Rh. princeps, Barr. . . . PL
IR. nymphba, Barr. . . . PL 29—122.
D’après ces exemples, sans compter beaucoup d’autres, on pourrait se croire autorisé à penser, que la grande fréquence des représentants d’une espèce, sur un même horizon, peut être considérée, si non comme cause efficiente, du moins comme circonstance concomitante de l'apparition des variantes et variétés contemporaines.
Cette illusion s’évanouit si l’on considère, que quelques-unes de nos espèces les plus prolifiques et dont les individus se comptent par myriades, dans des couches calcaires d'une faible épaisseur, se montrent pour ainsi dire invariables. Parmi leurs spécimens, nous rencontrons à peine quelques exemples de la forme longue et de la forme large, qui sont de simples variantes et qui ne pourraient, dans aucun cas, être comptées comme des variétés.
Nous citerons 2 espèces très remarquables sous ce rapport: Atrypa navicula, Sow., PI. 17—28.
Atrypa latisinuata, Barr., PI. 17.
80 Variations observées parmi les
Ces deux espèces étant lisses, sont dépourvues de toutes les variations qui peuvent dériver de l’ornementation.
Nous avons consacré à chacune d'elles une courte notice, ci-dessus. (p. 17—18.)
Ces deux exemples suffisent pour démontrer, que la grande fréquence ou la fécondité d’un type spécifique ne constitue, ni une cause efficiente, ni même constamment une circonstance concomitante de l'apparition des variétés, parmi les Brachiopodes.
Par contraste, nous constatons que, dans quelques-unes de nos espèces, qui ne sont représentées que par un petit nombre d’individus, nous observons de fréquentes variations, soit dans la forme, soit dans l’ornementation des spécimens. (Comme exemple remarquable de cette bizarrerie, nous citerons Sérophom. hirundo, PI. 47.
B. Influence de la durée de l'existence d’un même type spécifique, dans une série de faunes successives et distinctes.
Les Brachiopodes semblent jouir de la faculté d'adapter leur existence à des circonstances très différentes. Il suivrait de cette faculté que, dans un bassin limité comme celui de la Bohême, nous devrions trouver un nombre notable d'espèces de cet ordre, présentant une grande extension verticale.
La confirmation de cette prévision devrait surtout se manifester dans la série des formations, qui constituent notre division supérieure, parcequ’elles sont presque toutes composées de calcaire, constituant des dépôts d’une remarquable puissance et d’une grande régularité, sans aucune perturbation stratigraphique, remontant à leur origine.
En d’autres termes, la composition minérale et l'extrême régularité stratigraphique des formations, qui composent notre division supérieure, semblerait nous autoriser à penser, que les Brachiopodes de notre faune troisième ont eu l’occasion de développer en Bohême, dans toute son étendue, la faculté d'adaptation aux circonstances, que la science semble leur reconnaitre.
Malheureusement les faits, que nous observons, ne justifient pas l'existence de cette faculté présumée, qui se réduit à un avantage relatif, par rapport aux autres ordres.
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me.
Brachiopodes siluriens de la Bohême. 81
En effet, en parcourant le tableau de la distribution verticale de nos Brachiopodes, que nous adjoignons à la présente publication, en tête du Chap. Il. le lecteur s’étonnera comme nous, en voyant qu'après plus de quarante ans de recherches, nous n’ayons pu constater qu'une propagation verticale très limitée, pour la très grande majorité de nos types spécifiques. Ce fait se reconnaît aussi bien parmi les espèces de notre faune troisième que parmi celles de notre faune seconde. Sous ce rapport, nous ne pouvons établir entre elles aucune distinction bien fondée.
Dans le texte du même Chap. II, nous présentons une étude spéciale, sous le titre de: Durée des espèces de Brachopodes siluriens, en Bohème. Le tableau, p. 200, expose les résultats de nos recherches et constate que les 640 formes de cet ordre, nommées dans notre bassin, se répartissent comme il suit.
530 sont connues dans . 1 bande 26 ” 1 1) 2 1 54 99 91 , 3 Lh] 17 97 71 19 4 39 (RE < ENTRE AN SA ASPECT EAN 2 CH LEE 1 LE 1 LE] 6 Gr, 2 3 Lb] 99 el 7 1 2 2] LE] LE] 8 1) | Es 1 SN TS RTE AN ED CONLERER: PET A 1 # Qi se RU CR RO) re EE à
ensemble 640
D’après ces chiffres, la durée moyenne d’une espèce de Brachiopode, dans notre bassin, pourrait être calculée comme il suit:
PHspecés connues dans #0. 2... /22..) d''hande: 530°X 1 =:530 2 Fa 26 XK 12%=807 AAA TD M à 0 A in TT NON AQU Fear 6X 5— 30 EX CE 1X 6—= 6 Ta 4 a NT 8 AN :8—= A6 L'EST RON =; 119 10 ss __1X 10 = 10
89 Variations observées parmi les
Le nombre moyen des bandes traversées par chaque espèce, c. à d. sa durée moyenne sera représentée par:
Ainsi, en moyenne, chacune de nos espèces n’a existé que durant le dépôt de 1.40 bande.
Ce chiffre est évidemment trop élevé, parceque parmi les 530 formes considérées comme caractérisant la hauteur d’une bande, il y en à un grand nombre qui n'apparaissent que dans un banc de peu d'épaisseur, €. à d. dans une fraction de la hauteur de la bande correspondante. Une observation analogue pourrait être appliquée aux autres espèces.
Nous devons donc reconnaître, qu’en général, nos Brachiopodes siluriens ont dû échapper à l'influence supposée des âges géologiques, par la durée moyennement peu prolongée de leur existence.
Cherchons maintenant à découvrir la trace de cette influence,
sur les espèces les plus favorisées sous le rapport de leur durée et qui peuvent être considérées comme des exceptions, en Bohême.
Parmi les Brachiopodes de notre bassin, qui ont joui de la propagation verticale la plus étendue, nous citerons les espèces suivantes :
Extension verticale dans:
Stroph. comitans, Barr..| L—e1—e2-f1-f2-81-82-—83.
ie 1 . d5—Col.—e 1—e 2—f1 D en ee = Stroph. emargiuata, Barr., | 2 f1 f2 ei 22 PI. 45—128 : ta Orthis honorata, Barr. À dde der de f2-e4 ; CMS nes à É FH
Atrypa Thetis, Barr.. Ne we PI. 86—133 fée 0768 SR
Ces 4 espèces, dont les 3 premières sont de petite taille, ont échappé aux causes de destruction, qui ont anéanti la plupart des autres formes du même ordre, après une existence relativement peu prolongée. Leur longévité est d’autant plus remarquable, qu’elles ne sont représentées sur aucun horizon par de nombreux individus. Au contraire, les spécimens, que nous possédons de chacune d'elles, ont été recueillis dans diverses localités, sur les horizons désignés ci-après.
Brachiopodes siluriens de la Bohême. 83
Cependant, ces localités sont en nombre relativement assez considérable sur chaque horizon. Cette circonstance nous prouve, que l'espèce constituait une partie intégrante de chacune des faunes SuCCessives.
Strophomena Strophomena | Orthis ; : emarginata. | Bandes | çomitans. Barr. Dans honorata. Barr. PI. 56—127. PI. 45—198. | PI. 68—71—145.
| | Éd : RDA Ni qe e: DO CR PA Re PRE D PI EROT [ 2. Hluboëep . . . . | 1. Hlubotep .
g2. 8. Wawrowitz. . . . | 2. Wawrowitz .
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f2 | 9. Konieprus . | 8. Konieprus . .|2. Konieprus. . FRE À 10. Mnienian. . | 9. Mnienian . SNS MNT 5 di! EN ln. Lochkow . . . . 110. Lochkow .
12. Bubowitz ycollines) CNRS DIAUha AO 13 Todentzueentre te MEME EN A Dworetz s MPrstic MR NI Echo EE ur Fe ee Eu e2. 137 Kozel : 26 EM Ho MCE HIS ETAT GRAIN RARE AUSSI ENT LIN TietICONr 17. Sedletz 3 . . | 8 Ratinka.
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Pour montrer le soin avec lequel la recherche de ces Brachiopodes a été poursuivie pendant près dé 40 ans, nous nommons pour chacune des 3 premières espèces les localités dans lesquelles
84 Variations observées parmi les
nous avons recueilli ses représentants. Il est possible que des individus, provenant de localités non nommées sur notre liste, se trouvent hors de notre connaissance, dans d’autres collections.
En comptant comme indépendantes quelques localités, qui se retrouvent sur divers horizons, ce tableau constate, que nous avons recueilli :
Stroph. comitans . . . . dans 24 localités.
Stroph-'emarpimata * . 11 + OFMSNHOnOrA TA... ele ge
Considérons maintenant, en particulier, chacune des 4 espèces choisies comme exemples.
%, Strophomena comitans. Barr.