Varietas Kayseri. Barr
La cinquième forme est celle qui a été figurée par M. le Doct. Kayser (1. c. PI. 26, fig. 1—1a—1b—1 0).
D’après les 4 vues représentées, les principaux caractères de cette forme sont les suivants:
Contour pentagonal. Sinus prononcé sur la valve ventrale, mais commençant seulement vers le milieu de sa longueur et aboutissant à l’arête supérieure frontale, faiblement arquée et concave vers l'extérieur. — Valve dorsale médiocrement élevée vers le front.
Rebord invisible sur les figures exposées, dont les contours sont ébréchés, au droit des arêtes latérales. Ce rebord manque également dans toute l'étendue de Parête frontale, bien conservée.
D’après ces circonstances, l'identité spécifique absolue de ce fossile avec les autres formes du Harz, qui précèdent, n’est nullement démontrée. Mais ces formes peuvent être associées comme variétés d’un même type.
Parallèle entre les formes du Harz et les formes de HBhynch. Henrici., en Bohème.
Il nous reste à établir une comparaison entre ces formes du Harz et les formes de la Bohême, savoir Rhynch. Henrici Barr. et les 5 variétés, que nous rattachons à ce type. Nous pensons que le tableau, qui suit, permettra aux savants d'apprécier immédiatement les affinités comme les différences, qui existent entre les formes des deux contrées.
Nous considérons 7 caractères distinctifs, auxquels correspondent 7 colonnes verticales.
Pour chacune des formes comparées, le signe + indique la présence du caractère énoncé au sommet de la colonne; le signe — indique son absence. Le signe ? constate que l'observation est impossible, d’après les figures publiées.
Connexions par les Brachiopodes
I Groupe de Ffynch. Roemeri Barr. dans le Harz.
= Valve | Face DS ES dorsale | frontale . 7 r Ii RE ED EE Se mn et Variet Ares ne <a Surface Rebord : à Raïnure Contour 900 mn, Sinus SInus ou CORcane latéral | frontal | échancrure (4) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) Rhynchonella.
1. Roemeri (type) . . Barr. ? ? ue ? ? 4e 2. Var. mimica . Barr. | pyriforme — — — ? + “E : lg tra e € 3. Var. dilatans . . Barr. f ne | — + — + ? L , es . : ls transverse || 4. Var. selcana . Gieb. ne late) — + — + — e 5. Var. Kayseri . Barr. | pentagonal — ? — — + EE, Groupe de Rfiyneh. Henrici Barr. en Bohème. Rhynehonella.
1. Henrici (type). . . Barr. | pyriforme + + 22 E- Le = 2. Var. laminaris . Barr. | pyriforme + + + = =, Es 3. Var. extenuata . Barr. | pyriforme - + + = — 4. Var. excisa . . Barr. | pyriforme + + = = = 5, Var. excavata . . . Barr. | pyriforme - +- + — — JE 6. Var. vellerosa. . . Barr. | pyriforme +- un + = a =
no lou
Comparons maintenant les formes des 2 groupes.
1. Il est fort à regretter, que le type du Harz, Rhynch. Roemeri, ne soit représenté que par la vue de la face frontale. Cette circonstance nous empêche de constater tous ses contrastes avec le type Rhynch. Henrici de Bohême.
Toute notre comparaison entre ces 2 types se réduit donc à celle des caractères de la face frontale. Heureusement, ils sont très contrastants.
Dans Rhynch. Roemeri, cette face montre la trace du rebord des arêtes latérales et son absence au droit de la rainure frontale. Cette absence et la présence de la rainurei verticale suffisent pour différencier cette forme spécifique, puisque Rhynch. Henrici montre les deux caractères diamétralement opposés, €. à d. existence du rebord vertical tout autour de la face frontale et absence de toute rainure verticale sur cetté face.
Ces contrastes seront problablement confirmés par d’autres caractères, que nous ne pouvons observer aujourd'hui sur le fossile du Harz.
Il serait superflu de comparer de même, une à une, toutes les formes des 2 groupes. Il suffira de faire remarquer les contrastes, qui existent entre ces groupes dans chacune des colonnes, €. à d. par rapport à chacun des caractères les plus importants des coquilles.
2. La colonne (2) — contour de la valve ventrale — constate que, dans toutes les formes de Bohême, ce contour est pyriforme. Nos figures PI. 130—131 montrent, que le crochet est aigu et plus ou moins allongé. Nous distinguons cependant la forme longue et la forme large, représentées sur les planches citées. Dans la forme large, l'angle cardinal est presque droit.
Au contraire, parmi les formes du Harz, le contour pyriforme ne se montre distinctement que dans la Var. mimica. La forme transverse est très prononcée dans les War. dilatans et selcana. Enfin, nous voyons un contour pentagonal bien distinct dans la Var. Kayseri.
Ainsi, parmi les formes du Harz, la majorité contraste par la diversité du contour de la valve ventrale avec luniformité de ce caractere dans les formes de la Bohême.
284 Connexions par les Brachiopodes
3. La colonne (3) — surface concave de la valve ventrale — constate que, dans toutes les formes de Bohême, ce caractere est constant. Il est même reconnaissable dans les plus jeunes individus. Lorsque le rebord est brisé, la concavité se manifeste encore distinctement.
Au contraire, parmi les formes du Harz, dont 4 nous permettent d'observer la valve ventrale, il n'existe aucune trace de la concavité de sa surface, abstraction faite du sinus médian. La valve ventrale du type, Rhynch. Roemeri, est la seule qui n'ait pas pu être observée.
4. La colonne (4) — rebord latéral de la valve ventrale — constate la présence constante de ce caractère dans toutes les formes de Bohême.
Parmi les 5 formes du Harz, 3 seulement montrent distinctement le même caractère, d’après les témoignages de A. Roemer et du Prof. Giebel, savoir: Rh. Roemeri, Var. dilatans et Var. selcana.
La fig. Sa, Pl. 26 de l'ouvrage de M. Kayser présente pour .
la Var. mimica V'arête latérale sans rebord.
L'existence de ce rebord sur les arêtes latérales de Var. Kay-
seri (ibid. PI. 26, fig. 1) ne peut pas être reconnue sur les figures,
à cause des brisures qui ont enlevé les contours correspondants de la coquille.
Ainsi, bien que l'existence d’un rebord, sur les arêtes latérales, soit constatée par les textes et les figures sur 3 des formes du Harz, il en reste 2 pour lesquelles le même fait n’est pas établi. Ce sont précisément les nouveaux spécimens publiés par M. le Doct. Kayser, en 1878.
5. La colonne (5) — rebord frontal sur la valve ventrale — nous montre, que ce caractère existe dans toutes les formes de la Bohême, excepté dans Var. excisa. En effet, sur notre PI. 130, case Il, les fig. 4a—4d exposent l'absence du rebord au droit du front. Les autres figures, qui, dans la nature, constatent le même fait, ne le montrent pas aussi bien que les fig. 4 et nous en ferons abstraction. :
Par contraste, la même colonne (5) constate, que le rebord frontal n’existe dans aucune des 5 formes du Harz.
ad
entre la Bohême et les contrées étrangères. 285
Par l'absence du rebord frontal, notre Var. excisa se rapproche donc des formes du Harz. Mais elle en diffère par plusieurs caractères. savoir: l'absence d’un sinus sur la valve ventrale et l'absence semblable d’une échancrure ou rainure verticale, sur la face frontale. Ainsi, malgré le rapprochement signalé, il n’y a aucune identité entre notre Var. excisa et les formes du Harz.
6. La colonne (6) — sinus sur la valve ventrale — nous montre, que ce caractère n'existe sur aucune des 6 formes de la Bohême.
Au contraire, il a été constaté sur les 3 formes du Harz: Var. dilatans, selcana, Kayseri. Aucune figure ne représentant la valve ventrale de Rhynch. Roemeri, nous ignorons si elle porte un sinus. Nous sommes dans la même ignorance pour Vur. mumica, parceque la valve ventrale figurée est endommagée.
7. La colonne (7) — sinus sur la valve dorsale — constate que ce caractère est également inconnu sur toutes les formes de la Bohême.
De même, les Var. selcana et Kayseri ne portent aucun sinus sur leur valve dorsale.
Dans Rhynch, Roemeri et Var. dilatans, observation de la valve dorsale étant impossible d'apres les figures existantes, nous ignorons si ces formes possèdent un sinus dorsal. Au contraire, dans Var. mimica, la valve dorsale montre un sinus tres distinct à partir du crochet jusque près de larête frontale. Cette forme est donc la seule à notre connaissance, qui soit caractérisée par un sinus sur la valve dorsale.
8. La colonne (8) — rainure ou échancrure sur la face fron-. tale — constate que ce caractère n'existe pas dans 5 des formes de la Bohême, tandisque nous l’observons sur une seule, Var. excavata. "PI. 131;
Au contraire, les 5 formes du Harz nous montrent toutes, sur la face-frontale, une échancrure ou rainure verticale très distincte, plus ou moins prononcée.
Aïnsi, notre Var. excavata se rapproche des formes du Harz, par la présence d’une rainure verticale sur la face frontale. Mais, elle Se distingue de toutes par ses autres caractères, savoir:
absence de tout sinus sur la valve ventrale.
présence du rebord frontal.
surface concave de la valve ventrale.
Nous ferons remarquer que, parmi les 4 spécimens qui représentent cette variété sur notre PI. 131, il y en a 2 qui sont irréguliers, tandisque les formes du Harz sont toutes représentées par des spécimens très réguliers.
En outre, on voit sur les figures de la case I, PI. 131, que la rainure indiquée sur la face frontale est très peu profonde et n'offre point l’apparence des rainures figurées sur les spécimens du Harz.
Aïnsi, notre variété excavata ne peut être identifiée avec aucune des formes du Harz.
9. Aucun exemplaire du Harz n’a permis d'observer les impressions musculaires, dans les Brachiopodes qui nous occupent. Au contraire, sur notre PI. 131, case IV, nous représentons ces impressions sur les valves ventrale et dorsale de plusieurs spécimens. Les apparences de ces impressions musculaires et celles des nervures, ou impressions vasculaires, pourraient fournir encore d’autres caractères différentiels, que nous ne pouvons pas invoquer aujourd’hui. Mais ces différences pourront se manifester un jour, lorsque les richesses de la faune hercynienne seront plus connues.
Nous figurons sur la PI. 131, à droite de la case IV, 2 spécimens irréguliers par la dilatation inégale de leurs parties latérales. Nous ferons remarquer que, malgré cette irrégularité très prononcée, Pun et l’autre montrent autour de la valve ventrale, sans interruption au droit du front, le rebord caractéristique de Rhynch. Henrici.
Conclusion. Nous ne voyons dans les spécimens du Harz que des formes contrastantes avec celles de la Bohême. Nous nous croyons donc en droit de reproduire simplement, comme lexpression de la vérité, le verdict prononcé en 1858 par M. le Prof. Giebel, en l’étendant à toutes les formes hercyniennes, énumérées sur notre tableau p. 282:
Les Rhynchonelles du Harz identifiées avec Rhynch. Henrici Barr. ont de commun, il est vrai, avec cette espèce, un rebord redressé et tranchant sur les arêtes latérales de la vale ventrale, mais rien de plus.“
entre la Bohême et les contrées étrangères. 287
En terminant ces observations, nous rappelons que Schnur -a figuré, sous le nom de Zerebr. Goldfussi, (Brachiopod., PI. 26, fig. 4m—n—0—p, 1853) un moule interne provenant de la Grauwacke de Daleiden et qui nous semble offrir les plus grandes analogies avec les formes du Harz, qui ont été assimilées à Rhynch. Henrici de Bohême. Ces analogies consistent dans:
1. Le rebord vertical très marqué, qui s'élève sur les arêtes latérales de la valve ventrale, mais qui n'existe pas au-dessus de larête frontale.
2. Le profil de la valve dorsale, qui s'élève suivant une inclinaison dépassant 45° à partir du crochet jusqu’au front.
3. La face frontale verticale, présentant une large échancrure dans toute sa hauteur et sillonnée par de fortes stries.
4 Le moule interne des 2 valves portant la trace de stries longitudinales, qui passent sur le rebord.
5. Le contour général subcirculaire, en dehors duquel le crochet forme une saillie médiocre.
M. le Doct. Kayser, dans ses études sur les Brachiopodes de l’Eifel, 1871, ne fait aucune mention quelconque de cette espèce remarquable, qui semble rattacher la faune hercynienne à celle de la Grauwacke de Daleiden.
Nous ferons aussi remarquer le silence du même savant, au sujet d’un fossile décrit et figuré en 1853 par Steininger, sous le nom de Zerebr. Baudobrigensis (Geogn. Beschr. der Eïfel, PI 7, fig. 4). Ce moule interne reproduit les principaux caractères de celui qui est nommé Terebrat. Goldfussi par Schnur. Il provient de la Grauwacke de Boppart. Mais Steininger constate, sur la p. 59, qu'il en possède un autre semblable, trouvé aussi dans la Grauwacke, près Daleiden, par conséquent dans la même localité que le fossile de Schnur. Ce second spécimen n’est pas figuré.
On reconnaît très bien sur Terebr. Baudobrigensis le rebord vertical sur les arêtes latérales de la valve ventrale. Ce rebord est nettement interrompu au droit de l’arête frontale. La face frontale est aussi échancrée dans toute sa hauteur. La coquille est arrondie.
Diverses particularités, que montre ce moule interne. exigeraient une étude sur le fossile lui même et une comparaison immédiate avec celui de Schnur.
288 Connexions par les Brachiopodes
Nous ne cherchons pas à pénétrer les motifs du silence de M. le Doct. Kayser, au sujet de ces 2 fossiles remarquables. Mais ce silence est inexplicable dans l’étude spéciale de la faune hercynienne, étude, dans laquelle ce savant nous a donné des preuves si multipliées de sa vaste érudition, en citant un si grand nombre d’espèces, qui, sur les 2 continents, offrent une analogie quelconque avec les Brachiopodes hercyniens du Harz.
Be. Pentamerus Sieberi. v. Buch.
1847. Pentam. Sieberi v. Buch. — Barr. — Haïding. Abhandl. I., p. 109, PI. 21, fig. 1—2.
1879. Pentam. Sieber? v. Buch. — Barr. — Syst. Sil. de Bohême. Vol. V., PI. 21—77—78—79—119—142—150.
M. le Doct. Em. Kayser figure, sous le nom de Pent. Sieberi v. Buch, sur sa Pl. 27, 5 valves isolées, plus ou moins incomplètes et engagées dans la roche, fig. 5—6—7—8—39. Si le lecteur veut bien comparer ces valves avec les figures, que nous donnons, de nombreux spécimens de notre Pent. Sicberi sur les PI. 21—77—78, il reconnaîtra, au premier coup d'oeil, une différence générale, qui les distingue. C’est que, dans les valves isolées du Harz, les rainures entre les plis occupent plus de largeur que le relief de ces derniers, surtout près des bords, tandisqu'on voit une conformation inverse dans nos spécimens de Pent. Sicheri, en Bohême.
Les valves du Harz sont indiquées par M. Kayser, l’une comme dorsale fig. 7 et les autres comme ventrales. Mais cette distinction, fondée sur la longueur du crochet, serait impossible, d’après la surface des valves, qui ne permet de distinguer, ni sinus, ni bourrelet.
Au contraire, le contraste entre les surfaces correspondantes, portant un bourrelet ou un sinus, est très apparent sur tous les spécimens typiques de la Bohême.
D’après ces différences, nous ne croyons pas, que la forme typique de notre Pent. Sicberi soit représentée par ces 5 valves isolées, figurées par M. Kayser.
Outre ces fossiles très incomplets, M. le Dr. Kayser figure un
spécimen à 2 valves, qu'il suppose identique avec notre Var. rectifrons. (Ibid., Pl. 27, fig. 13—183a—13b—18 c.)
entre la Bohême et les contrées étrangères. 289
Si l’on compare les valves dorsale et ventrale de ce spécimen avec celles des exemplaires de la Bohême, qui représentent notre Var. rectifrons, sur notre PI. 78, case IIT, on reconnaîtra que, dans la forme du Harz, les plis sont relativement étroits par rapport aux rainures. Cette disposition n'existe pas dans nos exemplaires, dans lesquels les rainures sont habituellement plus étroites que les plis.
Ensuite, il faut remarquer que le spécimen de M. Kayser présente une double irrégularité. En le regardant par la valve ventrale, fig. 13, on voit que le côté gauche est moins développé que le côté droit, qui est aussi plus élevé. Cette double irrégularité n’a été observée dans aucun de nos spécimens. Mais nous figurons sur notre PI. 142, case IV, un jeune spécimen irrégulier par l’mégalité des côtés, comme dans celui du Harz. Il contraste avec ce dernier par son ornementation obsolète.
Ainsi, nous ne pouvons pas reconnaître l'identité supposée par M. Kayser entre les Brachiopodes du Harz, qu'il figure sous le nom de Pent. Sieberi, et ceux qui représentent en Bohême, soit le type, soit les variétés de cette espèce.
Les paléontologues savent tous que, parmi les Pentamères, des formes d'apparence extérieure très rapprochée peuvent différer notablement par l'étendue et les apparences de leurs lamelles internes et de leurs compartiments. Nous avons figuré ces compartiments et lamelles sur notre PI. 21 pour Pent. Sieberi. Comme les indications correspondantes manquent complétement pour les formes du Harz, qui nous occupent, cette circonstance négative s'ajoute à nos observations précédentes, pour infirmer l'identité admise par M. le Doct. Kayser, au sujet de l'espèce en question. Il est même étonnant, que la trace des lamelles médianes, visible sur les 2 valves dans presque tous nos exemplaires de Bohême, ne se montre sur aucun des spécimens du Harz.
Nous n’aurons pas l’indiscrétion de demander, que la granulation remarquable, qui distingue le moule interne, dans la région du crochet de Pent. Sieberi, PI. 78, nous soit montrée sur les spécimens du Harz, qui lui sont associés par M. Kayser.
Conclusion. Nous ne reconnaissons aucune identité entre les spécimens du Harz nommés Pent. Sicheri et les formes de la Bohême soit typiques, soit de la variété rectifrons. TI] n'existe entre elles qu’une analogie éloignée.
£. | 290 Connexions par les Brachiopodes
G. Pentamerus galeatus. Dalm.
1847. Pentam. galeatus Dalm. — Barr. — Haiding. Abhandl., L., p. 109, PI. 21, fig. 5.
1879. Pentam. galeatus Dalm. — Barr. — Syst. Sil. de Bohême. VO UV PL#20:
M. le Doct. Kayser figure, sous le nom de Pent. galeatus, sur sa PI. 27, un spécimen à 2 valves et de plus 2 valves ventrales isolées.
Le spécimen à 2 valves, fig. 10—10a—-10 b—10c, offrant une forme globulaire et une surface lisse, ne peut pas même être pris en considération, Car nous ne connaissons rien de semblable en Bohême.
Quant aux 2 valves isolées fig. 11—11a et 19—12a, Que M. le Doct. Kayser considère comme ventrales et qui portent des plis sur leur surface, elles sont distinguées de nos spécimens de Bohême par un caractère très prononcé dans l’une et l’autre. Il consiste en ce que ces valves ventrales ne présentent aucun bourrelet sensible.
Au contraire, un bourrelet saillant existe sur nos spécimens de Bohême, figurés, l’un en 1847 et les autres en 1879. On remarquera entre ces spécimens une différence notable sous le rapport du nombre des plis. , Cette différence est analogue à celle que nous avons surabondamment constatée pour Pent. Sieberi, PI. 77—78, qui offre des formes rapprochées.
Conclusion. Les formes du Harz, nommées Pent. galeatus par M. le Doct. Kayser, sont contrastantes avec celles que nous figurons, comme représentant cette espèce en Bohême. Nous ne reconnaissons donc entre elles, n1 identité, n1 analogie bien prononcée.
+ Spirifer togatus. Barr.
1848. Spir. fogatus Barr. — Haiding. Abhandl. IL, p. 15, PI. 15, fig. 2. 1879. Spirifer fogatus Barr. — Syst. Sil. de Bohème. Vol. V., PI. 5. M. le Doct. Kayser décrit sur la p. 160 L. c. et représente sur
la PI. 21, fig. 3—3a—3b, une valve dorsale isolée, qu’il indique comme appartenant à l'espèce de Bohême, Spirifer togatus. Pour
entre la Bohême et les contrées étrangères. 291
bien caractériser la forme de son fossile, il s'exprime sur la page |
. citée comme il suit:
Cette espèce est distinguée par son contour ovale, très étendu transversalement . .. & ..
Ces expressions s'appliquent bien mal à la fig. 3a représentant la valve dorsale en face, car au lieu de figurer un ovale transverse, €. à d. une forme irrégulière, elle représente une ellipse subrégulière, fortement transverse, dont les 2 axes rectangulaires sont entre eux comme 63 : 34.
Cette valve se distingue, 1° — par l'angle de ses arêtes cardinales, qui est de 155° et 2° — par l'absence presque complète du crochet, dont la saillie, hors de la charnière, est à peine indiquée.
Au contraire, la valve dorsale de Spir. togatus de Bohême, dans le plus grand spécimen sur notre PI. 5, fig. 10e, montre, que les arêtes cardinales forment ensemble une ligne droite, interrompue au milieu, sur une étendue d'environ 18 mm. par la saillie au delà de la charnière, du crochet, comprenant la pointe du bourrelet et des parties attenantes de la valve.
Une troisième différence consiste en ce que, sur la fig. 3a de M. Kayser, l'extrémité frontale du bourrelet n'offre aucune saillie au-delà du contour général, elliptique. Au contraire, dans Spirifer togatus de Bohême, le bourrelet forme une saillie très prononcée, denviron 5 mm. au-delà du contour de la valve. Ce caractère est bien indiqué sur nos figures publiées en 1848, comme sur celles que nous exposons aujourd'hui.
Nous ne pouvons comparer, faute de documents du Harz, ni
la valve ventrale, ni l’aréa, qui, probablement, ne sont pas connues.
Conclusion. D’après les différences ‘constatées, la valve dorsale isolée, que M. Kayser identifie avec Spirifer togatus de Bohême, contraste par ses apparences avec la valve correspondante de nos spécimens. On ne peut considérer cette forme du Harz, ni comme identique avec celle de notre bassin, ni comme représentative.
292 Connexions par les Brachiopodes
bis. Spirifer togatus. Barr. — Var. subsinuata. A. Roem.
Sous ce nom, M. le Doct. Kayser représente sur sa PI. 21, fig. 1—2—7, 3 valves, dont les 2 premières sont dorsales et la troisième ventrale. Il considère ces 3 fossiles comme identiques avec ceux qui ont été figurés par A. Roemer et par le Prof. Giebel, sous le nom de Spir. subsinuatus.
Etudions d’abord les valves figurées par M. le Doct. Kayser.
La valve dorsale fig. 1, PI. 21, à de très grandes dimensions et offre une forme transverse elliptique, peu éloignée de celle de la valve dorsale 3a, que nous venons d'examiner. Le rapport entre ses grands axes est de 75:49, c. à d. un peu différent. Mais cette diversité peut n'être qu'individuelle. Dans tous les cas, par suite de cette conformation, elle contraste avec la valve dorsale de notre Spir. togatus, comme la valve 3a, savoir:
1. Par l'angle de ses arêtes cardinales, qui est d'environ 140°, tandisque dans la valve correspondante de Bohême les arêtes correspondantes forment une ligne droite.
2. Par la saillie relativement beaucoup moindre du crochet, au delà de la charnière.
3. Par la longueur du bourrelet. Nous venons de rappeler que, dans notre Spir. togatus, cet élément de la coquille fait une forte saillie, d'environ 5 mm. dans les adultes, au-delà du contour : de la valve dorsale. Au contraire, dans la fig. 1 de M. Kayser, le bord du bourrelet, au lieu d’être saillant hors du contour, est échancré par un arc, dont la flèche mesure environ 2 mm.
Sur la fig. 2 de la même PI. 21, représentant seulement le milieu d’une autre valve dorsale, nous voyons le bord du bourrelet faisant une saillie d'environ 1 mm. au-delà du contour. Ces 2 valves sont donc un peu différentes entre elles.
L'une et l’autre contrastent fortement avec la valve ventrale fig. 7, qui leur est associée par M. Kayser.
D'abord, sous le rapport de la forme, cette valve ventrale, isolée et un peu endommagée sur le côté gauche, n’est nullement elliptique transverse, comme la valve dorsale fig. 1. Ses grands axes sont entre eux à peu près comme 41:31. On ne pourrait
entre la Bohème et les contrées étrangères. 293
donc pas concevoir un Brachiopode composé de 2 valves si dissemblables.
Ensuite, sur cette fig. 7, les arêtes cardinales, un peu concaves vers l'extérieur, font entre elles un angle d'environ 128° notablement différent de celui de la valve dorsale fig. 1 = 140. Ces caractères contrastent avec ceux de la valve ventrale de Spir. togatus de Bohême, dont les arêtes cardinales, rectilignes, font ensemble un angle de 110°.
Une autre différence se montre dans le sinus, qui est arrondi au fond, dans la valve ventrale du Harz fig. 7, tandisque, dans la valve correspondante de Bohême, le fond du sinus est une surface large et plane, très bien caractérisée dans tous les adultes.
Enfin, sur le contour frontal de la valve fig. 7 de M. Kayser, on voit, au droit du sinus, une échancrure, qui contraste avec la saillie de la languette, qui caractérise la valve correspondante dans notre Spor. togatus.
Ces différences suffisent pour constater, que les 3 valves incohérentes figurées par M.le Doct. Kayser comme Sypir. fogatus, Var. subsinuata, ne peuvent pas être associées à l'espèce de Bohême.
Jetons maintenant un coup d'oeil sur Spirifer subsinuatus, figuré par Roemer et par M. le Prof. Giebel.
I. La figure d’une valve ventrale, donnée par Roemer (Betr. IIT., p. 3, PI. 17, (PI. 2), fig. 5, 1855) devrait concorder avec la figure 7 de M.le Doct. Kayser, représentant la valve correspondante de la même espèce.
Au contraire, la fig. 5 de Roemer contraste avec celle de la valve ventrale fig. 7 de M. Kayser, par 2 caractères principaux.
1. La valve ventrale de Roemer est fortement elliptique, transverse, tandisque la fig. 7 de M. Kayser (PI. 21) montre une forme non transverse, et sub-quadrangulaire.
2, Le sinus dans la valve de Roemer est large, obsolète, aplati au fond. Il est limité de chaque côté par un sillon, et il porte aussi un sillon médian.
Au contraire, dans la valve de M. Kayser, le sinus est relativement profond et arrondi au fond.
294 Connexions par les Brachiopodes
Ainsi, l'identité de ces formes, admise par M. Kayser, ne paraît pas exister, d’après les figures citées. Nous considérons, au contraire, les 2 valves ventrales, que nous venons de comparer, comme contrastantes entre elles et aussi avec la valve correspondante de Spir. togatus de Bohême.
IL La figure donnée par M. le Prof. Giebel, (Si. Faun. d. Unterharz, PI. 4, fig. 11, 1858) représente une forme extrêmement transverse, dont les grands axes sont entre eux comme 70:35 =2:1. Le crochet est remarquable par sa grande largeur. Les arêtes cardinales forment ensemble une ligne droite, comme dans Spir. togatus de Bohême. Le sinus est à peine indiqué par une très légère échancrure sur le contour frontal.
Cette valve ventrale ne nous parait avoir presque rien de commun, ni avec celle qui à été figurée par Roemer, ni avec celle qui a été figurée par M. Kayser.
Comparée à la valve ventrale de Spir. togatus de Bohême, elle contraste par sa forme transverse, par l’absence presque complète du sinus et par le manque total de la saillie médiane de la languette au-delà du contour frontal.
Ces différences ont certainement. été remarquées par M. le Prof. Giebel, car Spirifer togatus west pas même nommé, dans les comparaisons établies par ce savant, à la suite de sa description, p. 32.
Conclusion. Les formes du Harz, figurées par A. Roemer et par M.le Prof. Giebel, sous le nom de Spor. subsinuatus, et invoquées par M. Kayser, comme représentant une variété de Spir. togatus de Bohême, ne peuvent pas être associées à cette espèce, même à titre de variété.
S,. Spirifer Nerei. Barr.
1848. Spirifer Nerei Barr. — Haiding. Abhandl. IE, p. 27, PI 15. 1879. Spirifer Nerei Barr. — Syst. Sil. de Bohême. Vol. V., PI. 6—124. Sur la p.170, l.c., M.le Doct. Kayser décrit sommairement
une espèce du Harz, qu'il nomme Spirifer Nerei Barr., Var. Il figure cette espèce sur les P7. 23 et 25.
= entre la Bohême et les contrées étrangères. 295
Le seul spécimen, qui présente 2 valves, est figuré P/. 93, fig. 1—1a—1b—10c. Il contraste avec ceux que nous figurons sur nos planches citées:
1. Par sa forme fortement transverse, dont la largeur est à la longueur comme 44:17. Aucun spécimen de Spir. Nera de Bohême ne présente une forme comparable. M. Kayser signale cette différence.
2. Par l’aréa, qui est très élevée dans le spécimen du Harz, tandisque le crochet est à peine recourbé. Dans notre espèce, laréa est plus basse et le crochet plus arqué.
3. Par les plis, qui sont moins larges que les rainures interjacentes. Il existe une disposition contraire, dans l’espèce de Bohême.
4. Par les zigzacs aigus et très prononcés de la commissure, sur l’arête latérale de chaque valve. Dans nos spécimens de Spir. Nerei, la commissure est faiblement sinueuse.
Le test n'étant pas connu dans les spécimens du Harz, ne peut pas être mis en parallèle. Dans cette circonstance, on ne saurait le négliger, parcequ'il présente des ornements bien caractérisés, que nous figurons sur nos P/. 6— 124.
Mais les 4 contrastes, que nous venons de constater, suffisent pour démontrer, que la forme du Harz ressemble très peu à celle de notre Spirifer Nerei et n’a aucun droit d'être considérée comme une variété de celui-ci.
Les autres spécimens, figurés par M.le Doct. Kayser sur la PI. 23, consistent dans des valves isolées, dont 3, fig. 2—3—4, sont ventrales et 1 fig. 5 est dorsale. Leur forme contraste complétement avec celle du spécimen fig. 1, car elle offre une longueur à peu près égale à la largeur dans la valve fig. 5, la seule qui permette de mesurer ces dimensions. Nous n’observons ces proportions, ni dans la forme longue, ni dans la forme large de Spor. Nerei, en Bohême.
En outre, dans ces 4 valves isolées, on reconnaît, comme dans le spécimen fig. 1, que les rainures sont plus larges que les plis.
Le crochet et l’aréa sont invisibles, ainsi que le test.
Ces observations s'appliquent également à la valve ventrale isolée, Pl. 25, fig. 22.
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Nous avons aussi distingué, parmi les spécimens de Syer. Nerei, une forme large et une forme longue, qui sont figurées l’une et l’autre sur notre PI. 6. Mais, comme leurs caractères, autres que celui de leur forme, sont identiques, les contrastes que nous venons de signaler dans les spécimens du Harz, s'appliquent également à chacune de ces formes de Bohême.
Conclusion. Nous ne pouvons admettre aucune des 2 formes du Harz, comme représentant une variété de notre Spirifer Nerei.
@. Spirifer excavatus. Kayser.
1878. Kayser. Fauna d. ältest. Devon.-Ablag. d. Harzes, p. 172. PI 22, fig. 7—8—9—11. PI 25, fig. 22—25—26.
PI. 23, fig. 6—6a—6b—6c. PI. 34, fig. 18—18a.
Avant tout nous constatons, qu'il est difficile de reconnaître l'identité spécifique des divers spécimens associés par M. Kayser sous le nom de Spir. excavatus.
1. Nous voyons, sur la PI. 22, 4 spécimens indiqués comme représentant également la valve dorsale de cette espèce. Celui de la fig. 9 offre la forme large; celui de la fig. 11, la forme longue et les 2 valves fig. 7—8, une forme intermédiaire.
Ce qui paraît singulier dans cette même espèce, c’est que, dans chacune des 4 valves dorsales, le bourrelet présente une apparence différente.
Sur la fig. 7, sa surface saillante et arrondie est divisée par une rainure linéaire, à partir du crochet jusque vers le milieu de la longueur.
Sur la fig. 8, une rainure semblable s'étend sur toute la longueur du bourrelet.
Sur la fig. 9, le bourrelet ne montre aucune rainure. Sa surface paraît seulement un peu aplatie.
Sur la fig. 11 au contraire, le bourrelet se transforme en 2 plis isolés, qui sont séparés à partir du crochet par un sinus tellement large et profond, que ce spécimen prend l’apparence d’une valve ventrale, comparable à celles que M. Kayser représente sur la même planche, fig. 5—6, sous le nom de Sprrifer sp.
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Remarquons que les fig. 9 et 11, si contrastantes, sont citées dans le texte (p. 272) comme montrant les formes typiques, avec un bourrelet plus ou moins profondément sillonné.
2. Sur la PI. 23, M. Kayser expose un jeune spécimen conservant ses 2 valves, fig. 6—6a—6b—6c. Ces figures nous montrent en effet, que le bourrelet de la valve dorsale est divisé par un sinus, qui est un peu moins large que celui de la valve ventrale. Ainsi, ce jeune spécimen concorderait, sous ce rapport, avec la valve dorsale isolée P{. 22, fig. 11. Mais en même temps, il contrasterait avec les 3 autres valves isolées, P/. 22, fig. 7—8—9.
Un autre contraste consiste en ce que, sur les fig. 6—6a de la PI. 23, les côtes, limitant le sinus dorsal dans le bourrelet et le sinus ventral, sont tellement divergentes que, si on les prolongeait comme sur la fig. 11, PI. 22, chacun de ces sinus atteindrait au front une largeur disproportionnée. Cette observation nous oblige à douter fortement de l'identité spécifique de ce jeune spécimen avec les 4 valves isolées de la PJ. 22.
Nous remarquons aussi, que l’aréa de ce spécimen est très élevée et que le crochet est à peine recourbé. Ces caractères ne peuvent être observés sur les valves isolées et empâtées dans la roche PI. 22.
3. Our la PI. 25, Spir. excavatus est représenté par 4 valves isolées, fig. 22—25—26.
La valve indiquée comme ventrale, fig. 22, reproduit la forme de la valve nommée dorsale sur la PJ. 22, fig. 11. Seulement, dans cette dernière, le sinus est un peu moins large.
Sur la valve dorsale isolée fig. 25, il n'existe que des côtes égales et également espacées. C’est une nouvelle conformation pour le bourrelet, qui semble disparaître totalement, sur une valve plane.
La fig. 26, présente 2 valves isolées, que M. le Doct. Kayser indique comme ventrale et dorsale. Dans aucune d'elles nous ne pouvons reconnaître la ligne cardinale droite, qui caractérise toutes les autres valves dorsales de cette espèce, figurées par ce savant. Nous sommes donc dans une incertitude, qui nous interdit toute autre observation sur ces 2 valves.
4. Sur la PI. 34, fig. 18—18 a, M. le Doct. Kayser représente la vue frontale et la vue de profil d’un spécimen conservant ses
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2 valves. La valve dorsale offre un bombement transverse, qui contraste avec la forme aplatie de toutes les valves dorsales, figurées par M. Kayser sur les planches, que nous venons de parcourir. Cette circonstance seule nous ferait douter de lidentité spécifique de cette forme avec les précédentes. Le bourrelet visible fig. 18 paraït un peu saillant, arrondi au sommet et il porte une rainure étroite, mais bien marquée, qui s'étend jusqu’au front. Ce caractère le rapproche de la valve dorsale P/. 22, fig. 8. Mais en même temps, il y à contraste entre ces 2 valves, en ce que cette fig. 8 nous montre un bourrelet tres étroit, tandisque la fig. 18, PI. 34, présente un bourrelet relativement large.
Nous regrettons que, dans une circonstance si importante ef. en présence d'un espace plus que suffisant sur la P/. 34, M. le Doct. Kayser n'ait pas jugé à propos de faire figurer en face les valves ventrale et dorsale de ce spécimen. Ces figures étaient indispensables, pour constater l'identité supposée avec les autres spécimens de Spir. excavatus, qui proviennent tous du Harz.
Le lecteur appréciera cette importance en remarquant, que la localité du spécimen qui nous occupe, est indiquée comme il suit, dans lexplication des fig. 18—18 a de la PI. 34:
calcaire de couleur claire de Konieprus?, en Bohême.“
Le doute manifesté par M. Kayser au sujet de cette localité est très louable. Nous le confirmons et étendons, en constatant que nous n'avons jamais vu aucun Spirifer de Bohême, offrant les apparences des fig. 18—18a de la Pl. 34 de ce savant. Nous avons, il est vrai, dans notre bassin quelques espèces de ce genre, qui offrent sur leur bourrelet une rainure plus ou moins marquée. Mais aucun d'eux ne pourrait être assimilé à celui qui nous occupe.
Quant à la couleur blanchâtre du calcaire, qui, selon M. le Doct. Kayser, ressemble à celui de Konieprus, elle nous fournit un. argument, trop léger, pour enrichir la faune de notre bande f2 d’une nouvelle espèce. — MNimium ne crede colori. —
À propos de la couleur des fossiles, nous constaterons que, en 1847, M. le Doct. Koch, qui exposait à Dresde son Zeuglodon, nous à donné un spécimen bien conservé d’un Pleurorhynchus américain, qui est sous nos yeux et qui, par sa couleur blanche, pourrait être assimilé à nos espèces congénères de Konieprus.
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Nous avons eu aussi entre nos mains, en 1877, divers fossiles de Greifenstein, appartenant à M. Fried. Maurer de Darmstadt et qui proviennent de roches diverses, reproduisant certaines nuances des calcaires situés entre Konieprus et Mnienian, dans notre bassin.
Conclusion. D’après l’ensemble des observations qui précèdent, nous n’admettons pas l'existence de Spir. excavatus en Bohême.
Observation au sujet de Spèr. excavatus Kays.
Si l'identité spécifique de tous les spécimens du Harz, associés par M. le Doct. Kayser, sous le nom de Spir. excavatus, était démontrée, un jour à venir, par un nombre suffisant d'exemplaires à 2 valves, bien conservés, ce Brachiopode nous offrirait un exemple remarquable de l'existence de variétés contemporaines d’une même espèce. Cet exemple pourrait être ajouté à Ceux que nous exposons parmi les Brachiopodes de Bohême, dans le premier chapitre de la présente publication.