Rhynchon. Henrici. | 2. Retzia melonica
D’après ce classement, on voit que les connexions par les Brachiopodes entre la faune hercynienne et chacune de nos bandes principales e2—f2, sont numériquement équivalentes.
En effet, dans chacune d'elles, nous venons de reconnaître:
2 connexions spécifiques, qui lui sont exclusivement propres.
6 connexions spécifiques, communes aux 2 bandes e2—f2.
entre la Bohème et les contrées étrangères. 393
Remarquons, qu'il existe un avantage en faveur de la bande e 2, parcequ’elle seule possede l'espèce unique, identique, dans le Harz et en Bohême, c. à d. Strophom. rhomboïdalis.
Mais d’un autre côté, l'existence de Pent. Sicberi dans e2 n'étant pas affirmée sans hésitation, il en résulte une sorte de .compensation, qui confirme l’équivalence des connexions entre la faune hercynienne et chacune des faunes de nos bandes e2—f2.
Conclusions de cette étude sur les Brachiopodes du Harz.
En somme, les résultats de notre étude sur les Brachiopodes hercyniens peuvent être formulés comme il suit:
1. Au lieu de 22 espèces de Brachiopodes annoncées par M. le Doct. Kayser, comme identiques dans la faune hercynienne et dans celles de nos étages F—G-—H, nous constatons qu'il n’en existe pas une seule.
2. Nous reconnaissons une seule forme spécifique identique entre la faune hercynienne et notre faune troisième de Bohême. Mais, cette forme appartient exclusivement à notre bande e2 et elle n’existe pas dans nos bandes F—G—H.
3. L'ensemble des connexions par les Brachiopodes entre la faune hercynienne et notre faune troisième est représenté par 10 espèces, Savoir :
réellement identique nominalement identique, €. à d. analogue.
analogues.
ou bien: 1 identique et 9 analogues.
O Hi mi
Ce nombre 10 se répartit d’une manière équivalente entre nos bandes e2- f2.
2 connexions particulières pour chaque bande. 6 connexions communes aux 2 bandes
La part de chaque bande est exigue, en comparaison des - espèces de Brachiopodes qu’elle renferme. Voici les proportions - que nous Calculons, d’après les chiffres exposés dans notre tableau
p. 179, indiquant pour chaque bande le nombre de ses espèces: 21*
324 Connexions par les Brachiopodes bande f2 connexions avec le Harz SERRES éspèces der F2 re AOC connexions avec le Harz D — LE band | ù ti Ps coee dés 20): ARR AIénenCe LA PRET NAN = 0.009
Ces proportions montrent, que la bande f2 présente avec la: faune hercynienne des connexions, qui dépassent celles de la bande e2 seulement de {9 millièmes.
Comparons maintenant les connexions par les Brachiopodes de la faune hercynienne, d’un côté avec l’ensemble de nos étages E—G—H, et de l’autre côté, avec notre étage E. Le tableau que nous venons de citer, nous fournit tous les chiffres nécessaires, pour trouver la somme des espèces distinctes, après déduction des espèces communes entre les étages de notre bassin.
connexions avec le tHarz 04704 RSS
Lee DE PET 00
JS | espèces distinctes des étages F—G—H 277 . connexions avec le Harz . . . . 8
étage | à OE nn D à Hrout | espèces distinctes de l’étage E . . . 304
HIT TEnCe 207 a ELISA = 0.003
Ces proportions nous montrent, que les connexions de la faune hereynienne, par les Brachiopodes, avec nos étages F—G—H dépassent les connexions de la même faune avec notre étage E, par la somme remarquable de 3 millièmes.
Parallèle entre l'Angleterre, la Suède et le Harz, sous le rapport des connexions par les Brachiopodes avec la faune troisième de Bohême.
Considérons d’abord que, d’après les vues exprimées par M. le Doct. Kayser, la faune hercynienne du Harz aurait été contemporaine de celles des étages F—G—H, en Bohême.
Rappelons d’un autre côté que, par sa position géographique, le Harz est beaucoup plus rapproché de notre bassin que les contrées de la même zône septentrionale, Angleterre et Scandinavie.
Par l’effet de cette proximité relative, les faunes contemporaines, selon M. Kayser, ce. à d. la faune hercynienne et la faune de nos étages F—G—H, devraient, suivant toute vraisemblance,
entre la Bohème et les contrées étrangères. 3925
présenter plus de connexions par des espèces identiques que les faunes contemporaines d'Angleterre et de Scandinavie, avec notre étage E.
Constatons maintenant si les faits confirment ces prévisions.
Ces faits sont tous exposés sur notre grand tableau (p. 238) sur lequel nous nommons chacune des espèces de Brachiopodes, identiques entre la Bohême et les 2 contrées du Nord. Il serait inutile de reproduire ici leurs noms et nous nous bornons à indiquer, sur le tableau qui suit, leur répartition verticale entre les bandes superposées de notre bassin. Nous négligeons les bandes au-dessous de d4, parcequ'elles paraissent ne renfermer aucune espèce migrante.
E en AE NES OS
munes avec la Bohême. D’après leur | première apparition dans notre bas- | | sin, leur distribution verticale est
| d4|d5le1le2|f1 |f2lg1|s2|g3 | L’Angleterre possède 29 espèces com- | | | munes avec la Bohême. En considé- | | rant leur première apparition, dans notre bassin, leur distribution verticale est représentée par les nombres |8 Col.| 2 sn MISES 5 1 | | |
représentée par les nombres . . .|1Col.] 2 | . | 16 | . 3
| Ces 2 contrées nous montrent une || remarquable concordance.
|| Par contraste, le Harz possède une seule espèce, identique, commune avec la | | OST OT SENS CNE OCR 10e (EF : ; 1
| La Scandinavie possède 22 espèces com- | | | | | | | |
La position de cette espèce unique, dans la bande e2 de Bo- - hême, est digne de toute attention, car elle correspond à une faune considérée par M. le Doct. Kayser comme incontestablement silurienne ] et antérieure à la faune hercynienne du Harz. À
Au contraire. les faunes de nos étages F—G—H, regardées
: par ce même savant comme contemporaines de la faune hercynienne,
ne présentent pas même une seule espèce identique, commune avec celle-ci.
Ces faits sont en évidente contradiction avec les considérations et prévisions, que nous venons de présenter et d’après lesquelles la faune du Harz, plus rapprochée de la Bohême, devrait montrer plus
y: + CE “Mr
326 Connexions par les Brachiopodes L-:
de connexions avec ses faunes contemporaines de F—G—H, que les” faunes siluriennes d'Angleterre et de Scandinavie avec leur faune contemporaine de l'étage E.
Remarquons sur le tableau, que l'Angleterre présente 18 espèces communes avec notre bande e2. La Suede en offre 16. Ces 2 nom-" bres sont considérables, si on considère la distance géographique et"
la position de ces 2 contrées dans la grande zône septentrionale.«
En outre, chacune de ces régions à fourni directement un contingent à la faune de notre bande f2, savoir 5 espèces communes avec l'Angleterre et 3 avec la Scandinavie. Il est important d’observer, que ces espèces mont pas apparu dans notre bande e2. C’est ce que montre notre grand tableau de la p. 328.
D’apres les doctrines actuellement prédominantes dans la science, le signe de contemporanéité entre les faunes consiste dans la présence d'espèces identiques, dans des contrées géographiquement. espacées. Ce critérium manque complétement parmi les Brachiopodes de la faune hercynienne et des faunes de nos étages F—G—H. Comme les Brachiopodes sont les fossiles qui offrent habituellement la plus grande diffusion horizontale des espèces, cette absence de” toute identité parmi eux, dans les faunes comparées, est en complète opposition avec les vues de M. le Doct. Kayser.
Nous ne perdons pas de vue, que la faune hercynienne possède quelques espèces analogues avec celles de nos étages F—G. Mais, nous en trouverions un nombre au moins aussi considérable, entre les faunes siluriennes de Scandinavie et d'Angleterre et notre étage E, outre les espèces identiques indiquées sur notre tableau qui précède. Le contraste, que nous venons de constater, ne serait done pas infirmé.
Nous allons d’ailleurs apprécier la valeur relative des espèces analogues, dans la recherche qui suit.
F, Connexions spécifiques par les Brachiopodes entre les faunes siluriennes de la Bohême et les faunes dévouniennes de l'Eifel.
Nos études sur les Brachiopodes de lEifel sont fondées principalement sur les spécimens de notre collection. Elle se compose
entre la Bohême et les contrées étrangères. l 3927
de séries, successivement réunies depuis près de 40 ans. Les principales proviennent de Hôüninghaus, Goldfuss, de Verneuil, Sandberger. Une dernière série nous a été envoyée en 1868, par M. le Doct. Schultze.
Pour chacune des espèces, qui a dû attirer notre attention, nous avons comparé nos spécimens avec ceux qui ont été figurés par les savants, qui ont décrit les fossiles des Contrées rhénanes et en particulier ceux dont les noms suivent:
1842. D’Archiac et de Verneuil, Koss. des dépôts anciens des Contrées rhénanes. Trans. geol. Soc. London.
1844. C. Ferd. Roemer, Rhein. Uebergangsgebirge. 1853. Steininger, Geogn. Beschreib. der Eifel. 1853. Schnur, Brachiopoden der Eifel.
1855. DD. Sandberger, Versteinerungen, Nassau.
1870. Doct. Em. Kayser, Studien aus dem Gebiete des rheinischen Devon. (Zeitschr. d. deutsch. geolog. Gesellsch.)
1871. Quenstedt, Brachiopoden.
1871. Doct. Em. Kayser, Die Brachiopod. d. Mittel- und Ober- Devon der Eiïfel. (Zeitschr. d. deutsch. geolog. Gesellsch.)
Nous classons en 3 catégories les espèces, qui nous semblent établir les connexions les plus distinctes entre les faunes siluriennes de la Bohême et les faunes dévoniennes de l'Eifel.
Première catégorie: Espèces identiques dans les 2 contrées.
L'identité, que nous avons à constater entre certaines espèces de la Bohême et de lEifel, est généralement nominale, parcequ’elle s'applique à des espèces cosmopolites, qui, dans chacune des contrées comparées, présentent un grand nombre de variantes et de variétés locales. Nous citerons les suivantes :
Strophomena rhomboiïdalis Wilek. | Cyrtina heteroclyta . Defr. Atrypa reticularis . Linné | Pentamerus galeatus . . Dalm.
En comparant les spécimens de l’Eifel, qui représentent ces espèces dans notre collection, avec ceux de la Bohême, nous reconnaissons entre eux, malgré une évidente analogie, presque toujours quelque différence, qui nous fait hésiter à admettre leur identité
absolue. Nous devons done nous borner, pour la plupart d’entre eux, à constater une identité nominale.
Cependant, quelques-uns des spécimens des deux contrées se ressemblent à un tel point, que leurs différences paraissent minimes et presque sans importance. Exemples:
1. Des spécimens de Strophom. rhomboidalis, Var. analoga Phill., provenant de Pelm, dans l'Eifel, pourraient être confondus avec ceux de même taille, qui appartiennent à notre bande e2. La seule distinction, que nous puissions saisir entre eux, consiste en ce que les pointes cardinales, aux deux bouts de la charnière, sont moins développées dans les exemplaires de l’Eifel. Mais, comme la plupart de ces pointes sont brisées, nous ne pouvons pas affirmer, qu’elles fournissent un moyen de distinction réelle.
En outre, les figures de Var. analoga Phill. données par M. Davidson dans sa Monographie (Devon. Brachiop. VI, PI. 15, fig. 15 à 17) montrent ces pointes latérales et toute la coquille, réellement identiques avec les formes de notre bande e2, que nous venons de citer.
Remarquons, qu'elles n'offrent pas une ressemblance aussi prononcée avec les formes de notre bande F2.
2. Atrypa reticularis. malgré toutes ses variations en Bohême et dans l’Eifel, nous offre aussi, dans les deux pays, des individus dont il est presque impossible de distinguer l'origine. Il est important de remarquer que, dans ce cas comme dans le précédent, ces identités absolues se montrent dans des spécimens de notre bande e 2 et non dans ceux de la bande f2.
3. Cyrlina heteroclyta, extrêmement variable dans les deux régions comparées, nous fournit également des spécimens, qui pourraient être confondus les uns avec les autres, bien que la plupart puissent être aisément distingués.
4. Au contraire, Pentamerus galeatus est représenté seulement dans notre bande f2, par de rares exemplaires, d'apparence variable, mais dont aucun ne nous semble pouvoir être cité comme absolument identique avec les diverses variétés de l’Eifel, qui sont sous nos yeux.
entre la Bohème et les contrées étrangères. 329
Seconde catégorie: Espèces qui semblent être des variétés successives d’un même type.
Nous ne connaissons jusqu'à ce jour qu'une seule série de formes, dont les apparences puissent être ainsi interprétées. Cette série se compose des 3 Pentamères qui suivent:
Pentam. incipiens Barr. — Bohême — e2, PI. 119. Pent. procerulus Barr. — Bohême — f2, PI. 21--119—150.
[ Eifel | dévon. moyen. Verstein.
Pent. acuto-lobatus Sandb. ù | Nassau f Nassau, PI 33, 1855.
Il existe quelques variétés contemporaines de la seconde et de la troisième espèces.
Dans une notice spéciale, ci-dessus p. 97, nous avons exposé nos observations au sujet de la vraisemblance, que peut présenter cette série et des circonstances, qui nous font hésiter aujourd’hui à l’admettre comme définitivement démontrée. Nous recommandons cette notice à l'attention du lecteur.
Troisième catégorie: Espèces plus ou moins analogues dans les deux contrées.
Nous étudierons d’abord la famille de Rhynchon. Wilsonr, représentée dans lEifel par des formes, qui ont reçu un assez grand nombre de noms, tandisqu’en Bohême nous ne pouvons lui adjoindre que les 2 espèces, que nous nommons: Walsoni et princeps.
Nous nous proposons d'établir une seconde famille pour Rhynch. Henri et les formes alliées.
1871. M. le Prof. Quenstedt, dans son ouvrage: Brachiopoden, donne à la famille de Terebratula Wilsoni (Wilsonia) une tres grande extension. Il en figure de nombreuses formes, soit siluriennes, soit dévoniennes. Si nous en jugeons par celles de la Bohême, elles paraissent exactement représentées. Nous pouvons donc invoquer avec confiance le témoignage de cet illustre maître de la science.
1871. Immédiatement après cette publication, M. le Doct. Em. Kayser a traité le même sujet à l’occasion de ses études sur les Brachiopodes de lEifel. Nous trouvons sur ses planches les figures de 2 formes nouvelles, associées au même groupe.
330 Connexions par les Brachiopodes Nous remarquons, qu’il y a peu d'accord entre ces deux savants, au sujet des formes trouvées dans la même contrée de l’Eifel. Ainsi, la légende qui accompagne la PI. 42 de M. le Prof. Quenstedt, énumère diverses espèces de Wäsonia, que M. Kayser n’a pas mentionnées dans sa revue monographique, quoiqu’elles proviennent de Gerolstein, savoir : \ T. Wilsoni oviformis. | L. Fe cylindrata.
Par contraste, M. le Prof. Quenstedt ne nomme même pas plusieurs formes très caractéristiques de lEifel, comme Terebr. Orbignyana Vern., que M. Ile Doct. Kayser adopte comme type du même groupe. (1871, p. 504.)
T. Wilsoni pachypleura.
Après avoir étudié ces documents, en les comparant aux spécimens de notre collection, nous sommes de plus en plus convaincu, qu'on peut distinguer par plusieurs caractères, d’un côté, les formes siluriennes et de l’autre côté les formes dévoniennes, dans les familles de Rhynch. Wilsoni et de Rh. Henrici. Quoique apparentées, ces formes nous semblent constituer des groupes nettement séparés. Nous allons indiquer leurs caractères principaux, en les plaçant en regard.
Groupes d'espèces analogues, représentant les familles
de Hhynch. Wilsoni et de Hhynch. Henrici, dans
les faunes siluriennes de la Bohême et dans les faunes dévoniennes de l’Eifel.