I. Suppl
A2 — Brachiopodes.
Les facteurs du développement des 6 espèces, que nous citons comme exemples dans cette catégorie, ne présentent pas autant d’uniformité que dans la catégorie précédente. Nous devons donc considérer chacune des espèces en particulier.
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4. Rhynchonella Henrici Barr., PI. 130—131, est l’une de nos espèces les plus remarquables. Nous avons consacré une notice spéciale à son étude, ci-dessus p. 32.
Cette espèce se rapproche du développement minimum par 2 facteurs, savoir:
a. Son existence est limitée à une partie de la hauteur verticale de notre bande f2.
b. Sa diffusion horizontale est restreinte à une seule localité, entre Konieprus et Mnienian.
Mais, elle s'éloigne du minimum par les 2 facteurs suivants: €. La fréquence des individus de cette espèce est très grande.
d. Outre les formes typiques, comprenant les variantes de la forme longue et de la forme large, Rhynch. Henrici nous présente 5 autres formes, que nous considérons comme variétés et dont nous figurons divers spécimens sur les planches citées. Dans plusieurs d’entre elles, nous distinguons les variantes de forme longue et de forme large, comme dans le type normal.
En somme, cette espèce, malgré la courte durée de son existence, occupe par son développement soudain et étendu, un rang très distingué parmi nos Brachiopodes.
Nous rappelons que, sur la p. 38 ci-dessus, nous avons établi un parallèle entre Rhynch. Henrici et Rhynch. princeps. Malgré les connexions évidentes, qui existent entre ces 2 espèces, nous ne les classons pas dans la même catégorie, sous le rapport du développement, parceque ÆRhynch. princeps possède un grand avantage, par son extension verticale et sa diffusion horizontale. Voir ci-après, parmi les exemples du développement maximum.
2. Rhynch. tarda Barr. PI. 115, a été l’objet d’une notice ci-dessus. (p. 43.)
a. Cette espèce est presque uniquement connue dans notre bande e2. Elle manque totalement dans la bande f1 et elle ne reparaît que sporadiquement dans la bande f2..
b. La diffusion horizontale s'étend seulement dans notre bande e2. Nous connaissons au moins 8 des principales localités, qui ont fourni cette espèce.
110 Variations observées parmi les
e. Chacune de ces localités ne présente que des individus peu fréquents.
d. Les spécimens d’une même localité nous permettent cependant de distinguer parmi eux quelques variantes et 2 variétés, mentionnées dans la notice citée.
æ. Pentam. procerulus Barr., PI. 21—119, a provoqué une discussion, que nous avons exposée dans une notice ci-dessus p. 97.
Le sujet de cette discussion consiste d’abord à savoir, si cette espèce dérive par filiation de Pent. incipiens de notre bande e2, PI. 119; et, en second lieu, si on peut adopter une connexion semblable entre Pent. procerulus Barr. et Pent. acuto-lobatus Sandb., espèce du dévonien moyen des Contrées rhénanes.
Outre l'intérêt qui s'attache à ces questions, Pent. procerulus est remarquable par divers facteurs de son développement.
a. L'extension verticale de ce Brachiopode est limitée à une faible hauteur, dans les calcaires de Konieprus et Mnienian, €. à d. dans notre bande f2.
b. La diffusion horizontale de ce Pentameère est restreinte à la même localité.
e. La grande fréquence des individus compense le faible pouvoir des 2 facteurs qui précèdent.
d. Une seconde compensation dérive de ce que Pent. procerulus est accompagné par 3 variétés contemporaines, décrites ci-dessus p. 102.
Æ, Pentamerus Sieberi v. Buch, PI 77—78, se trouve avec l'espèce précédente et offre un développement très analogue, déjà indiqué dans la notice ci-dessus p. 56.
a. Son existence dans la bande e2 n’est admise qu'avec doute, d'apres des valves isolées et tres rares. Nous ne connaissons aucune trace de sa présence dans la bande f1. Mais, au contraire, cette espèce constitue lun des caractères les plus marquants de notre bande f2.
b. La diffusion horizontale dans f2 doit seule être considérée, d’après ce qui précède. Elle est restreinte à la localité entre Konieprus et Mnienian.
€. Sur cette surface peu étendue, on a recueilli des milliers d'individus de cette espèce. Ceux que nous figurons sur les planches
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citées suffisent pour indiquer le bon état de conservation d’un grand nombre d’entre eux.
d. Parmi cette multitude de spécimens, on peut distinguer de nombreuses variantes, soit sous le rapport de la forme, soit sous le rapport des ornements. En outre. nous avons donné des noms à 3 variétés, offrant entre elles de plus grandes différences. Elles sont mentionnées ci-dessus p. 57—58 et figurées sur les planches citées. Il existe aussi une forme anomale, irrégulière, figurée PI. 142.
®. Jietzia melonica Barr., PI. 13—141, présente, sous le rapport de son développement, beaucoup d’analogie avec diverses espèces, que nous venons de mentionner comme caractérisant la bande f2.
a. En effet, son extension verticale n’embrasse qu'une partie de la hauteur de cette bande.
b. Sa diffusion horizontale est restreinte à l'étendue de la localité entre Konieprus et Mnienian.
€. Sur l'horizon qu'elle occupe, elle offre une grande fréquence de spécimens.
d. Parmi les individus qui représentent cette espèce, nous ne distinguons que des variantes, sous le rapport de la forme longue et de la forme large. Nous ne considérons aucune d’elles comme une variété. |
Nous avons cité cette espèce comme exemple, parmi celles qui noffrent que des variantes, sans variété, ci-dessus p. 22.
G. Meristella upsilon Barr., PI. 16—136, est l’une des espèces les plus caractéristiques de notre bande e 2.
a. Nous constatons, que son existence n’a jamais été reconnue hors des limites de cette bande.
b. Sa diffusion horizontale, sur cet horizon, peut être considérée comme générale, parceque nous en avons recueilli des spécimens au moins dans 8 des localités principales.
€. Dans plusieurs de ces localités, elle est représentée par de nombreux individus.
d. Nous observons parmi eux des variations fréquentes, sous le rapport de la longueur, largeur et épaisseur de la coquille, c. à d, des variantes. Mais une forme, qui se présente constamment,
112 Variations observées parmi les
avec une faible épaisseur et un front tranchant, nous a paru représenter une variété. Nous la figurons sous le nom de Var. Juno, PL 6.
En somme, dans les 6 espèces de Brachiopodes, que nous venons de citer comme exemples du développement moyen, malgré leur faible extension verticale et la diffusion horizontale restreinte, nous observons une augmentation très notable de vitalité, par rapport à celles de la catégorie précédente. Cette augmentation se manifeste d’abord, par la fréquence des individus sur un seul horizon et ensuite par l'apparition de diverses variantes et variétés contemporaines.
B2 — Trilobhites.
Nous choisissons, pour représenter cette catégorie, 6 espèces de Trilobites, qui concordent par les facteurs de leur développement avec les Brachiopodes, que nous venons de passer en revue.
4. Dronteus palifer Beyr., PI. 8—45, peut être comparé avec Rhynch. Henrici, Pent. procerulus, Pent. Sicberi, Retzia melonica, qui se trouvent sur le même horizon f2 et dans la même localité entre Konieprus et Mnienian.
a. Ce Bronteus n’a été connu jusqu'à présent que par les nombreux spécimens isolés de la tête ou du pygidium, recueillis près de Konieprus. Cependant, nous figurons, sur la PI. 8 de notre Vol. [., un individu, qui, sans être complet, montre très bien lensemble des 3 parties du corps.
Nous avons découvert près de Tachlowitz quelques fragments semblables, qui paraissent représenter la même espèce. Les circonstances locales ne nous ont pas permis de reconnaître sûrement, si les bancs calcaires qui les renferment, appartiennent à notre bande f2 ou à la bande g1.
Dans tous les cas, l’extension verticale de cette espèce est très limitée.
b. Sa diffusion horizontale est restreinte aux environs de Konieprus, sauf l’indication que nous venons de donner, d’un gîte peu accessible près de Tachlowitz.
©. La fréquence de la tête et du pygidium près de Konieprus est très remarquable. Nous avons fait exploîter une couche calcaire, qui est littéralement remplie de ces débris, sans restes du thorax.
Brachiopodes siluriens de la Bohême. 113
d. Nous ne connaissons aucune variation, qui puisse être considérée comme une variété de cette espèce. Nous ne distinguons pas même aisément les variantes, sous le rapport de la forme longue et de fa forme large. Les stries ornementales sont généralement faibles et souvent invisibles.
æ. Dronteus wmbellifer Beyrich, PI. 44—48, se distingue par quelques circonstances de son développement.
a. Il apparaît et disparaît soudainement dans notre bande f1, qui est elle-même peu puissante. Aïnsi, la durée de son existence a été relativement très courte.
b. Sa diffusion horizontale offre une sorte de compensation,
en ce que nous rencontrons les restes de ce Trilobite dans toutes
les localités où la bande f1 est accessible, savoir: Dworetz, vallon de Slivenetz, Lochkow, ravin sous Kozoïz et vallon sous Tr£ebotow.
€. Dans la plupart de ces localités, la tête et le pygidium sont assez fréquents. Les spécimens entiers sont extrêmement rares.
d. Parmi les fragments connus, nous pouvons distinguer les variantes de forme longue et de forme large, quoique peu contra- Stantes entre elles. Mais, nous ne connaissons aucune variété de cette espèce.
æ. Acidaspis mira Barr., PI. 39, se distingue de la plupart des espèces congénères par la multiplicité de ses pointes ornementales.
a. Son existence est comprise entre les limites verticales de notre bande e2. Cependant, nous ne pouvons pas affirmer, qu’elle occupe réellement toute cette hauteur.
b. Sa diffusion horizontale s'étend sur presque toute la surface accessible de cette bande, car nous avons observé ses traces dans toutes les principales localités.
€. Mais, la fréquence des individus est très contrastante. En effet, ils ne se rencontrent en nombre considérable que sur 2 points peu éloignés l’un de l’autre. L'un est dans le vallon de St Ivan, un peu en amont du village de ce nom. L'autre est à quelque distance de Lodenitz, dans les collines qui s'étendent vers Bubowitz. C’est là que nous avons recueilli la plus grande partie des nombreux spécimens, que nous possédons.
114 Variations observées parmi les
d. Malgré cette richesse en individus, nous distinguons à peine les variantes de forme longue et de forme large, sans aucune variété.
4. Acidaspis Prévosti Barr. PI. 39, se rapproche dans son développement, de Acidaspis mira, mais contraste cependant avec elle sous divers rapports.
a. Elle apparaît dans notre bande e1, en plusieurs localités, comme Butowitz, Wiskoëilka ...&... Elle se propage dans notre bande e2, mais disparaît sans en dépasser la limite supérieure.
b. Sa diffusion horizontale est telle que presque toutes les localités de notre bande e2 renferment des débris de cette espece.
ce. Dans les environs de Lodenitz, ses spécimens sont aussi multipliés que ceux de Acidaspis mira.
d. Outre les variantes de forme longue et de forme large, peu distinctes entre elles, nous observons dans les pointes secondaires, entre les pointes principales du pygidium, des variations de nombre, à partir de 3 jusqu'à 6 Nous les avons figurées sur la PI. 39. Ces pointes étant purement ornementales, indiquent seulement des variantes.
&. Cheirurus insignis Beyr., PI. 41, est un de nos Trilobites les plus connus, bien qu'il soit presque uniquement représenté par des fragments, tête et pygidium.
a. Il est du nombre des 4 Trilobites de Ia faune II, qui ont fait leur première apparition dans notre colonie la plus ancienne, c. à d. la colonie Zippe, enclavée dans notre bande d4. Après une longue intermittence, mesurée par Ja puissance de notre bande d5, sans compter une grande partie de celle de la bande d 4. il à reparu dans notre bande e1 et il s’est propagé dans notre bande e2, jusque vers sa limite supérieure, sans latteindre.
b. Sa diffusion horizontale comprend toutes les principales localités de nos bandes e1—e2, où nous trouvons les débris mentionnés, tandisque les spécimens entiers sont extrêmement rares.
e. La fréquence des débris, qu'on rencontre épars dans notre étage E, témoigne de la grande fécondité de cette espèce.
d. Les individus nous présentent fréquemment des variantes très marquées de la forme longue et de la forme large. Mais, nous n'avons rencontré parmi eux aucune variété bien caractérisée.
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G. Sphacrexochus mirus Beyr., PI. 42, et Suppl. PI 7.
a. Cette espèce à partagé avec Cheirurus insignis le privilège d’apparaître sporadiquement dans notre colonie Zippe, enclavée dans la bande d4. Après une longue intermittence, elle a reparu dans nos bandes e1—e2, sans franchir les limites verticales de cette derniere.
b. Sa diffusion horizontale, principalement dans la bande e 2. comprend presque toutes les localités fossiliferes, connues sur cet horizon. Mais, nous ne rencontrons habituellement que des débris, tête et pygidium.
€. La fréquence de ces fragments nous indique, que cette espèce était très prolifique.
d. Malgré le grand nombre de nos spécimens fragmentaires, nous ne distinguons parmi eux ni variante, ni variété.
En somme, les 6 espèces de Brachiopodes et les 6 espèces de Trilobites, que nous venons de mettre en parallèle, offrent entre elles une grande analogie, sous le rapport de l’ensemble de leur développement, qui peut être considéré comme moyen entre les deux extrêmes. Cependant, nous devons faire remarquer entre ces 2 groupes une notable différence. Elle consiste en ce que, parmi les Brachiopodes, nous observons une tendance vers la multiplication des variantes et des variétés. Au contraire, parmi les Trilobites, ces 2 sortes de variations sont relativement beaucoup plus rares.
Cette observation confirme celle que nous avons exposée en diverses circonstances, savoir que, sous le rapport de la détermination des horizons géologiques, les Trilobites fournissent des indications plus nettes et plus certaines que celles qu’on peut déduire des Brachiopodes.
HIHI. Espèces montrant le développement maximum. Il nous reste à comparer entre elles quelques espèces de
Brachiopodes et de Trilobites, dont le développement peut être considéré comme maximum, en Bohême.
116 Variations observées parmi les
A3 — Brachiopodes.
Bandes Planches h1 s1i-g2-83-| 84 86 1. Atrypa obovata, Sow. . f2— 195 el—e2 |135.
Col. de d4 et d5 }
f2— 2. Atr. linguata, v. ma. ei—e2 | LA 1e
Col. de d5 AE 3. Atr. navicula, Sow. . d5—-el—e2 — 17—28.