Atrypa Een nus cb Bart: | 5. Pentam. galeatus? . Dalm
= arimaspus Eichw. | 6. Rhynch. Eucharis? . Barr. HD. E matercula . . Barr. | 7. Rhynch. ‘© Wilsoni. . . Sow. 3. Chonetes Verneuili? . . Barr. | 8. Spirifer indifferens . Barr. À ePontan, { acuto-lobatus Sandb. | 9. Strophom. Stephani . . Barr.
= procerulus Barr.
Ce qui rend ces espèces plus remarquables, c’est que leur apparition en Bohême est limitée dans notre bande F2, c. à d. dans la phase médiane de notre faune II On a donc pu invoquer leur existence sur cet horizon, dans lOural, pour appuyer des vues, qui ne nous semblent pas fondées.
Mais cette combinaison s’évanouit, si l’on considère, que l’autre moitié de la faune silurienne de l’Oural est également composée de 9 espèces, qui caractérisent notre bande e2 et dont le plus grand nombre se trouvent aussi, sur un semblable horizon, en Suède et en Angleterre. Voici leurs noms:
1. Atrypa marginalis. Dalm. | 6. Pentam. Sieberi . . . Barr. 2:uiA reticularis . . Linn. | 7. Rhynchon. nympha . . Barr. 3. Leptaena transversalis Wahl. | 8. Rh. princeps . . Barr. 4. Orthis elegantula . Dalm. | 9. Strophom. rhomboïdalis Wilck. 5. Pentam. Knighti . . . Sow. |
Bien que plusieurs de ces espèces, après avoir apparu dans notre bande e2, se propagent verticalement dans notre bande f2.
248 Connexions par les Brachiopodes
elles constatent cependant, que les premieres phases de notre faune IT sont aussi bien représentées dans l’Oural, que sa phase moyenne, renfermée dans notre bande f2.
Les relations entre les formations qui, dans lOural, renferment les 2 groupes d'espèces que nous venons d'indiquer, ne nous paraissent pas encore nettement déterminées.
Observations au sujet du bassin paléozoique du Dniester, en Podolie et en Galicie.
Ce bassin, dans lequel on à reconnu une série de dépôts siluriens et dévoniens, doit présenter un sujet d’études tres intéressant, d’abord, à cause de la succession de ces 2 grandes périodes et ensuite à cause de sa position géographique, à peu pres sur la direction entre la Bohême et l’Oural.
Nous aurions donc désiré pouvoir comparer les Brachiopodes siluriens et dévoniens de cette contrée avec ceux des faunes de notre bassin. Malheureusement, nous n'avons à notre disposition que des listes, qui ne suffisent pas pour une appréciation bien fondée des caracteres spécifiques.
Parmi les listes que nous avons sous les yeux, la plus récente et la plus digne de confiance est celle des espèces siluriennes, qui a été publiée par M. le Doct. Fried. Schmidt en 1876 (Verhandl. d. Russ. Kais. Miner. Gesellsch. St. Petersburg, zweite Serie, Bd. Xp 18.)
Cette liste comprend, parmi 27 Brachiopodes, 12 espèces, dont les noms suivent et qui sont également représentées en Bohême:
1. Atrypa marginalis . Dalm. | 7. Rhynch. cuneata . . Dalm. DEA reticularis . Linné. ! 8. Rhynch. Wilsoni . . Sow. 8. Leptaena transversalis Dalm. |: 9. Spirifer trapezoidalis. Dalm. 4. Orthis elegantula . Dalm. | 10. Stroph. depressa . . Dalm. 5. Pentam. galeatus , . . Dalm. | 11. Str. euglypha . . Dalm. GE linguifer . . Sow. | 12: Of: pecten . .. .Dalm:
On remarquera, que ces 12 espèces se trouvent toutes parmi celles qui sont énumérées sur notre tableau ci-dessus p. 238, comme communes à la Bohême et aux 3 principales contrées siluriennes de la grande zône septentrionale: Angleterre, Scandinavie, Russie.
entre la Bohème et les contrées étrangères. 249
Ainsi, M.le Doct. Schmidt, qui a mis en parallèle les dépôts siluriens du bassin du Dniester avec ceux de Wenlock et de Ludlow, est parfaitement justifié dans ses vues. Ce bassin appartient donc à la grande zône septentrionale.
Il reste à savoir, quelles seront les relations de la faune silurienne du Dniester avec celle de lOural, lorsque lune et l’autre seront plus complétement connues. Aujourd’hui, les connexions de la Bohême avec l’Oural par les Brachiopodes semblent plus nombreuses qu'avec le bassin du Daniester, qui est beaucoup moins éloigné.
Etats-Unis.
9. La colonne (7) indique les espèces communes entre les Etats-Unis d'Amérique et la Bohême. Elles sont seulement au nombre de 8. Il y en a 7 qui appartiennent à la faune troisième des deux régions comparées et une seule à leur faune seconde, savoir Orthus testudinaria Dalm.
Toutes ces espèces, à l'exception de Spirifer nobilis Barr. sont signalées sur notre tableau comme existant en Angleterre, en Scandinavie et en Russie. Nous en retrouvons 4 dans l'Oural.
La huitième espèce, Spirifer nobilis, n’est connue jusqu’à ce jour qu'en Bohême et dans l'Etat de Wisconsin. Elle caractérise également l’une des premières phases de la faune troisième. (J. Hall, 20% Ann. Report of Regents, p. 380, 1867.)
Malgré l’exiguité du nombre 8, indiquant les connexions par les Brachiopodes siluriens entre les Etats-Unis et la Bohême, il faut remarquer, que ce chiffre est bien supérieur à celui que nous fournissent les autres classes de fossiles, que nous avons étudiées.
En effet, nous ne pouvons pas affirmer qu’il y ait une seule espèce de Trilobites commune à la Bohême et à l'Amérique. Parmi les Céphalopodes, nous avons seulement reconnu Orthoc. annulatum Sow. comme représenté dans ces deux contrées.
On conçoit, que les connexions entre l'Amérique et la zône septentrionale d'Europe sont plus nombreuses que celles qui existent entre le nouveau continent et notre bassin. Mais, elles n’ont été établies régulierement dans aucun ouvrage et la plupart sont simplement indiquées dans des listes de fossiles, qui ne commandent pas toute notre confiance.
250 Connexions par les Brachiopodes
Canada.
10. La colonne (8) constate, que nous connaissons 6 espèces de Brachiopodes communes à la Bohême et au Canada.
Toutes ces espèces sont cosmopolites ou à peu-près. Seulement, nous remarquons, que Aérypa marginalis et Strophomena pecten n’ont pas été signalées dans les Etats-Unis.
Nous ne supposons pas, que les connexions par les Brachiopodes entre le Canada et les contrées siluriennes d'Europe soient définitivement établies. Nous espérons, que le nombre en sera augmenté par les publications spéciales sur la faune troisième canadienne, qui sont attendues.
C. Comparaison des connexions établies par les Brachiopodes, entre la Bohême et chacune des grandes zônes paléozoiques, centrale et septentrionales.
Nous ferons d’abord remarquer, que le nombre total des espèces migrantes, qui établissent des connexions entre notre bassin et les groupes des contrées situées sur les grandes zônes centrale et septentrionales, est peu différent, d’après nos connaissances actuelles.
En effet, le tableau p. 230, indiquant les espèces communes à la Bohême et à la France, représentant la grande zône centrale, constate que leur nombre s'élève à 39. Nous considérons ces espèces comme ayant existé antérieurement en Bohême. Elles représentent parmi nos Brachiopodes la proportion: % = 0.061.
D'un autre côté, le tableau p. 238, qui expose les connexions entre notre bassin et les principales contrées siluriennes de la grande zône septentrionale, sur les deux continents, établit que leur nombre s'élève à 42. Nous les considérons comme immigrées en Bohême, à l'exception de 6, qui ont apparu dans notre bassin avant d'exister en Angleterre. Voir ci-dessus (p. 243).
Les 36 espèces qui restent après cette déduction, représentent, : la proportion 45% = 0.056 parmi nos Brachiopodes. Cette proportion est peu éloignée de la précédente: 0.061.
entre la Bohème et les contrées étrangères. 951
La différence entre les sommes des espèces migrantes des 2 zônes comparées se réduit à 3 unités, en faveur des contrées septentrionales.
Cet avantage apparent s’évanouit, si l’on considère, que, dans notre premier tableau p. 230, nous n’avons pris en considération que la France, parceque les autres contrées de la même zône ne nous offrent jusqu'à ce jour que des connexions nulles ou presque nulles par les Brachiopodes avec la Bohême.
Ainsi, les 39 espèces de ce tableau, se reproduisant dans la seule contrée de France, elle offre des connexions avec la Bohême, notablement supérieures à celles que nous avons constatées sur le tableau p. 238, pour chacune des contrées du Nord. En effet, la plus remarquable de ces contrées par ses relations avec notre bassin, est l’Angleterre, pour laquelle nous ne pouvons citer que 29 espèces, communes avec nos faunes.
Les autres contrées présentent des chiffres de plus en plus inférieurs.
On s'explique aisément l'avantage relatif de la France, par l'effet de sa situation géographique, sur la grande zône centrale d'Europe, comme la Bohême.
Il nous reste à déduire de nos 2 tableaux, la série des espèces de Brachiopodes, qui semblent communes à la Bohême et aux 2 grandes zônes. Nous les énumérons comme 1l suit:
one |comata . . . Barr. | 8. Pentam. Sieberi . v. Buch.
= Arimaspus Eichw. | 9. Stroph. rhomboiïdalis Wilck. 2, A. compressa . . Sow. | 10. Rhynchon. cuneata . Dalm. SA. obovata . . . Sow. | 11. Rh. deflexa . . Sow. HA reticularis . Linné | 12. Rh. Eucharis . . Barr. 5. Cyrtina heteroclyta . . Defr. | 13. Rh. nympha . . Barr. 6. Meristella Circe . . . Barr. | 14. Rh. princeps . . Barr. 7: Pentam. galeatus . . Dalm.
Nous remarquons que, parmi ces espèces, toutes ne paraissent pas également fécondes dans les contrées où leur présence à été signalée. Ainsi, Meristella Circe et Cyrtina heteroclyta sont relativement rares en Bohême. Il en est de même de Rhynch. deflexa,
qui n’est représentée dans notre bassin que par quelques rares exemplaires.
259 Connexions par les Brachiopodes
Un exemple extrême de cette inégalité dans la fécondité des espèces cosmopolites nous est présenté en France par Atrypa reticularis, qui, jusqu'à ce jour, semble ne pas être connue dans les faunes siluriennes de cette contrée, tandisqu’elle n’est pas rare. dans les faunes dévoniennes. Nous en possédons un grand nombre, principalement de la contrée de Boulogne-sur-mer.
En somme, les 14 espèces, que nous venons de citer, ne constituent que de très faibles relations cosmopolites entre les faunes paléozoiques, qui sont d’ailleurs très riches en Brachiopodes, dans chacune des contrées comparées. (Ce fait nous induit à concevoir divers centres d'apparition, à partir desquels la diffusion horizontale a été plus ou moins limitée.
Au contraire, nous reconnaissons, entre les contrées et les faunes qui nous occupent, des connexions beaucoup plus nombreuses par des formes plus ou moins analogues, mais qui ne sont pas liées par des transitions visibles et que nous ne pouvons pas faire remonter à une même souche.
D. Connexions spécifiques par les Brachiopodes, entre les faunes siluriennes de la Bohême et les faunes siluriennes de la Thuringe.
Dans une suite de mémoires, publiés durant le cours de longues années, M. le Doct. Reinhard Richter de Saalfeld a fait connaitre les formations de la Thuringe et en particulier les dépôts paléozoiques, qu'il nomme ,,Das Thüringische Schiefergebirge.“ I] à aussi décrit et figuré la plus grande partie des fossiles, mis au jour par ses explorations.
Dans les recherches qui nous occupent en ce moment, nous serons guidé par le mémoire de ce savant, publié en 1866, (Zeëtschr. d. deutsch. geol. Gesellsch., p. 409 à 423, Pl. 5—6,) parcequ'il contient la description et les figures de tous les Brachiopodes, que M. Richter considérait à cette époque comme représentant des espèces de la Bohême.
Dans un mémoire postérieur, publié en 1869, dans le même recueil pp. 341 à 443, M. Richter donne une liste un peu plus étendue des Brachiopodes siluriens du terrain qu’il a étudié (p. 366).
entre la Bohême et les contrées étrangères. 253
Mais, comme parmi les 6 espèces nouvelles, qu’il énumère, aucune ne porte un nom commun avec ceux des espèces de la Bohême, nous trouvons dans le mémoire de 1866, tous les documents sur lesquels nous devons appeler lattention.
D’après le tableau donné par M. Richter en 1866, p. 421, les espèces qu'il considérait comme communes à la Bohême et à la . Thuringe, sont les suivantes :
D Ter. Haidingeri . . Barr. | 9. Rh. nympha . . Barr. 2. Spir. heteroclytus . Defr. | 10. Orthis distorta . . Barr. 3. Sp. Née a CE bart. EE -Ortlise: pecten.; :.. DO. 4. Sp. ICO Le. Dur. 12 PETODIE COCDTESSE SA. DOW. 5. Spirig. obovata . . . Sow. | 13. Lept. corrugata . Portl. 6. Spirig. reticularis . Linn. | 14. Lept. fugax . . . Barr. 7. Rhynch. Grayi . . . Davids. |! 15. Lept. Verneuili . . Barr. 8. Rh. deflexa . . . Sow.
Nous allons présenter succinctement nos observations, sur les identités admises par M. le Doct. R. Richter.
Pour les espèces de la Thuringe, les planches que nous citons, sont celles du mémoire de M. Richter, en 1866. Pour nos espèces de Bohême, nous indiquons les planches de notre présente publication.
4. Retzia Haidingeri. Barr. Terebr. Haidingeri. Barr. PI. 32—93—135. Fücht.. 41.0; Pl 5.
M. Richter figure 2 spécimens, qui contrastent par leur forme. Celui de la fig. 8 simule un triangle presque équilatéral, dont nous ne trouvons aucune représentation parmi les spécimens de notre type, ou de ses variétés en Bohême. L’apparence isolée du crochet saillant et celle des plis contrastent également avec celles que nous figurons.
Le spécimen fig. 9 de M. Richter offre une forme étroite et allongée, qui se rapproche de celle de quelques spécimens de notre Var. suavis, comme celui qui est figuré PI. 32, fig. 20. Il contraste cependant par ses stries beaucoup plus prononcées et surtout par leur disposition en chevron, sur la partie médiane de la valve dorsale. M. Richter signale cette disposition comme tres marquée, tandisque nous ne l’observons pas sur notre variété comparée, mais seulement sur les formes typiques.
954 Connexions par les Brachiopodes
D’après ces différences, les 2 formes de la Thuringe ne pour- : raient être considérées que comme offrant une analogie avec celles de la Bohême.
2. Cyrt. keteroclyta. Defr. sp. Spir. heteroclytus. Defr. PI. 8— 124. Richt., Le. PI 5.
Le seul spécimen figuré par M. Richter paraît très régulier et, … sous ce rapport, il pourrait être comparé à celui de notre PI. 8, fig. 4a--b—c—e. Mais il diffère d’abord par la forme de la valve dorsale, qui est arrondie et dépasse un demi-cercle, tandisque sur notre figure correspondante €, elle est plus étendue en largeur. Ensuite, le nombre des plis de chaque côté du bourrelet est de 4 dans la valve de Thuringe et seulement de 3 dans celle de Bohême. Le crochet de la valve ventrale est notablement recourbé dans la première forme, tandisqu’il est à peu près droit dans la seconde.
Ces différences, dans une espèce très variable, peuvent se reproduire entre les spécimens d’une même contrée. Ainsi, nous ne les considérons pas comme contraires à l'identité nominale des fossiles comparés.
æ. Spirifer Nerei. Barr. Spirifer Nerei. Barr. PI. 6—124. Faicht., Le PE
Sur la valve ventrale, figurée par M. Richter, nous ne comntons que 6 plis de chaque côté du sinus. Ils sont minces, saillants et séparés par des rainures profondes, qui semblent plus larges qu'eux. Au contraire, dans les spécimens typiques de Spirif. Nerei, à peu près de même taille, nous voyons 9 à 10 plis, serrés et séparés par des rainures plus étroites. Il en résulte un contraste entre les fossiles comparés. Mais ils se rapprochent par les apparences de leur test, caractérisé par des stries transverses, relativement fortes et des stries longitudinales très serrées, dans leurs intervalles. La fig. 15 de M. Richter concorde sous ce rapport avec les fig. f, que nous présentons sur nos PL 6—124, dans les cases occupées par Spirif. Nerei. |
En faisant abstraction des éléments du fossile de Thuringe,. qui ne sont pas montrés par les figures, nous pouvons cependant le considérer comme une forme analogue à Spérifer Nerei de Bohême.
as
entre la Bohême et les contrées étrangères. 255
4, Spirifer falco. Barr. Spir. falco. Barr.
PI "8: 114 Cl règne c CR ©
La valve ventrale, qui est la seule figurée par M. Richter, est très rapprochée de la valve correspondante de notre espèce. Elle paraît lisse, si ce nest une série de stries transverses très serrées, vers le bord. Il manque à cette valve l'indication des zônes irrégulièrement espacées, qui caractérisent la même valve dans notre espèce. Il reste aussi à savoir si le test, dont nous trouvons des fragments, sur des exemplaires figurés sur notre PI. 8, se retrouvera sur la forme de Thuringe, avec ses stries horizontales et des séries de stries très fines, longitudinales. Cette vérification est nécessaire, pour constater l'identité absolue des 2 formes. II faudrait aussi des figures convenables, pour comparer les autres éléments de la coquille. Dans tous les cas, nous pouvons admettre en ce moment, que les fossiles comparés sont analogues.
Nous mentionnerons, ci-après, parmi les Spirifères de lEifel, Spir. macrorhynchus Schnur, qui paraît aussi représenter notre Spir. falco.
D. Atrypa obovata. Sow. Spirig. obovata. 5Sow. PI. 84—86—123—135. RICHE. 1 Ce ISF
La fig. 17 de M. Richter ne s'éloigne pas beaucoup de quelques formes de Atr. obovata, figurées sur notre PI. 135, case IX. En considérant la variabilité de cette espèce, nous pouvons regarder le spécimen de la Thuringe comme nominalement identique avec ceux de la Bohême.
Mais, les 3 moules internes de très petite taille, fig. 18—19—20 de la planche 5 de M. Richter, présentent des apparences, qui ne se retrouvent pas sur les moules des valves correspondantes, exposés sur notre PI. 135, cases VII-VIII. Cette circonstance fait naître quelque doute au sujet de la nature spécifique de ces 3 moules de Thuringe. Mais, on remarquera, que nos figures citées offrent elles-mêmes des apparences très diverses, qui ne nous permettent pas d'exiger une ressemblance absolue.
“ve
DT Connexions par les Brachiopodes G. Atrypa reticularis. Linn.sp. Spirig. reticularis. Linné. PL 1920092135 Richt., Le. PI 5.
Le spécimen fig. 21 de M. Richter présente une forme arrondie, que nous retrouvons fig. 6 sur la P1. 28 de M. Kayser, dans son
ouvrage sur la faune hercynienne, 1878. Mais, cette apparence
ne se montre, à notre connaissance, parmi les spécimens de A#r. reticularis dans aucune autre contrée paléozoique. La variabilité
connue de cette espèce peut cependant expliquer cette particularité, -
jusqu’à plus ample information. On peut donc regarder l'identité nominale comme admissible. M. Richter pense, que cette valve représente la War. orbicularis Sow., Siluria PI. 9, fig. 4—5. Mais, nous sommes disposé à croire, que ces 2 figures pourraient bien dériver du moule interne d’une Orthis.
La fig. 22 de M. Richter, montrant le moule interne de la valve dorsale, contraste avec les apparences figurées jusqu’à ce jour, notamment pour la Bohême, sur nos PI. 109—132.
+ Atrypa? Grayi. Davids. Rhynchon. Grayi. Davids. PI2S3: Rich: Ice:
Nous avons déjà cité ci-dessus, p. 68, la forme de Thuringe, observée par M. Richter. D’après les apparences connues, on peut admettre son identité avec les formes semblables d'Angleterre et de Bohême.
S. Rhynchon. deflexa. Sow. Rhynch. deflexza. Sow. PI 34. Richt:5"1:205 PISE:
M. Richter figure seulement la valve bombée, sans sinus. Elle paraît identique avec celle des spécimens d'Angleterre et de Bohême.
9, Rhynchon. #ympha. Barr. Rhynch. xympha. Barr. PI. 29—153. Riche TC MPIEeS
Les fig. 3—4 de M. Richter représentent la valve dorsale et la vue frontale d’un spécimen de petite taille et de forme aplatie. Il présente 6 plis au bourrelet, comme notre type. Quoique ces
entre la Bohême et les contrées étrangères. 257
figures ne montrent pas tous les éléments de la coquille, on peut admettre, que le spécimen appartient à l’espèce de Bohême, qui offre aussi des formes relativement déprimées, PI 153.
40. Orthis distorta. Barr. Orthis distorta. Barr. PI. 58— 60. Richt., Le. PI. 6.
En comparant le spécimen figuré par M. Richter avec les plus jeunes de notre espèce, sur la PI. 60, on reconnaît entre eux une analogie, dans leur forme générale, et dans la saillie prononcée de la région du crochet, sur la valve ventrale. Cependant, d’après le seul spécimen de la Thuringe, dans lequel cette valve paraît régulière et symétrique, nous ne pourrions pas reconnaître une identité spécifique absolue, et nous nous bornons à admettre l’analogie. Nous remarquons aussi que, sur la fig. 8 de M. Richter, toutes les côtes sont régulièrement bifurquées, tandisque, dans nos spécimens, nous voyons principalement des côtes secondaires, intercalées, comme sur notre fig. 4f, PI. 58. C’est aussi cette disposition que M. Richter indique dans son texte, p. 417, en désaccord avec la figure citée.
AL, Stroph. pecten. Linné sp. Orthis pecten. Sow. PIsST. Riehtastues "PE 6:
Les 3 spécimens de divers âges, figurés par M. Richter, présentent également une forme subcarrée, dans laquelle le côté frontal est convexe. Cette apparence est due à ce que les extrémités de la ligne cardinale ne sont pas prolongées en pointes, comme dans les spécimens de l’Angleterre figurés par M. Davidson (Monograph, PI. 43), ou comme les spécimens de la Bohême sur notre PI. 51. Cependant, comme parmi les figures de M. Davidson, nous voyons aussi des spécimens, dont les pointes cardinales sont réduites, ou nulles, la différence observée sur les spécimens de la Thuringe ne justifierait pas leur exclusion de l'espèce indiquée, dont ils présentent d’ailleurs les ornements. Nous les considererons donc comme une variété de Séroph. pecten, où comme une forme analogue.
A2. Stroph. rhomboidalis. Wilck.sp. Stroph. depressa. Sow. = depressa. Sow.
PI. 41—55—97. Rich®,;, 1e. pr 418:
M. Richter se borne à indiquer la présence de cette espèce remarquable, d’après plusieurs fragments. Aucun d’eux n'étant figuré, nous ne pouvons établir aucune comparaison; mais nous admettrons leur identité nominale avec le type bien connu.
43. Stroph. Stephani. Barr. Lept. corrugata. Portl. PI. 40—55. Richts, 10 SPIS6
M. Richter figure 3 spécimens de divers âges, dont l’un est un moule interne, (fig. 24—25), et montre des apparences inconnues parmi nos Brachiopodes de Bohême. Les 2 autres spécimens, fig. 26—27, différant beaucoup par leur taille et leurs apparences, nous considérons principalement l'adulte fig. 27. Il offre une analogie avec le spécimen, que nous avons figuré en 1848 (Harding. Abhandl. PI. 21, fig. 16), Sous le nom de ZLeptaena corrugata Portl. Mais depuis lors, nous avons reconnu, que ce spécimen représente l’âge moyen de Séroph. Stephani. Voir les figures de notre PI. 55, case VI, sur laquelle nous montrons des formes de divers âges, pour cette espèce. Le développement très prononcé de ses pointes cardinales ne se manifeste que vers l’âge adulte et il est bien représenté par les spécimens de notre PI. 40. Ils contrastent avec celui de la fig. 27 de M. Richter, indiqué aussi comme adulte. On remarquera qu'il est dénué de la traîne très développée dans Séroph. Stephan.
D’après le texte de ce savant, (p. 419), l'espèce qu'il décrit, offre durant sa croissance, une série de variations très remarquables et dont nous n'avons observé aucune trace dans les formes comparées de la Bohême. Nous pensons donc que, malgré l’analogie dans leurs ornements, ces fossiles appartiennent à 2 types spécifiques très distincts. .
A4, Strophom. fugax. Barr. Leptaena conf. fugax. Barr.
PL 43—57. Richt., L c. PI. 6.
M. le Doct. Richter figure sous ce nom, mais avec doute, 2 spécimens de forme allongée. Ils contrastent par cette apparence
entre la Bohême et les contrées étrangères. 259
avec ceux de notre Séroph. fugax, qui sont un peu transverses. Nous remarquons d’ailleurs, que les 2 spécimens de la Thuringe sont assez fortement bombés en travers, tandisque ceux de notre espèce sont tres aplatis. Ces Brachiopodes, malgré la ressemblance de leurs ornements, ne nous semblent ni identiques, ni analogues.
45. Stroph. Verneuil. Barr. Lept. Verneuil. Barr. PE:42: Richt- 1 CAR PING:
La seule valve figurée par M. Richter se distingue par une forme transverse, qui contraste avec le contour presque semi-circulaire de nos plus jeunes spécimens, fig. 21—22, sur notre PI. 42. En comparant les figures, on reconnaît aussi un autre contraste dans les ornements. Ils présentent des côtes relativement peu nombreuses et arrondies dans la forme de Thuringe, tandisque sur nos spécimens, les côtes sont très minces et beaucoup plus nombreuses. Leur test est aussi caractérisé par des cavités en séries, dans les rainures intercostales. Ces différences ne nous permettent pas de confirmer l'identité supposée, ni de reconnaître une analogie.
Résu m é.
Les 15 espèces de Brachiopodes de la Thuringe, que nous venons de passer en revue, peuvent se ranger en 4 catégories comme il suit.
: Nous indiquons, dans les colonnes du tableau, les horizons de
la Bohême, sur lesquels se trouvent les espèces reconnues comme identiques ou analogues.
Ce tableau montre, que les 3 premières catégories sont les seules qui sont représentées dans les 2 contrées comparées. Au contraire, la quatrième catégorie n’est pas représentée en Bohême. Elle se compose seulement de 3 espèces. Ainsi, parmi les 15 espèces passées en revue, il y en à 12, qui établissent des connexions entre la Bohème et les faunes siluriennes de la Thuringe.
Bien que, d’après la nature de ces connexions, il y ait une différence entre les 3 catégories, nous croyons pouvoir en faire abstraction, pour la comparaison qui suit.
260 Connexions par les Brachiopodes
Bohème — Thuringe
1°" Catégorie:
Espèces identiques dans les 2 contrées.
Atrypa ? Grayi Davids.
Rhynchonella deflexa . 2 D0W- Rh. SR SAS MÈRE
2ème Catégorie:
Espèces nominalement identiques.
Cyrtina heteroclyta: 1,11. 5: #Defr: Sp:
Atrypa reticularis . . Linné sp.
Strophomena rhomboidalis
3ème Catégorie :
Espèces analogues.
Retzia Haïdingeri Spirifer Nerei
Sp.
Atrypa obovata Orthis distorta Strophom. pecten .
4ème Catégorie :
Espèces contrastantes.
Strophom. corrugata . . Richt. Portl.
Strophom. fnsax or 0. 0. Richt.nontBarr:
Strophom. Verneuili . . . . . Richt. non Barr.
Notre étage E est en connexion avec la Thuringe par 9 esp. primitives de notre faune IIL.
DA DR N ds RENTE , 3 esp. nouvelles + 6 réapparitions de e2.
19 Lh G LE 99 Le] 19 91 LE] 99 0 esp. ne D réappa-
ritions de f2.
Ensemble: CNRS ENCRES
entre la Bohême et les contrées étrangères. 261
Aïnsi, parmi ces 12 connexions par les Brachiopodes, entre les schistes siluriens de la Thuringe et notre bassin de la Bohême, 9 c. à d. les % sont fournies par les espèces primitives de notre faune troisième, c. à d. par notre étage E. Les 3 autres espèces, » représentant seulement 1! du nombre total, appartiennent à la faune de notre étage K.
Les réapparitions des espèces antérieures, dans nos étages KF et @&, ne peuvent être considérées que comme accessoires.
Ces observations sur les Brachiopodes nous semblent bien justifier la classification des dépôts paléozoiques de la Thuringe par M. le Doct. R. Richter, en ce qui concerne les relations qu’il admet avec la Bohême.
En terminant cette revue, nous ferons remarquer que, parmi les 15 Brachiopodes de la Thuringe, qui viennent de nous occuper, nous ne trouvons qu’une seule forme, qui semble exclusivement dévonienne, savoir, la variété arrondie de Atrypa reticularis ci-dessus p. 256.
Au contraire, la même série renferme 4 types spécifiques exclusivement siluriens, savoir:
Atrypa Grayi, p. 256. Retzia Haiïdingeri, p. 253.
Rhynch. deflexa, p. 256. Strophom. pecten, D: 257.
Cette observation confirme celle qui précède.
D1. Connexions spécifiques par les Brachiopodes, entre la faune IIT silurienne de Bohême et les faunes dévoniennes de la Thuringe.
Dans son mémoire de 1869, cité ci-dessus (p. 252.) M. le Doct. R. Richter énumère sur deux tableaux séparés, toutes les espèces qui constituaient à cette époque les faunes dévoniennes de la Thuringe. Le dévonien inférieur était sans Brachiopodes.
Parmi les espèces du dévonien moyen de cette contrée, la seule qui porte un nom commun avec les Brachiopodes de Bohême, est Atrypa (Spirig.) reticularis Linn. sp. (p. 380).
De même, parmi les espèces du dévonien supérieur, le seul nom de Brachiopode cemmun avec notre faune IIT est celui de Cyrtina (Spirif.) heteroclyta Defr. sp. (p. 389).
262 Connexions par les Brachiopodes
Ces deux identités nominales présentent chacune le minimum des connexions qu’on puisse imaginer entre deux contrées, qui sont géographiquement peu éloignées l’une de l’autre.
ÆE. Connexions spécifiques par les Brachiopodes, entre les faunes siluriennes de la Bohême et la faune dévonienne du groupe Hercynien, dans le Harz.
Deux paléontologues ont depuis longtemps signalé l'existence dans le Harz de Brachiopodes, qui leur paraissaient identiques avec certaines espèces de la Bohême, publiées par nous en 1847—1848, dans les Naturwiss. Abhandlungen de Haïdinger, Vol. I—IT, Vienne. Les ouvrages de ces savants ont été publiés sous les titres qui suivent:
Fr. A. Roemer. Beiträge zur geol. Kenntn. des Nordwestl. Harzgebirges.
1850. Beitr. I. | 1860. Beitr. IV.
1852. Beitr. II. 1866. Beitr. V.
1855. Beitr. III.
1858. C. Giebel. Die Silur. Fauna d. Unterharzes. Uu autre ouvrage, relativement peu connu, est: 1867. W. Trenkner. Palacontol. Novit. v. Nordwestl. Harze.
1878. Novembre. M.le Doct. Em. Kayser publie un travail spécial sur la faune hercynienne et sur ses connexions paléontologiques, avec les faunes des étages F—@—H de Bohême. Ce travail est compris dans les Abhandlungen zur geolog. Specialkarte von Preussen ... & ... Bd. II, Heft 4. I porte le titre de: Dre Fauna der ültesten devon. Ablagerungen des Harzes.
M. le Doct. Em. Kayser constate (p. XX), qu'il a eu à sa disposition la majeure partie des fossiles hercyniens décrits par Fr. À. Roemer et Prof. Giebel, ainsi que ceux qui appartiennent à diverses autres collections publiques ou particulières, qu’il énumère en détail. Nous devons done croire, que, dans l'intérêt de ses vues, il a figuré ou mentionné toutes les formes, qu’il a jugées identiques avec celles de la Bohême. 4
Nous nous trouvons ainsi dispensé de discuter en détail tous les documents primitifs émanés de Fr. À. Roemer et du Prof. Giebel.
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entre la Bohème et les contrées étrangères. 263
Ces documents sont assez sévèrement jugés par M. le Doct. Kayser, surtout ceux de F. A. Roemer. Mais, à nos yeux, ils ne perdent pas leur importance scientifique et nous ne manquerons pas de les invoquer dans diverses occasions, qui vont se présenter.
Sur la p. 252 de la publication citée, M. le Doct. Kayser énumère toutes les espèces. de la Bohême et du Harz, dont il consi-
. dère l’identité comme démontrée. Elles sont au nombre de 54. Nous
extrayons de cette liste la série des Brachiopodes, qui doivent en ce moment attirer notre attention et qui représentent 22 espèces. Nous les énumérons sur le tableau qui suit.
L'indication de nos bandes sur ce tableau, d’après M. Kayser, n’est pas exacte pour diverses espèces et nous aurons l’occasion de la rectifier ci-après.
En terminant ce tableau, M. le Doct. Em. Kayser s'exprime ainsi (p. 254):
À ces espèces identiques, s'ajoute encore une foule de formes analogues représentatives.
Il en cite seulement 6, sur la p. 254. Nous remarquons que, parmi elles, il n’y a qu'un seul Brachiopode, nommé Séreptorhynchus devonicus et comparé à notre Oréhis distorta.
Parmi les espèces énumérées comme identiques, il y en à 5 que M. le Doct. Kayser nous signale comme douteuses. Aïnsi, pour
ces 5 espèces, l'identité annoncée en tête et à la fin de sa liste, se trouve à la fois douteuse et démontrée.
Dans notre discussion qui suit, au sujet des prétendues identités, le texte du Doct. Kayser ne nous sera presque d'aucun secours, car ce savant ne se donne pas la peine de décrire les formes du Harz, en détail. Souvent même il s’abstient de toute description des fossiles qu'il figure. Il s'applique, au contraire, à indiquer avec une grande érudition tous les Brachiopodes nominalement identiques ou analogues, qui ont été cités dans les ouvrages des géologues, en laissant au lecteur le soin d'exercer sa critique sur ces rapprochements systématiques.
D’après cette observation, notre jugement sur les fossiles du Harz devra être principalement fondé sur les figures données par M. le Doct. Kayser. Nous Îes passerons donc en revue, une à une. Malheureusement, les explications placées en regard de ces figures
Connexions par les Brachiopodes
ne suppléent nullement à la pénurie du texte descriptif. Elles indiquent presque uniquement les localités d’où proviennent les spécimens figurés et les collections où ils se trouvent.
Espèces de Brachiopodes, que M. le Doct. Kayser suppose identiques dans la faune Hercynienne du Harz et en Bohême.
\, | Espèces nommées par M' Kayser d'après | Etages de Bohème les spécimens du Harz E | F | G 1 | Rhynchonella nympha . . . . . : | + | 2 eucharis ? : + ; 3 DEINCEDRT- NIMES MAR ES REQERE + + + 4 Henrici S + , 5AIRPertamerus 2 SIeberiMe 0e. VD NU 6 galeatus . . + 7 | Spirifer togatus + + 8 Nérenen. ‘ + 9 ÉXCAVARUBUREN Pr UT pe + 10 | Cyrtina héteroclita Me. HETAEPE AC AE + 11 | Atrypa ÉOHIGUIREIS 2e 8 2 VON + 2e > 12 | Retzia MÉlONICAN Me Ne ma een are ve “À 13 | Merista Harpyia ere + 14 | Orthis occlusa ARTE CR PET + 15 DAlHAtA PRE SERA L 16 striatula (?) 2 17 | Strophomena neutra. . . . . - . . . . . . + 18 corrugatella x 1.05% + 19 nebulosa . . ; + 20 rhomboidalis . . . . . n + 21 Verneuili ie seu eee tele : - 22 | Chonetes EMDEVO MM SU de Se : + :
5 21 2 ne nn | Réapparitions à déduire . . . . =)... dt ir Espèces distinctes . 22
En ce qui concerne les vrais Brachiopodes de la Bohême, nous citerons d’abord les figures que nous avons publiées à Vienne en
entre la Bohême et les contrées étrangères. 265
1847—48, et ensuite celles que nous présentons aujourd'hui et
qui sont beaucoup plus nombreuses et plus variées. Dans nos explications de ces figures, nous signalons les erreurs ou incorrections que nous avons reconnues.
Nos anciennes planches, dessinées à Vienne, il y a 30 ans, d’après nos croquis, mais sans notre contrôle, présentent des imperfections, qui dérivent principalement de l'impression. Cependant, quoiqu’elles ne satisfassent pas les yeux, sous le rapport de l’art, les caractères spécifiques sont, en général, exactement indiqués et tres reconnaissables.
Dans les cas douteux, les figures de nos nouvelles planches doivent faire foi.
Nous suivons dans notre revue l’ordre du tableau qui précède.
#4. Rhynchonella nympha. Barr.
1847. Terebrat. nympha Barr. — Haïding. Abhandl. I, p. 66, PI. 20, fig. 6.
1879. Rhynchon. »ympha Barr. — Syst. Sil. de Bohème. Vol. V., PI 29—93—122—147—158.
Dans l’article consacré par M. le Doct. Kayser à cette espèce (1. c. p. 142), il ne décrit pas régulièrement les formes qu’il figure et il n'indique entre elles aucune distinction. Nous apprenons seulement par son texte, que cette Rhynchonelle se trouve fréquemment dans le Harz et qu'on compte ordinairement 3 plis dans le sinus et 4 sur le bourrelet.
Sur les planches 25—26, ce savant figure 10 spécimens, parmi lesquels aucun n’est complet. Il nous avertit même, que les figures, qui paraissent le moins incomplètes, ont été un peu restaurées. (Savoir fig. 6—7, PI. 25.)
Les fig. 15—16-—17—18 de la PI. 26 représentant des valves isolées, plus ou moins endommagées ou empâtées dans la roche, ne peuvent pas être prises en considération. M. Kayser a cru devoir se dispenser d'indiquer si ce sont des valves ventrales ou dorsales.
Il en est de même des fig. 10—11—11a--11b de la PI. 25, car elles ne permettent pas de juger la forme de la coquille. La dernière est même inintelligible pour nous.
266 Connexions par les Brachiopodes
Après ces éliminations, il reste à apprécier les figures qui suivent et qui se trouvent toutes sur la PI. 25, Harz.
La fig. 1, PI. 25, représente un spécimen qui nous semble avoir été déjà figuré par A. Roemer (Beitr. III., PI. 2) et par le Prof. Giebel. (Si. Fauna d. Unterharzes, PI. 4.) Ces 3 figures diffèrent beaucoup dans leurs détails. Admettons que la plus correcte d’entre les 3 est celle que nous donne M.le Doct. Kayser. Au premier aspect, elle semble rappeler notre Var. pseudo-livonica. Mais on reconnait aisément, que cette apparence est loin de l’identité, car sur la figure en question les plis inégaux et irrégulièrement groupés contrastent avec l'égalité et la régularité des plis de notre variété, d’après les figures exposées sur nos PI 29—158.
D'ailleurs, le spécimen du Harz étant engagé dans la roche, on ne peut pas voir la face frontale, ni la comparer avec la forme ogivale, qui caractérise la variété de Bohême. Ce spécimen ne peut donc pas être invoqué pour démontrer les identités supposées, et M. le Doct. Kayser, dans son texte, n’a pas cru devoir le comparer à notre Var. pseudo-livonica.
Le spécimen fig. 2—2a—2b—2e, PI. 25, quoique endommagé, permet de reconnaître 3 plis au sinus et 4 au bourrelet. Nous remarquons que, dans les figures citées, le bourrelet offre un relief à peine distinct et qui ne peut être comparé avec celui que montrent les individus de la Bohême ayant 4 plis au bourrelet, savoir:
PI. 122, case Il, fig. 1—2 .
casé EL gft PS TUE OU SUR AN SpDéCIMEneATeNs CASE UEV; fie MA HS NN SMS PL 153, case I, fig. a—b—e-d—e . . . . 1 spécimen de f2:
Une circonstance importante contribue à réduire la valeur de ce spécimen du Harz. C’est que les brisures sur ses 2 faces latérales ont enlevé toute trace de la commissure des 2 valves. Nous allons reconnaître l’importance de ce caractère, dans le spécimen fig. 7.
Les figures 6—6a—6b, PI. 25 du Harz, représentent un autre spécimen, qui concorde avec celui des fig. 2, par le bourrelet aplati, qu'on ne peut pas même distinguer sur la valve dorsale, fig. 6.
Ce nouveau spécimen, comme le précédent, ne montre aucune trace de la commissure des 2 valves, bien que M. le Doct. Kayser le qualifie de complet, (vollständiges Exemplar) un peu restauré.
entre la Bohême et les contrées étrangères. 267
On peut reconnaître dans les figures exposées, 3 plis dans le sinus et 4 sur le bourrelet.
La fig. 7, PI. 25, un peu restaurée selon lexplication, est la plus nette parmi celles que présente M. le Doct. Kayser. Elle est aussi la plus importante, parcequ’elle est la seule qui nous permet de voir la commissure des 2 valves, sur la face latérale de la coquille.
Or, d’après cette figure 7, la commissure est notablement éloignée de lParête latérale de la valve ventrale, qui est placée horizontalement à la base. La distance entre ces lignes, immédiatement après la lunule, s'élève à 4 mm. et elle atteint 5 mm. au droit du cinquième et du sixième plis, c. à d. contre le front.
Cette conformation contraste complétement avec celle de toutes les formes ou variétés de Rhynch. nympha en Bohême. Le lecteur peut s’en assurer en parcourant nos planches citées. Il constatera que, sur toutes les figures normales, désignées par la lettre b, et correspondant à la fig. 7, Harz, qui nous occupe, la commissure des valves, à partir de la lunule, est à peine séparée de l’arête latérale de la valve ventrale. Elle se confond ensuite avec cette arête jusqu'à la face frontale. Voir PL 29—122—147—158.
Cette conformation s’observe aussi bien sur les variétés que sur les formes typiques ‘de notre Æhynch. nympha.
Il est à regretter, que M. Kayser n'ait pas figuré les autres faces de ce spécimen, qui est dégagé de la roche, et nous ne pouvons pas nous expliquer cette abstention, comme avantageuse à l’exactitude scientifique.
Nous remarquons une singulière ressemblance entre cette fig. 7 et la fig. 16a, sur la PI 9 de À. Roemer. (Beitr. I., p. 59, 1850.)
Le spécimen des fig. 16 a—16 b—16 € provient précisement de Klosterholz, comme celui de la fig. 7 de M. Kayser, auquel nous le comparons. Roemer le décrit, p. 59, sous le nom de Ter. nympha, pseudo-hivonica Barr. Mais sa fig. 16 c, représentant la face frontale, contredit cette détermination, car elle nous montre les 2 faces latérales verticales et parallèles, conformation qui contraste avec la forme ogivale de notre variété. Comme on ne peut pas admettre, que Roemer ait figuré deux faces latérales verticales et parallèles, qui n’existeraient pas dans la nature, nous voyons dans ce fossile
combien les formes du Harz, identifiées avec Rhynch. nympha, s’éloignent de ce type et de ses variétés connues en Bohême.
Si Roemer, qui dessinait lui-même les figures de ses fossiles, s’est trompé si grossièrement, pourquoi M. Kayser n’a-t-il pas rectifié cette erreur, soit par une observation dans son texte, soit par une figure montrant la face frontale de son spécimen fig. 7? Cette figure semble bien aussi nous montrer une face latérale verticale, mais nous nous abstenons de juger, d’après cette seule vue du fossile.
Tandisque le nombre de 4 plis au bourrelet est le seul bien constaté parmi les spécimens du Harz rapportés à Rhynch. nympha, nous devons faire remarquer que, dans notre bassin, les exemplaires de cette espèce, qui présentent 4 plis au bourrelet, sont très rares. Nous en figurons cependant 5, dont nous venons d'indiquer les planches, p. 266. Or, parmi eux, les 4 premiers ont été trouvés dans la bande e2, tandisque le cinquième seul provient de la bande f2. Nous faisons abstraction de ceux qui se trouvent dans la var. simulans (PI. 93—147) sur un horizon douteux.
Conclusion. Malgré les analogies, que présentent divers spécimens du Harz avec les formes diverses, sous lesquelles Rhynch. nympha se montre en Bohême, nous ne pouvons reconnaître aucune identité réelle et démontrée entre ces fossiles. Si le groupe des formes du Harz est représentatif du groupe des formes beaucoup plus variées et beaucoup plus distinctes, que nous associons sous le nom de ÆRhynch. nympha, dans notre bassin, cette représentation ne prouve nullement la contemporanéité des espèces comparées.