Vanetas Kays&ri. Barr
La cinquième forme est celle qui a été figurée par M. le Doct. Kayser (l. c. PI. 36, fxg. 1—1 a—1 b—1 c).
D'après les 4 vues représentées, les principaux caractères de cette forme sont les suivants:
Coutour pentagonal. SinuB prononcé sur la valve ventrale, mais commentant seulement vers le milieu de sa longueur et aboutissant à l'arête supérieure frontale, faiblement arquée et concave vers l'extérieur. — Valve dorsale médiocrement élevée vers le front.
Rebord invisible sur les figures exposées, dont les contours sont ébrécbés, au droit des arêtes latérales. Ce rebord manque paiement dans toute l'étendue de l'arête frontale, bien conservée.
D'après ces circonstances, l'identité spécifique absolue de ce fossile avec les autres formes du Harz, qui précèdent, n'est nullement démontrée. Mais ces formes peuvent être associées comme variétés d'un même type.
Parallèle entre les formes du Harz et les formes de Rttynch, Benrtci» en Bohême.
Il nous reste à établir une comparaison entre ces formes du Harz et les formes de la Bohême, savoir Bhynch. Henrici Barr. et les 5 variétés, que nous rattachons k ce type. Nous pensons que le tableau, qui suit, permettra aux savants d'apprécier immédiatement les affinités comme les différences, qui existent entre les formes des deux contrées.
Nous considérons 7 caractères distinctifs, auxquels correspondent 7 colonnes verticales.
Pour chacune des formes comparées, le signe + indique la présence du caractère énoncé au sommet de la colonne ; le signe — indique son absence. Le signe ? constate que l'observation est impossible, d'après Ii'B figures publiées.
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entre U Bohême et les contrées étruigères. 263
Comparons mùntenant les formes des 2 groupes.
1. Il est fort à regretter, que le type du Haiz, Bhynch. Boemeri, ne soit représeuté que par la vue de la face frontale. Cette circonstance nous empêche de constater tous ses contrastes avec le type Hhynch. Senrici de Bohâme.
Toute notre comparaison entre ces 2 types se réduit donc à celle des caractères de la foce frontale. Heureusement, ils sont très contrastants.
Dans Hhynch, Boemeri, cette face montre la trace du rebord des arêtes latérales et son absence au droit de la rainure frontale. Cette absence et la présence de la rainure verticale suffisent pour différencier cette forme spécifique, puisque Rhynch. Hmrid montre les deux caractères diamétralement opposés, c. à d. existence du rebord vertical tout autour de la face frontale et absence de toute rainure verticale sur cette face.
Ces contrastes seront problablement confirmés par d'autres caractères, que nous ne pouvons observer aujourd'hui sur le fossile du Harz.
Il serait superflu de comparer de même, une à une, toutes les formes des 2 groupes. Il suffira de faire remarquer les contrastes, qui existent entre ces groupes dans chacune des colonnes, c. à d. par rapport à chacun des caractères les plus importants des coquilles.
2, La colonne (2) — eontow de la vaive ventrale — constate que, dans toutes les formes de Bohême, ce contour est pyriforme. Nos figures PI. 130 — 131 montrent, que le crochet est aigu et plus ou moins allongé. Nous distinguons cependant la forme longue et la forme lai^e, représentées sur les planches citées. Dans la forme large, l'angle cardiual est presque droit.
Au contraire, parmi les formes du Harz, le contour pyriforme ne se montre distinctement que dans k Var. mimica. La forme transverse est très prononcée dans les Var. dilatans et aeleana. Enfin, nous voyons un contour pentagonal bien distinct dans la Vur. Kajfseri.
Ainsi, parmi les formes du Harz, la majorité contraste par la divei'sité du contour de la valve ventrale avec l'uniformité de ce caractère dans les formes de la Bohême.
DigmzedbyGoOglc
284 Coooeiiaoa iiar les Brachiopodes
3. La colonne (3) — sttrface concave de la valve ventrale — constate que, dans toutes les foimes de Bohême, ce caractère est constant. U est même reconnaissable dans les plus jeunes individus. Lorsque le rebord est brisé, la concavité se manifeste encore distinctement.
Au contraire, parmi les formes du Harz, dont 4 nous permettent d'observer la valve ventrale, il n'existe aucune trace de la concavité de sa surface, abstraction faite du sinus médian. La valve ventrale du type, Bkyneh. Roemeri, est la seule qui n'ait pas pu être observée.
4. La colonne (4) — rebord latércU de la valve ventrale — constate la présence constante de ce caractère dans toutes les formes de Bohême.
Parmi les 5 formes du Han;, 3 seulement montrent distinctement le même caractère, d'après les témoignages de A. Roemer et du Prof. Giebel, savoir: Rh. Roemeri, Var. dilatons et Var. selcana.
La fig.Sa, Pi. 36 de l'ouvrage de M. Kayser présente pour la Var. mimica l'arête latérale sans rebord.
L'existence de ce rebord sur les arêtes latérales de Var. Kayseri (ibid. PI. 26, fig. 1) ne peut pas être reconnue sur les ^ures, à cause des brisures qui ont enlevé les contours correspondants de la coquille.
Ainsi, bien que l'existence d'un rebord, sur les arêtes latérales, soit constatée par les textes et les figures sur â des formes du Harz, il en reste 2 pour lesquelles le même fait n'est pas établi- Ce sont précisément les nouveaux spécimens publiés par M. le Doct. Kayser, en 1878.
5. La colonne (5) — rébord frontal sar la valve ventrale — nous montre, que ce caractère existe dans toutes les formes de la Bohême, excepté dans Var. excisa. En effet, sur notre PI. 130, case II, les fig. 4a — 4d exposent l'absence du rebord au droit du front. Les autres figures, qui, dans la nature, constatent le même fait, ne le montrent p^ aussi bien que les fig. 4 et nous en ferons abstraction.
Par contraste, la même colonne (5) constate, que le rebord frontal n'existe dans aucune des 5 formes da Haiz.
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entre la Bnheme et les contrées étrangèrcB. 28fi
Par l'absence du rebord frontal, notre Var. excisa se rapproche donc des formes du Harz. Mais elle en diffère par plusieurs caractères, savoir : l'absence d'un sinus sur la valve ventrale et l'absence semblable d'une échancrure ou. rainure verticale, sur la &ce frontale. Ainsi, malgré le rapprochement signalé, il n'y a aucune identité entre notre Var. excisa et les formes du Harz.
6. La colonne (6) — sinus awr la vaive ventrale — nous montre, que ce caractère n'existe sur aucune des 6 formes de la Bohême.
Au contraire, il a été constaté sur les 3 formes du Harz: Var. dilatons., seleana, Kayseri. Aucune figure ne représentant la valve ventrale de Rhyuch. Roemeri, nous ignorons si elle porte un sinus. Nous sommes dans la même ignorance pour Fur. mindea, parceque la valve ventrale figurée est endommagée.
7. La colonne (7) — sinus sar la valve dors(Ue — constate que ce caractère est également inconnu sur toutes les formes de la Bohême.
De même, les Var. seleana et Kayseri ne portent aucun sinus sur leur valve dorsale.
Dans Bhynch, Boenteri et Var. dUattms, l'observation de la valve dorsale étant impossible d'après les figures existantes, nous ignorons si ces formes possèdent un sinus doi'sal. Au contraire, dans Var. mimica, la valve dorsale montre un sinus très distinct à partir du crochet jusque près de l'arête frontale. Cette forme est donc la seule à notre connaissance, qui soit caractérisée par un sinus sur la valve dorsale.
8. La colonne (8) — roAnure <m éckanerwe sur la face frontale — constate que ce caractère n'existe pas dans 5 des formes de la Bohême, tandisque nous l'observons sur une seule, Var. exeavata. PI. 131.
Au contraire, les 5 formes du Harz nous montrent toutes, sur la face frontale, une échancrure ou rainure verticale très distincte, plus ou moins prononcée.
Ainsi, notre Var. exeavata se rapproche des formes du Harz, par la présence d'une rainure verticale sur la face frontale. Hais, elle se distingue de toutes par ses autres caractères, savoir;
28fi Connexions par les Brachiopodee
absence de tont sinus sur la valve ventrale, présence du rebord frontal, surface concave de la valve ventrale.
Nous ferons remarquer que, parmi les 4 spécimei^ qui représentent cette variété sur notre PI. 131, il y en a 2 qui sont irréguliers, tandisque les formes du Harz sont toutes représentées par des spécimens très réguliers.
En outre, on voit sur les figures de la case I, PI. 131, que la rainure indiquée sur la face frontale est très pej profonde et n'ofTre point l'apparence des rainures figurées sur les spécimens du Harz.
Ainsi, notre variété exeavata ne peut être identifiée avec aucune des formes du Harz.
9. Aucun exemplaire du Harz n'a permis d'observer les impressions musculaires, dans les Brachiopodes qui nous occupent Au contraire, sur notre PI. 131, case IV, nous représentons ces impressions sur les valves ventrale et dorsale de plusieurs spécimens. Les apparences de ces impressions musculaires et celles des nervures, ou impressions vasculaires, pourraient fournir encore, d'autres caractères différentiels, que nous ne pouvons pas invoquer aujourd'hui. Maie ces différences pourront se manifester un jour, lorsque les richesses de la faune hercynienne seront pins connues.
Nous figurons sur la PI. 131, à droite de la case IV, 2 spécimens irréguliers par la dilatation inégale de leurs parties latérales. Nous ferons remarquer que, malgré cette irrégularité très prononcée, l'un et l'autre montrent autour de, la valve ventrale, sans interruption au droit du front, le rebord caractéristique de Rhynch. Hcnrici.
Conclusion. Nous ne voyons dans les spécimens du Harz que des formes contrastantes avec celles de la Bohême. Nous nous croyons donc en droit de reproduire simplement, comme l'eipression de la vérité, le verdict prononcé en 1858 par M. le Prof. Giebel, en l'étendant à toutes les formes hercyniennes, énumérées sur notre tableau p. 282 :
„Les Rhynchonelles du Harz identifiées avec Ekynch. Renrici Barr. ont de commun, il est vrai, avec cette espèce, un rebord redressé et tranchant sur les arêtes latérales de la vale ventrale, mais rien de plus."
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entre la Bohème et les contrées étrangères. 287
En terminant ces observations, nous rappelons que Schnur a figuré, sous le nom de Terebr. Goldfussi, (Brachiopod., H. 26, fig. 4 m — B — a — y, 1853) un moule interne provenant de la Grauwacke de Daleiden et qui nous semble ofirir les plus grandes analogies avec les formes du Harz, qui ont été assimilées à Shynck. Henrici de Bohême. Ces analogies consistent dans:
1. Le rebord vertical très marqné, qui s'élève sur les arêtes latérales de la valve ventrale, mais qui n'existe pas au-dessus de l'arête frontale.
2. Le profil de la valve dorsale, qui s'élève suivant une inclinaison dépassant 45° à partir du crochet jusqu'au front.
3. La face frontale verticale, présentant une lai^e échancrure dans teate sa hauteur et sillonnée par de fortes stries.
4. Le moule interne des 2 valves portant La trace de stries longitudinales, qui passent sur le rebord.
5. Le contour général subcirculaire, en dehors duquel le crochet forme une saillie médiocre.
M. le Doct. Kayser, dans ses études sur les Braehiopodes de l'Eifel, 1871, ne fait aucune mention quelconque de cette espèce remarquable, qui semble rattacher la faune hercynienne à celle de la Grauwacke de Daleiden.
N'ous ferons aussi remarquer le silence du même savant, au sujet d'un fossile décrit et figuré en 1853 par Steininger, sous le nom de Terebr. Baudobrigensis (Geogn. Besckr. der Eifel, PI. 7, fig. 4). Ce moule interne reproduit les principaux caractères de celui qui est nommé Terebrat. Goldfussi par Schnur. Il provient de la Grauwacke de Boppart. Mais Steininger constate, sur la p. 59, qu'il en possède un autre semblable, trouvé aussi dans la Grauvacke, près Daleiden, par conséquent dans la même localité que le fossile de Schnur. Ce second spécimen n'est pas figuré.
On reconnaît très bien sur Terebr. Baudobrigensis le rebord vertical sur 1^ arêtes latérales de la valve ventrale. Ce rebord est nettement interrompu au droit de l'arête frontale. La &ce frontale est aussi échancrée dans toute sa hauteur. La coquille est arrondie.
Diverses particularites, que montre ce moule interne, exigeraient une étude sur le fossile lui même et une comparûson immédiate avec celui de Schnur.
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288 Connexions par les Bncbiopodes
Nous ne cherchons pas k pénétrer les motifs du silence de M. }e Doct. Kayser, au sujet de ces 2 fossiles remarquables. Mais ce silence est inexplicable dans l'étude spéciale de la faune hercynienne, étude, dans laquelle ce savant nous a donné des preuves si multipliées de sa vaste énidition, en citant un si grand nombre d'espèces, qui, sur les 2 continents, of&ent une analogie quelconque avec les Brachiopodes hercyniens du Harz.
5* Pentamerus Sieberi. t. Bach.
1847. Pentam. Sieberi v. Bach. — Barr. — Haiding. Abhandl. I., p. 109,
Pi. 21, fig. 1—2.
1879. Pentam. Sieberi v. Bacb. — Barr. — Syst. Sil. de Bohême. Vol. V.,
M. le Doct. Em. Kayser figure, soua le nom de Pent. Si^ieri V. Buch, sur sa PI. 37, 5 valves istdées, plus ou moins incomplètes et engagées dans la roche , fig. 5 — 6 — 7 — 8 — 9. Si le lecteur veut bien comparer ces valves avec les figures, que nous donnons, de nombreux spécimens de notre Pent. Sieberi sur les PI. 21 — 77 — 78, il reconnaîtra, au premier coup d'oeil, une différence générale, qui les distingue. C'est que, dans les valves isolées du Harz, les rainures entre les plis occupent plus de largeur que le relief de ces derniers, surtout près des bords, tandisqu'on voit une conformation inverse dans nos spécimens de Peni. Sieberi, en Bohême.
Les valves du Harz sont indiquées par M. Kayser, l'une comme dorsale fig. 7 et les autres comme ventrales. Mais cette distinction, fondée sur la longueur du crochet, serait impossible, d'après la surface des valves, qui ne permet de distinguer, m sinus, ni bourrelet.
Au contraire, le contraste entre les surfaces correspondantes, portant un bourrelet ou un sinus, est très apparent sur tous les spécimens typiques de la Bohême.
D'après ces différences, nous ne croyons pas, que la forme typique de notre Pent. Sieberi soit représentée par ces 5 valves isolées, figurées par M. Kayser.
Outre ces fossiles très incomplets, M. le Dr. Kayser figure un spécimen à 2 valves , qu'il suppose identique avec notre Var. rectifrons. (Ibid., PI. 37, fig. 13^13 a—iab—lSe.)
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entre Ift Bofafime et lee contrées AtraiigËres. <îg9
Si l'on compare les valves dorsale et ventrale de ce spécimen avec celles des exemplaires de la Bohême, qui représentent notre Var. rectifrons, sur notre PI. 78, case m, on reconnaîtra que, dans la forme du Harz, les plis sont relativement étroits par rapport aux runures. Cette disposition n'existe pas dans nos exemplaires, dans lesquels les rainures sont habituellement plus étroites que les plis.
Ensuite, il faut remarquer que le spécimen de M. Kayser présente une double irrégularité. En le regardant par la valve ventrale, (ig. 13, on voit que le c6té gauche est moins développé que le côté droit, qui est aussi plus élevé. Cette double irrégularité n'a été observée dans aucun de nos spécimens. Mais nous figurons sur notre FI. 142, case IV, un jeune spécimen irrégulier par l'inégalité des cAtés, comme dans celui du Harz. I) contraste avec ce dernier par son omementation obsolète.
Ainsi, noua ne pouvons pas reconnaître l'identité supposée par M. Eayser entre les Bracliiopodes du Harz, qu*il figure sous le nom de Pent. Si^en, et ceux qui représentent en Bohême, soit Je type, soit les variétés de cette espèce.
Les paléontologues savent tous que , parmi les Pentamères, des formes d'apparence extérieure très rapprochée peuvent différer notablement par l'étendue et les apparences de leurs lamelles internes et de leurs compartiments. Nous avons figuré ces compartiments et lamelles sur notre PI. 21 pour Pctjï. Sieheri. Comme les indications correspondantes manquent complètement pour les formes du Harz, qui nous occupent, cette circonstance négative s'ajoute à nos observations précédentes, pour infirmer l'identité admise par M. le Doct. Kayser, au sujet de l'espèce en question. Il est même étonnant, que la trace des lamelles médianes, visible sur les 2 valves dans presque tous nos exemplaires de Bohème, ne se montre sur aucun des spécimens du Harz.
Nous n'aurons pas l'indiscrétion de demander, que la granulation remarquable, qui distingue le moule interne, dans la région du crochet de Pent. Sieberi, PI. 78, nous soit montrée sur les spécimens du Harz, qui lui sont associés par M. Eayser.
Conclusion. Nous ne reconnaissons aucune identité entre les spécimens du Harz nommés Pent. Sieberi et les formes de la Bohème soit typiques, soit de la variété rectifrons. Il n'existe entre elles qu'une analogie éloignée.
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390 ConneiionB pu les BnchiopodeB
tt* PeDtamenis galeatus. Daim.
1847. Pentam. galeatus Daim. — Barr. — Halding. Abh&ndl., I., p. 109,
1879. Pe&tam. galeatus Daim. — Barr. — Syat. Sil. de Bohême.
Vol. V., PI. 20.
M. le Doct. Kayser figure, bous le nom de Pent. galeatus, sur sa PZ. S7, un spécimen à 2 valves et de plus 2 valves ventrales isolées.
Le spécimen à 2 valves, fig. 10 — 20a — lOb — 10c, ofirant une forme globulaire et une surface lisse, ne peut pas m£me être pris en considération, car nous ne connaissons rien de semblable en Bobéme.
Quant aux 2 valves isolées fig. il — lia et 13 — 13a, que M. le Boct. Kayser considère comme ventrales et qui portent des plis sur leur sur&ce, elles sont distinguées de nos spécimeas de Bobéme par un caractère très prononcé dans l'une et l'autre. U consiste en ce que ces valves ventrales ne présentent aucun bourrelet sensible.
Au contraire, un bourrelet saillant existe sur nos spécimens de Bohême, figurés, l'un en 1847 et les autres en 1879. On remarquera entre ces spécimens une différence notable sous le rapport du nombre des plis. Cette différence est analogue à celle que nous avons surabondamment constatée pour Pent. Steberi, PI. 77 — 78, qui offre des formes rapprochées.
ConeUisioH. Les formes du Harz, nommées Pent. gtdeatus par M, le Doct, Kayser, sont contrastantes avec celles que nous figurons, comme représentant cette espèce en Bohême. Nous ne reconnaissons donc entre elles, ni identité, ni analogie bien prononcée.
If. Spirifer togaitis. Barr.
1848. Spir. togatus Barr. — Haiding. Abbandl. II., p. 15, PI. 15, fig. 2. 1879. Spirifer togatus Barr. — Syst. Sil. de Bohême. Vol. V., PI. 5.
M. le Doct. Kayser décrit sur la p. ISO l. e. et représente sur la PI. 21, %. 3— 3a — 3b, une valve dorsale isolée, qu'il indique comme appartenant à l'espèce de Bohême, Spirifer togatus. Pour
entre la Bofaeme et les contrées étrugèreE. 291
bien caractériser la forme de son fossile, il s^exprime sar la page citée comme il suit:
„Cette espèce est distinguée par son contour ovale, très étendu transversalement . ..&.■. ."
Ces expressions s'appliquent bien mal à la fig. Ha représentant la valve dorsale en face, car au lieu de figurer un ovale transverse, c. à d. une forme irrégulière, elle représente une ellipse subrégulière, fortement transverse, dont les 2 axes rectangulaires sont entre eux comme 63 : 34.
Cette valve se distingue, 1* — par Tangle de ses arêtes cardinales, qui est de 155" et 2" — par l'absence presque complète du crochet, dont la saillie, hors de la charnière, est à peine indiquée.
Au contraire, la valve dorsale de Spir. togaUts de Bohême, dans le plus grand spécimen sur notre PI. 5, fig. 10 e, montre, que les arët^ cardinales forment ensemble une ligne droite, interrompue au milieu, sur une étendue d'environ 18 mm. par la saillie au delà de la charnière, du crochet, comprenant la pointe du bourrelet et des parties attenantes de la valve.
Une troisième différence consiste en ce que, sur la ^. ^a de M. Eayser, l'extrémité frontale du bourrelet n'offre aucune «ùltie au-delà du contour général, elliptique. Au contraire, dans Spirifer togatus de Bobème, le bourrelet forme une saillie très prononcée, d'environ 5 mm. au-delà du contour de la vaive. Ce caractère est bien indiqué sur nos figures publiées en 1848, comme sur celles que nous exposons aujourd'hui.
Nous ne pouvons comparer, faute de documents du Harz, ni la valve ventrale, ni l'aréa, qui, probablement, ne sont pas connues.
Conduâim. D'après les différences constatées, la valve dorsale isolée, qne M. Kayser identifie avec Spirifer togatus de Bohême, contraste par ses apparences avec la valve correspondante de nos spécimens. On ne peut considérer cette forme du Harz, ni comme identique avec celle de notre bassin, ni comme représentative.
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CoDnezIoiu par les findûopodeB
7 bis. Spirifer togatus, Bair. — Var. aubsmuata. A. Boem.
Sdus ce Dom, M. le Doct. Kayser représente sur sa iV. 31, fig. 1—2 — 7, 3 valves, dont les 2 premières sont dorsales et la troisième ventrale. Il considère ces 3 fossiles conune identiques avec ceux qui ont été figurés par A. Roemer et par le Prof. Giebel, BOUS le nom de Spir. subnnuaias.
Etudions d'abord les valves figurées par M. le Doct. Kayser.
La valve dorsale fîg. l, PI. 21, a de très grandes dimensions et ofire une forme transverse elliptique, peu éloignée de celle de la valve dorsale 3 a, que nous venons d'examiuer. Le rapport entre ses grands axeB est de 75 : 49, c. à d. un peu différent. Mais cette diversité peut n'être qu'individuelle. Dans tous les cas, par suite de cette conformation, elle contraste avec la valve dorsale de notre Bpir. togtUw, comme la valve 3a, savoir:
1. Par l'angle de ses arêtes cardinales, qui est d'environ 140**, tandisque dans la valve correspondante de Bohème les arêtes correa* pondantes forment une ligne droite.
2. Par la saillie relativement beaucoup moindre du crochet, au delà de la chunière.
3. Par la longueur du bourrelet. Nous venons de rappeler que, dans notre Spir. togatus, cet élément de la coquille fait une forte saillie, d'environ 5 mm. dans les adultes, au-delà du contoar de la valve dorsale. Au contraire, dans la fig. 1 de M. Kayser, le bord du bourrelet, au lieu d'être saillant hors du contour, est échancré par un arc, dont la flèche mesure environ 2 mm.
Sur la fig. a de la même PI. 21, représentant seulement le milieu d'une autre valve dorsale, nous voyons le bord du bourrelet iiaisant une siùllie d'environ 1 mm. au-delà du contour. Ces 2 valves sont donc un peu difiérentes entre elles.
L'une et l'autre contrastent fortement avec la valve ventrale ^g. 7, qui leur est associée par M. Kayser.
D'abord, sons le rapport de la forme, cette valve ventnde, isolée et nu peu endommagée sur le c6té gauche, n'est nullement elliptique transverse, comme la valve dorsale ^g. 1. Ses grands axes 80Dt entre eux à peu près comme 41 : 31. On ne pourrait