PI. 32. I
Parmi les variantes, que nous réunissons dans le groupe de Beteia Saidingeri, il y en a une qui se distingue par sa forme allongée et par ses plis beaucoup plus uns que sur le type. Nous l'avons nommée Var. suavis eu 1847, dans notre description, (Hmding. Ahhondl. I., p. €0, FI. 18 J et nous en figurons de nombreux exemplaires sur notre PI. 32, dans la case inférieure à droite.
Suivant M. Kayser, (Brachiop. Eifel,p. 555, 1871) cette varifté peut à peine être distinguée de Beteia protninttla F. Roem. sp. Cependant, nous devons faire une restriction à cette assertion, d'abord, jiarceque la forme des coquilles n'est pas identique, surtout dans
entre 1& Bohème et les contrées étr&ngèreB. 343
la région du crochet, et ensuite parceque l'espèce de l'Eifel contraste avec celle de Bohême par ses plis beaucoup moins nombreux et beaucoup plus forts. Dans tous les cas, ces 2 Brachiopodes doivent 6tre considérés comme analogues.
11. Spîrifer poUens. Barr. Splrifer speoows. Schlot. sp. PL 1. Schnur, 1. c. PI. 32.
Nous rapprochons ces espèces à cause des apparences de leurforme générale et de celles des plis de leur surface. Maie, nous reconnaissons qu'elles diffèrent, d'abord par leur aréa, plus élevée dans l'espèce de Bohême que dans l'espèce de l'Eifel, et ensuite par les ornements superficiels, qui sont des stries très fines, longitudinales, dans la première, et transverses dans la seconde.
La figure de Spir. speciosus, donnée par Quenstedt (Brackiop. PI. 52, fig. 31) se rapproche de celles de Spirifer pollens, plus que les figures de Scbnur sur la planche citée.
M. Spirifer corens. Barr. Spirifer injk^us. Schniir. PI. 2. 1. c. PI. 37.
Ces 2 espèces sont semblables à la fois par leur fonne, leur foible sinus, leurs stries transverses, sans plis longitudinaux et leur taille. Cependant, nous ne les considérons pas comme identiques, mais seulement comme analogues.
18* Spirifer fàlco, Barr. Spir. macrorkynchus. Sclmar. PI. 8. 1. c. PI. 36.
Ces 2 espèces sont également distinguées par le grand développement de la valve ventrale, dans la région du crochet et par l'élévation remarquable de l'aréa. On voit aussi, dans l'une et l'autre, des zones transverses, nombreuses, divisant la surface de la valve ventrale, tandisqu'elles sont rares sur la valve dorsale. Ces zones sont plus fortement marquées sur l'espèce silurienne. Dans l'une et l'autre, on voit à la lonpe des stries longitudinales très fines, croisant des stries transverses, également invisibles à l'oeil nâ. L'analogie est évidente; l'identité est vraisemblable.
344 Connesioni pu- les BrachiopodM
14* String. Bohemcus. Barr. Stringoc. Burluii. Défi*. PI. 83. Schnur, J. c. PI. 28—29—81.
Tous les paléontologues savent, combien soot variables les apparences des spécimens de l'espèce typique dévonienne de l'Elfe!, surtout dans la région du crochet de la valve ventrale. Sien que, parmi toutes les formes de cette contrée, il n'y en ait aucune qui puisse être considérée comme très rapprochée du spécimen unique, représentant le même genre en Bohème, nous devons cependant le regarder comme constituant une connexion txès remarquable, entre notre feune troisième et celle du dévonien moyen.
flSa Stroph. emarginata. Barr. Leptaena caudata. Schour. PI. 46. i. c. PI. 42.
Ces 2 espèces offrent une analogie évidente, qui consiste dans une échancrure très marquée au bord frontal. Elle figure un arc plus ou moins développé et quelquefois un demi-cercle. La forme dévonienne a des dimensions beaucoup plus grandes que celle de la Bohême. Dans l'ornementation, qui rappelle celle de Strophom. rhomboidalis, il se manifeste encore quelque ressemblance entre les formes comparées. Nous ne pouvons cependant reconn^tre entre elles qu'une analogie.
lO* Stroph. I^iUipsi. Barr. Leptaena interstrialis. Phill. PI. 43. Schnur, 1. c. PI. 41.
L'apparence générale de ces formes suffit pour indiquer entre elles une grande analogie. En ce moment, nous ne pouvons pas entrer dans tous les détails nécessaires, pour les distinguer par leurs autres caractères extérieurs.
Mais, nous rappelons que nous avons constaté, dès 1848, leur indépendance spécifique, dans la description de Leptaetia Phillipsi. (Haidmger, Aihandl. 11.^ p. 74.)
Nous constatons, que la forme figurée par M. Schnur se trouve dans la Grauwacke de Daleiden et aussi dans le calcaire de l'Eveil tandisque notre Stroph. Phillipsi caractérise nos étages E -F.
..CAIOgIc
entre la Bohême et Icb contrées étrangèreg. 345
Le tableau, qui suit, donne lieu aux obâervations suivantes:
1. Le nombre total des espèces, qui établissent des connexions entre la faune troisième du bassin silurien de la Bohême et les faunes dévoniennes de l'Eîfel, s'élève à 23.
2. Bien que ces connexions soient classées dans 3 catégories différentes, suivant leur nature, nous croyons convenable de les assimiler, sous le rapport de leur valeur, dans les recherches qui nous occupent, afin ' de simplifier les termes de nos comparaisons. Nous compterons donc toutes les espèces, comme si elles étaient simplement analogues, dans les faunes en parallèle.
3. La répartition verticale de ces 23 espèces, entre les horizons de la Bohême, mérite toute attention.
Notre bande e2 fournit 14 espèces primitives de notre faune III.
„ „ f 2 .... 9 espèces nouvelles I + H réapparitions de la même faune | de e2.
„ ^, ^1 4 réapparitions
de e2 et f 2.
ensemble .... 23 15
Ainsi, en réalité, ce sont les espèces primitives de la faune troisième, c. à d. de e2, qui constituent la majorité des connexions entre la Bohême et l'Ëifel, suivant la proportion de 14 : 9.
4. La répartition verticale des 23 espèces analo^es dans l'Ëifel n'est pas moins remarquable.
La division inférieure présente 7 espèces analogues ; La division moyenne possède 16 espèces analogues + 5 réapparitions ^ de la division
Ensemble 23 ' inférieure.
Ainsi, la faune relativement la plus récente de l'Ëifel possède plus de connexions avec la Bohême que la faune plus ancienne. Nous venons de constater, que ces connexions sont principalement représentées par des espèces primitives de la faune troisième silurienne.
En d'autres termes, ce sont les faunes de la Bohême et de l'Ëifel, les plus éloignées l'une de l'autre dans la série verticale, qui nous offrent les plus nombreuses connexions par les Brachiopodea.
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ConneziouB par les Brachiopodes
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