II. — Prière à saint Yves pour demander l’esprit de paix
Grand saint, qui, pendant votre vie, avez été un ange de paix, qui la prêchiez par votre exemple ainsi que par votre discours, qui faisiez lotis vos efforts pour l’établir entre tous les hommes, et qui, pour celle œuvre sublime, n’épargniez ni soins ni fatigues, daignez écouter les vœux que je vous adresse. Obtenez-moi, par votre intercession, la grâce de posséder cette même paix avec Dieu, mon prochain et moi-même. Faites que mil sentiment,
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nulle pensée d'inimitié, de rancune et de vengeance, n’entre jamais, ni dans mon esprit, ni dans mon cœur. Eloignez de moi les contestations et les procès. Que je conserve avec tout ic monde, mais surtout avec mes parents et mes amis, cette charité parfaite dont le Seigneur m’a lait une si étroite obligation, afin qu’ après avoir, ô grand saint, imité votre exemple sur la terre, je partage dans le ciel le bonheur dont vous jouissez. Ainsi soit-il.
III, — Litanies de saint Eues (d’après un manuscrit du xvn 0 siècle).
Seigneur ayez pitié de nous, etc.
Dieu le ^ère, du haut des cieux, — Dieu le Fils, rédempteur du monde, — Dieu le Saint-Esprit, — Trinité Sainte, Dieu unique, — ayez pitié de nous.
Saint Yves, priez pour nous.
Saint Yves, prêtre et ministre du Christ, p. p, n.
Saint \vcs, fleur splendide de FArmori pie, p. p. n. Saint Yves, juge très équitable, p. p. n.
Saint Yves, gloire éclatante de l'Eglise bretonne, p. p. n. Saint Yves, lumière et modèle des juges, p. p, n.
Saint Yves, destructeur des procès, p. p. n.
Saint \ vos, arbitre des plaideurs, p, p. n.
Saint Yves, modèle des prêtres, p. p. n.
Saint \ves, très vigilant pasteur, p. p. n.
SAINT YVES
Saint Yves, délices du roi des cienx, p. p. n.
Saint Yves, patron des orphelins et des veuves, p. p. n. Saint Yves, contempteur du monde, p. p. n.
Saint Yves, ami de la modestie et de la chasteté, p. p. n. Saint Yves, homme d’une foi très sûre, p. p. n.
Saint Yves, savant jurisconsulte, p. p. n.
Saint Yves, client très vénérable de la Vierge, mère de Dieu, p. p. n.
Saint Yves, contemplateur des mystères de la passion de Noire-Seigneur, p. p. n.
Saint Yves, consolateur des affligés, p. p. n.
Saint Yves, lumière du pays de Tréguier, p. p. n.
Saint Yves, l’honneur de la Bretagne, p. p. n.
Saint Yves, l’ornement de la France, p. p. n.
Saint Yves, le salut des malades, p. p. n.
Saint Yves, l’espoir des indigents, p. p. n.
Saint Yves, père des pauvres, p. p. n.
Saint Yves, gardien très tendre des orphelins, p. p. n. Saint Yves, modèle de charité et de patience, p. p. n. Saint Yves, miroir de continence et de piété, p. p. n. Saint Yves, infatigable dans la prière, p. p. n.
Saint Yves, ange du grand conseil, p. p. n.
Saint Yves, princede la paix, p. p. n.
Saint Yves, lampe brillante de Dieu, p. p. n.
Saint Yves, trompette de la vérité évangélique, p. p. n. Saint Yves, vase d’élection, p, p. n.
Saint Yves, miroir de dévotion, p. p. n.
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Saint Yves, règle de justice, p, p. n.
Saint Yves, loi de clémence, p. p. n.
Saint Yves, fontaine de miséricorde, p. p. n.
Saint Yves, fleuve de compassion, p. p. n.
Saint Y 7 ves, très cher aux gens de votre maison, p. p. n.
Saint Yves, très obéissant à vos supérieurs, p. p. n.
Saint Yves, magnanime protecteur de la généreuse Bretagne, p, p. n.
Saint Y ves, merveilleux libérateur des femmes en couches, p. p. n.
Saint Yves, grand oracle de la vérité, p. p. n.
Saint Yves, miroir magnifique d’austérité, p. p. n.
Saint Yves, qui avez ressuscité tant de morts, p. p. n.
Saint Yves, qui avez rendu la vue à tant d’aveugles, p.p.n.
Saint Yves, qui avez si souvent, par vos prières, apaisé les fureurs de la mer, p. p. n.
Saint Yves, qui chassez du corps humain, par vos mérites, toutes les infirmités et les maladies, p. p. n.
Saint Yves, qui avez éteint avec le signe de la croix un effroyable incendie, p. p. n.
Saint Yves qui avez rendu la vie à l’enfant dans le sein de sa mère, p. p. n.
Saint Yves, par le secours duquel les pécheurs obtiennent de Dieu pardon et salut, p, p. n.
Saint Yves, dont l’intercession fait réussir sûrement les demandes de vos serviteurs, en particulier celle des Bretons, p. p. n.
SAINT YVES
Christ, écoutez-nous, ayez pitié de nous.
Ant. Saint Yves a
exaucez-nous, — Christ,
enseigné à tous les chrétiens la
règle de la charité, en donnant, au nom du Christ, à tous les malheureux indigents tout ce qu’il avait de bien à donner et gardant seulement pour lui la voie de la pauvreté.
Oraison. O Dieu qui par votre mérite et votre grâce avez glorifié saint Yves, votre confesseur ; qui, par son moyen, avez guéri les malades, veuillez toujours continuer de nous délivrer, par ses mérites, des maladies, des pestes, des tentations et de tous les malheurs, et nous donner la vie éternelle. Par Jésus-Christ Noire Seigneur, Amen.
IV. — Messe de saint Yves , au 4 e Dimanche apres Pâques, d'après la fixa lion de Mgr Caffarelli, évêque de Saint-Brieuc.
Introït. Ceux qui m’écoulaient attendaient que j’eusse parlé, et ils recevaient mon avis avec un silence plein de respect. Ils n’osaient rien ajouter à mes paroles. J’ai été l’œil de l’aveugle et le pied du boiteux. J’étais le père des pauvres, et je m’instruisais avec uu soin extrême des affaires que je ne savais point. (Extr. du Livre de Job.)
ÉTUDE SUR SA VIE ET SON TEMPS
Ps. Instruisez-vous, vous qui jugez la terre et servez Dieu dans la crainte et le respect.
Oraison , comme ci-dessus.
Epître. Du Livre de Job.
Les jeunes gens nie voyant, se retiraient, et les vieillards se levant se tenaient debout. Les princes cessaient de parler, ils se mettaient le doigt sur la bouche. Les grands s’imposaient silence et leur langue demeurait comme attachée à leur palais. L’oreille qui m’écoutait me publiait bienheureux, et l’œil qui me voyait me rendait témoignage que j’avais délivré le pauvre qui criait et l’orphelin qui n’avait personne pour le secourir. Celui qui était près de périr me comblait de bénédictions et je remplissais de consolation le cœur de la veuve. Je me suis revêtu de la justice et l’équité de mes jugements m’a servi comme d’un vêtement et d’un diadème. J’ai été l’œil de l’aveugle, et le pied du boiteux. J’étais le père des pauvres, et je m'instruisais avec un extrême soin des affaires que je ne savais point. Je brisais les mâchoires de l’injuste, et je lui arrachais la proie d’entre les dents. Je disais : je mourrai dans le petit nid que je me suis fait et je multiplierai mes jours, comme le palmier. Je suis comme un arbre dont la racine s’étend le loue’ des
SAINT YVES
eaux et la rosée se reposera sur mes branches. Ma gloire se renouvellera de jour en jour, et mon arc se fortifiera dans ma main. Ceux qui m’écoutaient attendaient que j’eusse parlé, et ils recevaient mon avis avec un silencieux respect. Ils n’osaient rien ajouter à mes paroles et elles tombaient sur eux comme les gouttes de la rosée. Ils me souhaitaient comme l’eau du ciel, et leur bouche s’ouvrait comme pour la pluie de l’arrière-saison. Si je riais quelquefois avec eux, ils ne pouvaient pas le croire, et la lumière de mon visage ne tombait pointa terre.
Si je voulais aller parmi eux, je prenais ma place, au-dessus de tous, et lorsque j’étais assis comme un roi 1 au milieu des gardes qui m’environnaient, je ne laissais pas d'être le consolateur des affligés.
Graduel . La compassion est crue avec moi dès mon enfance, et elle est sortie avec moi du sein de ma mère. L’étranger n’est point demeuré dehors, et ma porte a été ouverte au voyageur. Dans vos * jugements, soyez pour les orphelins aussi miséridieux qu’un père, et délivrez d’entre les mains de F orgueilleux le malheureux qui a été victime de l’injustice. Rendez la justice au pauvre et à l’orphelin, et exaltez l’homme humble et pauvre. Ramassez pour vous des trésors dans le ciel, là où les vers et
ÉTUDE SUD SA VIE ET SON TEMPS 333
la rouille ne peuvent rien détruire, où les voleurs ne pénètrent point pour commettre leurs larcins. Heureux celui qui a compassion du pauvre, le
Prose. Quant labor difficilis , comme plus haut. Evangile de saint Luc, xii, 32 .
Ne craignez point, petit troupeau, car il a plu à votre père de vous donner un royaume. Vendez ce
des bourses qui ne s’usent point par le temps ; amassez dans le ciel un trésor qui 11e périsse jamais, d’où les voleurs ne puissent approcher, et que les vers 11c puissent corrompre, car où est votre trésor, là est aussi votre cœur.
Offertoire . La miséricorde et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées.
Oraison. Faites, o Dieu des vertus du ciel, que le
ser les choses périssables de ce monde, pour n’aspirer qu’aux biens du ciel, par Jésus-Christ Notre Seigneur.
Préface. Il est vraiment digne et juste, bon et
salutaire, que nous vous rendions grâce toujours
Seigneur le délivrera au jour de l’épreuve
que vous avez et le donnez en aumône ; faites-vous
sacrifice que nous offrons solennellement, en Thon neur de saint Yves, nous inspire le désir de mépri
SAINT YVES
et partout, Dieu saint, père tout-puissant, Dieu éternel qui êtes glorifié dans rassemblée des saints, et qui en couronnant leurs mérites, couronnez vos propres dons, qui, dans leur vie, nous procurez l 1 exemple des vertus, par notre communion avec eux, une sainte compagnie, et leur intercession, un secours puissant. Faites que, ayant au-dessus de nos têtes de si nombreux témoins, nous nous empressions de marcher avec courage, vers la fin que nous devons atteindre, et que nous puissions acquérir avec eux la gloire immortelle et la couronne du ciel. l*ar Jésus-Christ Notre Seigneur, par le sang duquel nous sommes admis sur le chemin du royaume éternel, par lequel les Anges adorent en tremblant votre divine majesté et tous les chœurs des esprits célestes l’acclament ensemble avec la plus grande allégresse. Nous vous supplions de nous faire admettre à la chanter avec eux, et de dire aussi, en avouant humblement notre foi : Saint. Saint. Saint.
Communion . Il est bon pour les ingrats et les méchants. Vous aussi, soyez miséricordieux, comme votre père au ciel est lui-même miséricordieux.
Postcommunion. Dieu tout admirable dans vos saints* qui nous avez montré saint Yves comme
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un modèle de piété, faites que, comme il était plein de ferveur pour recevoir le sacrement de votre amour, nous qui sommes rassasiés du même pain céleste, nous sentions nos cœurs remplis de la même ferveur et du plus grand amour pour vous, et que notre vie demeure en vous et repose en vous, qui vivez et régnez pendant les siècles des siècles.