‹ Brachiopodes; études localesChapitre 114 sur 139 · Cyrtina heteroclyta. Defr. sp · texte numérisé non relu

Cyrtina heteroclyta. Defr. sp

1848. Spirifer heteroclytus Defr. — Barr. — Haiding. Abhandl. IL, m0. fe:

1879. Cyrtina heteroclyta Defr. — Barr. Syst, Sil. de Bohème. Vol. V., PI. 8—124.

Sous le nom de Cyrtina heteroclytu Defr.?, M. le Doct. Kayser présente une valve ventrale, isolée et incomplète, principalement au bord frontal (4. c. p. 177, PI. 23, fig. 14—14 a.)

On conçoit que, n'ayant pour tout document matériel qu'un semblable fossile, M. Kayser doute de l’identité qu’il indique. Nous en doutons aussi comme lui, jusqu'à ce qu'un spécimen complet vienne démontrer l'identité supposée.

En attendant, nous remarquons que, parmi les nombreux spécimens figurés sur notre PI. 8, celui qui est représenté fig. 4a— 4b—4e—4e, pourrait être comparé à la valve ventrale de M. Kayser, par sa régularité et sa taille rapprochée, mais un peu plus grande. Or, sur ce spécimen, nous reconnaissons que les côtes, au nombre de 4 sur chaque face latérale, sont beaucoup plus rapprochées que

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dans le fragment du Harz. En outre les 2 côtes enfermant le sinus forment entre elles un angle beaucoup plus ouvert que dans le fragment comparé. Enfin, l’aréa plane montre des stries transverses très prononcées, dont nous ne voyons aucune trace sur la fig. 14a de M. Kayser.

Bien que Cyrtina heteroclyta se trouve plus fréquemment dans notre bande f2, nous en avons cependant recueilli plusieurs spécimens dans notre bande e2 et nous en avons figuré un sur notre PI. 124, case IIL.

Conclusion. L'état très incomplet du spécimen du Harz et les différences, que nous venons de signaler, ne nous permettent pas de le considérer comme réellement identique avec Cyréina heteroclyta de Bohême. On ne pourrait invoquer qu'une identité nominale, sans valeur.

AA, Atrypa reticularis. Linné sp.

1847. Terebratula reficularis Linné. — Barr. — Haïiding. Abhandl. I, p. 95, PI 19, fig. 8—9.

1879. Atrypa reticularis Linné sp. — Barr. — Syst. Sil. de Bohème. Vol. V., PI. 19—109—132—135—138—147.

Sous le nom de Atrypa reticuluris, M. le Doct. Kayser figure (1. ce. PI. 28, fig. 5—6), 2 valves isolées, très différentes dans leur apparence. Elles sont mentionnées sur la p. 184 du texte.

Comme cette espèce cosmopolite présente de nombreuses variations, dans les faunes diverses où elle se trouve, on conçoit bien l'existence contemporaine de ces 2 formes contrastantes, dans le Harz. Nous ajoutons cependant, que la fig. 6 représente une valve d'apparence arrondie et insolite.

Si on compare ces deux formes aux nombreux spécimens de cette espèce, que nous avons figurés, soit en 1847, soit dans notre présente publication, on ne reconnaîtra aucune affinité entre les 2 figures 5-—6, de M. le Doct. Kayser et celles qui représentent les exemplaires de nos étages E—F,

Ce savant à aussi figuré sur sa PI. 28 fig. 4, sous le nom

de Atr. reticularis, Var. aspera Schlot. une valve incomplète. Elle offre une analogie éloignée avec diverses formes de notre bande e2,

entre la Bohême et les contrées étrangères. 301

PI. 19. Les apparences analogues sont, au contraire, très rares dans notre bande f2. Cependant, nous en figurons une PI. 19, fig. 11. Elle contraste par ses côtes très déliées, avec celle du Harz qui nous occupe.

Conclusion. Le privilège de Atrypa reticularis, dans sa diffusion horizontale et verticale et les nombreuses variations de ses apparences, ne permettent de lui accorder aucune importance, lorsqu'il s’agit de comparer, sous le rapport chronologique, des faunes placées dans des contrées géographiquement séparées. A plus forte raison, les formes du Harz figurées par M. le Doct. Kayser et contrastantes avec celles de la Bohême, n’ont aucun droit à être classées parmi les Brachiopodes identiques et communs entre ces deux contrées. Invoquer une identité purement nominale, est un abus de la nomenclature scientifique.

A. Retzia melonica. Barr.

1847. Terebratula melonica Barr. — Haiding. Abhandl. I., p. 56, PI. 14, fig. 6. 1379. Retzia melonica Barr. — Syst. Sil. de Bohême. Vol. V., PL. 13—141.

M. le Doct. Kayser figure, sur sa PJ. 24, fig. 17—17a—17b—17 0, sous le nom de Retzia melonica Barr., un spécimen du Harz, qu'il dit ,,bien conservé (wohlerhalten) et concordant, sous tous les rapports, même dans la perforation distincte du test, avec les spécimens de la Bohême. Seulement, la forme du Harz présente un peu plus de largeur‘ (4. c. p. 178).

Sous le rapport de la forme, nous ne trouvons pas une identité absolue entre nos spécimens et celui du Harz, dont la valve ventrale montre un crochet moins alongé. Mais, comme nous reconnaissons dans cette espèce une forme longue et une forme large, cette petite différence peut être passée sous silence. Il n’en est pas de même de la différence qui suit.

M. le Doct. Kayser, considérant son exemplaire (collection Jasche) comme bien conservé, n’a pas remarqué que, dans les spécimens bien conservés de la Bohême, la surface du test est ornée de stries creuses, déterminant de petites bandes longitudinales. On les distingue très bien sur les fig. 6—6f de 2 spécimens, que nous avons

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figurés en 1847, I. ec. PI. 14. Ces ornements se montrent encore mieux sur divers exemplaires de la forme longue et de la forme. large, que nous représentons sur notre PI. 141. On voit même, sur les grossissements fig. 11f-—12f, les stries fines transverses, qui croisent les petites bandes longitudinales.

Nous rappelons, que les ornements longitudinaux de cette espèce sont nettement indiqués par le Prof. Quenstedt. (Brachopoden Pl. 47, fig. 10, 1871.)

D’après ces faits, si le spécimen du Harz est réellement bien conservé, il est caractérisé par sa surface lisse, quoique perforée. Au contraire, la surface est ornée de stries et bandes longitudinales, dans les spécimens de la Bohême, même dans ceux qui sont médiocrement conservés.

Conclusion. Jusqu'à ce que les ornements caractéristiques de notre espèce, Retzia melonica, soient observés sur les spécimens du Harz, analogues par la forme, nous ne pouvons admettre l'identité spécifique de ces Brachiopodes.

4% Atrypa Harpya. Barr.

1847. Terebratula Æarpya Barr. — Haïding. Abhandl. I., p. 44, PI. 16, fig. 8.

1879. Atrypa Harpya Barr. — Syst. Sil. de Bohême. Vol. V., PI. 88.

M. le Doct. Kayser associe avec doute à notre espèce de Bohême un spécimen du Harz, décrit p. 183 et figuré Pl. 24, fig. 14— 14a—14b—14ce sous le nom de Merista harpyia Barr. ?

Sans entrer dans des détails minutieux, nous confirmons le doute de ce savant en déclarant que les valves dorsale et ventrale, fig. 14—14a de M. Kayser contrastent avec les valves correspondantes de notre espèce.

Nous ne pouvons donc reconnaître aucune identité entre cette forme du Harz et celles de la Bohême, que nous figurons sur les planches citées.

Quant à la dénomination générique adoptée par M. Kayser, elle nous semble dénuée de tout fondement, aussi bien pour le spéed .

cimen du Harz que pour ceux de notre bassin.

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Nous reproduisons l'observation de M. Kayser, savoir, que notre espèce appartient à notre étage E et non à notre étage F, qui ne renferme aucune forme semblable.

Conclusion. Il n’y a aucune identité entre la forme nommée

Merista Harpyia par M. Kayser et notre Atrypa Harpya.

AA Orthis occlusa. Barr.

1848. Orthis occlusa Barr. — Haiding. Abhandl. IL, p. 40, PI. 19, fig. 2.

1879. Orthis occlusa Barr. — Syst. Sil. de Bohème. Vol. V., PI 58— 61—125.

Sous le nom de Orthis occlusa Barr., M. le Doct. Kayser décrit Z. c. p. 186 et figure PI. 28, fig. 7—7a—7b—7e et fig. 8S— 8a—8b—8c, 2 spécimens du Harz. Il affirme même, que cette espece se présente dans les calcaires de Klosterholz, avec les apparences exactement les mêmes qu’en Bohême.

Malheureusement cette assertion est contredite par les figures exposées par ce savant et qui ne sont pas même bien d'accord avec le texte.

1. La forme du Harz est décrite et figurée dans le meilleur spécimen fig. 7, comme quadri-latérale-arrondie.

Dans nos spécimens de Orthis occlusa, le contour arrondi ne montre aucune apparence dun quadrilatère quelconque.

2. Dans les 2 spécimens du Harz, nous voyons un caractère prédominant, savoir l’inégalité dans l'épaisseur des 2 valves. Elle se manifeste plus fortement dans l'individu plus développé fig. 7. La fig. 7e nous montre que, dans l'épaisseur de la coquille, qui est d’en-

-viron 10 mm. la valve dorsale occupe à peu près 7 mm. et la valve

ventrale seulement 3 mm. Nous négligeons de petites fractions. La fig. 7b contredit un peu la fig. 7e, en montrant une moindre différence. Mais les fig. 8Sb—Se du petit spécimen confirment lPinégalité que nous signalons. Elle constitue donc un caractère spécifique dans ce Brachiopode du Harz.

Par contraste, toutes les figures, que nous donnons de notre espèce, sur les planches citées, constatent que les 2 valves offrent une épaisseur sensiblement égale.

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3. Dans les spécimens du Harz, la valve ventrale présente, sur sa région médiane, un bombement longitudinal, qui s'étend du crochet jusque près du front.

Au contraire, dans Orth. occlusa la valve ventrale est déprimée dans la même direction, comme par un faible sinus.

4. Dans les spécimens du Harz, la valve dorsale porte un sinus prononcé, qui commence immédiatement derriere le erochet et s’élargit graduellement jusqu’au front.

Dans nos spécimens de ©. occlusa, la valve dorsale montre aussi un sinus vers le crochet, mais il s’efface graduellement vers le bord frontal.

5. L’ornementation de l’un des fossiles du Harz est indiquée sur les fig. 7—7a. Elle présente des stries fines et sub-égales, qui diffèrent complétement des stries fortes et inégales en relief, caractéristiques de notre espece. Elles sont surtout plus marquées et groupées dans le sinus des 2 valves.

Les 2 spécimens du Harz étant dépourvus de leurs crochets et M. Kayser n'ayant pas figuré la vue du côté cardinal, nous ne pouvons pas vérifier, si les caractères de cette région sont les mêmes dans les spécimens comparés.

Conclusion. Les contrastes indiqués dans la conformation des valves, et dans les ornements du test, nous autorisent à déclarer, que les formes du Harz figurées par M.le Doct. Kayser, sous le nom de Orthis occlusa, ne sont point identiques avec notre espèce de Bohême. Elles ne présentent avec elle qu’une faible analogie, commune à un grand nombre d’Orthis de toutes les contrées.

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