‹ Brachiopodes: Études locales. 7 planchesChapitre 73 sur 122 · rhomboidalia . . . Wilck. sp · texte numérisé non relu

rhomboidalia . . . Wilck. sp

G. Bolaris Barr.

Ensemble: 64 espèces ou variétéB.

3. (Suite.) Nous constatons en même temps, que ces 14 espèces, à l'exception de Chonetes tardas, ont toutes existé durant le dépftt de notre bande f2. Elles contribuent donc puissamment à établir la continuité, à partir de la bande e2.

n est tout naturel, que le nombre des espèces primitives, dans notre bassin silurien, diminue par l'effet habituel de l'extinction

18g DÎBtribation verticale den Brachîopodea

graduelle, à mesure que nous remontons dans la série verticale de nos fonnationg. Mais, cette diminution ne se manifeste pas dans les connexions entre les faunes successives et celle de e2. Les observations suivantes contribuent à confirmer ce fait, de la mtuiière la plus évidente.

En effet, dans les bandes g'i — g3 — hl, malgré la réduction des espèces à quelques unités, nous retrouvons parmi celles-ci des Brachiopodes , dont l'origine remonte non seulement à «2, maie encore au-delà, jusqu'aux Colonies. Nous allons les signaler nominativement dans le tableau qui suit (p. 188).

4. Dans la bande g2, qui ne possède que 10 Brachiopodes, reparaissent les 3 espèces suivantes de e2, qui repré.sentent la proportion de 0.30, dans le nombre total.

Atrypa obovata . Sow. | Stroph. ciHiluB . Barr. | Stropb. eBirgiuta Barr.

Cette proportion 0.30 des Brachiopodes de g2, qui sont communs avec e2, dépasse celles de 0.24 et 0.25, que nous venons de signaler entre e2 et f2 et entre e2 et gl.

5. Dans la bande g 3, qui n'a fourni que 9 Brachiopodes, nous distinguons de même 8 espèces de e2, qui représentent la proportion de 0,33.

Atrypa obovata . Sow. j Atrypa Thetis . Barr. | Stroph. comitans Barr. Les connexions de cette bande avec e2, non seulement se maintiennent comme dans g 2, mais elles offrent une légère augmentation.

6. Enfin, dans la bande hl, réduite à 6 espèces du même ordre, nous retrouvons encore une espèce de e2 et des colonies, savoir, Atrypa obovata Sow. qui représente la proportion 0.16 du nombre total 6.

Les connexions avec e2 sont réduites à moitié de celles des bandes g 2 — g 3.

7. En somme, en remontant dans la série de nos faunes partielles, au lieu d'une diminution vraisemblable des connexions par les Brachiopodes avec notre bande e2, nous trouvons une augmentation inattendue. Seulement, dans la bande fossilifère culminante, hl, ces connexions se réduisent à | de celles qui existent entre e2— f2— gl.

îdbyGoOglC

dans le bassin siluripii de 1& Bohème. Ig7

Ces résultat» de nos études ne pouvaient pas être prévus. Ils confirment l'unité et la continuité de notre série des faunes siluriennes.

Nous ferons remarquer, que les connexions spécifiques par les Brachiopodes, entre la bande e2 et les bandes superposées, sont représentées par des nombres plus élevés que ceux qui peuvent être déduits de l'étude des iiutres ordres des Mollusques et aussi dçs Trilobites. C'est un privilège, qui appartient aux Brachiopodes et qui a été déjà signalé par plusieurs de uos devanciers. Il est largement confirmé par nos études sur les faunes siluriennes de la BohÊme,

Connexions verticales établies par les Brachiopodes, qui apparaissent dans les Colonies de notre bassin.

Nous avons déjà appelé l'attention des savants sur ce sujet, dans notre Défense des Colonies, IV., p. 131, 1870. Mais, il n'était pas opportun à cette époque de présenter les détails, que nous pouvons offrir aujourd'bui. Ces documents sont concentrés dans le tableau qui suit.

Dans ce tableau, nous indiquons, suivant uotre usage, par le signe + la présence d'une espèce dans la bande correspondante. Mais, son apparition coloniale est constatée par le nom même de la colonie.

Ce tableau nous montre toutes les apparitions et réapparitions des Brachiopodes coloniaux, à partir de la colonie Zippe, enclavée dans la bande d4 jusqu'à la bande bl, qui renferme la demiàre phase de notre foune troisième.

La colonie Zippe nous a fourni 8 espèces, .représentant 5 genres différents. L'une de ces espèces, Ortkis muius, a été trouvée en outre, près de la colonie Zippe, mais daus une lentille de quarzite et non dans une lentille de calcaire semblable à celle de la colonie.

Parmi les autres espèces, 4 reparaissent dans les Colonies de la bande d5. Rk^nch. moneica, au lieu de se trouver dans ces colonies, se montre dans les schistes de la même bande. Mais, le seul spécimen, qui constate ce fait, étant mal conservé (PI. 147) laisse quelque doute sur l'identité spécifique.

r,,i:cc.;,C00gk

Diatribntion verticale des Bnichiopodes

PropagatioD verticale des Brachiopodes, qui apparaissent dans les ColonieB des bandes d4 — d5 en Bohême.

Genres et Espèces

ni

E r F II « 1' H

" Il

on

Il u a B

Atrypa Jinguata . y. Buch.

A. oboliDa . . Barr.

A. obovata . . Sow.

A. reticularia Linné sp.

A. Sapfao . . . Barr.

Liiigula regnlala . . Barr.

OrthiB muluB . . . Barr.

RhyAchoD-DapIine . . Barr.

Rh. monaca . . Barr.

Spirifer togatus . . Barr.

Strophom. bracteola . Barr.

Str. comitana . Barr.

StF. euglypha . Daim.

Str. Haueri . . Bair.

Str. Patricia . . Barr.

Réapparitiona des eapècea

it».

tint

Irqil

■mfi

Dans les colonies de la baode d5, apparaissent 7 nouTelles espèces de Brachiopodes. Parmi elles, Stroph. eomitans se raoatre aussi dans les schistes. Ces espèces communes entre les colonies et les faunes ambiantes contribuent à confinner la preuve de leur contemporanéité.

Od voit sur notre tableau que, à rexception de LmgtUaregulaia, réduite à une courte apparition dans la colonie d'Archiac, les 14 autres espèces coloniales se propagent à travers les étages de notre faune troisième, mais princ^alement dans les bandes el — e2. Nous en comptons 7 dans la bande el et 13 dans la bande e2.

Il faut remarquer, que les bandes supérieures possèdent chacune quelques espèces coloniales, dont le nombre est indiqué par les chiffres au bas de nos colonnes. C'est la bande f2 qui se distingue le plus par ces réapparitions inattendues, qui s'élèvent encore

d&DB le bugin dlnrien de la Bohême. 169

au nombre de 5. U en reste 3 dans la bande gl, 2 dans chacune des bandes g2 — g3. La bande culminante h 1 en présente encore 1, Airypa obovata, (pu a seule joui du privilège de se propager à travers tous les borizons superposés à partir de la colonie 2^ppe, dans ia bande d4, sauf une lacune apparente au droit de la bande f 1.

Strophom. comitans a joui d'une durée un peu moins prolongée, à partir de la bande dfi jusque à&os la bande g 3.

Quant à Atrypa reft'cuïons, qui, dans l'ensemble des contrées paléozoiques, a traversé non seulement la faune troisième silurienne, mais encore les faunes dévoniennes, elle présente une sorte d'anomalie. Après avoir apparu dans la colonie Zippe, bande â4, et dans les colonies de la bande d5, elle reparaît dans notre faune m. Mais, elle subit nue intermittence dans la bande f 1 et reparaît avec une grande fréquence dans f2. Elle ne s'étend pas verticalement au-delà de notre bande gl, où elle est très rare. Ces singularités sont inexplicables.

En somme, les Brachjopodes apparaissant dans nos colonies établissent de remarquables connexions entre toutes nos bandes fossilifères et contribuent à couârmer l'unité de toute là série, comme un grand tout paléontologique.

Ces connexions seraient beaucoup plus nombreuses, si les circonstances locales nous avaient permis d'exploiter les rocbes des Colonies, comme celles de la plupart de nos bandes calcaires. Malheureusement, nos recherches ont dû être restreintes à des affleurements très limités. La récolte de fossiles coloniaux ne peut donc être considérée que comme représentant une faible partie des espèces contemporaines.

Cette observation s'applique surtout aux Brachiopodes de la colonie Zippe, qui sont au nombre de 6. En effet, ces 8 espèces se sont trouvées dans un seul morceau de calcaire, un peu plus gros que le poing et qui nous a été donné par Corda. Elles étaient accompagnées de 8 espèces de Trilobites, dont 4 appartenant à la faune seconde et les 4 autres à la faune troisième. Nous avons énuméré tous ces fossiles sur k p. 115 de notre Défense des Coloniea, IV., 1870.

On conçoit combien plus d'espèces auraient pu être découvertes, dans le monceau des fragments de calcaire représentant la colonie

DÎBtribation rerticEtle des Brachiopodes

Zippe, aa Musée Bohême. Malheureusement, ils oot tous été perdus à l'époque de la révolution de 1818, parcequ'ils étaient enfermés dans des caisses, qui ont servi à &ire une barricade au droit de .ce Musée.

Nous rappelons, que ces circonstances ont été constatées par nous en 1860, dans une conimanicatioD faite à la Société géologique de France, sous le titre de: Colonies dans le bassin sihmen de la Bohême. (Bull., 3*" Série, XVIL, p. 611.)

Connexions direrte§ établies par les Brachiopodes entre les faunes II et III.

Sur le tableau suivant, nous énumérons toutes 1 qui, après avoir apparu dans la &une seconde proprement dite, ont reparu dans la faune -troisième.

Brachiopodes qui se propagent de la faune II dans la faune m.

Br.

Genres et Espaces

a|is

Atrypa navicula . .

Discina consore . .

D. Maeotia . .

iLingula Lebkoviensis Xtmtea Ësaurata . .

Ortbis honorata . .

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