Valve ventrale avec un faible sinus vers le bord frontal
2. Rebord vertical et tranchant sur les arêtes latérales de Ja valve ventrale.
3. Ce rebord s’étend d’une manière continue sur l’arête du contour frontal.
4. Le contour frontal de la valve ventrale n’est pas échancré.
2. Rebord vertical, sur les arêtes latérales de la valve ventrale.
3. Ce rebord disparaît complétement sur toute l’étendue de l’arête du contour frontal.
4. Le contour frontal de la valve ventrale est distinctement échan-
cré, dans presque toute la largeur de la coquille.
». La face frontale figure une paroi verticale, murale, soit plane, soit plus ou moins bombée en travers.
5. La face frontale porte une rainure verticale, plus ou moins prononcée, qui s'étend sur toute l’épaisseur des deux valves.
1871. Parmi les espèces figurées par Quenstedt — Brachiopoden, celle qu'il nomme 7. macrosoma, fig. 33 à 35, PI. 42, représente un moule interne très analogue aux 2 types cités et il provient aussi de la Grauwacke — Eifel.
D'après ces documents, si nous comparons la série des 5 ca-
ractères indiqués pour chacun des 2 groupes de la famille de Rhynch.
Henrici, nous reconnaissons qu’un seul d’entre eux est identique, savoir: l'existence d’un rebord vertical, saillant, sur les arêtes latérales de la valve ventrale.
Au contraire. les 4 autres caractères sont contrastants, savoir: ceux qui se rapportent au sinus de la valve ventrale, au rebord sur
larête frontale, à l’échancrure du contour frontal de cette valve et:
à la rainure verticale sur la face frontale.
D’après ces contrastes, qui justifient bien le verdict de M. le Prof. Giebel, cité ci-dessus p. 286, nous considérons comme bien établis les 2 groupes distincts, que nous venons de caractériser.
Nous rappelons que Rhynch. Henrici et toutes ses variétés, composant le premier groupe, ne sont connues jusqu’à ce jour que dans les calcaires de notre bande f2, qui s'étendent entre Konieprus et Mnienian.
Les formes du groupe dévonien de Rhynch. Roemeri, que nous venons de citer, offrent une extension horizontale beaucoup plus considérable, quoique restreinte jusqu’à ce jour à l’une des contrées rhénanes et à la contrée du Harz.
Remarquons que, parmi les variétés de Rhynch. Henrici, il y en à plusieurs qui se distinguent par l’aplatissement de la coquille.
SH
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Aucune des formes dévoniennes ne montre une tendance comparable, excepté celle qui est figurée par A. Roemer, sous le nom de Ter. princeps, jeune. (Beitr. I., PI. 9, fig. 13a—b—c—d, 1850).
Après avoir fait ressortir les contrastes entre ces 2 groupes et l’analogie du rebord relevé, qui les distingue entre tous les Brachiopodes connus, nous devons rappeler 2 autres analogies déjà signalées et qui se manifestent parmi les variétés de Rhynch. Henrici.
La première nous est fournie par la Var. excisa, PI. 130, qui présente une échancrure du rebord, au droit de l’arête frontale. Cidessus p. 284.
La seconde apparaît sur la Var. excavata PI. 131, qui montre une rainure verticale, sur la face frontale. Ci-dessus p. 285.
Mais, nous constatons sur les pages citées, que, malgré cette similitude dans l’un de leurs éléments, ces 2 variétés se distinguent très aisément de toutes les formes du Harz, par leurs autres caractères.
Dans tous les cas, ces 2 variétés de la Bohême pourraient être considérées comme des avant-coureurs sporadiques des formes dévoniennes, au même titre que notre Séringocephalus Bohemicus peut être regardé comme le plus ancien avant-coureur connu de tous les représentants de ce type générique, dans les faunes du terrain dévonien.
Nous observons encore, que les groupes siluriens, passés en revue, sont liés entre eux par des caractères communs, contrastant avec les caractères, qui lient ensemble les groupes dévoniens en parallèle.
1. Ainsi, dans Rhynch. Wülsoni et Rhynch. Henrici, il n'existe normalement aucun sinus sur la valve ventrale et il se montre seulement dans quelques individus de la première espèce.
De même, dans toutes les formes, sans exception, qui se rattachent à Rhynch. Henrici, il n’y a aucune apparence du sinus sur la valve ventrale.
Au contraire, un sinus plus ou moins prononcé sur cette valve existe sur toutes les formes dévoniennes, soit dans la famille de Ehynch. Walsoni, soit dans celle de Rhynch. Henrici.
2. L'absence constante ou presque constante du sinus sur la valve ventrale, dans les groupes siluriens, est accompagnée par un
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autre caractère, qui consiste dans l’absence d’une rainure verticale sur la face frontale.
Au contraire, dans les groupes dévoniens correspondants, la présence du sinus sur la valve ventrale entraîne l'existence d’une rainure prononcée sur la face frontale.
En résumé, malgré les différences que nous venons de constater, entre les formes siluriennes et les formes dévoniennes, dans chacune des 2 familles, ÆRhynch. Wüilsoni et Rhynch. Henrici, nous devons reconnaître, qu'il existe entre les espèces de notables analogies.
Ces analogies se manifestent dans les formes de l'Eifel, €. à d. dans celles qui sont chronologiquement plus éloignées des types siluriens de la Bohême, aussi bien que dans les formes du dévonien inférieur, qui en sont plus rapprochées, dans la série verticale.
Nos études étant consacrées à la simple exposition des faits observés, nous ne nous attribuons pas la tâche difficile d'expliquer l’origine des ressemblances plus ou moins marquées, que nous venons de rappeler, entre certains Brachiopodes siluriens et dévoniens. Mais, nous profitons de cette occasion pour reproduire l'opinion, que nous avons déjà exprimée ci-dessus. Chap. LI, V, p. 62, 4° et b=101, 8°
Nous concevons, durant la période dévonienne, l’apparition d’une série de formes successives, jouant par rapport aux types primitifs siluriens, suivant le sens vertical, le même rôle que les variétés contemporaines de ces types, en Bohême, ont rempli suivant le sens horizontal.
En considérant cette interprétation comme admissible, nous répétons aussi, que nous ne voyons aucun motif pour attribuer l’origine des variétés successives à une cause différente de celle qui a produit de si nombreuses variétés, durant l'existence des mêmes types primitifs.
Après avoir exposé les analogies et les contrastes, qui existent entre les groupes siluriens et les groupes dévoniens, dans les familles de Rhynch. Wüilsoni, princeps et .de Rhynch. Henrici, nous allons passer en revue les formes de divers genres, qui sont plus ou moins apparentées, dans les mêmes régions de la Bohême et de lEïfel.
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3. Espèces isolées, analogues, dans les faunes siluriennes de la Bohême et dans les faunes dévoniennes de l’Eifel.
Pour les espèces de lEifel, les planches que nous citons,
sont celles de la Monographie de Schnur, 1853. Pour nos espèces de Bohême, nous indiquons les planches de notre présente publication.