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C.coglc

entre 1» Bohême et les cootrëfiB étrangères. 309

rence des ornements avec l'espèce silurienne d'Angleterre: corrugatella Davids.

Nous devons d'abord constater, que nos études postérieures à 1848 nous ont démontré, que les 2 valves figurées à cette époque par noua, sous le nom de L^t. corragata, représentent réellement 2 jeunes individus de Strophomena Stephani. Dans ces 2 spécimens, la coquille n'a p&B encore atteint le grand développement de sa ligne cardinale, qui constitue un de ses principaux caractères. Cependant, on voit dans ces individus, que l'étendue de la ligne cardinale est plus considérable que la largeur de la valve, dont les angles latéraux sont aigus. Cette conformation est très bien indiquée dans un de nos plus jeunes spécimens, figoié sur notre FI. 55, case VI, fig. 5.

La taille naturelle de ce spécimen est très rapprochée de celte du grossissement que donne M. Kayser de la petite valve du Harz.

Si on compare ces 2 figures, on voit que leurs formes sont conù'astantes. Dans la valve de Bohème, la ligue cardinale office la plus grande étendue transverse et les angles latéraux sont aigus

Dans la valve du Harz, la ligne cardinale ue représente pas la pins grande largeur et les angles latéraux, au lieu d'être aigus et saillants, sont arrondis.

Quant aux ornements figurés par M. Kayser, ils offrent une régularité, qui n'existe dans aucun des spécimens de Strophom. Stephani.

Conclusion. D'après les différences signalées, l'identité supposée par M. Kayser est inadmissible, m£me dans les plus jeunes spécimens. Il est probable, que l'adulte de l'^pèce du Harz, si on le découvre, offrira un grand contraste par rapport à Strophom. Sf^honi de Bohême.

byGoogIc

310 ConnexioiiB par les Br^chiopodeB

lO. Stropbomena nebulosa. Barr.

1848. Lept^eua n^mtosa Barr. — Haiding. AbhiuiiUniig. II., p. 69,

PI. 22, fig. 11.

1879. Strophomena n^nUosa Barr. — Sfst. Sil. de Bohême. Toi. T.,

M. le Doct. Kayser décrit et figure sous ce nom 3 valves isolécB du Hara, (l. c. p. 195, Pi. 29. fig. 13—14—15). Elles semblent concorder, au premier coup d'oeil avec les figures, que nous donnons de Stroph. nebulosa.

Mais cette comparaison superâcielle des contours ne suffit pas pour établir l'identité entre les formes du Harz et celles de la Bobéme, qui sont toutes relativement plus allongées.

1. En effet, pour constater que tes valves du Harz ne peuvent pas £tre identifiées avec l'espèce Orthis «mbraculam Scblot., M. Kayser établit entre elles une distinctiou. Elle consiste en ce que, dans les valves qu'il figure, il existe des stries fines, concentriques, dans les rainures entre les cAtes longitudinales, tandisque ces stries n'existent pas dans 0. umbraculum {l. c. p. 196).

Or, dans les spécimens de la Bobéme, que nous avons sous les yeux, il n'existe point de stries fises transverses entre les cAtes, mais seulement des stries concentriques, largement espacées et qui se montrent sur toute la surface, c. à d. sur les eûtes longituâinales comme dans leurs intervalles.

Hais, si les stries fines transverses, intercostales, suffisent, selon M. Eayser, pour distinguer ces 3 valves du Harz de celles de Orthis umbraatlum Schlot., ce savant s'empressera certainement de reconnaître, qu'elles doivent suffire aussi pour établir l'indépendance spécifique entre ces mêmes valves du Harz et notre Stroph. n^ndosa de Bobéme, qui ne possède pas de semblables ornements.

2. En outre, dans tous nos spécimens, qui présentent des lacunes dans leur test, on voit, soit sur une lamelle intérieure, soit sur le moule interne, des scrobicules serrés et très-marqués, qui sont bien figurés sur notre PI. 42, fig 20 e. On peut même les distinguer à l'oeil nû.

Far contraste, dans les 3 valves du Harz, dont 2 sont aussi partiellement et une totalement dépouillées du test, on n'aperçoit

entre U Bohême et la contrées étruigères. 311

aucune trace de semblables Bcrobicules. D'ailleurs, M. Eayser n'aurait pas manqué de les observer et de les mentionner dans son texte, s'ils existaient.

A l'occasion de cette comparaison, nous feronB remarquer, que tous les Bpédmens connus de notre Strophom. netnUosa ont été trouyés sur l'horizon de notre étage E, bande e2, entre Luâetz et Bubo- ■witz. C'est par erreur que l'étage F a été indiqué dans notre texte imprimé à Vienne, en 1846.

U. le Doct. Kayser cite, en synonimie, Orthis «mbractdtim? (A. Roemer, BeUr. I., p. 56, fï. 9, fig. a, 1850). En effet, la figure unique donnée par Roemer représente une forme analogue à ceUe des 3 valves de M. Eayser, mais notablement plus large. Dans son texte, il mentionne les stries serrées, concentriques, intercostales, confirmant ainsi d'avance l'observation de M. le Doct. Kayser. Ce spécimen provient d'ailleurs de la même localité de Elosterholz.

Conehtëiùn. Les différences signalées ne nous permettent pas de considérer les valves du Harz en 'question comme identiques avec . celles de notre Strophotnena n^ailosa. La ressemblance approdiée des contours ne suffirait pas pour autoriser à les regarder comme représentatives.

)tO* Strophomena rhomhoidalis. Wilck.

1848. Leptoena depreasa Sow. — Barr. — Haiding. Abhandl.

n., p. 82, PI. 22, fig. 4 & 9.

1879. Strophomena rhomboidaiia Wilck. — Barr. — Syst SU. de

Bohême. Vol. T., PI. 41—55—92.

Cette espèce cosmopolite et qui possède une très grande extension verticale à travers les &unes paléozoiques, a été aussi recueillie dans les formations du Harz. M. le Doct. Eayser en figure 3 valves isolées, II. 39, fig. 16—17—18, et 2 autres sous le nom de Var. Zinkmi, fig. 19—20.

Les fig. 16 — 17 représentent des formes analogues à celles que nous trouvons dans notre bande e2, par exemple, sur notre PI. 41, fig. 26a.

Ken qne ces valves ventrales ne soient que partiellement limbles sur les figures citées de M. Kayser, Itde&tité spécifique ne nous parait pas douteuse.

312 CoDaexîoDB par les Brachiopodes

Nous devons faire remarquer, que ces formes aubquadran-

. gulaires ne se trouvent pas dans notre bande f 2, ni dans les bandes

supérieures de notre bassin, mais seulement dans notre bande e2.

Quant à la valve représentée par la iig. 18 de M. Kayaer, elle ofire des apparences iifôolites, que nous ne connaissons pas et que nous ne pouvons même pas bien comprendre d'après le dessin, n n'en est fait aucune mention, ni dans le texte p. 189, ni dans l'explicatiou des figures, réduite comme à l'ordinaire à l'indication des localités et des collections.

M. le Doct. Kayser adjoint à ces 3 valves, 2 autres petites valves incomplètes, représentant la variété Zit^eni A. Roem., H. 29, fig. 19—30.

Comme ces 2 fragments montrent seulement la région voisine du crochet, il est impossible de reconnaître sûrement, s'ils appartiennent à Strofh. rhomboidalis. La surface de ces 2 fragments offre des plis concentriques, beaucoup plus serrés que sur les fig. 16 — 17. Mais ils ne reproduisent pas les apparences des jeones ■ individus de cette espèce, qui se trouvent principalement dans notre bande f2 et qui sont figurés par la série occupant le sommet de notre PI. 41. Des spécimens semblables de notre bande e2 sont représentés sur notre PI. 92, case m.

Conclusion. La présence de Str(^homeHa rhotf^mdalis et d'une variété, dans le Harz, ne peut contribuer à déterminer l'Age de la faune dans laquelle elles se trouvent. Les 2 meilleurs spécimens de M. Kayser fig. 16 — 17 reproduisent les formes, qui caractérisent notre étage E et qui u'eiistent pas dans nos étages F — G — H.

M. Strophomena VernemH. Barr.

1S48. Leptaena VemeuiliBarr. — Haiding. Abhaudl. II., p. 67, PI. 21,

1879. Strophomena Vemeuili Barr. — Syst. SU. de Bobême. ■V<ri. V.,

Sous le nom de Strophomena Vemeuili Barr.? accompagné d'un signe de doute , M. le Doct. Kayser décrit et figure 2 valves isolées du Harz (l. c.p. 196, FI. 39, fig. 5 — 6). Le même signe de doute reparaît sur la p. 354 de M.'Kayser et aussi sur l'explication des âgures de la PI. 39.

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entre la Bohème et les contrées étrangères. 31^

Ed préseDce d'un doute 3 fois répété, nous soiomes étonné de lire sur la p. 196 du texte la phrase suivante:

„LeB exemplaires originaux dea 2 auteurs (Roemer et Giebel) et un couple d'autres en posBession de la Landesimstalt semblent très bien concorder avec Stroph. Va-nemU Barr. de l'étage F. Seulement, la coquille du Harz atteint des diinensions presque doubles de celles de la coquille de Bohême."

Ces dernières lignes se rapportent aux spécimens figurés à Vienne, en 1848, mais ue sont pas applicables à ceux qui sont représentée sur notre PI. 42, 1879.

Les indications de M. Kayser, au sujet de l'identité en question, étant contradictoires, nous devons invoquer le témoignage des figures citées.

Selon l'exp'jcation de la 1*1. 29, Harz, les fig. 5 — 6 représentent 2 valves ventrales isolées, provenant d'une même localité, Schneckenberg. Elles devraient donc se ressembler. Au contraire, leurs apparences sont tellement contrastantes, qu'il est impossible d'armer, qu'elles représentent une seule et môme espèce.

Nous signalons les contrastes suivants, entre ces deux valves ventrales.

1. La valve fig. 3, la plus grande et la moins incomplète, parait représenter un moule interne, conservant un fragment du test, très étroit, au bord frontal.

Cette figure montre un caractère insolite, dans un genre dont les coquilles sont généralement remarquables par leur extrême ténuité, et offrent, par conséquent, la même apparence sur leur moule interne et sur la sur&ce extérieure du test.

Ce caractère consiste en ce que le sommet du crochet, dessiné comme net et saillant, est placé en arrière de la ligne cardinale, à la distance de 1 mm. L'espace plat, qui le sépare du bord, va en s'élargissaut des 2 côtés, le long de la ligne cardinale. Il atteint la largeur d'environ 5 mm. à droite, vers l'angle latéral, qui est le moins endommagé.

Par contraste, la valve fig. 6 qui semble conserver son test, nous montre, que le crochet, on peu ébréché, atteint la ligne cardinale. Cette ligne n'est accompagnée par aucune surface plane, vers l'intérieur- Ainsi, dans cette valve, le crochet, s'il était intact,

314 Coimeuons pu- les BracliiopodeB

dépasserait horizoDtalemeDt cette ligne. Il en résulte une première discordance entre ces 2 valves ventrales.

2. Un second contraste se manifeste dans le bombement teimsverse des 2 valves. La fig. 5 représente une valve faiblement, mais régulièrement bombée en travers. Elle porte seulement une ligne médiane prononcée, qui semble en creux et qui s'étend du crochet jusqu'au bord frontal.

Au contraire, la fig. 6 montre, que la seconde valve présente, vers le milieu de sa largeur, une dépression longitudinale, comparable à un sinus large, peu profond, aplati au fond et visible à partir du bord cardinal sur toute la surface conservée de la coquille. Ce sinus est placé d'une manière un peu insymétrique par rapport aux 2 parties latérales.

Le bord frontal manquant, nous ne pouvons pas comparer le contour de cette valve avec celui de la fig. 5.

3. On reconnaît à première vue, que les ornements de ces 2 valves sont contrastants. Les stries sont beaucoup plus ânes et serrées sur la fig. 5 que sur la fiff. 6. Sur cette dernière, on distingue très bien la bifurcation des cAtes ou petites bandes longitudinales, qui s'étendent à partir du crochet vers le bord.

D'après ces différences, les 2 valves figurées par M. K&yser étant contrastantes entre elles, nous ne pouvons pas les rapporter à une seule et même espèce.

Dans tous les cas, ni l'une ni l'autre de ces valves ne représente notre Strophomma VerneuUi. La première, fig. 5, diffère de notre espèce:

1. par la position de son crochet en arrière de la ligne' cardinale;

2. par sa surface régulièrement bombée, tsndisque celle de la valve ventrale de notre Stroph. Vememli présente une série d'ondulations, c. à d. de dépressions longitudinales, alternant avec des parties un peu plus enflées. Cette apparence est bien représentée sur les valves ventrales fig. 21—26 de notre PI. 12 et on les retrouve sur la valve dorsale placée entre elles.

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