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Espèces montrant un développement maximum

Il est bien entendu, que ces catégories ne sont pas absolues dans la nature, mais seulement établies pour l'étude.

Après avoir présenté une notice particulière pour les principales espèces de Brachiopodes et de Trilobites, choisies comme exemples pour chacune de ces 3 catégories, nous signalons les harmonies et les discordances qu'elles présentent, en déduisant les conclusions qui en dérivent immédiatement.

1. Harmonie dans l'inégalité et la diversité du développement des espèces, qui ont apparu en même temps et qui ont coexisté dans des circonstances identiques.

Cette harmonie ne peut être attribuée qu'à une cause indépendante du temps et du milieu ambiant.

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Bracbiopodes silariens de la Bohême. 141

2. HannoDÏe dans la manifestation soudaine et simultanée, dans chaque faune partielle, successive, d'un grand nombre d'espèces possédant, dès leur première apparition, la plénitude de leurs caractères distinctifs.

Ce phénomène se reproduisant invariablement dans toutes tes contrées et dans toutes les faunes distinctes, est aussi merveilleux qulnexplic&ble par les théories.

3. Contraste en ce que, dans notre bassin, les Bracbiopodes offrent beaucoup plus de variantes et de variétés contemporaines que les Trilobites.

Ce fait confirme les observations antérieures, démontrant le peu d'influence des circonstances locales.

4. Harmonie dans l'exiguité du nombre des exemples de variations successives ou postérieures au type. Nous n'en signalons qu'un seul parmi nos Bracbiopodes et 2 parmi nos Trilobites.

Les variations observées dans les variétés successives de ces 3 exemples sont également de valeur minime.

Four les Bracbiopodes, elles consistent principalement dans les apparences des ornements.

Pour les Trilobites, elles se réduisent à des différences dans la taille des individus.

Ces observations nous ramènent à la conclusion déjà formulée, savoir : que les variétés successives et postérieures à leur type peuvent être attribuées à la même cause, qui a produit les variétés contemporaines, sans intervention de l'influence des circonstances locales, ni des Ages géologiques.

En somme, ce parallèle nous montre une concordance générale dans le développement et les variations des types spécifiques, parmi les Bracbiopodes et les Trilobites siluriens de la Bohême.

Cette concordance, qui suppose un plan combiné d'avance, ne peut dériver que de l'action souveraine d'une même cause créatrice et ordonnatrice de la vie animale, sous les apparences variées qu'elle présente sur notre globe.

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Tuiatione observées parmi lea

Les études, que nous venons d'exposer sur les variations des Brachiopodes, sont restrciutes aux types spécifiques du bassin silurien de la Bohême. Deux circonstances nous empêchent, en ce moment, d'étendre nos recherches aux espèces des autres contrées et des autres faunes.

La plus grave consiste en ce que les matériaux de notre collection ne sont ni assez nombreux, ni assez variés, pour nous offrir les mêmes sujets d'observation que ceux de notre bassin.

D'un autre côté, les variations des Brachiopodes dans les formes les plus anciennes, n'ayant pas encore été l'objet d'études spéciales, sont à peine mentionnées dans les ouvrages paléontologiqnes à notre connaissance. Ainsi, la littérature ne peut compenser l'insulfisattce de notre collection.

En présence de ces obstacles, nous devons ajounier les études comparatives , que nous considérons comme indispensables , pour confirmer les résultats de nos recherches locales, sur les variations des types spécifiques des Brachiopodes siluriens, en Bohême.

Nous savons cependant que, parmi ceux de nos illustres maîtres, qui ont le plus spécialement étudié les Brachiopodes paléozoîques, plusieurs ont fait des observations analogues aux nôtres. Nous citerons seulement: MM. Th. Davidson, J. Hall, L. de Koniuck. Mais il serait prématuré de publier eu ce moment teurs communications particulières, soit verbales, soit épistolaîres, sur ce sujet. Un sentiment naturel de convenance nous commande de laisser à ces savants tout le temps qu'ils jugeront nécessaire, pour bien apprécier les faits nouveaux, que nous publions aujourd'hui et les conséquences, que nous en déduisons.

Après cet examen, nous espérons que non seulement les émineiits paléontologues cités, mais encore beaucoup d'autres maîtres de la science jugeront utile d'exprimer jusqu'à quel point ils peuvent confirmer nos observations par des observations concordantes et donner leur assentiment à nos vues.

En attendant, il nous semble à propos de rappeler ici un beau travail de l'un de nos anciens maîtres, depuis longtemps enlevé par la mort à la science. Ce travail, relatif à une série de Bracbiopo-

BrachiopodeB ailuriens de la Bohème. 143

des crétacés, constate des faits pour ainsi dire identiques avec ceux que noua venons d'expQser au sujet de nos Brachiopodes siluriens. Il a paru en 1847, dans les Mémoires de la Société géologique de France, II, sous le titre de: Rapport sur les fossiles du Tourtia.

Dans ce mémoire, le vicomte d'Ârcbiac décrit et figure 38 espèces, qu'il associe dans le genre Terebratula. La plupart sont lisses ou peu ornées. Parmi elles, il en signale 10, comme offrant des variétés, qu'il distingue principalement d'après la forme de la coquille, tantôt large, tantôt longue ...&...

La plus Temarquable d'entre elles est Terebr. nerviensis, qui offre à elle seule 6 variétés. Ter. latissima en présente 3. D'autrM en possèdent 2 ou une seule.

En voyant les figures de Ter. nerviensis, PI. 17, on ne peut s'empêcher de reconnaître l'analogie entre ses apparences diverses et celles de notre Reteia meloniea, exposées sur nos PI. 13 — 141 et considérées par nous comme des variantes d'un même type spécifique. Seulement, le crochet et l'ouverture offrent une grande différence entre nos formes siluriennes et les formes crétacées.

En nous bornant aujourd'hui à cet exemple, emprunté aux Brachiopodes du Tourtia, nous ne doutons pas qu'il ne soit accompagné tôt ou tard de divers autres, également fournis par l'étude des faunes secondaires et par d'autres exemples encore plus nombreux, dérivant des faunes paléozoiques.

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OIXELXiltr'e II.

Distribution verticale des genres et espèces

de Brachiopodes, dans le bassin silurien

de la Bohême.

Nous constatons avant tout que, dans nos études sur les Brachiopodes, nous avons adopta la classification proposée par notre illustre maître et ami, M. Thomas Davidson. Mais, comme notre étude actuelle n'a rien de commun avec la classification zoologiqne, nous disposons les genres et les espèces, sur les tableaux qui suivent, selon l'ordre alphabétique, qui est le plus commode pour les recherches.

Voici l'ordre de nos études:

I. Tableau nominatif de la distribution verticale des Brachiopodes, dans le bassin silurien de la Bohême.

n. Tableau numérique, résumant la distribution verticale des

Brachiopodes, dans le bassin silurien de la Bohème. m. Diagraâime figurant la distribution verticale des Brachiopodes, dans le bassin silurien de la Bohême.

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