‹ Brachiopodes: Études locales. 7 planchesChapitre 101 sur 122 · C.coglc · texte numérisé non relu

C.coglc

entre 1» Bohême et les contriei étnngèrei. 293

donc pas conceroir tm Brachiopode composé de 2 valves si diBSemblables.

Ensuite, sur cette fig. 7, les arêtes cardinales, un peu concaves vers l'extérieur, font entre elles im angle d'environ 128" notablement différent de celui de la valve dorsale fig. l = 140°. Ces caractères contrastent avec ceux de la valve ventrale de Spir. togatus de Bohême, dont les arét«s cardinales, rectilignes, font ensemble un angle de 110°.

Une antre différence se montre dans le sinus, qui est arrondi au fond, dans la valve ventrale du Hïirz fig. 7, tandisque, dans la valve correspondante de Bohême, le fond du sinus est une surbce large et plane, très bien caractérisée dans tous les adultes.

Enfin, sur le contoor frontal de la vabe fig. 7 de M. Kayser, on voit, au droit du sinus, une échancrure, qui contraste avec la saillie de la languette, qui caractérise la valve correspondante dans notie Spir. togatus.

Ces différences sufRsent pour constater, que les 3 valves incohérentes figurées par M. le Doct. Kayser comme Spir. togatus, Voit, subsmuata, ne peuvent pas être associées à l'espèce de Bohême.

Jetons maintenant un coup d'oeil sur Spirifer subsinuatus, figuré par Boemer et par U. le Prof. Giebel.

L La figure d'une valve ventrale, donnée par Boemer (Beitr. ni., p. 3, PI. 17, (PL 2), fig. 5, 1855) devrait concorder avec la figure 7 de M. le Doct. Kayser, représentant la valve correspondante de la même espèce.

Au contraire, la fig. d de Boemer contraste avec celle de la valve ventrale fig. 7 de M. Kayser, par 2 caractères principauz.

1. La valve ventrale de Boemer est fortement elliptique, transverae, tandisque la fig. 7 de M. Kayser (PI. 21) montre une forme non transverse, et sub-quadrangulaire.

2. Le sinus dans la valve de Boemei est large, obsolète, aplati au fond. U est limité de chaque c6té par un sillon, et il porte aussi un sillon médian.

An contraire, dans la valve de M. Kayser, le sinus «et relativement profond et arrondi au fond.

291 Connexions par les Biachiopodes

Aiusi, Pidentité de ces formes, admise par M. Eayser, ne paraît pas exister, d'après les figures citées. Nous considérons, au contraire, les 2 valves ventrales, que nous venons de comparer, comme contrastantes entre elles et aussi avec la valve correspondante de Spir. togatas de Bohême.

II. La figure donnée par M. le Prof. Giebel, (SU. Faun. d. Vhterhare, PI. 4, fig. 11, 1858) représente une forme extrêmement transverse, dont les grands axes sont entre eux comme 70 : 35 = 2 : 1. Le crochet est remarquable par sa grande largeur. Les arêtes cardinales forment ensemble une ligne droite, comme dans Spir. togatus de Bohême. Le sinus est à, peine indiqué par uue très légère échancnire sur le contour frontal.

Cette valve ventrale ne nous parait avoir presque rien de commun, ui avec celle qui a été figurée par Roemer, ni avec celte qui a été figurée par M. Kayser.

Comparée à la valve ventrale de Spir. togatus de Bohème, elle contraste par sa forme transverse, par l'absence presque complète du sinus et par le manque total de la saillie médiane de la languette au-delà du contour fi'ontal.

Ces différences ont certainement été remarquées par M. le Prof. Giebel, car Spitifer togatus n'est pas même nommé, dans les comparaisous établies par ce savant, à la suite de sa description, p. 33.

Ckmclusion. Les formes du Harz, figurées par Â. Roemer et par M. le Prof. Giebel, sous le nom de Spir. subsitmatus, et invoquées par M. Kaysbr, comme représentant une variété de Spir. togatus de Bohême, ne peuvent pas être associées à cette espèce, même à titre de variété.

H» Spirifer Neret. Barr.

1848. Spirifer Neret Barr. — Haiding. Abhandl. H., p. 27, PI. 18. 1879. Spirifer Nercî Barr. — Syst. SU. de Bohême. Toi. V., PI. 6—124.

Sur la p. 170, l. c, M. le Doct. Kayser décrit sommairement une espèee du Harz, qu'il nomme Spirifer Nerei Barr., Var. D figure cette espèce sur les PI. 33 et 35.

■,:cc.;,C00gIC

entre U Bohtme et les contrées étrangËreB. 295

Le seul spécimen, qui présente 2 valves, est figuré Pî. 33, (ig. 1 — 1 a — 1 b — 1 c. Il contraste avec ceux que nous figurons sur nos planches citées:

1. Par sa forme fortement tnmsverse, dont la largeur est à la longueur comme 44 : 17. Aucun spécimen de Spir. Nerei de Bohême ne présente une forme comparable. M. Kayeer signale cette différence.

2. Far l'aréa, qui est très élevée dans le spécimen du Harz, tandisque le crochet est à peine recourbé. Dans notre espèce, l'aréa est plus basse et le crochet pins arqué.

3. Par les plis, qui sont moins larges que les rainures interjacentes. 11 existe une disposition contraire, dans l'espèce de Bohême.

4. Far les zigzacs aigus et très prononcés de la commissure, sur l'arête latérale de chaque valve. Dans nos spécimens de Spir. Nerei, la commissure est faiblement sinueuse.

Le test n'étant pas connu dans les spécimens du Harz, ne peut pas être mis en parallèle. Dans cette circonstance, on ne saurait le négliger, parcequ'il présente des omenients bien caractérisés, iiue nous figurons sur nos PI. 6 — 134.

Mus les 4 contrastes, que nous venons de constater, suffisent pour démontrer, que la forme du Harz ressemble très peu à celle de notre Spirifer Nerei et n'a aucun droit d'êtj^ considérée comme une variété de celui-ci.

Les autres spécimens, figurés par M. le Doct. Eayser sur la FI. 23, consistent dans des valves isolées, dont 3, ^. 2 — 3 — 4, sont ventnJes et 1 fig, 5 est dorsale. Leur forme contraste complètement avec celle du spécimen fig. 1, car elle offre une longueur à peu près ég^e à la largeur dans la valve fiy. 5, la seule qui permette de mesurer ces dimensions. Nous n'observons ces proportions, ni dans la forme longue, ni dans la forme large de Spir. Nerei, en Bohème.

En outre, dans ces 4 valves isolées, on reconnaît, comme dans le spécimen fig. 1, que les rainures sont plus larges que les plis.

Le crochet et l'aréa sont invisibles, ainsi que le test.

Cm içbsenatious s'appliquent également à la valve ventrale isolée, PI. as, fig. aa.

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236 CoanezioDa par les BnchiopodeB

MouB avons auseî distingué, parmi les spédmens de Spir. Nerei, une fonne large et use foime longue, qui sont figurées l'une et l'autre sur notre PI 6. Mais, comme leurs caractères, autres que celui de leur forme, sont Identiques, les contrastes que nous venons de signaler dans les spécimens du Harz, s'appliquent également à chacune de ces formes de Bohème.

Conduaion. Nous ne pouvons admettre aucune des 2 formes [arz, comme représentant une variété de notre Spirifer Nerei.

du Harz

O. Spirifer excavaUis. Kayser.

1676. Kayser. Faona d. tUtest. Devon.-Ablag. d. Hu-zes, p. 172. PL 22, fig. 7—6—9—11. I PI. 25, fig. 22—25—26.

PI. 23, 6g. 6— 6a— 6b— 6c. | PI. 34. fig. 18— 18a.

Âvaot tout nous constatons, qu'il est difficile de reconnaître l'identité spécifique des divers spécimens associés par M. Kayser sous le nom de Spir. excamtus.

1. Nous voyons, sur la PL 32, i spécimens indiqués comme représentant également la valve dorsale de cette espèce. Celui de la fig. 9 offre la forme lai^e; celui de la fig. 11, la forme longue et les 2 valves fig. 7 — 8, une forme intermédiaire.

Ce qui parait singulier dans cette même espèce, c'est que, dans chacune des 4 valves dorsales, le bourrelet présente une appa> rence différente.

Sur la ^. 7, sa surfece saillante et arrondie est divisée par une rainure linéaire, à partir du crochet jusque vers le oiîben de la longueur.

Sur la ^g. 8, une rainure semblable s'étend sur toute la longueur du bourrelet.

Sur la fig. 9, le bourrelet ne montre aucune rainure. Sa snr&ce parait seulement un peu aplatie.

Sur la fig. 11 au contraire, le bourrelet se transforme en 2 plis isolés, qui sont séparés à partir du crochet par un sinus tellement large et profond, que ce spécimen prend Tapparence d'une valve ventrale, comparable à celles que M. Kayser représente but la même planche, ^. 5 — 6, sous le nom de Spirifer sp.

^îooglc

eotre la Bohème et les contrées étrangèreB. 297

Bemarquons que les fig. 9 et 11, si contrastantes, sont citées dans le texte (p. 272) comme montrant les formes typiques, avec on bourrelet plus ou moins profondément sillonné.

2. Sur la PI. 33, M. Kayser expose un jeune spécimen conservant ses 2 valves, fig. 6 — 6 a — 6 b — 6 c Ces figures nous montrent en effet, que le bourrelet de la valve dorsale est divisé par un sinus, qui est uu peu moins large que celui de la valve ventrale. Ainsi, ce jeune spécimen concorderait, sous ce rapport, avec la valve dorsale isolée PI. 33, fig. il. Mais en même temps, U contrasterait avec les 3 autres valves isolées, Fi. 33, fig. 7—8 — 9.

Un autre contraste consiste en ce que, sur les fig. 6 — 6 a de la Pi. 33, les côtes, limitant le sinus dorsal dans te bourrelet et le sinus ventral, sont tellement divergentes que, si on les prolongeait comme sur la fig. Il, PI. 32, chacun de ces sinus atteindrait au front une largeur disproportionnée. Cette observation nous oblige à douter fortement de l'identité spécifique de ce jeune spécimen avec les 4 valves isolées de la H. 33.

' Nous remarquons aussi, que l'aréa de ce spécimen est très élevée et que le crochet est à peine recourbé. Ces caractères ne peuvent être observés sur les valves isolées et emp&tées dans la roche PI. 22.

3. Sur la Pf. 35, Spir. excavatus est représenté par i valves isolées, fig. 22—25—26.

La valve indiquée comme ventrale, fig. 33, reproduit la forme de ]& valve nommée dorsale sur la PI. 33, fig. U. Seulement, dans cette dernière, le sinus est un peu moins large.

Sur la valve dorsale isolée fig. 35, il n'existe que des cdtes égales et également espacées. C'est une nouvelle conformation pour le bourrelet, qui semble disparaître totalement, sur une valve pltuie.

La ^. 36, présente 2 valves' isolées, que H. le Doct. Kayser indique comme ventrale et dorsale. Dans aucune d'elles nous ne pouvons reconnaître la ligne cardinale droite, qui caractérise toutes les autres valves dorsales de cette espèce, figurées par ce savant. Nous sommes donc dans une incertitude, qui nous interdit toute autre observation sur ces 2 valves.

4. Sur la Pi. 34, fig. 18— 18a, M. le Doct. Kayser représente la vue frontale et la vue de profil d'un spécimen consemuit ses

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298 Connexions par lea Braehiopodes

2 valves. La valve dorsale offre un bombement transverse, qui contraste avec la fonne aplatie de toutes les valves dorsales, %urées par M. Kayser sur les planches, que nous venons de parcourir. Cette circonstance seule nous ferait douter de l'identité spécifique de cette forme avec les précédentes. Le bourrelet visible fig. 18 parait un peu saillant, arrondi au sommet et il porte une rainure étroite, mais bien marquée , qui s'étend jusqu'au front. Ce caractère le rapproche de la valve dorsale PL 22, fift. 8. Mais en même temps, il y a contraste entre ces 2 valves, en ce que cette (ig. 8 nous montre un bourrelet très étroit, tandisque la fi(/. 18, PI. 34, présente un bourrelet relativement large.

Nous regrettons que, dans une circonstance si importante et en présence d'un espace plus que suffisant sur la ff. 34, M. le Doct. Kayser n'ait pas jugé à propos de faire figurer en face les valves ventrale et dorsale de ce spécimen. Ces figures étaient indispensables, pour constater l'identité supposée avec les autres spédmene de Spir. excav<aus, qui proviennent tous du Harz.

Le lecteur appréciera cette importance en remarquant, que la localité du spécimen qui nous occupe, est indiquée comme il suit, dans l'explication des fig. 18 — 18 a de la FI. 34:

gCalcaire de couleur claire de Konieprus?, en Bohême."

Le doute manifesté par M. Kayser au sujet de cette localité est très louable. Nous le confirmons et étendons, en constatant que nous n'avons jamais vu aucun Spirifer de Bohême, offrant les apparences des fig. 18 — 18a de la Fî. 34 de ce savant. Nous avons, il est vrai, dans notre bassin quelques espèces de ce genre, qui offrent sur leur bourrelet une rainure plus ou moins marquée. Mais aucun d'eux ne pourrait être assimilé à celui qui nous occupe.

Quant à la couleur blanchâtre du calcaire, qui. selon M. le Doct. Kayser, ressemble k celui de Konieprus, elle nous fournit un argument, trop léger, pour enrichir la Ëiune de notre bande f 2 d'une nouvelle espèce. — Nirmum ne crede colori. —

A propos de la couleur des fossiles, nous constaterons que, en 1847, M. le Doct. Koch, qui exposait à Dresde son Zettglodott, nous a donné un spécimen bien conservé d'un Pleurorhynchus américain, qui est souB oos yeux et qui, par sa couleur blancbe, pourrait itre asBiJzulé à nos espèces couffénères de Egoieprus.

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entre la BohSme et les contrées étrangères. 299

Nous avons eu aussi entre nos mains, en 1877, divers fossiles de Greifenstein , appartenant à M. Fried. Maurer de Darmstadt et qui proviennent de roches diverses, reproduisant certaioes nuances des calcaires situés entre Koniepnis et Mnieuian, dans notre bassin.

Conclusion. D'après l'ensemble des observations qui précèdent, DOUE n'admettons pas l'existence de Spir. excavatus en Bohême.

Observation au SQJet de Spir- exciatfatuë Kaya.

Si Tidentité spécifique de tous les spécimens du Harz, associés par M. le Doct. Eayser, eous le nom de Spir, excavatus, était démontrée, un jour à venir, par un nombre suffisant d'exemplaires à 2 valves, bien conservés, ce Brachiopode nous o&irait un exemple remarquable de l'existence de variétés contemporaines d'une même espèce. Cet exemple pourrait être ajouté à ceux que nous exposons parmi les Brachiopodes de Bohême, dans le premier chapitre de la présente publication.

lO* Cyrtina heterodgta. Defr. sp.

1848. Spirifer heteroclfftus Defr. — Barr. — Haidlng. Abhandl. n.,

p. 26, PI. 17, fig. 3.

1879. Cyrtîn» h^erodyta tMr. — Barr. Syst. 8il. de Bohême. VoL T.,

Sous le nom de Cyrtina heterodyta Defr.?, M. le Doct. Kayser présente une valve ventrale, isolée et incomplète, principalement au bord frontal (l. c. p. 177, PI. 23, fig. 14— 14a.)

On conçoit que, n'ayant pour tout document matériel qu'un semblable fossile, M. Kayser doute de l'identité qu'il indique. Nous en doutons, aussi comme loi, jusqu'à ce qu'on spécimen complet vienne démontrer l'identité supposée.

En attendant, nous remarquons que, parmi les nombreux spécimens figurés sur notre PI. 8, celui qui est représenté fig. 4a — 4b— 4c— 4e, pourrait être comparé à la valve ventrale de M. Kayser, par sa régularité et &a taille rapprochée, mais un peu plus grande. Or, sur ce spécimen, nous reconnaissons que les cdt«s, au nombre de 4 sur chaque face latérale, sont beaucoup plus n^^procbées que

300 ConnoxioDs pu les Bracliiopodes

dans le fragment du Haiz. En outre les 2 cAtee enfermant le sinne fonnent entre elles un angle beaucoup plus ouvert que dans le fragment comparé. Enfin, l'aréa plane montre des stries transverses très prononcées, dont nous ne voyons aucune trace sur la fig. 14 a de M. Kayser.

Bien que Cyrtina heterodyta se trouve plus fréquemment dans notre bande f2, nous en avons cependant recueilli ptusieurs spécimeoB dans notre bande e2 et nous en avons figuré un sur notre PI. 124, case III.

Conclusion. L'état très incomplet du spécimen du Harz et les différences, que nous venons de signaler, ne nous permettent pas de le considérer comme réellement identique avec Cyrtina Hett' roelj/ta de BoMme. On ne pourrait invoquer qu'une identité nominale, sans valeur.

11* Atrypa retiadftris. Linné sp.

1847. Terebratola reiicularis Linné. — Bair. — Haiding. Abhandl. I.,

p. 95, PI. 19, fig. 8—9.

1879. Atrypa reiieulems Linné sp. — Barr. — Syst. SU. de

BohômB. Yol. V., PI. 19—109—132—135—138—147.

Sous le nom de Atrypa reticularis, M. le Doct. Kayser figure (l. e. a. 38, fig. 5—6), 2 valves isolées, très différentes dans leur apparence. Elles sont mentionnées sur la p. 184 du texte.

Comme cette espèce cosmopolite présente de nombreuses variations, dans les faunes diverses où elle se trouve, on conçoit bien l'existence contemporaine de ces 2 formes contrastantes, dans le Harz. Nous ajoutons cependMit, que la fig. 6 représente une valve d'apparence arrondie et insolite.

Si on compare ces deux formes aux nombreux spédmens de cette espèce, que nous avons figurés, soit en 1847, soit dans notre présente publication, on ne reconnaîtra aucune affinité entre les 2 figures 5—6, de M. le Doct Kayser et celles qui représentent les exemplaires de nos étages £ — F.

Ce savant a aussi figuré sur sa PI. 28 fig. 4, sons le nom de Air. reticularis, Var. aspera Schlot. une valve incomplète. Elle offre tme analogie éloignée avec diverses formes de notre bande e2,

entre 1* Bohême et les contrées étrangëreB. 301

PI. 19. Les apparencee analogues sont, au contraire, très rares dans notre bande f2. Cependant, nous en figurons une PI. 19, fig. 11. Elle contraste par ses côtes très déliées, avec celle du Harz qtii nous occupe.

Cmelnsion. Le privilège de Atrypa reticularis, dans sa diffusion horizontale et verticale et les nombreuses variations de ses apparences, ne permettent de lui accorder aucune importance, lorsqu'il s'agit de comparer, sons le rapport chronologique, des Êuines placées dans des contrées géographiquement séparées. A plus forte raison, les formes du Harz figurées par M. le Doct. Eayser et contrastantes avec celles de la Bohême, n'ont aucun droit à être classées parmi les Brachiopodes identiques et communs entre ces deux contrées. Invoquer une identité purement nominale, est un abus de la nomenclature scientifique.

49* Retzia mehnica. Barr.

1847. Terebratola meloniea Barr. — H&iding. Abbandl. I., p. 66, PI. 14,

1879. ^Uià meloniea Ban. — Syat. SU. de Bohême. Yol. T., FI. 13— 141.

M. le Doct. Kayser figure, sur sa Pi. 34, fig. 17—l7a—17b--17e, souB le nom de Setzia meloniea Barr., un spécimen du Harz, qu'il dit „bien conservé (wohlerhalten) et concordant, sous tons les rapports, même dans la perforation distincte du test, avec les spécimens de la Bohême. Seulement, la forme du Harz présente nu peu plus de largeur" (l. c. p. 178).

Sous le rapport de la forme, nous ne trouvons pttô tme identité absolue entre nos spécimens et celui du Harz, dont la valve ventrale montre on crochet moins alongé. Mais, comme nous reconnaissons dans cette espèce une forme longue et une forme large, cette petite différence peat être passée sous silence. H n'en est pas de même de la différence qui suit.

M. le Doct Kayser, considérant son exemplaire (collection Jascbe) comme bien conservé, n'a pas remarqué que, dans les spécimens bien conservés de ta Bohême, la surface du test est ornée de stries creuses, déterminant de petites bandes longitudinales. On les distingue très bien sur les fig. 6 — 6 f de 2 spécimens, que noos avons

302 Connexions par les Brachiopodes

figurés en 1847, I. c. PI. 14. Ces ornements se montrent encore mieux sur divers exemplaires de la forme longue et de la forme large, que nous représentons sur notre PI. 141. On voit même, sur les grossissements ftg. llf~12f, les stries fines tiansverses, qui croisent les petites bandes longitudinales.

Nous rappelons, que les ornements longitudinaux de cette espèce sont nettement indiqués par le Prof. Quenstedt. (Brachiopoden. PL 47, fiy. 10, 1871.)

D'après ces faits, si le spécimen du Harz est réellement bien conservé, il est caractérisé par sa surface lisse, quoique perforée. Au contraire, la sur^e est ornée de stries et band^ longitudinales, dans les spécimens de la Bohême, même dans ceux qui sont médiocrement conservés.

Concltision. Jusqu'à ce que les ornements caractéristiques de notre espèce, Betzia melonica, soient observés sur les spécimens du Harz, analogues par la forme, nous ne pouvons admettre l'ideotité spécifique de ces Brachiopodes.

13> Âtrypa Harpya. Barr.

1847. terebratnla Harpya Barr. — Haiding. Abhandl. I., p. 44, PI. 16,

fig. 8.

1879. Atrypa Harpya Barr. — Syst. Sil. de Bohème. Vol. V., PI. 88.

M. le Doct. Kayser associe avec doute à notre espèce de Bohème un spécimen du Harz, décrit p. 183 et figuré PI. 24, fig. 14 — 14a — 14h — 14e sous le nom de Merista karpyia Barr.?

Sans entrer dans des détails minutieux, nous confirmons le doute de ce savant en déclarant que les valves dorsale et ventrale, fig. 14 — 14 a de M. Kayser contrastent avec les valves correspondantes de notre espèce.

Nous ne pouvons donc reconnaître aucune identité entre cette forme du Harz et celles de la Bohême, que lions figurons sur les planches citées.

Quant à la dénomination générique adoptée par M. Kayser, elle nous semble dénuée de tout fondement, aussi bien pour le spécimen du Harz que pour ceux de notre bassin.

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entre la Bohême et les contréei étrangères. 303

NoVs reproduîBODB robservatîon de M. Kayser, savoir, que notre espèce appartient à notre étage E et non à notre étage F, qui ne renferme aucune forme semblable.

Conclasion. Il n'y a aucune identité entre la forme nommée Merista ÏJarpyia par M. Kay ser et notre Atrypa Harpya,

14* Orthis occlusa. Barr.

1848. OrtbiB occlusa Barr. — Haidii^. Abhandl. II., p. iO, FI. 19,

1879. Orthis ocelma Barr. — Syst Sil. de Bohême. Vol. V., PI. 58—

Sous le nom de Orthis oeelvsa Barr., M. le Doct. Kayser décrit l. c. p. 186 et figure B. 38, fig. 7— 7a— 7b— 7e et /ij. 8~ 8a — 8b — 8c, 2 spécimens du Harz. Il affirme même, que cette espèce se présente dans les calcaires de Klosterholz, avec les apparences exactement les mêmes qu'en Bohême.

Malheureusement cette assertion est contredite par les figures exposées par ce savant et qui ne sont pas même bien d'accord avec le texte.

1. La forme du Harz est décrite et figurée dans le meilleur spécimen fig. 7, comme quadri-latérale-arrondie.

Dans nos spécimens de Orthis occlusa, le contour arrondi ne montre aucune apparence d'un quadrilatère quelconque.

2. Dans les 2 spécimens du Harz, nous voyons un caractère prédominant, savoir l'inégalité dans l'épaisseur des 2 valves. Elle se manifeste plus fortement dans l'individu plus développé fig. 7. La fig. 7c nous montre que, dans l'épaisseur de la coquille, qui est d'environ 10 mm. la valve dorsale occupe à peu près 7 mm. et la valve ventrale seulement 3 mm. Nous négligeons de petites fractions. La fig. 7 b contredit un peu la fig. 7 c, en montrant une moindre différence. Mais les fig. 8 b — 8 c du petit spécimen confirment l'illégalité que nous signalons. Elle constitue donc un caractère spécifique dans ce Brachiopode du Harz.

Far contraste, toutes les figures, que nous donnons de notre espèce, sur les planches citées, constatent que les 2 valves offrent une ^isseur sensiblement égale.

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304 CoanexIoDB par les BracliiopodeR

3. Dans les spécimens du Ham, la valve ventrale présente, sur sa région médiane, un bombement longitudinal, qui s'étend du crochet josqne près du front.

Au contraire, dans Otih. occlusa la valve ventrale est déprimée dans la même direction, comme par un &ible sinus.

4. Dans les spécimens du Harz, la yalve dorsale porte un sinus prononcé, qui commence immédiatement derrière le crochet et s'élargit graduellement jusqu'au front.

Dans nos spécimens de 0. ocdusa , la valve dorsale montre aussi un sinus vers le crochet, mais il s'efface gradaellement vers le bord frontal.

6. L'ornementation de l'un des fossiles du Harz est indiquée sur les jig. 7 — 7a. Elle présente des stries fines et sub-égales, qui diffèrent complètement des stries fortes et inégales en relief, caractéristiques de notre espèce. Elles sont surtout plus marquées et groupées dans le sinus des 2 valves.

Les i spécimens du Harz étant dépourvus de leurs crochets et M. Kayser n'ayant pas figuré la vue du cdté cardinal, nous ne pouvons pas vérifier, si les caractères de cette région sont les mêmes dans les spécimens comparés.

Conclusion. Les contrastes indiqués dans la conformation des valves, et dans les ornements du test, nous autorisent à déclarer, que les formes du Harz figurées par M. le Doct. Kayser, sous le nom de Ortkis oeclusa, ne sont point identiques avec notre espèce de Bohème. Elles ne présentent avec elle qu'une faible analogie, commune à un grand nombre i'Orthis de toutes les contrées.

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