracles insignes de saint Yves, de nous donner la joie du ciel.

IJ. — Gaude , terra Francise. Hymne de la même époque).

Réjouis-toi, terre de France, et toi surtout pays de Bretagne, qui nous as donné saint Yves, d une de tes plus nobles familles.

De même qu'un ruisselet bien-aimé de tous.

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donne à tous son eau limpide ; pour le salut du

peuple, qu’il nous donne une voix pour chanter les éloges de sa vie !

Yves s'appliquait à l’étude, surpassait ses compagnons d’école par l’éclat de son esprit. 11 les surpassait encore dans les sciences de la terre, et parut au inonde avec une auréole d’une incomparable perfection.

Les pauvres, les pupilles, les orphelins et tous les malheureux, étaient l’objet de ses prédilections ; et, en avocat distingué, il poursuivait gratuitement leurs causes pour les défendre.

. Après cela, il devint official et se rendit également agréable aux bons et juste pour tes méchants, à tel point que jamais pareil juge ne s’était encore vu.

Il rendait la justice à chacun en particulier, apaisait les discordes et les procès en supprimant les causes qui les faisaient naître.

Il devint ensuite prêtre, puis curé, et par ses prédications fermes et savantes, montrait à ses ouailles le chemin du ciel.

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