‹ Brachiopodes: Études locales. 7 planchesChapitre 34 sur 122 · C.coglc · texte numérisé non relu

C.coglc

BrachiopodeB siluriens de 1k BobCme. 45

le terme ventral en dorsal et réciproquement, pour mettre notre texte en harmonie avec la nomenclature actuelle.

i,Nous remarquons une grande variété de formes dans le profil de cette coquille, comme dans son apparence générale. Tantôt, la valve dorsale s'élève suivant une pente de 45" à partir du crochet jusqu'à l'extrémité du bourrelet; tantAt elle s'arrondit h partir du milieu et le profil devient presque horizontal vers le front."

„La configuration et la saillie du bourrelet diffèrent grandement, suivant les individus ou les variétés. Quelquefois il est large, surmonté de 5 à 6 plis; d'autres fois il est étroit, fùgu et ne porte que 2 ou 3 plis au sommet. 11 s'élève jusqu'à devenir presque vertical du côté intérieur,"

„Dans tous les cas, la pente latérale est très forte et parait verticale près de la commissure."

„Les arêtes cardinales font entre elles un angle, qui dépasse rarement 90'' et elles se prolongent en ligne droite au moins jusqu'au tiers et quelquefois jusqu'au-delà du milieu de la coquille. Il en résulte que les arêtes latérales sont aussi variables en sens inverse, mais toujours arrondies."

„Le front se relève vers la valve dorsale, suivant une coui^ bure, qui prend toutes les formes, entre un arc continu, aplati, un rectangle ou un arc en ogive. La hauteur de la languette varie suivant les mêmes proportiirtis."

„Les crochets sont petits et peu saillants, cependant, quelques exemplaires rares nous permettent de distinguer, sous celui de la valve ventrale, une trace d'ouverture deltoide très petite."

„De chaque côté, au droit des arêtes cardinales, il existe une lunule ou enfoncement formé aux dépens des 2 valves et qui Ëiit ressortir la saillie des crochets. Quelques exemplaires montrent ce caractère à un moindre degré de développement. D'autres, quoique jeunes, le possèdent d'une manière très prononcée,"

„La valve ventrale, à peu de distance derrière le crochet, commence à se creuser par un sinus, qui s'étend d'un bord à l'autre et dont le fond est tantôt aigu, tantôt plat ou un peu convexe près de la commissure."

„Des plî's réguliers et simples couvrent toute la surface des deux valves et se prolongent jusqu'au crochet. Leur profil est

46 TariatioDs obïervéeB parmi les

ordiDairement aigu et tranchant au sommet. Quelquefois cependant, ceux qui sont au fond du sinus, sont arrondis. Les plis latéraux paraissent appliqués par une de leurs faces sur la paroi de la coquille et ne montrent presque que la face extérieure. Nous ne comptons pas plus de plis sur les cfttés, ni plus de 6 dans le sinus; mais ces nombres sont quelquefois moindres."

„La surface du test, vue k la loupe, est couvei-te de stries concentriqnes très fines dans les exemplaires très bien conservés."

„Var. psmdo-livonica. Nous désignons ainsi celle des formes de Ter. nympha, qui se rapproche le plus de la Térébratule décrite par M. de Bnch. Elle offre comme celle-ci, un bourrelet de plus en plus incliné, en remontant jusqu'au front et portant au sommet 2 ou 3 plis. Le sinus est ordinairement un peu aigu au fond, et le contour frontal prend la forme d'une ogive allongée."

„Var. emaciata. Nous associons sous ce nom à Ter. nympha une forme, que nous avons crue d'abord spécifiquement différente, mais qui nous semble se fondre avec elle par divers passages. Cette variété, très aplatie au jeune ftge et subtriangulaire, pourrait être comparée à un petit éveutail. Elle contraste beaucoup avec l'apparence épaisse, que présente la fonne que nous considérons comme normale, au même âge. A mesure que la Var. emaciata se développe, le front rectiligne et tranchant se courbe peu à peu, par l'apparition d'un large sinus aplati. En même temps, quelques-uns des plis forment sur la valve dorsale une saillie, qui nous semble être une réduction du bourrelet de Ter. nymplui. Cette variété amincie n'atteint jamais une taille aussi grande que les autres. Cependant, elle n'est pas rare et elle accompagne ordinairement les formes précédement décrites, dans les mêmes bancs calcaires."

„Raj^. et différ. Nous avions cru d'abord pouvoir identifier avec Ter. Uvontca v. Buch l'espèce que nous venons de décrire. Nous avons ensuite reconnu quelques différences assez notables entre elles. D'abord, les cavités ou lunules, que nous avons signalées en arrière des crochets et dont il n'existe pas d'apparence sur un exemplaire de l'espèce îivonica, que nous devons à la bonté de M. de Buch. En second lieu, dans la description que ce célèbre paléontologue a donnée de cette espèce, nous lisons que son principal caractère glt dans les arêtes cardinales, si courtes que leurs extréndtés n'atteignent pas le quart de la longueur de la coquille, tandis-

Braehiopodes siluriens de la BobSine. 47

que leg arêtes latérales sout, au contraire, très développées. Nous observons des rapports inverses dans notre espèce, entre les arêtes du contour.'^

„Gisem' et local. Ter. nympka n'a existé que durant le dépAt de notre calcaire moyen F. Elle se trouve avec une fréquence considérable, associée avec Ter^. princeps, aux environs de Muienian et de Konieprus."

Ces dernières lignes attestent, qu'à l'époque où nous les avons écrites (1846) noua n'avions pas encore découvert la présence de Rkynch. nympha sur d'autres horizons que celui de notre bande f 2. Mais, depuis lors, nous avons successivement constaté, que la même espèce existe dans nos bandes e2 et gl. Les spécimens provenant de ces 2 horizons ont été figurés sur notre PI. 122.

A la description qui précède, nous devons ajouter quelques nouvelles observations. Elles se rapportent principalement aux plis, qui ornent la surface et ensuite aux variétés, que nous distinguons parmi les formes apparentées.

Noiis constatons d'abord, que le nombre des plis varie entre des limites très espacées, savoir 4 et 12, sur la surface du bourrelet, près du front. Cependant, bien que les chiffres extrêmes -semblent indiquer des variétés, nous ne pouvons pas donner ce nom aux individus, qui diffèrent seulement par un petit nombre de plis. Nous observons d'ailleurs un passage gradue) entre les nombres divers.

Ces nombres de plis ne se présentent pas avec une semblable fréquence. Ce sont les chiffres extrêmes, qui sont le plus rarement représentés dans nos spécimens, tandisque le chiffre moyen 6 se montre dans le plus grand nombre des individus.

Mous ferons remarquer, que les plis du bouixelet sont toujours séparés des plis latéraux par un intervalle notable, qui permet de distinguer les 2 groupes. Parcourons les diverses combinaisons.

4 plis au bourrelet. C'est le minimum connu. Ce nombre est représenté sur notre PI. 122, case II, par 2 spécimens de taille très différente, appartenant h l'horizon de e2 et provenant des collines entre liuietz et Lodenitz. Un troisième spécimen de taille intermédiaire est figuré sur la même planche, case UX, fig. 1.

^îooglc

48 Tari&tîoiis obserréee parmi les

Il a été trouvé sur le même horizon à Tachlowitz. Nous âgurons encore sur la PI. 153, case I, un spécimen avec 4 plis au bourrelet. Il provient des environs de Konieprus et appartient à la bande f 2.

Noas constaterons ci-après, que le nombre de i plis au bourrelet se retrouve dans les variétés que nous nommons: simulans et carens. Mais, en somme, cette combinaison est relativement très rare en Bohême, surtout dans la bande f2.

4 plis princip(mx et 3 plis accessoires sur le bourrelet. Les plis principaux sont plus développés et plus élevés que les plis secondaires, qui sont placés l'un de cbaque cdté. Nous figurons des spéchnens, qui représentent cette conformation, sur notre PI. 153, cases n et III. Tous proviennent de Konieprus et caractérisent l'horizon de f2. Us sont assez fréquents.

5 plis au bourrelet. Les spécimens montrant ce nombre de plis ont été ti'ouvés à Konieprus dans la bande f2. L'un d'eux est figuré sur ndtre PI. 153, case IV. Us sont assez rares.

5 plis principaux et 1 pli secotidaire att bourrelet. Divers spécimens de Konieprus, f2, représentent cette combinaison. Nous ne les avons pas figurés, faute d'espace.

6 plis au bourrelet. Nous figurons sur notre PL 122, case III, un spécimen de Tachlowitz e2, possédant ce nombre de plis. Une série de 5 spécimens offrant ce même nombre est exposée sur notre PI. 29, dans la case inférieure à gauche. Nous en figurons 8 autres sur notre PI. 153, cases: V — VI — YII. Ils proviennent, comme les précédents de Konieprus, f2. Enfin, sur la PI. 122, nous représentons un spécimen à 6 plis au bourrelet dans la case I, fig. 2. Il provient de Branik gl.

Nous ferons remarquer que, lorsque nous avons établi l'espèce nympha, nous considérions le nombre de 6 plis cotnme normal ou typique, parcequ'il se rencontre plus fréquemment que la plupart des autres, surtout aux environs de Konieprus f3. C'est donc le type, au point de vue historique, tandisqu'on pourrait considérer comme type absolu la combinaison de 4 plis au bourrelet.

6 plis principaux au bourrelet avec 3 plis secondaires. Nous figurons sur notre PI. 153, case YIII, 1 individu, offrant cette combinaison. Mais nous en possédons plusieurs autres.

.îoogic

BncUopodei Bilnrlens de la Bohême. 49

7 plis ou bourrelet. Ce nombre se rencontre rarement. Sur notre FI. 153, nous figurons (case DC) 2 individus provenant de Konieprus, f2, et qui permettent d'observer cette comblnaiBon.

7 plis prinâpattx ou bourrelet avec 2 plis secondaires, se trouvent sur divers spédmens de notre collection , mais ils ne sont pas figurés, faute d'espace.

8 plis au bourrelet. Un jeune spécimen présentant ce nombre est figuré sur notre PI. 153, case X. H a été trouvé à Konieprus, tî.

Un autre spécimen de la même localité et offrant le même nombre de 8 plia au bourrelet n'a pas pu être figuré sur la même planche. H est de taille moyenne et se distingue par cette particularité, que les plis de la surface n'apparaissent que vers le milieu de la longueur. Ce spécimen est donc caractérisé par la même àrconstance, qui nous a induit à établir la variété earms, d'après des individus de la bande e2. Nous allons mentionner cette variété, qui est représentée sur notre PI. 122.

9 plis au bourrelet. Ce nombre se voit sur un spécimen de Konieprus, que l'espace ne nous a pas permis de figurer sur la PI. 163.

Les nombres 10 et 11 ne sont pas représentés par les plis du bourrelet, parmi les spécimens de notre collection, ni ailleurs, à notre connaissance.

J.3 plis em bourrelet. Ce nombre extraordinaire et que le dessinateur a réduit à 10, n'a été observé que sur le spécimen figuré PI. 123, case II, fig. 3. Il a été recueilli entre Luîetz et Lodenitz dans la bande e2. Nous le considérons comme une variété, que nous nommons duleissima. C'est une exception à cause du nombre très élevé des plis.

En décrivant ci-après les variétés, nous constaterons, que la plupart des combinaisons de plis se retrouvent aussi bien dans notre bande é2 que dans notre bande f 2. Elles ne pourraient donc pas servir pour établir une différence notable ou un progrès, parmi les formes représentant iUyncA. nympka sur ces 2 horizons, qui sont de beaucoup les plus riches en Brachiopodes , dans notre faune troisième.

byGoogk

Variations obBervées pumi Ub

Variétés associées à Khyneh, nytmphn.

Il nous reste à indiquer les variétés, que nous croyons convenable de distinguer par des noms. Kous rappelons, que 2 de ces variétés ont été déjà désignées par nous en 1847, par les dénominations de Var. emaciata et Var. pseudo-livonica. Nous venons de reproduire p. 46 la définition primitive , qui suffit pour faire connaître les caractères très apparents de ces 2 formes. Nous devons seulement répéter ici l'indication des planches sur lesquelles chacnue d'elles est figurée.

Var. emaciata, PI. 29—163.

Var. pseudo-livonica, PI. 29 — 153,

On sait que ces 2 formes se trouvent dans notre bande fS, mais non dans e2.

En outre, nous distinguons parmi les spécimens de la bande f 2 et ceux de gl une troisième foime, que nous considérons aussi comme une variété et que nous nommons Varietas interpolata. Elle est représentée par des spécimens, qui ne sont pas très rares. Le nom, que nous lui donnons, est destiné à rappeler, que cette forme est intermédiaire entre les 2 variétés précédentes etnactata et pseudolivonica. Elle est constamment plus épaisse que emaciata. Mais sa face frontale, quoique ogivale, est beaucoup moins élevée que celle de pseudo-livonica. Nous regrettons, que l'espace ne nous ait pas peimis de la figurer sur notre PI. 153, mais elle est représentée sur la PI. 122, case I, par un spécimen provenant de la bande gl.

Parmi les autres formes, auxquelles il nous semble à propos de donner un nom, nous signalons d'abord celle qui est figurée comme var. simulans sur nos PI. 93, case IV et PI. 147, case VII. Elle se distingue par 2 caractères principaux, savoir: d'abord, par ses plis relativement peu nombreux et plus forts que dans les autres formes, qui viennent d'être passées en revue. Ensuite, le bourrelet nous présente une division longitudinale, consistant dans une rainure médiane, très distincte et qui ne peut être confondue avec celles qui séparent les plis. Aucune rainure semblable ne se voit, ni sur le type, ni sur les variétés qui précèdent.

Dans la variété simtdans, le nombre des plis connu jusqu'à ce jour varie très peu. Ainsi, nous le trouvons égal à 4 sur la PI. 93,

Bnchiopodes silnriens de la Bobeme. 5X

caRe IV, dans les spécimens fig. 1 — 2 et dans celui de la fig. 4. Mais, dans ce dernier cas, il est accompagné de 2 plis secondaires. Le spécimen fig. 3 est irrégulier. Ces divers exemplaires provienoent (le bancs calcaires, qui ont été exploités au bord du chemin de fer, vis-à-vis Srbsko. La position de ces bancs ne nous permet pas de reconnaître exactement s'ils appartiennent à la bande gl ou à la bande f 2. Nous adoptons cette dernière interprétation, à cause des apparences du calcaire, très semblable à celui de Koniepnis. Mais il reste un doute à éclaircir.

Un autre exemplaire de cette variété, figuré PI. 147, provient des calcaires de Koniepnis. Il présente les 2 caractères, qui distinguent la variété simulans et il montre 4 plis sur le bourrelet, comme les exemplaires de Srbsko.

Considérons maintenant les formes, qui ont été trouvées dans notre bande e2. Elles sont toutes figurées sur notre FI. 122.

Nous avons déjà appelé l'attention sur l'une d'elles, à cause du grand nombre de ses plis, qui s'élèvent à 12 sur le bourrelet, dans le seul spécimen connu, case II. Nous l'avons nommée vta: (Ivlcissima. Ce fossile provient des collines entre Luietz et Lodenitz.

Les spécimens, qui nous ont été fournis par les environs de St. Ivan sont figurés sur les cases IV et V. Ils sont très apparentés par une circonstance, qui consiste dans la disparition des plis, sur une partie plus ou moins considérable de la surface, entre le crochet et les bords. Il nous semble donc, qu'on pourrait les associer dans une variété, portant le nom de carens. On remarquera que, dans les plus jeunes spécimens, case V, on voit naître les plis sur le contour de l'individu fig. 1, qui est le plus petit. Ils se montrent plus développés dans le spécimen fig. 2, qui est un peu plus grand. Ed nous reportant sur les exemplaires de la case IV, qui offrent des plis beaucoup plus développés, nous retrouvons la surface sans plis, dans la partie initiale de la coquille.

En comparant maintenant les spécimens figurés sur ces 2 cases, nous reconnaissons, que leur bounelet présente, dans le nombre de ses plis, une série croissante, semblable à celle que nous venons d'exposer pour les exemplaires de Konieprus f 2, offrant la forme typique.

En effet, le nombre de 4 plis se montre distinctement sur le grand spécimen, case IV, fig. 4.

byGoogIc

52 Variations obierréei parai 1m

Le nombre de 5 plis existe sur le spécimen fig. 3 de la même case et but les 2 exemplaires de la case' V.

Le nombre de 7 plis se voit distinctement sur les spécimens fig. 1 — 2 de la case IV.

Le hasard veut, qne nous n'ayons pas rencontré dans cette localité des spécimens portant 6 plis au bourrelet et représentant la variété carms. Nous avons vu que cette combinhison est la plus fréquente parmi les formes typiques de f 2.

Nous rappelons, que nous venons de signaler sur la p. 49, l'existence d'un spécimen à 8 plis, appartenant à la même variété et trouvé dans les calcaires de la bande f 2 à Eonieprus. Ainsi, cette variété s'est propagée verticalement, de e2 dans f2, malgré la lacune interposée dans la bande f 1.

Distribation verticale de Rhynch. nympha et de ses variétés dans notre bassin.

Le tableau qui suit, indique tous les horizons sur lesquels nous avons constaté la présence de ces Brachiopodes.

Ir.

Espèce et variétés d

(1 tî

1 rt

Flanehes

Rhyneh. nympha . b&tt. .

{forme typique)

Tar. carens Bair. .

Tar. dulcisaima .... Barr. .

V&r. emacîata Barr, .

Var. pseudo-lÏTonica . . Barr. .

Var. BimnlanB Barr. .

Le tableau qui précède, donne lieu aux observations suivantes :

1. Bhynehonella nympha teàX sa première apparition dans notre

bassin durant le dépôt de notre bande e2, c. à d. sur Tborizon,

qui nous présente le nombre maximum d'espèces de Brachiopodes.

Les spécimens, que nous avons recueillis dans la bande e2, sont

Brachiopodes silnriens de b

beaucoup moins nombreux que ceux qui nous ont été fournis par la bande f 2.

Reoiarquons qu'entre ces 2 horizons, c. à d. dans la bande f 1, l'espèce qui nous occupe semble avoir disparu de notre bassin. Mais, OD - voit que cette intermittence n'a pas nui à sa Mquence remarquable dans les calcaires de f2.

Malgré le grand nombre des individtls dans f2, l'existenee de Bhffiich. npi^ha s'est à peine prolongée jusque dans notre bande gl. En effet, cette bande calcaire, d'une puissance d'environ 250 mètres, ne nous a fourni que de très rares spécimens de Rhyneh. nynypha. Nous en figurons un sur notre PI. 122, case I, âg. 2.

Au-dessus de cet horizon, nous ne retrouvons plus aucune trace de cette espèce, ni de ses variétés.

2. Notre tableau montre, que nous ne distinguons que 6 variétés, dont 2 se trouvent dans notre bande e2. L'une d'elle, Voa^. etirens, se propage dans la bande f2.

En outre, i autres variétés apparaissent dans cette bande. Une seule d'entre elles se propage dans la bande superposée gl, savoir: Var, inUrpolata. Les 3 autres ne nous sont connues que dans f 2.

D'après cette répartition, on voit que, malgré le nombre relativement exigu des représentant;^ de Bhynch. nympha sur l'horizon de e2, nous connaissons deux variétés très distinctes, cca-ens et dulcissima, qui se sont manifestées, pendant le dépOt de cette bande.

Dans la bande f 2, incomparablement plus riche par le nombre des individus de Bht/nch. nyn^ha, nous ne voyons cependant apparaître que 4 variétés nouvelles : emaciata — interpolata — pseudolivoitica — sifHulans. Ainsi, ce sont seulement 2 variétés de plus que dans e2. Cette différence est loin d'être en proportion avec l'augmentation de la fréquence, que nous venons de signaler dans f 2. Ce fait, comme beaucoup d'autres, que nous mentionnons dans cette étude, confirme cette observation, que te nombre des variétés d'une espèce quelconque n'est pas en rapport avec celui des individus coexistants.

Nous venons de constater que, parmi les i variétés qui surgissent dans f2, une seule, Ve»-. interpolata reparait dans gl, avec la forme typique Bh^neh. nyn^ha. Dans cette masse immense de

.C.cx«..

54 YariatioDs observées parmi les

calcaire, uous perdous totalemeot les traces très rares de ces 2 Brachiopodes.

Ed ce qui concerne la fréquence des individus de Bhynek. nympka, noua avons déjà constaté, qu'ils sont relativement rares dans notre bande e 2. Ils sont, au contraire, extrêmement nombreux dans notre bande f 2.

Parmi eux, ceux que nous avons considérés comme types, dès l'origine, et qui portent 6 plis au bourrelet, sont les plus fréquents, mais les individus représentant la var. pseudo-livonica sont presque aussi multipliés. La var. emaciata est relativement beaucoup moins nombreuse, ainsi que la var. inierpolaia.

L'existence de Mkynch. nympha a été annoncée dans le Harz. Nous discutons ci-après (Chap. IIL), la valeur des documents relatif à cette assertion.

Les observations qui précèdent, sont en parfaite harmonie avec celles que nous avons présentées au sujet de plusieurs autres Brachiopodes. Nous ferons particulièrement ressortir ce fait, qui se reproduit dans presque tous les cas, savoir: que le nombre des variétés contemporaines de la forme typique prédomine presque seul parmi les Brachiopodes siluriens de la Bohême. Nous connaissons à peine un exemple d'une variété successive ou postérieure au type. Voir ci-après, Subdivision, V. de ce chapitre.

5« Ebynchonella fwmula. Barr.

et Va/r. modica. Barr.

Page 1