‹ Brachiopodes: Études locales. 7 planchesChapitre 33 sur 122 · Var. vellerosa . . .PI · texte numérisé non relu

Var. vellerosa . . .PI

4. Bien que les dimensions des coquilles aient peu d'importance à nos yeux, ou peut remarquer, que les nombreux spécimens de Rhyneh. princ^as et Rhyneh. Henrici, figurés sur nos planches, ne diffèrent pas notablement, sous ie rapport de leur taille. Cependant, aucun individu de la seconde espèce n'atteint les plus grandes dimensions de ceux de la première, qui sont figurés sur les PI. 25—121.

5. Enfin, quelque indifférente que puisse paraître la relation entre les nombres des représentants, de 2 espèces sur un même hori2on, noua devons faire remarquer, que Rhyneh. Henrici, apparaissant soudainement durant le dépôt de f2, nous a fourni, dans le calcaire de cette bande, presque autant d'individus que Rhyneh. princeps, qui avait déjà joui de la plus grande diffusion horizontale, durant le dépôt de la bande e2.

6. Les 2 groupes comparés ont disparu en même temps de notre bassin. Seulement, le type Rhyneh. princeps s'est propagé dans gl, par de rares individu».

Les effets de la concurrence vitale se manifestent difficilement à nous, au milieu de semblables circonstances.

D'après cette série d'observations, montrant les connexions entre Rhyneh. princeps et R/iynch. Ifenrici, il est vraisemblable, que la plupart des paléontologues, qui admettent les théories de l'évolution, seront disposés à considérer Rhyneh. Henrici comme une simple variété de Rhyneh. princeps.

Cependant, cette manière de voir se trouve combattue par divers contrastes , qui nous restent à énumérer outre les deux Brachiopodes comparés.

1. Le plus grave est celui que nous avons déjà mentionné en commençant, p. 33, et qui dérive de la présence du rebord autour

40 Variations observées pvmi les

de la Talve ventrale de Bhtfnch. Henrici. Rien n'affaiblit jusqu'ici la puissance distinctive de cette conformation, si rare parmi les Brachiopodes.

En effet, nous constatons, qu'ancun spécimen quelconque de cette espèce ne montre la moindre trace d'une transition vers Bhi/nch. princeps, par un rebord mdimentaire.

De même, parmi les individus de Rkynck. princeps, nous n'en découvrons aucun avec un rehord naissant, ni avec la valve ventrale déprimée.

Au contraire, dans tous les individus de Bh^eh. Benriei, quelle que soit leur taille, le rebord est parfeitement marqué. Nous ajouterons même, qne nous reconnaissons son existence dans les spécimens les plus exigus nu embryonnaires, qu'il nous est impossible de figurer.

Il faut donc que, dans tous les représentants de Rhynch. Henrici, le rebord soit un caractère primitif, inné et non acquis pendant la croissance des individus. Ce bit établit une barrière presque infranchissable entre tes 2 Brachiopodes en parallèle.

La circonstance de leur coexistence et de la multiplicité des individus, qui auraient pu fournir des exemples de transition, doit contribuer puissamment à confirmer cette observation. Nous avons eu l'occasion de faire remarquer, au contraire, diverses transitions entre les représentants des variétés associées dans chacun des deux groupes comparés.

2. Bien que nous ayons tait ressortir dans ces groupes l'existence de 3 variétés, qui semblent se représenter réciproquement, cette connexion se tronve fortement affaiblie par le fait suivant. C'est que nous coimajasons, dans le groupe de Rhynch. prineeps, 5 autres variétés, qui sont jusqu'ici sans analogues parmi celles de Rhynch. Henrici, savoir:

Var. gibba, Var. nmcilenta, Var. Psyché,

Var. Eudora, Var. surgens.

De même, Rhynch. Henriei nous fournit 2 variétés , qui lui sont exclusivement propres:

Var. escisa. | Var. excavata.

^îooglc

Bnchiopodes silnrieaa de la Bohême. 41

Nous devons faire remarquer que, parmi les variétés exclasives, que nous venons de signaler, la plupart sont déterminées par un caractère, dont la manifestation était presque impossible dans le groupe cbmparé.

3. D'après les enseignements de nos maîtres, nous sommes disposé à considérer comme à peu près constantes, dans une même espèce, les apparences fondées sur les caractères intérieurs, comme les impressions musculaires. Or, dans le cas qui nous occupe, ces impressions sont figurées dans la valve ventrale de divers spédmens distribués stir les planches qui suivent:

IPL 26, case II, fig. 4—5.

PI 120 / c^fi VIII, fig. 1 a.

'\ca8e IX, fig. 2 a.

[ PL 131, case IV,

En comparant entre elles les figures, FI. 131, on reconnaît qu'elles montrent une assez grande diversité dans les apparences des impressions. Malgré quelque analogie avec les impressions citées pour Bhynch, prineeps, il serait impossible de les considérer comme identiques. Mais nous ne saurions faire, dans ce cas, la part de la différence, qui peut dériver de l'âge ou de l'état de conservation des individus.

En ce qui concerne les impressions musculaires sur la valve dorsale, nous n'avons pu les découvrir sur nos spécimens de Bhjfnch. jarinceps, que dans celui qui est figuré PI. 120, case II, fig. e. En rectifiant cette figure, comme l'indique notre explication correspondante, on voit que cette impression est en harmonie avec celles que nous figurons dans la valve dorsale de Rkynch. Hmrici FI. 131, case IV, fig. le— 3e— 4c— 5c — 6c— 7c. Ces figures concordent pour nous montrer des apparences assez constantes et semblable-

D'après ces observations, qui indiquent une notable différence dans les valves ventrales et une harmonie vraisemblable dans les valves dorsales, il ne nous serait pas permis de considérer les impressions musculaires de Rhynch. princcps et de Rhynch. Henrict conmie absolument identiques. On pourrait plutôt penser, que ces caractères indiquent 2 espèces différentes.

r,,,:cc.;,C00glc

43 Vari&tions observées parmi les

Quant aux nervures ou impressions vasculaires, que nous avous figurées sur le luoule interne de quelques spécimens de Bkyneh. Henrici, sur la PI. 131, cases III — IV, on voit que leurs apparences sont très variables entre les individus. A plus forte raison, devrait-on s'attendre à rencontrer une grande diversité entre cette espèce et Rhynck. princeps. Malheureusement, nous ne pouvons pas en juger, parceque nous n'avons pas pu observer des impressions semblablement placées sur nos spécimens de cette dernière espèce.

Avant de terminer ce parallèle, nous devons faire observer, que les ' diversités que nous signalons, d'un côté entre les variétés de Hkynch. Henriei et d'un autre côté entre celles de Rhyttch. princeps, paraissent un peu amoindries par certaines transitions, que nous avons indiquées dans chaque groupe. Les mêmes diversités nous sembleraient beaucoup plus fortes, si chacune des variétés avait ' apparu isolée dans des dépôts successifs.

En somme, il résulte de ce parallèle, que, malgré de remarquables affinités et ressemblances entre les représentants de Sitynch. princeps et ceux de Hhynch. Henriei, il existe entre ces 2 Brachiopodes trop d'éléments disparates, pour que nous puissions considérer le second comme une variété du premier, suivant le sens habituel de ce mot. Si les relations entre ces deux Rbynchoiielleg paraissent pour ainsi dire mystérieuses, c'est parceque nous ignorons complètement la cause, qui produit les variétés, avec ou sans intervention de la forme, que nous nommons typique.

D'après les observations qui précèdent, on voit que cette cause, non définie, produit soudainement des variétés contemporaines d'un type. Elle nous dispense donc de recourir à l'hypothèse de rinfluencc des âges géologiques, pour l'apparition des variétés successives.

Nous rappelons que, contrairement à nos vues, M. le Prof. Quenstedt a identifié spéciâquement Bhyneh. princeps avec Jth. Henriei. Il en donne de bonnes figures, montrant leurs caractères contrastants. (Brachiop., p. 195, PI. 43, fig. 33 à 31, 1871.)

îdbyGoOglC

BracbiopodeB siluriens de la Bohême. 43

S« Rhynchonella tarda. Barr.

1847. Terebrat. t.arda Barr. — Ueb. Brachiop. — Natnrw. Abhandl. Haiding., L, p. 85, PI. 20.

Cette espèce doit être remarquée parmi nos BracMopodes les plus importants.

Elle se trouvé dans toute la hauteur de notre bande e2. Elle disparaît subitement vers la fin de ce dépAt et jusqu'à ces derniers temps nous n'avons découvert aucune trace deson existence dans la bande superposée f 1. Mais, en faisant une dernière revue de nos Brachiopodes, nous avons trouvé un spécimen offrant les apparences de Bhynch. tarda, et qui provient de notre bande f2. Il est figuré sur notre PI. 142. Une semblable intermittence s'observe pour un grand nombre de nos espèces.

La diffusion horizontale de Bhifnch. tarda s'étend sur 8 des localités principales de notre bassin, pendant le dépAt de notre bande e2.

La fréquence des individus dans chacune des localités de e2 est généralement faible. Nous avons cherché pendant longtemps, avant de pouvoir compléter les séries, que nous avons figurées sur notre PI. 115.

Remarquons que tous les spécimens composant ces séries sont exactement contemporains et ont été trouvé les uns à côté des autres, dans tes mêmes couches et dans quelques localités.

En comparant ces séries, pour chacune desquelles l'explication des ligures présente des indications suffisantes, on reconnaît, que Bhynch. tarda offre des variations contrastantes. Ce contraste se manifeste dans la forme et dans les ornements.

Dans la forme, en ce que nous voyons des individus aplatis et caractérisés par un biseau frontal tranchant, tandisque d'autres sont globuleux et montrent une paroi frontale presque verticale.

Dans les ornements, en ce que certains spécimens portent des plis prononcés sur toute leur surface, à partir du crochet jusqu'à la commissure frontale. D'autres, au contraire, sont privés de ces plis, ou bien n'en présentent qu'une trace à peine saÏMasable. Cette

44 TariatiiuiB observées pumi loe

trace a dû être exagérée sur les figures, tandisque dans la nabire, on ne pent la reconnaître qu'en feisant jouer la lumière.

D'après la taille des individus coutraetants, on reconnaît qu'ils peuvent être également considérés comme adultes, abstraction faite des jeunes individus, qui complètent les séries. Mais, les contrastes entre ces jeunes eux-mêmes nous enseignent, que la variété représentée par chacun d'eux était déjà déterminée dès sa naissance et n'a pas été le résultat des influences éprouvées durant sa croissanc*.

Nous n'avons pas cru nécessaire de donner des noms à ces variétés, mais on pourrait évidemment en distinguer au moins 2. La forme globuleuse étant considérée comme typique, les variétés seraient représentées par les 2 formes aplaties à front tranchant. L'une d'elles conserve les plis caractéristiques de l'espèce, tandisque sur l'autre ces ornements disparaissent et la surface semble presque totalement lisse.

Ainsi, Rhynch. tarda doit être rangée parmi les espèces de notre bassin, qui ont été accompagnées par des variétés contemporaines, apparaissant en même temps que la forme typique et disparaissant avec elle.

Le dernier survivant de l'espèce, trouvé isolément dans notre bande f2, représente la forme typique, mais il offre une conformation irrégulière, PI. 142.

4» RhyBchonelIa nyn^Jia. Barr.

1847. Terebrat. npmpha Barr. — Ueb. Brachiop. — Natorw. Abbandl. Haiding., I., p. 66, FI. 20.

Cette espèce étant une des plus importantes de notre bassin, par son extension verticale et par la fréquence de ses représentants, nous croyons devoir lui consacrer une notice spéciale, principalement destinée à faire connaitre plus complètement qu'en 1847 les variétés, qui accompagnent la forme typique.

Avant d'exposer nos observations sur ce sujet, nous reproduirons ici la description de la coquille, qui a été publiée en langue allemande, dans l'ouvrage cité ci-dessus. Nous changeons seulement

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