‹ Brachiopodes: Études locales. 7 planchesChapitre 75 sur 122 · S- .«-SS · texte numérisé non relu

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202 Distribution verticale des BracbiupodeB

En soBune, l'existence' de noa espèces de Brachiopodes n'a en qu'une durée très courte pour la grande majorité d'entre elles. La durée moyenne, calculée ci-dessus (p. 82), ne dépasse pas 1.40 bande, dans notre série, c. à d. un peu plus que le temps nécessaire pour le dépdt d'une bande moyenne.

Il a donc &llu une puissante rénovation, pour combler, chaque fois, les lacunes causées par l'extinction graduelle, dans les faunes successives de nos bandes.

Nous allons chercher à apprécier dans l'étude qui suit, la proportion moyenne, suivanf laquelle cette rénovation s'est manifestée, sur les horizons distingués dans notre bassin.

Vin* Rénovation graduelle des Brachiopodes, dans

la série des fitnnes successives du bassin silurien

de la Bohême.

Nous rappelons que, dans nos études sur la distribution des Céphalopodes, en 1870, nous avons exposé nos considérations relatives à l'extinction et à la rénovation graduelles des formes spécifiques de cet ordre, durant la période silurienne. (Distribution des Céphalopodes p. 315 in 4" et p. 387 in 8\)

Ces considérations s'appliquant littéralement aux Brachiopodes de notre bassin, nous citons textuellement le passage le plus important de notre texte.

„£n de nous rendre plus clairement compte de ce double phénomène d'extinction et de rénovation graduelles, nous essaierons d'analyser une &une quelconque de Céphalopodes, en cherchant à reconnaître dans quelle proportioi^ se trouvent, parmi ses éléments, les formes qui peuvent être rapportées à chacune des 3 catégories suivantes."

„1. Espèces identiques par toutes leurs apparences avec des formes, qui ont existé dans les formations sous-jacentes."

„2. Formes d'apparence nouvelle, sous quelques rapports, mais dont on peut rationnellement attribuer l'origine à la filiation et à la variation d'espèces antérieures."

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dans le b»aîa Bilurien de la Bobeme. 203

),3. Espèces migrantes, qui pEiraisseiit provenir des contrées étrangères, où elles ont apparu sur des horizons correspondants oa inférieurs, dans la série stratigrsphique."

„I1 est clair, que les formes, qui ne sauraieut 6tre rangées dans aucune de ces 3 catégories, peuvent être regardées comme absolument nouvelles. Elles constituent les éléments de rénovatioD, dans l'évolution successive de Tordre de Céphalopodes."

„Nous allons essayer d'apprécier comparativement l'influence de la propagation verticale, de la filiation et de l'immigratioD, dans une faune quelconque, afin de pouvoir reconnaître, du moins approximativement, la part qui doit être attribuée à la rénovation graduelle."

En substituant simplement le nom de Brachiopodes à celui de Céphalopodes, la citation qui précède trace la marche de notre présente étude.

I. Propagation verticale des espèces identiques, parmi les Brachiopodes siluriens de la Bohême.

En reproduisant encore ce que nous avons dit en 1870, au siyet des Céphalopodes, nous ajouterons:

„I1 n'est pas douteux, que certaines formes spécifiques, très bien caractérisées, se propagent à travers plusieurs formations super- . posées , dans une même contrée. Nos tableaux nominatifs occupant les pages U5 à 161 de la présente publication, nous offrent des exemples fréquents de cette propagation verticale."

„Mais, pour que ces identités soient bien constatées, il ne suffit pas de comparer des fragments isolés ou des fossiles détériorés. U est indispensable de confronter des spécimens réunissant tous les caractères spécifiques de la coquille, en bon état de conservation. Sans ces conditions, on s'exposerait à commettre de graves erreurs.^*

Four nous rendre compte de l'influence de la propagation verticale sur la richesse en Brachiopodes de chacune de nos fiiunes successives, nous devons prendre en considération les documents qui suivent et qui dérivent de ceux que nous venons d'exposer, dans le présent Chap. U.

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DÎBtributioD verticale des Bnchiopodes

DVprès notre résumé numérique de la distribution verticale de nos Brachiopodes, sur notre tableau p. 162, notre bassin silurien nous a fourni 640 formes, distinguées par des noms, colonne (3ï).

Or, nous admettons dans notre bassin 14 faunes successives, correspondant aux 14 bandes fossilifères, superposées, que nous désignons par les lettres suivantes:

Etages

hî

Bandas

ai-d2-d3-d4-d6

ti-n

gi-8r2-g3

Far conséquent, une faune quelconque moyenne de Brachiopodes, dans notre bassin, possède un nombre de formes spécifiques représenté par 'tV* = 45.71.

Le même tableau nous montre, que les apparitions quelconques de nos Brachiopodes, dans l'ensemble de nos 14 bandes, s'élèvent ensemble à 822, colonne (19).

Les réapparitions sont exprimées par la différence entre ce nombre 822 et le nombre 640 de nos espèces distinctes: 822 —.640 = 182, colonne (20).

Ainsi, chacune des 14 faunes moyennes a reçu par propagation verticale un nombre d'espèces exprimé par 'Jj* = 13.00.

Pour avoir la proportion représentée par la propagation verticale parmi les espèces de chaque bande, nous n'avons donc qu'à calculer le rapport entre les nombres qui suivent:

Nombre moyen des réapparitions par bande .... 13.00

Nombre moyen des espèces distinctes par bande . . 45.71

Cette fraction 0.28 est notablement plus considérable que celle de 0.10, que nous avons calculée pour les Céphalopodes des faunes seconde et troisième siluriennes. (Voir Distrib. des Céphaiop. p. 316, 4", et p. 371, 8", 1870). Ce résultat confirme bien l'opinion g&iérale, depuis longtemps établie et plusieurs fois invoquée dans les pages qui précèdent, savoir, que les Brachiopodes jouissent moyennement d'une extension verticale plus considérable que celle des autres ordres des mollusques, et possèdent le même avantage sur les Trilobites.

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dans )e basain sllnrlen de la Bobeme.

D. FUiation des espèces.

Sirivant nos convictions, fondées sur l'étude des Brachiopodes siluriens de la BoMme, nous ne pouvons pas affirmer sur preuve, qu'il existe dans notre bassin des espèces de cet ordre, dérivées par filiation d'autres espèces antérieures.

Cependant, nous avons appelé l'attention sur un feit remarquable, que nous observons et qui pourrait être aisément interprété comme an exemple de filiation. Ce Mt a été exposé avec tous les détails nécessaires ci-dessus p. 97. Nous prions le lecteur de con* sulter cette notice et nous nous bornons id à reproduire ia conclusion, savoir que:

,, D'après le seul spécimen connu de Pent. incipiens, nous ne pouvons pas affirmer, que les adultes correspondants, s'ils ont réellement existé dans la faune de e2, ont présenté dans leurs plis la bifurcation caractéristique dans les adultes de Pent. procerulus, communs dans la bande f2."

„Jusqu'à ce que ce fait puisse être vérifié d'une manière satisfaisante, nous devons donc rester dans le doute, au sujet de l'identité spécifique entre Peni. incipiens de e3 et Pent. procerulus de f2."

D'après ces considérations, nous ne pouvons pas introduire le produit de la filiation parmi les éléments, qui constituent une faune quelconque, moyenne, de Brachiopodes dans notre bassin. Nous l'indiquerons donc pour mémoire, en nous réservant de lui attribuer ensuite un chiffi'e arbitraire, dépassant toute vraisemblance.

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