‹ Brachiopodes; études localesChapitre 127 sur 139 · Merista Herculea. Barr. sp · texte numérisé non relu

Merista Herculea. Barr. sp

PI. 10. Terebr. prunulum. Schnur.

Meristella vultur. Barr. I. c. PI. 44.

D’après la forme extérieure, il existe une grande analogie entre ces espèces. WMerista Herculea présente, sur la valve ventrale, la gouttière caractéristique du genre, tandisque Ter. prunulum montre, par contraste, sur le moule interne de la valve correspondante, la conformation de Meristella, comparable à celle de Meristel. tumida sur notre PI. 11 et de Meristel. vultur, PI. 136.

Aïnsi, l’espèce dévonienne offre à la fois des analogies avec 2 espèces de Bohême, appartenant à des genres distincts.

æ. Merista Herculea. Barr. sp. Terebr. scalprum. Ferd. Roem. PA;10. Rhein. Uebergangsg., p.68, PI. 5.

L’analogie est très apparente dans l’extérieur de ces 2 espèces. Elle est aussi confirmée par l'existence d’une gouttière, au crochet de la valve ventrale dans l’une et l’autre, quoique cette gouttière soit très exigue dans l'espèce de l’Eifel. Mais, il y a contraste dans la structure de la valve dorsale. Dans Mer. Herculea sur notre PI. 10, fig. 14, on voit cette structure consistant dans une lamelle médiane, très élevée, accompagnée de chaque côté par une autre petite lamelle oblique. Au contraire, dans Terebr. scalprum, la lamelle médiane est très peu élevée, tandisque les 2 lamelles latérales sont très étendues et concaves vers l’extérieur. Cette conformation se voit très distinctement sur des spécimens de notre collection.

340 Connexions par les Brachiopodes

8. Orthis lunata? Sow. Orthis Æifeliensis. Vern. PI. 58. Schnur, 1. c. PI. 87.

Les spécimens de notre collection comparés avec ceux de O. Eïfeliensis, provenant de Pelm, offrent une très grande ressemblance dans les apparences extérieures. La structure interne ne nous est connue, ni dans les uns, ni dans les autres.

Æ, Pentamerus optatus. Barr. Pentamerus optatus. Barr. PI. 22—116. SCDIUE 1 CAPES 2

L’unique spécimen, figuré par Schnur, ressemble beaucoup par sa taille comme par la faiblesse de son sinus et de son bourrelet, à la forme de Bohême, PI. 116, fig. 7. Il y a donc une analogie évidente entre ces Brachiopodes. Mais, comme Pent. optatus de Bohême présente beaucoup d’apparences diverses, non connues dans l'Eifel, nous ne pouvons pas affirmer l'identité admise par Schnur, d’après les 2 seules figures qu'il a données d’un spécimen unique.

D’autres paléontologues, tels que le Prof. Ferd. Roemer et le Dr. Kayser, considèrent le spécimen de Schnur comme une variété lisse de Pent. galeatus. (Brachiop., Eïfel, 1871, p. 537.)

Dans tous les cas, cette forme de l’'Eifel, indépendamment de sa nature spécifique, offre une grande analogie avec notre Pent. optatus.

B. Rhynchon. #ympha. Barr. Terebr. hexatoma. Schnur. PI. 29 —-122—158. L''eHPT 25;

L'espèce de l’Eifel porte au bourrelet le nombre de 6 plis, comme la forme typique de Rhynch. nympha en Bohême. Elle paraït accompagnée par quelques variantes et variétés, comme celles que nous figurons sur nos PI. 122—153. Nous allons les indiquer, N° 6 et 7, qui suivent.

En comparant les figures de nos planches avec celles que donne Schnur, on reconnaît entre elles une grande analogie. Cependant, on peut remarquer, au premier coup d’oeil que, dans lespèce de lEifel, les parties latérales de la coquille sont relativement beaucoup plus développées et dépassent même en largeur la partie

entre la Bohême et les contrées étrangères. 341

médiane, occupée par le bourrelet et le sinus. Les spécimens de Bohême nous montrent des proportions inverses. Le bourrelet et le sinus occupent plus d'espace que les parties latérales.

G. Rhynch. nympha. Barr. | ; : ie ? | Ter. Daleidensis. F. Roemer.

Var. pseudo-livonica. Barr. ;

| Schnur, 1: c: PI. 22

Ces 2 formes offrent beaucoup d’analogie, dans leur apparence générale. Cependant, elles se distinguent, comme ÆRhynch. nympha et Rh. hexatoma, par les proportions des parties principales de la coquille. En effet, dans Rh. pseudo-livonica, la largeur de la partie médiane occupée par le bourrelet et le sinus prédomine sur celle des parties latérales. Nous observons une proportion inverse entre les parties correspondantes de Rh. Daleidensis, d’après les figures de Schnur et les spécimens de Manderscheid, qui sont dans notre collection. Nous ajoutons, que les plis de cette espèce dévonienne paraissent plus arrondis que dans l'espèce de Bohême et que les dentelures de leur suture sont aussi beaucoup plus allongées que dans notre pseudo-livonica.

. Rhynch. ha. Barr.

“ DA ct DUPONT | Rhynch. Schultzei. Barr.

Var. carens. Barr. |

non figurée.

PL99: lg

L'espèce de lEifel, à laquelle les circonstances nous obligent à donner ce nom, nous a été communiquée par M. le Doct. Schultze, sous le nom de Rhynch. angulosa Schnur. Nous attribuons cette dénomination à une simple erreur.

Ce Brachiopode, appartenant au groupe de Rhynch. nympha, présente une très remarquable analogie avec une variété de cette espèce, que nous nommons Var. carens et qui est figurée sur notre PI. 122, cases IV—V. Leur caractère commun consiste en ce que les plis manquent sur la surface de la valve et ne se montrent que vers le bord. La forme de la coquille est aussi très analogue dans les exemplaires de la Bohême et ceux de lEïfel.

Cette forme est la troisième du groupe de Rhynch. nympha, qui est représentée parmi les Brachiopodes de PEïifel.

349 Connexions par les Brachiopodes

#S. Rhynch. famula. Barr.

Var. modica. Barr.

Terebr. brachypticta. Schnur.

le P1722:

Sur notre PI. 140, nous présentons la série des formes, que nous réunissons sous le nom de Rhynch. modica, variété de Rh. famula. Parmi les plus jeunes spécimens, cases VIII—IX, nous voyons des formes très voisines de celles de l’Eïfel, que nous citons. Cette ressemblance se borre aux apparences extérieures, les seules qui soient connues pour les spécimens à comparer.

®. Rh. membranifera. Barr. Terebr. ferita. v. Buch. PI. 34. SChnur,; 1. CPI:

D’après les spécimens de notre collection, l’espèce de l’Eifel paraît très variable et, parmi ses diverses formes, il y en a qui se rapprochent beaucoup de notre Rhynch. membramfera. On peut donc considérer ces 2 espèces comme analogues.

Nous rappelons une autre analogie connue, mais un peu moins marquée, entre Rh. ferita et Rh. cuneata, qui est commune à plusieurs contrées siluriennes.

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