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Rhynchon. Henrici. | 3. Retzia melonica

D'après ce classement, on voit que les connexions par les ' Brachiopodes entre la faune hercynienne et chacune de nos bandes principales e2 — f2, sont numériquement équivalentes.

En effet, dans chacune d'elles, nous venons de reconnaître: 2 connexions spécifiques, qui lui sont exclusivement propres. 6 connexions spécifiques, communes aux 3 bandes e2— f2.

entre 1& BohËme et le» contrées étraDRëreB. 323

Remarquons, qu'il existe un avantage en faveur de la hande e2, parcequ'eUe seule possède l'espèce unique, identique, dans le Harz et en Bohême, c. à d. Strophom. rhomboidnlis.

Mais d'un autre côté, l'existence de Pent. Sieberi dans e2 n'étant pas affirmée sans hésitation, il en résulte une sorte de compensation, qni confirme l'équivalence des connexions entre la faune hercynienne et chacune dés faunes de nos bandes e2 — f2.

Conclnslonfl de cette étude ma les Braebiopodes du Harz.

En somme, les résultats de notre étude sur les Brachiopodes hercyniens peuvent être formulés comme il suit:

1. Au lieu de 22 espèces de Brachiopodes annoncées par M. ]e Doct. Eayser, comme identiques dans la faune hercynienne et dans celles de nos étages F — G — H, nous constatons qu'il n'en existe pas une seule.

2. Nous reconnaissons une seule forme spécifique identique entre la faune hercynienne et notre faune troisième de Bohême. Mais, cette forme appartient exclusivement h notre bande e2 et elle n'existe pas dans nos "bandes F — G — H.

3. L'ensemble des connexions par les Brachiopodes entre la fanne hercynienne et notre faune troisième est représenté par 10 espèces, savoir:

[ 1 réellement identique 1 1 nominalement identique, c. à d. analogue. I 8 analogues, ou bien: 1 identique et 9 analogues.

Ce nombre 10 se répartit d'une manière équivalente entre nos bandes e2-r2.

{2 connexions particulières pour chaque bande. 6 c onnexions communes aux 2 bandes ___

La part de chaque bande est exiguë, en comparaison des espèces de Brachiopodes qu'elle renferme Voici les proportions qne nous calculons, d'après les chiffres exposés dans notre tableau p. 179, indiquant pour chaque bande le nombre de ses espèces:

Ckiogic

324 Connexions par loB Br&chiopodeH

t j »o / connexions ayec le Harz = 8 . „.

bande f 2 { , __ -r^r- = 0.036

[ espèces de f 2 = 222

. , - ( connexions avec le Harz = 8 „ „„

'""''"«lesptodeeS =293^^

différence = 0.009

Ces proportions montrent, gue la bande f2 présente avec la faune hercynienne des connexions, qui dépassent celles de la bande e2 seulement de 9 milUèmes.

Comparons maintenant les connexions par les Brachiopodes

de la faune hercynienne, d'un côté avec l'ensemble de nos étages

F — G — H, et de l'autre cOté, avec notre étage E. Le tableau que

nous venons de citer, nous fournit tous les chif^ea nécessaires, pour

trouver la somme des espèces distinctes, après déduction des espèces

communes entre les étages de notre bassin.

,-,„ I connexions avec le Harz 6 ^

^ \ espèces distinctes des étages F— G— H 277 ~

,, , I connexions avec le Harz 8

étage E i , j- ^- ^ j ,„. r> „-^ = 0-026 ^ l espèces distinctes de l'étage E . . . 304

différence = 0.003

Ces proportions nous montrent, que les connexions de la faune hercynienne, par les Brachiopodes , avec nos étages F — G — H dépassent les connexions dfî la même faune avec notre étage E, par la somme remarquable de 3 millièmes.

Parallèle entre l'Angleterre, la Snède et le Harz, sons le

rapport des eonnexions par les Braehiopodes avec la

faune troisième de Bohême.

Considérons d'abord que, d'après les vues exprimées par M. le Doct. Kayser, la faune hercynienne du Harz aurait été contemporaine de celles des étages F— G — H, en Bohème.

Rappelons d'un autre côté que, par sa position géographique, le Harz est beaucoup plus rapproché de notre bassin que les contrée» de la même zdne septentrionale, Angleterre et Scandinavie.

Far l'effet de cette proximité relative, les &unes contemporaines, selon M. Kayser, c. à d. la faune hercynienne et la faune de nos étages F — G— H, devraient, suivant toute ■vraisemblance,

entre la Bohême et lea contrées étraDgères. 325

présenter plus de conoexions par des espèces identiques que les Ëiunes contemporaines d'Angleterre et de Scandinavie, avec notre étage E.

Constatons maintenant si les faits confirment ces prévisions.

Ces faits sont tous exposés sur notre grand tableau (p. 239) sur lequel nous nommons chacune des espèces de Bracbiopodes, identiques entre la Bohême et les 2 contrées du Nord. Il serait inutile de reproduire ici leurs noms et nous nous bornons à indiquer, sur le tableau qui suit, leur répartition verticale entre les handes superposées de notre bassin. Nous négligeons les bandes au-dessous de d4, parcequ'elles paraissent ne renfermer aucune espèce migrante.

L'Angleterre possède 29 espèces coiiimuoes arec la Bohème. En coosidÉnuit leur première apparitioD, dans notre bassin, leur distribution Terticale est représentée par les nombres

U Scftndiuavie possède 22 espèces communes avec la Bohème. D'après leur première apparition dans notre bassin, leur distribution rerticale est représentée par les nombres . . .

Ces 2 contrées nous montrent une

Par contraste, le Harz possède une seule

dl

al

ff»

ff"

La position de cette espèce unique, dans la bande e 2 de Bohême, est digne de toute attention, car elle correspond à une faune considérée par M. le Doct. Kayser comme incontestablement silurienne et antérieure à la faune hercynieEme du Harz.

Au contraire, les faunes de nos étages F— G — H, reg.irdée8 par ce même savant comme contemporaines de la faune hercynienne, ne présentent pas même une seule espèce identique , commune

Ces faits sont en évidente conti-adiction avec les considérations et prévisions, que nous venons de présenter et d'après lesquelles la faune du Ilarz, plus rapprochée de la Bohême, devrait montrer plus

326 Connexions par les Bmchiopodee

de connexionB avec ses faunes contemporaines de F— G.— H, que les faunes siiurieunes d'Angleterre et de Scandinavie avec leur faune contemporaine de Tétage E.

Remarquons sur le tableau, que l'Angleterre présente 18 espècee communes avec notre bande e2. La Suède en offre 16. Ces 2 nombres sont considérables, si on considère la distance géographique et la position de ces 2 contrées dans la grande zone septentrionale.

Sn outre, chacune de ces régions a fourni directement un contingent à la faune de notre bande f 2, savoir 5 espèces communes avec l'Angleterre et 3 avec la Scandinavie. Il est important d'observer, que ces espèces n'ont pas apparu dans notre bande e2. C'est eu que montre notre grand tableau de la p. 328.

D'après les doctrines actuellement prédominantes dans la science, le signe de contemporanéité entre les faunes consiste dans la présence d'espèces identiques , dans des contrées géographiqaement espacées. Ce critérium manque complètement parmi les Brachioportes d(! la faune hercynienne et des faunes de nos étages F— G— H. Comme les Brachiopodes sont les fossiles qui offrent habituellement la plus grande diffusion horizontale des espèces, cette absence de toute identité parmi eux, dans les faunes comparées, est en complète opposition avec les vues de M. le Doct, Kayser.

Nous ne perdons pas de vue, que la faune hercynienne possède quelques espèces analogues avec celles de nos étages F — G. Mais, nous en trouverions un nombre au moins aussi considérable, entre les faunes siluriennes de Scandinavie et d'Angleterre et notre étage E, outre les espèces identiques indiquées sur notre tableau qui précède. Le contraste, que nous venons de constater, ne serait donc pas infirmé.

Nous allons d'ailleurs apprécier la valeur relative des espèces analogues, dans la recherche qui suit.

V» Connexions spécifiques par les Brachiopodes entre

les faunes siluriennes de la Bohème et les faunes

dévonieunes de l'Ëifel.

Nos études sur les Brachiopodes de l'Eifel sont fondées principalement sur les spécimens de notre collection. Elle se compose

entre la Bohème et les contréea étruigèree. 327

de séries, successivement réunies depuis près de 40 aus. Les principales proviennent de Hôninghaus, Goldfuss, deVemeuil, Sandberger. Une dernière série nous a été envoyée en 1868, par M. le Doct. Schultze.

Pour chacune des espèces, qui a dû attirer notre attention, nous avons comparé nos spécimens avec ceux qui out été figurés par les savants, qui ont décrit les fossiles des Coutrées rhénanes et en particulier ceux dont les noms suivent:

18^. D'Archiac et de Vemeuil, Foss. des dépôts anciens des. Contrées rhénanes. Traos. geol. Soc. London.

1844. C. Ferd. Roemer, Rhein. Uebergangsgebirge. 1853. Steininger, Geogn. Beschreib. der Ëifel. 1853. Schnur, Brachiopoden der Eifel.

1856. DD. Sandberger, Versteinerungen, Nassau.

1870. Doct. Em. Eayaer, Studien aus dem Gebïete des rheinischen Devon. (Zeitschr. d. deutsch. geolog. Gesellsch.)

1871. Quenstedt, Brachiopoden.

1871. Doct. Ëm. Kayser, Die Bracbiopod. d. Mittel- und Ober- Devon der Eifel. (Zeitschr. d. deutsch. geolog. Gesellsch.)

Nous classons en 3 catégories les espèces, qui nous semblent établir les connexions les plus distinctes entre les faunes siluriennes de la Bohême et les faunes dévoniennes de l'I^fel.

Première catégorie: Espèces Identiques dans les 2 (entrées.

L'identité, que nous avons à constater entre certaines espèces de la Bohême et de l'Ëifel, est généralement nominale, parcequ'elle s'applique à des espèces cosmopolites, qui, dans chacune des contrées comparées, présentent un grand nombre de variantes et de variétés locales. Nous citerons les suivantes:

Strophomena rhomboidalis Wilck. 1 Gyrtina heteroclyta . Defr. Àtrypa reticulfuîs . Linné | Pentamerus galeatus . . Daim.

En comparant les spécimens de l'Eifel, qui représentent ces espèces dans notre collection, avec ceux de la Bohême, nous reconnaissons entre eux, malgré une évidente analogie, presque toujours quelque différence, qui nous fait hésiter à admettre leur identité

,>glc

328 ConnexionB pur les Bnchiopodes

absolue. Nous devons - donc dous borner, pour la plupart d'entre eux, k constater une identité nominale.

Cependant, quelques-uns des spécimens des deux contrées se ressemblent à un tel point, que leurs différences paraissent minimes et presque sans importance. Exemples:

1. Des spécimens de Siropkom. rhomboidalis , Var. anaîoga Phill., provenant de Pelm, dans TEifel, pourraient être confondus avec ceux de même taille, qui appartiennent à notre bande e2. \& seule distinction, que nous puissions saisir entre eux, consiste en ce que les pointes cardinales, aux deux bouts de la charnière, sont moins développées dans les exemplaires de l'Ëifel. Mais, comme la plupart de ces pointes sont brisées, noue ne pouvons pas affirmer, qu'elles fournissent un moyen de distinction réelle.

En outre, les figures de Var. anaîoga Phill. données par H. Davidson dans sa, Monographie (Devon. Brachiop. VI, PL 15, fig. 15 à 17) montrent ces pointes latérales et toute la coquille, réellement identiques avec les formes d& notre bande e 2, que nous venons de citer.

Remarquons, qu'elles n'offi'eDt pas une ressemblance aussi prononcée avec les formes de notre bande f2.

2. Atrypa reHculans. malgré toutes ses variations en Bohême et dans l'Ëifel, nous oSre aussi, dans les deux pays, des individus dont il est pi^sque impossible de distinguer l'origine. 11 est important de remarquer que, dans ce cas comme dans le précédent, ces identités absolues se montrent dans des spécimens de notre bande e 2 et non dans ceux de la bande f2.

3. Cyrtina heteroclyta, extrêmement variable dans les deux régions comparées, nous fournit également des spécimens, qui pourraient être confondus les uns avec les autres, bien que la plupart puissent être aisément distingués.

4. Au contraire, Pentamerus galeatus est représenté seulement dans notre bande f 2, par de rares exemplaires, d'apparence vaiiable, mais dont aucun ne nous semble pouvoir être cité comme absolument identique avec les diverses variétés de l'Ëifel, qui sont sous nos yeux.

entre )a Bohème et les cootrésa étmugires. 329

Seconde oatégorie: Espèces qui semblent être des variétés successives d'un même type.

Nous ne connaissons jusqu'à ce jour qu'une seule série de formes, dont les apparences puissent être ainsi interprétées. Cette série se compose des 3 Pentamères qui suivent: Pentam. incipiens Barr. — Bohême . — e2, PI. 119.

Peut procerulus Barr. — Bohême — f2, PI. 21—119—150. Peut. acuto-lobatus Sandb. l^^''^ I dévon. moyen. Verstein.

Il existe quelques variétés contemporaines de la seconde et de la troisième espèces.

Dans une uotice spéciale, ci-dessus p. 97, nous avons exposé nos observations au sujet de la vraisemblance, que peut présenter cette série et des circonstances, qui nous font hésiter aujourd'hui à l'admettre comme définitivement démontrée. Nous recommandons cette notice à l'attention du lecteur.

Trolsiàae oatégorie: Espèces plus ou moins analogues dans les deux contrées.

Nous étudierons d'abord la famille de Shynekon. WUsoni, représentée dans l'Eifel par des formes, qui ont reçu un assez grand nombre de noms, tandisqu'en Bohême nous ne pouvons lui adjoindre que les 2 espèces, que nous nommons : WUsoni et princyts.

Nous nous proposons d'établir une seconde famille pour Rhynch. Henrici et les formes alliées.

1871. M. le Prof. Quenstedt, dans son ouvrage: Brachiopoden, donne à la kunille de Tcrebratula WUsoni (Wilsonia) une très grande extension. Il en figure de nombreuses formes, soit siluriennes, soit dévoniennes. Si nous en jugeons par celles de la Bohême, elles paraissent exactement représentées. Nous pouvons donc invoquer avec confiance le témoignage de cet illustre maître de la science.

1871. Immédiatement après cette publication, M. le Doct. Ëm. Kayser a traité le même sujet à l'occasion de ses études sur les Brachiopodes de l'Eifel. Nous trouvons sur ses planches les figures de 2 formes nouvelles, associées au même groupe.

830 Connexions pu- les Bracbiopodes

Nous remarquons, qu'il y a peu d'accord entre ceB deux savants, au sujet des formes trouvées dans Ja même contrée de l'Elfe!. Ainsi, la légende qui accompagne la FI. 43 de M. le Prof. Quenstedt, énumère diverses espèces de Wilsonta, que M. Kayser n'a pas mentionnées dans sa revue monographique, quoiqu'elles provieunent de Gerolstein, savoir:

T. Wilsoni oviformis. i T. Wilsoni pachypleura.

T. „ cylindrata. |

Par contraste, M. le Prof. Quenstedt ne nomme même pas plasieurs formes très caractéristiques de i'Eifel, comme Terebr. OrUgnyana Vem., que M. le Doct. Kayser adopte comme type du même groupe. (1871, p. 504.)

Après avoir étudié ces documeots, en les comparant aux spécimens de notre collection, nous sommes de pins en plus convaincu, qu'on peut distinguer par plusieurs caractères, d'un côté, les formes gilnrieunes et de l'autre côté les formes dévonieunes, dans les familles de Ehynch, Wilsoni et de Bh. Henrici. Quoique appareutées, ces formes nous semblent constituer des groupes nettement séparés. Nous allons indiquer leurs caractères principaux, en les plaçant en regard.

GhroQpes d'espèoes analogues, représentant les familles

de Hhynch. W^Uaoni et de Rhynch, BenwHci, dans

les faunes siluriennes de la Bohême et dans les faunes

dévoniennes de I'Eifel.

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