I. Tablean comparatif des espèces établissant
entre les faunes silnrïennes de Bohème et les faunes dévo-
i de l'Eifel 346
G. R4enmé et conclusions dn Cbap. m .
Observation
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Addenda et Corrigenda, dans le texte.
Ligne ao lien de lisez
- 16 à partir du baut . . pour 56 esp. ou variétés . . pour M esp. on variétéB.
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Brachiopodes siluriens de la Bohême.
Introduction.
rious publions aujourd*hai 153 planches, sur lesquelles sont ^urés tous nos Brachiopodes silurienB de la Bohême. Elles sont accompagnées par des explications détaillées des figures.
Nous adjoignons à cette publicatioD 3 chapitres de texte, exposant celles de nos obserrations, qui nous paraissent le plus mériter l'attention des savuits, parcequ'elles embrassent l'ensemble de nos Brachiopodes.
Le temps ne nous a pas permis de revoir les descriptions des 175 espèces, introduites par nous dans la science en 1847^1848. 11 nous a été également impossible de décrire nos espèces nouvelles. Cependant, nous espérons que les figures de nos fossiles et les explicationa placée^ en regard constitueront une série de documents utiles, et, dans la plupart des cas, suf^sants pour les comparaisons. Ces %ure8, généralement exactes, sauf quelques erreurs, que nous stolons, fixeront la détermination authentique des Brachiopodes de notre terrain, en attendant que notre texte descriptif puisse être publié.
Les spécimens, nombreux et variés que nous représentons, chacun par plusieurs figures, permettront aux paléontologues d^apprécier les difficultés de nos déterminations. Nous ne prétendons pas les avoir résolues, sans qu'il reste aucune hésitation, au sujet des Umîtes entre certaines espèces apparentées.
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XVni Introduction.
En désignant les formes reconnaissabies à la vue, par des noEOE, que certains maîtres considèrent comme trop multipliés, nous ne prétendons pas afiirmer chaque fois une indépendance spécifique absolue. Mais, nous croyons contribuer au maintien de la clarté dans la science, en offrant un moyen de distinguer les formes, parmi lesquelles une dénomination commune pourrait produire une f&dieuse confusion.
Nous devons avertir nos lecteurs, que nous ne leur ofiErons pas les résultats de recherches relatives au& organes des Mollusques, ni h. la structure iuteme des coquilles. Ce sujet a été traité depuis longues années par des paléontologues, beaucoup plus capables que nous de jeter de la lumière sur cette matière délicate et dont l'étude exige des matériaux appropriés.
Nous regrettons de ne pouvoir nommer ici tous les savants qui, par leurs études sur les Brachiopodes vivants ou fossiles, ont acquis des droits à notre reconnaissance, en nous enseignant les moyens de séparer les familles, de limiter les genres, ...&... par des caractères propres, plus ou moins faciles à reconnaître. Cette énumération historique serait hors de proportion avec notre publication actuelle.
Nous voulons cependant rendre hommage h nos illuBtres maîtres et amis: Thomas Davidson, Prof. James Hall et Louis de Eoninck, qui ont le plus contribué à ces découvertes. Nous savons qulls se disposent encore à nous présenter de nouveaux enseignements sur cette branche si importante de la paléontologie.
A cette occasion, nous rappelons Téminent service rendu à la science, en 1856, par MM. les Prof. Deslonchamps et Ed. Suess, en reproduisant, l'un en langue firançaise et Vautre en langue allemande, l'Introdaction générale à l'étude des Brachiopodee, par M. Davidson, enrichie de leurs observations personnelles.
Tout le monde sait, que l'ouvrage, Brachiopodm, puUié en 1871 par M. le Prof. Quenstedt, a également beaucoup enrichi la science par de nombreuses observations, qui s'étendent aux Brachiopodes de tous les âges géologiques, et qui sont illustrées par de belles préparations.
D'après les documeots publiés, on voit que les préparations qui nous ont révélé la structure interne d'une partie des Brachio-
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InirodiictliHi. TTT
podes fossiles, et ont donné lieu à la distinction d'un grand nombre de genres nouveaiui, doivent être attribuées, les unes à un travail artificiel , qui exige une grande dextérité, et les antres, à dlieareaces décompositions faites par la nature.
SouB te rapport des préparations artificielles, les spéctmenB de nos Brachiopodes, étant la plupart remplis par un calcaire dur et spatbique, nous ont rarement permis de dégager les parties de la structure interne. Sans doute, des mains plus habiles que les nétres auraient pu beaucoup mieux s'acquitter de cette t&che. Ainsi, nous reproduiaouB sur notre PI. 141 le lacet de Reteia melonica, dégagé et isolé par M. le Doct. Rominger, géologue de l'Etat de Michigan. Ces figures sont extraites de la p. 49 du 16"" Atm. Report of th« Segents, publié en 1863, par M. le Prof. J. Hall
Quant aux préparations naturelles, elles sont très rares dans ceux de nos Bracbiopodes, qui sont ensevelis dans les calcaires très dure, que nous venons de mentionner.
Nous sommes, au contraire, assez heureusement favorisé par les décompositions, qui ont eu lieu dans certains spécimens extrûts des schistes argileux. Dans ce cas, la coquille calcaire, ayant été totalement dissoute par les réactions chimiques, a laissé, sur le moule interne, des empreintes de sa structure très instructives et qui n'auraient jamais pu être obtenues par le plus adroit des préparateurs.
Par suite de ces diverses circonstances, nos études sur les nombreux Brachiopodes siluriens de la Bohème n'ont pas eu pour résultat d'augmenter notablement le nombre des genres, déjà si considérable dans cet ordre des Mollusques. Nous n'en comptons pas moins de 122, dans le tableau publié par M. Davidson en 187& et indiquant la distribution géologique des Brachiopodes dans le temps. (What is a Brachiopod? — éMtion en langv^e française par M. Th. Lefèvre. — Bruxelles.)
Mous nous félicitons de n'avoir à proposer en tout que 3 nouveaux noms génériques, savoir:
Clorinda | Mimulus ] Paterula.
Nous donnons une courte diagnose de ces 3 types, ci-après Gfaap. n, p. 109, 4" et p. 172, 8". Ce nombre 3 est réellement excusable, en comparaison des 640 formes spécifiques ou variétés, que nous distinguons par des noms, dans notre bassin.
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XX IntrodoctioiL
Dans beaneoup de cas, étant dépourvu de tout£ indication de la structure ipteme de nos Brachiopodee, nous avons d(k déterminer leur nature générique d'après les seules apparences extérieures des coquilles.
Malheureusement, ces apparences tendent souvent les unes vers les antres, sans limite reconnaissable. Nous constatons même, par exemple, pour le genre Glorinday PI. U9, que certains types génériques peuvent simuler les apparences extérieures d'un autre type, an point de' nous induire en erreur. Ces apparences ne peuvent donc pas toujours nous fournir des moyens certains de discrimination. Elles laissent, au contraire, dans certains cas, aussi bien pour les types génériques que pour les types spéciâques, une grande latitude aux appréciations personnelles de chaque observateur.
Nous prions donc les savants, dans les cas douteux, de considérer nos déterminations génériques et spécifiques comme provisoires, en attendant que la science ait finalement défini le genre et l'espèce parmi les Brachiopodes, et que la structure interne ait été observée et comparée, dans toutes les formes appartenant à cet ordre.
A cette occasion, nous exprimons nos voeux, pour que les diagnoses iiitures fassent ressortir mieux que les diagnoses existantes, les caractères par lesquels chaque type diffère des types les plus voisins.
Cette méthode étant malheureusement négligée par presque tous les paléontologues, il s'ensuit qu'il faut un travail long et Ëir tigant pour reconnaître les caractères différentiels entre les types. On peut même douter, d'avoir bien saisi ceux qui ont provoqué de nouvelles dénominations. Ces caractères sont cependant les plus importants pour la distinction des fossiles et ils peuvent être indiqués en peu de mots.
Les désavantages matériels, que nous reconnaissons à nos Brachiopodes, sous le rapport des études relatives à leur structure interne, sont compensés, en grande partie, par 2 circonstances &• vorables à l'étude des apparences extérieures, qui contribuent le plus aux déterminations spécifiques.
La première de ces circonstances consiste dans le bon état de conservation du plus grand nombre de nos espèces, provenant des calcaires et de certains schistes.
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Introduction. TtXI
Le second avantage est fondé sur l'abondance, souvent extraordinaire, des spécimens représentant une mËme espèce. Par suite de cette richesse numérique, nous avons pu établir des séries composées d'individus en connexion évidente avec un même type ^cifique, mais distincts entre eux par quelque caractère très marqué. Ils constituent ce qu'on nomme habituellement des Variétés et aussi ce que nous nommons des Variantes. Nous allons définir ce tei-me nouveau, sur Tune des premières pages qui suivent.
Avant d'entrer en matière, nous devons acquitter nos devoirs de reconnaissance, d'abord envers M. von Schary qui, pour les Brachiopodes, comme auparavant pour les Céphalopodes et les Trilobites, a mis libéralement à notre disposition les spécimens de sa collection, qui pouvaient contribuer à l'illustration des faunes siluriennes de la Bohème.
Nous offrons aussi nos remerclments à M. le Doct. Ant. Fritsch, conservateur au Musée Bohême et à son assistant, M. Ottomar Novàk, qui noua ont également communiqué divers Brachiopodes instructifs, appartenant aux collections confiées à leurs soins.
Parmi les 153 planches de Brachiopodes, que nous publions aujourd'hui, 28 ont été dessinées et gravées sur pierre par feu Joseph Fetters, à partir de 1853 jusqu'à sa mort. Personne n'a disputé jusqu'à ce jour la prééminence dans ce genre de travail, à ce modeste artiste de Prague, qui avait antérieurement gravé les planches de nos Trilobites et de nos Ptéropodes. Honneur à sa mémoire 1
Les 125 autres planches du présent volume sont l'ouvrage de H. Humbert, qui a aussi exécuté environ 400 planches de nos Céphalopodes, et plus de 230 planches de nos Gastéropodes, Acéphales, ...&... attendant leur tour pour la publication. Cette masse de travaux produits par la même main, sans compter les planches faites pour la Paléontologie Française, place M. Humbert à la tête de toiis les artistes qui se vouent à la paléontologie. Nous nous abstenons de faire ici l'apologie de son talent, de peur que, de notre part, elle ne paraisse intéressée.
Mais aujourd'hui, nous voulons le remercier de l'assistance qu'il nous a donnée, durant divers séjours à Prague, pour le classement et la distinction de nos fossiles, comme pour la disposition de DOS planches.
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Nous exprïmoDS de semblables remerdments à notre secrétaire, M. Ernest Thiérot, pour ses bons services, de indme nature.
A nos yeux, ceux qni nous ont assisté dans nos travaux d'observation et qui ont eu voix au chapitre, dans plusieurs de nos déterminations, ont bien mérité de la science.
PRAGUE, 1" Juillet 1879.
J. Barrande.
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Ordre de nos études.
Les études, que nous allons soumettre aux savants, après un court aperçu historique, résument nos observatioiiB sur 3 sujets importants, savoir:
€lisp. I. Variations observées parmi les Brachiopodes siluriens de la Bohême.
Chap. n. Distribution verticale des genres et espèces des Brachiopodes, dans le bassin silurien de la Bohême.
Cbap. in. Connexions spécifiques établies par les Brachiopodes, entre les faunes siluriennes de la Bohême et les founes palÉozoiques des contrées étrangères.
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Aperçu historique.
1852. Dans notre Vol. I., relatif aux Trilobites, nous avons exposé, sur la p. 55, le résumé historique de tous les documents, qui avaient été publiés avant 1840, sur le terrain silurien de la Bohême. A cette occasion, nous avons énuméré tous les fossiles de ce terrain, qui avaient été introduits dans la science jusqu'à cette époque.
La totalité des espèces décrites s'élevait à 32, parmi lesquelles se trouvaient:
Espèces Espèces
Trilobites 12 Acéphales 3
Céphalopodes 2 Graptolites 1
Gastéropodes Ëncrines 1
Brachiopodes . 2 Polypiers 1
On voit que, parmi ces 22 espèces, il n'y en a que 2 qui représentent l'ordre des Brachiopodes. L'une d'elles, Terehratvia lingttata, v. Bucb. a été aisément reconnue par nous et elle est représentée sur nos planches par de nombreuses figures.
Quant à la seconde espèce, Spirifer striatissimus, Schlot., nous n'avons pas pu la reconnaître, mais nous soupçonnons que ce nom a été appliqué à l'une des variétés les plus communes de notre Spir. viator. Voir notre Vol. /., Introdttctim historique, 1823, p. 20.
Ainsi, lorsque dous aVons commencé nos recherches en Bohême, nous avons reçu de nos devancière la connaissance d'une seule espèce de Brachiopodes.
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2 Ap«rfD historique.
':'•.•' ■ Âlijt)Aï'4'iHrï, au contraire, nous traDBmettons aux Bavants les :.aipmB''rt:lÈs .*figures. (Venviron 640 espèces ou variétés, que nous :*kf(bi'&-déC(iu«4ite4-dâns cette contrée silurienne.
1S47 — 1848. Panni ces formes, une partie notable a été déjà publiée durant les années 1847 — 1848.
Cette publication a eu lieu pour satis&iire le désir de notre illustre ami, Wilhelm Haidinger, que tout le monde connaît comme le grand promoteur des sciences géologiques et paléontologiques dans l'empire d'Autriche, sans compter ses autres mérites.
La première partie de noti-e travail a paru dans les Naturtoissmschaftîiehe Abkanâlungm, L, p. 357, li. 14 à 33.
La seconde partie a été publiée dans le Vol. II. du même ouvrage p. 153, H. 15 à 33.
Les planches de ces 2 publications s'élèvent ensemble à 16.
Kous avons suivi dans ce travail préliminaire la classification alors récemment publiée par nos illustres maîtres, Edouard de Verneuil et C*' Keyserliog, dans lem* grand ouvrage intitulé : Géologie de la Russie et de l'Oitral. Vol. II.
D'après l'ordre établi par cette classification, les espèces décrites dans la première partie, 1847, ont été rappoitées aux 2 genres suivants :
Espèces
Terebratula 71 I ..
Pentamenis 10 |
Les espèces décrites dans la seconde partie, 1848, appartiennent aux 6 types, qui suivent:
Espèces
Spiiifer 28
Orthis 26
Leptaena 29
Ghouetes 3
Orbicula 6
Lingda 2
Ensemble 175
Ces 175 espèces n'étaient pas les seules connues de bous à l'époque où nous avons écrit ce premier essai. Nons avons dû
Aperçu hiitorique. 3
réserver pour dos travaux postérieurs l'étude de beaucoup d'autres formes, qui se nous semblaient pas suffisamment représentées en 1846. Nos recherches incessantes, pendant les 32 années qui ont suivi, ont porté notre collection à son chilTre actuel: 640 formes nommées.
D'après les modifications qui ont eu lieu dans la somenclatore des Brachiopodes, depuis 1847, un grand nombre de nos espèces ont dû être transférées d'un genre à un autre. C'est ce que nous rappellerons chaque fois, par la synonimie correspondante.
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Variations observées parmi les BracMopodes silariens de la Bohême.
Lies &itjets sur lesiiaels nous appelons l'attention des savants, dans ce chapitre, sont les suivants:
L Définitions: — Espèce — Variété — Variante.
Contrastes entre les espèces des Brachiopodes, sous le rapport du nombre des variantes ou variétés, qu'elles présentent.
Classification.
n. Notices sur les espèces choisies comme exemples des variations observées parmi les Brachiopodes siluriens de la Bohême.
Section L Espèces de forme régulière.
SmUoh n. Espèces de forme irrégulière.
nL Tableau indiquant les principales espèces des Brachiopodes siluriens de la Bohême, qui sont accompagnées de variantes ou variétés contemporaines.
IT. Circonstances concomitantes de l'apparition des variantes et variétés des types spécifiques parmi les Brachiopodes.
A. Influence du nombre des individus d'une même espèce, coexistants sur un même horizon et sur une surface restreinte.
B. Influence de la durée de l'existence d'un même type spécifique, dans une série de fiiunes successives et distinctes.
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VviatioBg obaerréea panoi les
T. Belations chronologiqn^ entre les types spécifiques et leurs variantes et variétés.
Application de cette étude aux Brachiopoâes siluriens de ta Bohème.
Belations entre 3 formes successives du genre Pmta-
TI. Parallèle entre les Brachiopodes et les Trilobites siluriens de la Bohême, soue le rapport du développement des types spécifiques.
TII. Résumé et conclusions de ce chapitre.
Appendix.