‹ Brachiopodes; études localesChapitre 51 sur 139 · LU ONCE CS · texte numérisé non relu

LU ONCE CS

Type RON RTS @ ON D proniérd eat men Douxième ‘catégeri catégerie: spéci- Troisième catégorie: Variétés apparaissant Variétés apparaissant fique. Variétés apparaissant avec le type. pendant la durée après l'extinction du type. du type.

LR RER + A — — Section I. Section II.

Variétés entièrement ou partiellement Variétés postérieures contemporaines du type. au type (Mutations).

Quant aux variétés que nous Supposons dans la seconde section, à droite de ce diagramme, nous nous bornons à indiquer une simple série, parceque nos études locales étant restreintes à la Bohême, nous n'avons rencontré parmi nos Brachiopodes aucun exemple, n1 de bifurcation, ni de ramification d’un type spécifique quelconque, qui puisse être comparé aux arbres généalogiques, rameux, par lesquels on représente la filiation idéale de certaines espèces d’Ammonites.

Nous prions le lecteur de remarquer, qu’en figurant un type spécifique idéal avec le groupe des formes, qui peuvent être considérées comme des variétés, nous n’indiquons sur notre diagramme aucune connexion génétique entre ces diverses formes. La raison en est, que ces connexions nous sont inconnues. En d’autres termes, nous ignorons d’où proviennent les variétés et 1il serait téméraire d'affirmer sans preuve, qu'elles dérivent toutes du type contemporain par filiation.

Cette affirmation ne peut être prononcée au nom des théories, au sujet des variétés qui ont coexisté avec les espèces respectives, car elle détruirait immédiatement le principe fondamental de la transformation, attribuée à l'influence lente et successive des âges géologiques.

Remarquons que les variétés, qui apparaissent simultanément avec le type spécifique en Bohême, montrent immédiatement comme celui-ci la plénitude de leurs caractères distinctifs. On ne peut donc pas attribuer leurs apparences à une transformation par degrés successifs dans notre bassin.

On peut, il est vrai, supposer, que cette transformation lente a eu lieu dans une autre contrée, avant leur introduction en Bohême. Mais, cette hypothèse gratuite, fondée sur l'apparition simultanée du type et de la variété, est dénuée de toute vraisemblance au sujet des variétés, qui surgissent soudainement dans nos faunes, durant l'existence de l'espèce.

En effet, ces nouvelles variétés, sur l'horizon de leur première apparition, présentent la plénitude de leurs caractères, aussi bien dans les spécimens les plus exigus et les plus jeunes que sur les spécimens adultes.

Considérons aussi, que les jeunes individus des variétés contrastent avec les jeunes individus de la forme typique, aussi fortement que les adultes entre eux.

Brachiopodes siluriens de la Bohême. 93

Cette observation nous induit à concevoir, que la variété est déjà établie dans son germe et qu’elle n’a besoin, pour se développer, ni de l'influence des circonstances locales, ni de celle des âges géologiques.

Application de cette étude aux Brachiopodes siluriens de la Bohême.

Les relations chronologiques, que nous venons d'indiquer d’une manière générale, entre un type spécifique et les variétés qui lui sont associées, peuvent être facilement établies en Bohême, dans . beaucoup de cas et avec sécurité. Cet avantage dérive du grand nombre d'individus, que nous pouvons comparer et de leur existence dans des faunes partielles, très distinctes.

Au contraire, lorsqu'on veut établir des relations chronologiques entre un type et des variétés apparentes, trouvées dans diverses contrées plus ou moins isolées, on ne peut plus obtenir la même sécurité, parceque la correspondance exacte des dépôts ne peut pas être constatée d’une manière indubitable.

L'étude qui nous occupe, appliquée à la Bohême, nous conduit à reconnaître divers faits, qui nous paraissent de la plus haute importance et qui peuvent être énoncés en quelques mots, comme il suit:

1. Toutes les espèces, variétés et variantes de nos Brachiopo-

des apparaissent en Bohême avec la plénitude de leurs caractères distinctifs.

2. Sauf de rares exceptions, toutes les variantes et variétés des types spécifiques, parmi nos Brachiopodes siluriens, ont été contemporaines des espèces auxquelles nous les associons.

3. Les différences, qui se manifestent entre les types spécifiques et leurs variétés contemporaines, ne sont pas moins intenses que celles qu’on indique entre les types et leurs variétés successives et postérieures.

Nous citerons la plus remarquable des exceptions à la contemporanéité générale des espèces et de pee variétés, parmi nos Brachiopodes siluriens.

Cette exception semble se manifester dans les formes, que nous nommons Pentamerus incipiens de notre bande e2 et Pent.

94 Variations observées parmi les

procerulus de notre bande f2. Dans la notice qui va suivre immédiatement, nous exposerons les documents relatifs aux connexions entre ces 2 Brachiopodes et une troisième forme: Pent. acutolobatus Sandb. du dévonien moyen.

Lors même que quelques exceptions analogues seraient complétement fondées en réalité, elles ne pourraient exercer aucune influence sensible sur les conclusions, que nous allons formuler, d’après les faits généraux, qui viennent d’être énoncés.

1. Puisque toutes ou presque toutes les variantes et variétés de nos espèces de Brachiopodes ont été contemporaines de leur type respectif, il serait irrationnel d'attribuer leur apparition à l'influence des âges géologiques.

2. Puisque toutes nos variantes et variétés, dès leur première apparition, possèdent la plénitude de leurs caractères distinctifs et ont coexisté avec leur type spécifique dans notre bassin exigu, où leurs dépouilles sont mêlées, souvent dans un même fragment de calcaire, il serait irrationnel de supposer, que ces formes doivent leur origine à l'influence des circonstances locales.

3. D’après ces considérations, si l’on veut expliquer l’apparition des variantes et variétés, il est indispensable de recourir à une cause indépendante de l'influence des circonstances locales et de celle des âges géologiques.

4. Quelle que soit la nature de cette cause, il est aisé de concevoir, qu'elle a pu produire des variétés successives et postérieures au type, aussi bien que des variétés contemporaines de celui-ci.

Nous rappelons, que nos études générales sur les Céphalopodes nous ont conduit à des conclusions, qui sont en parfaite harmonie avec celles que nous venons de formuler, au sujet de nos Brachiopodes. Nous reproduisons, dans les lignes qui suivent, le résumé de nos conclusions au sujet des Céphalopodes.

Nous voulons seulement appeler l'attention du lecteur sur le groupement des espèces dans chaque genre et sur la distribution verticale et horizontale de ces groupes.“

Nous nommons groupes temporaires ou horizontaux, ceux qui sont concentrés sur un seul horizon et qui ne comprennent que des espèces, qu'on peut considérer comme contemporaines.

Brachiopodes siluriens de la Bohême. 95

Au contraire, nous appliquons le nom de série verticale à l’en-

semble des espèces, qui se succèdent à partir de l’origine d’un type jusqu’à son extinction.“

Pour faire mieux comprendre le sens de ces distinctions entre les groupes horizontaux et les séries verticales, nous étudions les genres principaux, savoir: Nautilus — Orthoceras — Cyrtoceras — Phragmoceras — Gomphoceras."

Dans chacun d’eux, il est aisé de reconnaître au moins une série verticale d’espèces, constituant le corps du genre et comparable au tronc d’un arbre. Ces séries sont quelquefois multiples et parallèles, comme dans Orthoceras.*

Chacun des genres cités nous permet aussi de reconnaître des groupes horizontaux et temporaires, bien définis et dont nous exposons des exemples.‘

Ce travail nous conduit à comparer les groupes horizontaux avec les séries verticales.

Dans les groupes horizontaux, on peut ranger les espèces suivant une série, dont les termes diffèrent entre eux, comme ceux des séries verticales. Personne n’a songé à considérer les espèces contemporaines comme dérivant les unes des autres par filiation et transformation, puisque les différences, qui les distinguent, ne peuvent pas être attribuées à l'influence des âges géologiques. Ces différences dérivent donc d’une autre cause, qui agit d’une manière soudaine, c. à d. complètement opposée.‘

En présence de ce fait, nous demandons si la même cause m'aurait pas produit les différences semblables entre les espèces successives, sans avoir recours aux moyens imaginés par les théories.‘ (Céphalopodes. — Etudes générales, 4° p. 1457 — 8° p. 175, 1877.)

Le passage, que nous reproduisons, confirme bien l’harmonie signalée entre les enseignements, que nous devons aux Céphalopodes et ceux que nous déduisons de l’étude des Brachiopodes.

Nous ferons seulement remarquer que, pour les Brachiopodes, nous n'avons pas comparé les groupes d’espèces, horizontaux ou temporaires, avec les séries verticales, dans chacun des types génériques, comme pour les Céphalopodes. Ce travail serait très facile et nous pourrons l’exposer dans quelque autre circonstance opportune.

96 Variations observées parmi les

En ce moment, nous croyons plus profitable d'appliquer aux variantes et aux variétés des Brachiopodes les considérations antérieurement restreintes aux types spécifiques parmi les Céphalopodes. Ce travail, qui confirme et étend le premier, nous a été facilité par le grand nombre des spécimens recueillis en Bohême, pour une partie notable des espèces du premier de ces deux ordres des mollusques.

Quelque riches que soient les faunes de notre bassin en Céphalopodes, diverses circonstances s'opposent à la réunion d’un nombre d'individus d’un même type spécifique, comparable au nombre des spécimens représentant beaucoup de nos Brachiopodes. D’après cette observation, il eût été impossible de présenter pour nos Céphalopodes des études aussi détaillées que celles qui nous occupent en ce moment.

Nous rappelons, que nous avons déjà constaté l'harmonie entre les Céphalopodes et les Trilobites, sous le rapport des enseignements qu'ils nous fournissent au sujet de la premiere apparition et de la succession des types spécifiques. Dans les pages qui suivent, nous présentons un parallèle concis entre les Trilobites et les Brachiopodes, et nous retrouverons entre ces formes animales, si différentes, les preuves de la même harmonie.

Bien que nous n’ayons encore publié aucune étude sur nos Gastéropodes et nos Acéphalés, nous pouvons constater dès aujourd”hui, que ces deux ordres des mollusques confirment les conclusions, que nous venons de rappeler, au sujet des Trilobites, des Céphalopodes et des Brachiopodes.

Nous ferons remarquer en particulier, que l’ordre des Acéphalés, jusqu'ici trop faiblement représenté dans les contrées siluriennes explorées, pour donner lieu à des considérations d’une grande généralité, se manifeste en Bohême avec une richesse comparable à celle de nos Brachiopodes. Il nous présente donc une nouvelle occasion pour confirmer les résultats de nos études relatives aux autres ordres des mollusques et aux Trilobites.

Comme indice de cette richesse de notre bassin silurien en Acéphalés. nous constatons qu'ils occupent environ 270 planches. Le nombre des formes spécifiques, que nous distinguons parmi eux, est notablement supérieur à celui des Brachiopodes et n’est dépassé dans notre bassin que par celui des Céphalopodes.

Brachiopodes siluriens de la Bohême. 97

Au moyen de tels matériaux, nous avons pu reconnaitre, parmi les représentants de cet ordre, divers types spécifiques, accompagnés de groupes de formes contemporaines, apparentées, aussi nombreuses et aussi variées que parmi nos Brachiopodes.

Il eût été difficile de prévoir une harmonie si générale et si complète entre les divers représentants de la vie animale, dont les dépouilles sont conservées dans les roches siluriennes de la Bohême.

Nous allons maintenant exposer les documents relatifs à 2 Pentamères siluriens de notre bassin et un Pentamère dévonien, qui semblent représenter des variétés successives d’un même type spécifique. Ce sont ceux que nous venons de mentionner ci-dessus p. 98.

Relations entre 3 formes successives du genre Pentamerus.

Pentamerus #ncipiens Barr. — Bohème, e2, PI. 119. Pentam. procerulus Barr. — Bohème, f2, PI 21—119—150.

Eifel Fe moyen — Verstein.

Pentam. acuto-lobatus Sandb.

Nassau Nassau, «PL 33, 1855:

Nous avons été longtemps dans la persuasion, que lespèce à laquelle nous donnons aujourd’hui le nom de Pentam. procerulus, PI. 21—119—150, était identique avec celle, qui a été publiée en 1842 par le Doct. G. Sandberger, sous le nom de Zrigonotreta acutolobata. (Neu. Jahrb. für Min. p. 398.) Ce nom générique a été remplacé par celui de Pentamerus, dans la Géol. de la Russie et de POural, II., p. 111, 1845 et dans notre texte publié en 1847, (Abhandl. — Haidinger. I., p. 111, PI. 21.) Il à été adopté par MM. les Doct. Sandberger, dans leur grand ouvrage sur les faunes dévoniennes de la contrée de Nassau.

A première vue, notre ancienne conviction sur l'identité de ces 2 formes serait partagée par presque tous les paléontolognes. Mais, ceux d’entre eux qui voudront faire une étude minutieuse de

ces fossiles, dont l’un caractérise notre bande f2 et l’autre l'étage

dévonien moyen, à Wilmar et dans l’Eifel, arriveront aux mêmes hésitations que nous.

Ces hésitations nous ont conduit à proposer le nom de procerulus, pour la forme principale parmi celles de la Bohême, qui se rattachent au même type spécifique.

98 Variations observées parmi les

Nous disons, forme principale, parcequ’elle est accompagnée de quelques variétés, que nous définirons ci-après.

Nous avons fondé notre étude comparative, d’abord, sur les figures données par les DD. Sandberger, dans leur ouvrage classique, (Verstein. Nassau, PI. 33), et ensuite sur quelques spécimens de Wilmar (Nassau), que nous devons à la bonté de ces savants.

Il serait trop long d’entrer ici dans les détails minutieux de ce parallèle, qui nous entraîne d’ailleurs à reconnaître une grande variabilité, entre les individus de chacune des deux localités. Mais, dans tous les cas, comme la forme de Konieprus peut être aisément distinguée de celle de Wilmar, soit par la conformation et la bifurcation de ses plis, soit par les ornements très faibles de son test, nous nous sommes décidé à lui donner le nom qui précède.

. Nous prions le lecteur de bien remarquer, que ce nom n’est pas destiné à établir un nouveau type spécifique, mais seulement à distinguer une variété, antérieure au type historique, nommé par Guido Sandberger Pent. acuto-lobatus.

Pour confirmer notre opinion au sujet de la non-identité absolue entre notre Pent. procerulus et Pent. acuto-lobatus Sandbh., nous rappelons que M. le Prof. Ferd. Roemer, dans la Leth. Geognost., 3% édit, I. p. 352, 1857, considère la forme de Bohême comme spécifiquement indépendante de celle de Wilmar (Nassau). Il réunit cette dernière à Pent. galeatus, à titre de variété, comme aussi plusieurs autres Pentamères de lEifel, distingués par des noms spécifiques, dans la Monographie des PBrachiopodes dévomiens de PEifel par Schnur, 1853. Palaeontogr.

1871. M. le Doct. Em. Kayser adopte entierement les vues du Prof. Ferd. Roemer, dans sa revue générale des Brachiopodes de l'Eifel. (Zeitschr. d. deutsch. geol. Gesellsch. p. 537.)

Nous citons l'opinion de ces deux savants, mais nous sommes loin de penser, que toutes les formes qu'ils réunissent à Pent. galeatus, appartiennent à cette espèce. Nous ferons observer, que si Pent. acuto-lobatus Sandb. est réellement une variété de Pent. galeatus, nous ne voyons pas pourquoi Pent. procerulus ne serait pas une autre variété du même type.

Dans tous les cas, nous croyons que nous sommes autorisé à considérer Pent. acuto-lobatus et Pent. procerulus comme suffisam-

Brachiopodes siluriens de la Bohême. 99

ment apparentés, pour être regardés comme 2 variétés successives dun même type spécifique.

Cela posé, nous appelons l'attention sur les Brachiopodes de notre bassin, qui se rattachent à ce type. Mais, avant de passer en revue les variétés contemporaines de Pent. procerulus dans F2, nous devons signaler ses connexions apparentes avec une petite forme analogue, qui appartient à notre bande e 2,

Nous l'avons nommée Pentam. incipiens et nous avons figuré le seul exemplaire que nous possédons, sur notre PI. 119, case IV. I est représenté, d’abord par 3 figures de grandeur naturelle et ensuite par 5 figures grossies.

Pour faciliter la comparaison, nous avons figuré sur la case V voisine, un individu de même taille, choisi parmi ceux de Pent. procerulus, qui ont été trouvés en grand nombre à Konieprus. Enfin, nous avons reproduit sur la même case un autre individu de Pent. procerulus, presque adulte et qui se rapproche par sa taille des figures grossies de Pent. incipiens.

En comparant les figures de ces deux cases, on ne peut pas s'empêcher de reconnaître une remarquable analogie dans la conformation des fossiles comparés. Cependant, il existe entre eux de notables différences :

1. Dans Pent. incipiens, le sinus de la valve dorsale est plus large, et au contraire la raïnure entre les plis du bourrelet est moins profonde que dans le jeune de Pent. procerulus.

2. Dans Pent. incipiens, nous n’apercevons aucune trace de la bifurcation des plis principaux, qui caractérise Pent. procerulus, dans les individus développés.

Mais, cette bifurcation n'existe pas non plus dans les jeunes de P. procerulus. Ce fait est bien constaté par le spécimen PI. 119, case V, et aussi sur 2 autres jeunes figurés sur notre PI. 21, fig. 16 et fig. 17.

On pourrait donc invoquer cette circonstance, pour supposer l'identité spécifique de ces 2 Pentameres, en considérant P. éncipiens comme un jeune de P. procerulus. Il resterait cependant la première différence, que nous venons de signaler, dans la profondeur du sinus des formes comparées,

100 Variations observées parmi les

D’après le seul spécimen connu de P. 2ncipiens, nous ne pouvons pas affirmer, que les adultes correspondants, s’ils ont réellement existé dans la faune de e2, ont présenté dans leurs plis la bifurcation caractéristique dans les adultes de P. procerulus, communs dans la bande f2.

Jusqu'à ce que ce fait puisse être vérifié d’une manière satisfaisante, nous devons donc rester dans le doute, au sujet de

l'identité spécifique entre Pent. incipiens de e2 et Pent. procerulus de f2.

Par suite des recherches relatives à ce sujet, il peut se présenter 3 cas différents, dans lavenir.

1. Si l'adulte de Pent. incipiens dans e2 offre des apparences très distinctes de celles de Pent. procerulus, il devra être considéré comme une espèce indépendante, malgré la remarquable analogie que nous venons de signaler entre les jeunes. De semblables relations entre les jeunes spécimens d'espèces différentes, sont déjà connues dans la science.

2. Si on trouve dans e2 des spécimens adultes de Pent. incipiens avec des plis bifurqués comme ceux de Pent. procerulus et avec les autres apparences de ce Brachiopode, il sera établi que ces 2 formes, provisoirement distinguées aujourd'hui par des noms, appartiennent à une même espèce, qui s’est propagée de e 2 dans f2. C’est un phénomène très ordinaire, puisque nous le constatons pour 56 espèces ou variétés de Brachiopodes, qui ont successivement existé dans ces deux bandes. Voir le tableau de distribution, qui va suivre, Chap. I. ;

3. Si, au contraire, on ne découvre dans e2 aucun adulte de Pent. incipiens, ou bien si ces adultes ressemblent à Pent. procerulus, sans montrer la bifurcation caractéristique des plis, on pourra les considérer comme représentant le type primitif de la même espèce. Mais il est clair, que cette interprétation sera un peu arbitraire. ;

Dans ce cas, Pent. procerulus de F2 sera rattaché à un type antérieur, caractérisant e2, au même titre que les nombreuses variétés de notre bassin sont liées à leur type spécifique contemporain.

Comparons maintenant Pent. procerulus de f2, Konieprus, avec la forme dévonienne, Pent. acuto-lobatus de Wilmar et de lEifel, type historique.

Brachiopodes siluriens de la Bohème. 101

D’après la ressemblance signalée entre ces deux Brachiopodes, la forme dévonienne nous semble devoir être considérée comme une variété postérieure de la forme silurienne.

L'existence successive de ces variétés ou mutations nous paraît aussi admissible que la coexistence, qui à été déjà signalée par nous entre les formes contemporaines d’un même type spécifique. Naturellement, nous attribuons à une même cause ces deux phénomènes comparables, l’un suivant le sens vertical, l’autre suivant le sens horizontal.

Cette cause ne peut être, ni l'influence des âges géologiques, ni celle des circonstances locales, ainsi que nous venons de le démontrer pour les variétés quelconques de nos espèces de Brachiopodes (p. 94).

Outre Pent. acuto-lobatus, le calcaire de l'Eifel renferme encore une autre espèce, qui se rattache évidemment au même type.

C’est celle qui a été décrite et figurée par Schnur, sous le nom de Pent. formosus (Eïifel, Brachiopod. p. 196, PI. 31, fig. 2, 1853).

Cette espèce se distingue par 3 plis sur le bourrelet et 2 dans le sinus. Elle ne saurait donc être confondue avec les précédentes. Mais, il ne serait pas téméraire de la considérer comme une variété bien caractérisée de Pent. acuto-lobatus. Ces 2 formes se trouvent, il est vrai, dans les calcaires à Stringocéphales de l’'Eifel, qui constituent le dévonien moyen. Cependant, Pent. acuto-lobatus étant indiqué comme provenant de Wilmar et Gerolstein par Sandberger, tandisque Pent. formosus a été trouvé à Prüm par Schnur, nous ne pouvons pas affirmer, qu'ils soient absolument contemporains.

A cette occasion, nous répétons, qu'il est très concevable que des apparences de filiation se manifestent entre quelques autres Brachiopodes de notre faune troisième silurienne et certaines espèces appartenant aux faunes dévoniennes. Nous reviendrons sur ce sujet dans notre Chap. IL. qui va suivre.

Enfin, nous ferons remarquer lanalogie frappante, qu'offrent Pent. procerulus et acuto-lobatus, avec Orthis Lamarki Fisch. sp. récemment figuré par M. le Prof. Trautschold, dans sa Monographie du calcaire carbonifère supérieur de Mjatschkowa — Nouv. Mém. de la Soc. Impér. des Natur. de Moscou XIIL., p. 344, Pl. 34, 1876).

102 Variations observées parmi les

Mais il ne faut pas perdre de vue, qu'il ne s’agit ici, comme dans divers autres Cas, que d’une ressemblance de la forme extérieure, tandisque la structure interne de Orth. Lamarki n’a rien de commun avec celle des Pentamères, que nous venons de comparer.

Variétés de Pent. procerulus., Barr. dans la bande f2, en Bohême.

Nous distinguons 3 variétés contemporaines de Pent. procerulus, dans les calcaires de notre bande f2, entre Konieprus et Mnienian.

Æ,. Pent. incertus. Barr.

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