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par les apparences des ornements dn test, que nous allons

entre la Bohème et les contrées étrangèreB. 315

Quant à la seconde valve de M. Kayser, fig. 6, elle contraste par son sinus avec les valvea ventrales de Stroph. Vemeuili, qui présentent, as contraire, un bombement plus ou moins marqué, à partir du crochet jusqu'au front.

Cette valve du Harz étant très endommagée, nous ne pouvons pas comparer son contour avec celui de notre espèce de Bohême.

Noua signalons une seconde différence, qui existe dans les ornements de ces fossiles. L^ fig. 6 de M. Eayser nous montre de fortes stries, un peu Inégales, dichotomes vers le bord. Bien qu'il ne donne aucun grossissement, nous constatons d'après cette figure, que Tapparence de ces stries n'est point identique avec celle des ornements de notre espèce, très bien figurés et grossis sur 4 figures de notre PI. 42. Ils représentent de petites cfttes arrondies, croisées par des stries fines transverses, sur la suHace externe du test. Lorsque la lamelle externe a disparu, on voit dans les rainures intercostales des séries de petites indentations, représentant la trace des stries.

Nous faisons abstraction de la granulation prononcée, qui orne la paroi interne des valves et que nous figurons sur notre PI. 42, fig. 26 e, comme aussi sur notre PI. 108, case VII.

CotteUtsion. D'après les observations qui précèdent, les 2 valves du Harz figurées par M. Kayser, sous le nom de Stroph. Vemeuili Barr.? ne peuvent pas être considérées comme identiques entre elles et encore moins comme identiques avec notre espèce de Bohême. Il ne serait pas permis de les invoquer comme étabhssant une connexion quelconque entre les faunes des deux contrées.

Nous devons encore jeter un coup d'oeil sur les valves isolées, jurées par A. Roemer et M. le Prof. Giebel, sous le nom de Leptaena Bisehofi Boem., parceque M. le Doct. Kayser les indique dans sa synonimie, comme représentant également Strophomena VemeuiU Barr.

1856. A. Roemer, Beitr. III., p. U5, PI. 17, fig. 4.

1858. Giebel, Sil. Fauna Unterharz., p. 51, PI. 4, fig. 5.

Nous constatons d'abord, que ni l'un ni l'autre de ces 2 savants D*a eu l'idée d'identifier, ni même de comparer Lept. Bisehoft avec notre espèce de Bohème.

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316 ConnexloDa par les Bmcbiopodes

La raïBOD de cette sage réserve est très fondée et très apparente, même pour celui qui ne jette qu'un coup d*oeil sur les Hgures citées et sur celles de notre espèce de Bohême, PI. 42.

Eu effet, les ligures données par A. Roemer et par le Prof. Giebel, représentant peut-être un méine spécimen, concordent dans le contour de la valve figurée, offraut un caractère très distinctif par rapport à notre Stroph. Vemeuili. Ce caractère consiste en ce que, dans la forme du Harz, la ligne cardinale a une étendue beaucoup moindre que celle de la plus grande largeur de la coquille. Le contaur de la valve figure un ovale^ dont le gros bout est au front, tandisque la charnière est au petit bout tronqué.

Au contraire, tous les spécimens de Stroph. Verneutli nous montrent, que la ligne cardinale est habituellement plus étendue que la largeur de la valve. Ce caractère est plus ou moins prononcé suivant les individus, mais aucun d'eux ne présente une inégalité analogue à celle des valves de Strophomena (Leptaena) ]}ischofi du Harz.

Ce contraste si prononcé suffit pour bien établir ia distinction entre ces espèces.

Il est presque superflu d'invoquer la différence, qui existe également entre leurs ornements. Nous venons de rappeler en quoi consistent leurs apparences caractéristiques dans Stroph. Vemeuili.

D'un autre côté, M. le Prof. Giebel a très bien décrit, dans son texte, les apparences des stries dans Stroph. Bischofi et sa description est en harmonie avec la figure, qu'il donne de cette espèce.

Ainsi, les documents fournis par A. Roemer et M. le Prof. Giebel tendent également à confirmer notre conclusion qui précède, c. à d. l'indépendance spécifique entre Strophomena Vemeuili et les formes du Harz, que M. Kayser lui associe avec doute.

Enfin, si on compare les figures données par M. Kayser, PI. 29, fig. 5 et 6, avec celles de Stroph. Bischofi, dans les planches de A. Roemer et du Prof. Giebel, on ne pourra s'empêcher de douter de l'identité spécifique de ces divers fossiles. Les différences qui existent entre eux sont trop frappantes, pour qu'il soit nécessaire de les signaler aux paléontologues exercés.

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entre I» Bohême et les contrées étrangèreB.

9^, Chonetes embryo. Barr.

1848. Chonetes embri/o Barr. — Haiding. Abhandl. U., p. 96, PI. 23,

fig. 19.

1879. Chonetes embryo Barr. — Syrt. Sil. do Bohême. Vol. V., PI. 46.

M. le Doct. Kayser décrit et figure 3 valves isolées, sous le nom de Chon. emhryo Barr. (l. e. p. 303, PL 30, fig. 7 — 8 — 9). Une d'entre elles, fig. 8, représente une forme relativement très large, qui ne pourrait être associée à notre espèce.

1. Quant aux 2 valves, fig. 7 — .9, qui sont presque semicirculaires, selon le texte et les figures de M. Kayser, elles se rapprochent, il est vrai de notre Chon. emhryo, par leur petite taille. Mais, leur contour arrondi contraste avec le contour plus ou moins subtriangulaire des valves de notre espèce. Ces valves de notre Chonetes se distinguent d'ailleurs par leurs angles latéraux, qui sont toujoura saillants et contribuent à donner à la ligne cardinale une étendue beaucoup pins grande que la plus grande largeur de la coquille. Par cette conformation, toutes nos valvM contrastent avec celles que M. Kayser a figurées et dont les angles latéraux n'offrent aucune saillie sur le contour.

2. En outre, tous les paléontologues savent que, parmi les Chonetes, l'un des caractères distinctifs des espèces consiste dans le nombre, la position, la longueur et la direction des pointes, qui ornent les arêtes cardinales. Ce fait est bien constaté par les nombreuses espèces de Bohême, que nous figurons sur notre PL 46.

Or, aucune des 3 valves figurées par M. le Doct. Kayser ne présente la trace des pointes en question. Cette absence totale de ce signe caractéristique pourrait même faire douter de leur nature générique.

On voit, au contraire, sur plusieurs de nos spécimens, figurés PI. 46, les pointes qui caractérisent Chonetes embryo.

3. M. le Doct. Kayser indique environ 24 côtes simples dans ses spécimens. Ceux de notre PI. 46 en présentent quelques-unes de plus, si on les compte le long du contour de la valve. Cette différence pourrait être négligée. Mais elle est accompagnée d'une autre, qui consiste en ce que plusieurs de ces cêtes sont dlchotomes.

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318 ConnexioDS par les Bnicbiopodes

Ce caractère ne concorde pas avec celui des cAtes simples l^ales, recoimueB sur les valves du Harz, identifiées avec celles de la Bohême.

Notre espèce, quoique très exiguë, a eu le privilège de se

' propager dans presque toute la hauteur occupée par notre faune

troisième. En effet, nous avons recueilli ses représentants dans

nos bandes e2 — f2 — gl. Ils sont assez communs dans l'une des

couches de f 2, mais rares sur les 2 autres horizons.

Conclusion. Les différences, que nous venons de constater entre les valves figurées par M. le Doct. Eayser et celles de notre Gkon. emhr^o, ne permettent pas de considérer ces fossiles comme spécifiquement identiques. Ils ne peuvent être représentatiÉs que par leur taille, en supposant que ceux du Harz appartiennent réellement au genre Chonetes, ce qui n'est pas suffisamment démontré.

RéBiimé des connexions par les Brachiopodes, entre le Harz et la Boh£me.

En résumant la discussion détaillée qui précède, nous classons les 23 espèces de Bracfaiopodes du Harz en 5 catégories, comme il suit, sur le tableau placé vis à vis.

NB. Les colonnes de notre tableau indiquent correctement la véritable distribution verticale de nos espèces. Elle diffère en quelques points de celle qui a été admise par M. le Doct Kajser, et exposée dans le tableau ci-dessns (p. 264).

Ce tableau donne lieu aux observations suivantes: I. La première catégorie montre, que les identités annoncées par M. le Doct. Eayaer, comme démontrées pour 22 espèces de Brachiopodes, dans la foune hercynienne du Harz et dans les faunes siluriennes de la Bohème, se réduisent à une seule unité.

Cette identité est admissible seulement pour 2 des spécimens de Stropkom. rhomboidalis du Harz et non pour le troisième, figuré sur la même PI. 29 de M. Kayser. Mais, il est important de remarquer, que les 2 spécimens identiques avec ceux de ta Bohème, représentent une forme, qui caractérise notre bande e2 et qui ne se trouve pas dans nos étages F — Ci — H. Ainsi, cette forme ne peut pas être invoquée comme établissant une connexion entre ces 3 étages et le groupe hercynien du Harz. (Svite p. 320.)

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«ntre 1» Bobeme «t les contréM étrangères.

1*" Catégorie: Espèce unique do Harz, représentée

BBT des spécimens Identiques avec eenx de U ohéme.

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