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^'.ooglc
S48 Connexions p&r les BracbiopodcB
AU contraire, les fouiies des mêmes contrées, qu'on suppose les moius distantes suivant l'ordre chronologique, présentent des connexions beaucoup moins prononcées.
Ce résultat de nos comparaisons est précisément tout le coq- ■ traire de celui qu'on aurait pu attendre, d'après les idées généralement admises en paléontologie.
Nous rappelons, que nous avons déjà attiré l'attention des savants sur cette apparente anomalie, dans les termes qui suivent:
„Ain8i, nos recherches nous conduisent à cette conclusion d'apparence paradoxale, que notre faune troisième, durant sa phase dernière et la plus rapprochée des faunes dévoniennes, présente de moins fortes connexions avec celles-ci, que pendant ses phases antérieures et verticalement plus éloignées des dépôts dévonieos/^ (Déf. des Colonies. III., p. 315, 1863.)
5. Les connexions entre les faunes du dévonien moyen de l'Eifel et les faunes siluriennes de la Bohème, étant représentées principalement par des espèces primitives de notre faune ni, c. à d. de notre bande e2, nous rencontrons ici un singulier exemple des inexplicables irrégularités, qui peuvent se manifester dans la propagation verticale des espèces et surtout dans l'apparition des formes analogues, dans des contrées géographiquement espacées.
■ 6. Quelle que soit la valeur qu'on attribue à la présence de Bracbiopodes analogues, dans l'appréciation des relations chronologiques, entre les faunes de diverses contrées, les faits exposés montrent, que le nombre des espèces analogues entre la Bohême et l'Eifel est plus considérable que celui des espèces analogues, reconnues ci-dessus p. 323 entre la faune hercynienne du Harz et In faune troisième de Bohême, savoir 1 identité et 9 analogies.
Si 9 analogies et uue identité devaient contribuer à prouver la contemporanéité de la faune hercynienne avec celle de nos étages F — G — H, 23 analogies, y compris i identités nominales, devraient servir encore plus efficacement à démontrer, que les faunes de TEifel et notamment celle du dévonien moyeu, ont été contemporaines de notre faune troisième, surtout durant sa phase primitive, dans notre bande e2.
Espérons que cette conclusion, aussi ïDadmissible qu'inévitable, modérera les ardeurs de quelques-uns de nos jeunes émules dans la science, qui semblent se vouer à l'établissement scabreux des
contemporanéités. , ~ i
, A.DOglc
eotre la Bohême et les cootréea étrugère
Ci* Résnmé et conclnsions dtt Ghap. HI.
Nous parcourrons nos subdivisions.
A. Connexions spécifiques par les Brachiopodes entre la Bohême et les contrées de la grande zone centrale d'Europe.
Notre tableau nominatif ci-dessus p. 230 montre que, dans la grande zone centrale d'Europe, représentée par la France seule, il n'y a que 39 espèces, qui établissent des connexions avec notre bassin silurien. Le plus grand nombre de ces espèces n'a pas été soue nos yeux, mais nous est indiqué par divers géologues, sans description, ni figures.
Ces 39 espèces se répartissent très inégalement, comme il suit: 33 sont indiquées dans les feunes siluriennes de France.
13 d ans les faunes dévoniennes.
Parmi les 13 espèces dévoniennes, 7 ont d'abord apparu dans les faunes siluriennes et se sont propagées verticalement.
Les 6 autres ne se sont manifestées que plus tard.
Espèces distinctes ... 39
La proportion des espèces siluriennes de Bohême, reparaissant dans les founes seconde et troisième de France, est représentée par Il = 0.86.
La proportion des espèces de Bohême, qui apparaissent directement dans les faunes dévoniennes de France,
est représentée par ■ ■ . . -yf = 0.1&.
Si nous considérons l'ensemble des 13 espèces dévoniennes de France, cette proportion s'élèverait à . . . || = 0.33,
Réapparitions à déduire — 7
Dans tous les cas, parmi les 39 espèces migrantes, communes avec la Bohème, la grande majorité a été attribuée jusqu'ici aux feunes siluriennes de France.
byGoogle
350 Coonexlona par les Brachiopodes
B. Connexions spécifiques par les BrachiopodeB entre la Bohême et les contrées siluriennes de la grande z6ne septenixiooale d'Europe et d'Amérique.-
Notre tableau nominatif ci-dessus p. 238 montre, que le nombre total des espèces migrantes, communes à la Bohême et aux contrées siluriennes de la grande z6ne septentrionale, s'élève seulement à 42, qui se répartissent comme il suit:
Angleterre 29 espèces
Scandinavie .... 22
Russie 21
Oural 18 „
Amérique.
Etats-Unis 8 espèce
Canada 6
90 espèces
14 espèces
Ensemble 104
Répétitions à déduire . . —62 Espèces distinctes ... 42
Parmi ces 42 espèces, il n'y en a que 3 qui ont apparu dans nos Colonies. Ainsi, la grande majorité de notre faune coloniale ne provient pas des contrées citées, mais d'une autre région, qui semble devoir toujours rester inconnue.
La répartition des espèces migrantes en Bohême est exposée sur notre tableau p. 241, sur lequel nous considérons leur première appmtion, ou introduction dans notre bassin. Il est à remarquer, que notre bande e2, la plus riche en Brachiopodes, a reçu 23 espèces migrantes, tandisque 12 autres ont apparu dans la bande f2. Les 7 autres espèces sont répariies très inégalement. Le privilège de e2, sous ce rapport, s'ajoute à tous les autres possédés par cette bande et exposés dans notre texte sur les Céphalopodes, p. 166, 8" et p. 1452, 4«, 1877.
Après avoir indiqué cette répartition, nous passons en revue chacun des pays en connexion avec notre bassin, par les Brachiopodes.
1. L'Angleterre prédomine par 29 espèces communes avec la Bohême. Mais, malgré son privilège habituel d'antériorité, nous constatons, que 6 de ces Brachiopodes ont apparu dans notre b&ssin, avant l'époque où leur existence est signalée en Angleterre. Ils sont nommés ci-dessus p. 243.
DigmzedbyGoOglc
entre U Bobfime et les contrées étrangëreH. 351
2. La Scandinavie, pour laquelle nous énumérons 22 espèces, est au second rang. Mais, toutes ces espèces se retrouvent en Angleterre. La plupart proviennent de Gothland.
3. La Bussie nous o£^ une particularité singulière, en ce que, parmi les 21 espèces communes avec la Bohême, 19 existent en Angleterre et 15 seulement en Scandinavie. La révision des espèces modifiera peut-être ces rapports.
4. L'Oural possède 18 espèces communes avec la Bohême et nous faisons remarquer, qu'elles se trouvent toutes dans notre faune m. Mais, elles se partagent en 2 groupes égaux, montrant que les connexions entre les 2 contrées ont été équivalentes pendant le dépôt de nos bandes e2 — f2.
5. Les Etats-Unis présentent 8 espèces, qui semblent identiques avec celles de notre bassin. Ce nombre exigu mérite considération, si on le compare à celui d'une seule unité, fournie par les Céphalopodes, tandisqtie nous n'en connaissons pas une seule parmi les Trilobites.
6. Le Canada est en connexion avec la Bohème, seulement par 6 espèces, qui sont à peu près toutes cosmopolites.
C. Comparaison des connexions spécifiques établies par les Brachiopodes, entre la grande z6ne centrale d'Europe et la grande zftoe septentrionale d'Europe et d'Amérique.
Nous faisons d'abord remarquer, que les nombres de 39 et de 42 espèces, établissant des connexions entre la Bohême et les 2 groupes des contrées considérées, ne diffèrent que par S unités. Ainsi, la France, qui possède les 39 espèces supposées identiques, doit cet avantage relatif à sa position géographique, sur la même grande zdne que la Bohême.
En comparant les nombres des espèces communes à la Bohème et à chacune des grandes zAnes, pour reconnaître leur influence, dans le nombre total 640 de nos Brachiopodes, et en supposant gratuitement, que toutes ces espèces se sont introduites par immigration dans notre bassin, nous trouvons les proportions qui suivent: Entre la Bohême et la France représentant la grande 1 j » q Qg,
zone centrale / =*' ~
Entre la Bohème et les contrées de la grande zone 1 «, =0 065
septentrionale / '" "
3&2 Connexions par lea Brachiopodes
Ces proportions sont peu différentes. Elles contribuent également à démontrer, que l'effet des immigration^ de Brachiopodes dans notre bassin a été réellement minime. On ne peut donc pas invoquer ce phénomène pour expliquer les irrégularités, que nous avons tait, remarquer, soit dans la distribution verticale de nos espèces, soit dans la rénovation partielle et successive de nos faunes.
D. Connexions spécifiques par les Bracbiopodes , entre les faunes siluriennes de la Bohême et celles de la Thuringe.
D'après les publications de M. le Doct. R. Richter, il 7 a 15 espèces de Bracbiopodes décrites par ce savant et qu'il considère comme communes au bassin silurien de la Bobéme et aux formations siluriennes de la Thuringe.
Après avoir passé en revue ces lEi espèces, nous présentons un tableau, dans lequel elles sont classées en 4 catégories, savoir:
1*" Catégorie: Espèces identiques dans les 2 contrées 3
2™' „ Espèces nominalement identiques . . 3
S*"* „ Espèces analogues . 6
4*"» „ Espèces contrastantes . 3
Ensemble 15
Nous foisons remarquer que, parmi les 12 espèces qui, suivant notre appréciation, établissent des connexions entre les faunes siluriennes de la Bohème et de la Thuringe, le plus grand nombre appartient à notre étage E 9
Les autr*i8 proviennent de notre étage F . 3
Ainsi, le caractère silurien de ces Bracbiopodes est très apparent; ce qui confirme la classification des dépôts paléozoiques delà Thuringe par H. le Doct. Richter.
Dl. Nous indiquons, d'après H. Richter, les connexions spécifiques par les Bracbiopodes, entre la foune lU silurienne de Bohème et les faunes dévoniennes de la Thuringe.
Pour le dévonien moyen, la seule espèce commune aux 2 contrées, selon M. Richter, est Atrypa reticularis.
■,:cc.;,C00gIC
ÊUtre Ift Bohême et le» contrées étrangères. 353
Four le dévonien supérieur, la seule espèce commune aux 2 contrées, selpn M. Richter, est CyrHna heterodyta.
Il serait impossible d'imaginer un minimum phis réduit, pour exprimer les connexions entre les faunes silurieunes de la Bohème et tes faunes dévoniennes de la Thuringe.
£. Connexions spécifiques par les Brachiopodes entre les founes siluriennes de la Bohême et la faune hercynienne du Harz.
Notre étude sur les Brachiopodes dévoniens du Harz est restreinte aux 22 espèces de la faune hercynienne, que M. ie Doct. Kayser suppose identiques avec celles de la feune troisième de la Bohême.
Pour suppléer à l'insuffisance du texte de ce savant, nous comparons une à une les figures qu'il donne des Brachiopodes hercyniens, avec nos types siluriens.
Dans le résumé de cette étude, nous classons les 22 espèces du Harz en 5 catégories p. 319.
1*" Catégorie: Espèce représentée par des spécimens
identiques dans les 2 contrées . . 1
2**" „ Espèce nominalement identique, mais représentée dans le Harz par des spécimens contrastants avec ceux de la Bohême 1
3*" „ Espèces analogues dans les 2 contrées 8
4*"* „ Espèces du Harz contrastant avec celles
de la Bohême ......... 11
5*" „ Espèce attribuée arbitrairement à la
Bohème, où elle est inconnue . . 1 Total 22
Ainsi, les 22 identités supposées sont réduites à 1 seule, représentée par une forme de Strophom. rhonAoidalis, qui ne se trouve pas dans nos étages F — 6 — H, mais seulement dans notre étage E.
Par conséquent, il n'existe pas une seule identité spécifique, entre les Brachiopodes de nos étages F — G — H et ceux de la faune hercynienne.
D,gmze?'byG00gIc
354 CoimeiioDB pu les Brachiopodes
Après avoir établi, que toatee les connerioBS entre la faune hercynienne et la Bohème se réduisent à:
1 identité réelle,
1 identité nominale,
8 analogies, nous montrons que le groupe de nos étages F — G — H et notre étage E présentent des connexions équivalentes avec la foune hercynienne, savoir:
pour F~fi-H . . P *'P***' P™ï"^-
\ 6 espèces communes avec e2.
our £ j 2 espèces propres.
' \ 6 e spèces cflmmunes avec le groupe F — 6 — H
8 espèces.
Nous rappelons, que le nombre total des espèces distinctes
dans l'ensemble de nos étages F — G — H s'élève à 277, tandisqu'U
est de 301 dans notre étage E. Ces nombres sont calculés au
moyeu du tableau de distribution ci-dessus p^ 179.
D'après ces nombres, la proportion des 8 espèces hercyniennes dans la faune de nos étapes F— G — H, est exprimée par j|^ = 0.029.
La proportion des 8 espèces hercyniennes dans la Aiune de notre étage Ë, est exprimée par .... j^ — 0.026.
Différence 0.003.
Cette différence remarquable montre 1^ prédominance des connexions entre la faune hercynienne et celle de nos étages F— G — H, par rapport à la faune de notre étage E.
F. Connexions spécifiques par les Bracbiopodes entre les faunes siluriennes de la Bohème et les faunes dévonieîines de l'Ëifel.
Les espèces qui établissent ces connexions, sont classées par nous en 3 catégories, savoir:
l*** Catégorie: Identités presque uniquement nominales .... 4
2*"* „ Cas de filiation vraisemblable 1
3*" „ Analogies plus ou moins prononcées dans les
2 contrées . 18
Ensemble 23
■,:cc.;,C00gIC
etitri! la Bohême et les contrées éti'ftngèrea. 355
Les espèces identiques sont énumérées sur la p. 327 et l'espèce attribuée à la âliatioD est indiquée p. 329.
Quant aux 18 espèces considérées comme analogues, elles donnent lieu à des études d'une étendue très inégale.
D'abord, nous comparons entre elles les formes, qui se rattachent aux types Rhynch. Wilsoni Sow. princeps Barr. Nous montrons, que les formes dévoniennes de cette famille, dont Rhynch. Orbignyana Vem. est le type, constituent un groupe contrastant, par ses caractères, avec le groupe d'espèces correspondantes des faunes siluriennes.
Kn suivant la même méthode, nous montrons qu'il existe dans la famille de Rhynch. Uenrici un groupe dévonien, dont Bkymh. Soemeri Barr. est le type historique et qui diffère, par ses caractères, des formes siluriennes, qui se rattachent h. Shpick. Senrici.
Après cette étude, dont nous ne pouvons pas indiquer ici les détails, nous pinsons en revue les 16 espèces isolées, analogues dans les faunes siluriennes de la Bohème et dans les faunes dévoniennes de l'Ëifel.
Nous indiquons pour chacune d'elles les caractères principaux, qui les rapprochent, et les différences ou incertitudes, qui nous empêchent de les considérer comme identiques.
Après cet examen détaillé, nous réunissons sur un tableau général p. 346, les 23 espèces identiques ou analogues des deux contrées comparées.
Ce tableau, dans lequel nous rappelons la distribution verticale des espèces analogues dans la Bohème et dans l'Eifel, nons fournit l'occasion de l'onstater des faits inattendus, savoir que:
La faune relativement la plus récente de l'Ëifel possède plus de connexions avec la Bohème que la &u]ie la plus ancienne.
Ces connexions sont principalement représentées par des espèces primitives de notre faune troisième silurienne, c. à d. de notre bande e2.
D,.„.s;Coogic
Observation.
Ayant présenté uii résumé particulier, concis et suffisant, pour chacun de nos 3 chapitres qui précèdent, noue nous dispensons de les reproduire sous la forme d'un résumé général, qui ne pourrait être qu'une répétition.
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EXPLICATION DES FIGURES. pj^ H^
Notatioiu habltaeUM.
a — coquille me par la taIta tentrale. 1 d — coquille vue par le front, b — coquille Tue par le ebtè. e — coquille me par leg crochets,
a — coquille Toe par la ralre donale. \ t — test gneai.
Pentamems eptoauê, Barr E — F
Voir PI. 22— 24— Ï14— 117—118— 119— 150.
La série des 16 spécimenB fignrés sut cette plfmche est desticée h montrer les variations, qu'ils présentent dans leurs apparences et surtout dans tes cAtes on plis, qui ornent la- surface de lenr sinus ou de leur bourrelet.
Parmi ces spécimens, 14 appartiennent à la bande f2, et ont été trouvés dans les calcaires de Konieprus on Mnienian.
Les 2 autres individus, fig. Ile et 14a, caractérisent la bande e2. Us proviennent de 2 localités, qui vont être nommées.
1. Jeune spécimen, dans lequel l'apparence des c6teE se réduit à de bibles indentatious sur le bord ftvntat.
2 vues: a— C.