Rhynch. princeps, Barr. . L Re
5. Merista Herculea, Barr. . e2f2 Fe à d4—d5—| 62-126 6. Orthis redux, Barr. d2 d2 | 143.
B3 — Trilobites.
Bandes Vol. Planches 1. Acidaspis Buchi, Barr. “ 1 Te Hu I. 36—37. 2. Phacops fecundus, ir dns si os Suppl. 13.
8. Dalmanites socialis, Barr. as Hs re \d2-4a3 2697 4. Trinucleus Goldfussi, Barr. Eu pe JL 30—35. 5. Arethusina Konincki, Barr. fe1- —eà JL 18. | Col. de d4 6. Illaenus Panderi, Barr. Jd4-45 T 30—35.
A3 — Brachiopodes.
1. Airypa obovata Sow., PI. 84—86—123—135, mérite l’attention par diverses circonstances de son développement.
Brachiopodes siluriens de la Bohême. 117
a. Elle fait sa première apparition dans la colonie Zippe, enclavée dans notre bande d 4. Elle reparaît dans la colonie d’Archiac, sur l'horizon de la bande 45. Après une nouvelle intermittence, nous la retrouvons dans notre faune troisième, dont elle caractérise toutes les phases, à partir de la bande e1 jusqu'à la bande h1, à l’exception de la bande f1.
Cette espèce a donc existé pendant une série d’âges, qui embrasse environ la moitié de notre faune seconde et toute la durée de notre faune troisième. Elle nous offre ainsi exemple de longévité le plus remarquable dans notre bassin.
En outre, si elle a pénétré par migration dans nos Colonies, à partir d’une région inconnue, cette circonstance ajouterait encore une période de temps indéterminée à son existence connue en Bohême.
b. La diffusion horizontale de Atérypa obovata s'étend sur les principales localités des divers horizons où elle se trouve, notamment dans notre bande e2.
€. La fréquence de ses spécimens est très remarquable, dans certaines localités de cette bande. Mais, cette espèce semble beaucoup moins prolifique sur tous les autres horizons signalés.
d. Sous le rapport de la forme, nous figurons des spécimens représentant les variantes habituelles, relatives à la largeur, longueur et épaisseur. De même, sous le rapport des ornements, réduits à des stries concentriques, nous observons des oscillations dans leur fré- “quence et leur intensité. Mais, ces variations ne sont pas exclusivement successives, car elles se manifestent aussi parmi les individus contemporains. Nous les considérons toutes comme de simples variantes, sans variété.
On sait que Atrypa obovata a été d’abord découverte en Anoeleterre, où elle caractérise les étages de Wenlock et de Ludlow, dans la division supérieure silurienne.
2. Atrypa linguata v. Buch, PI. 14—134—147. Nous rappelons que cette espèce est la plus ancienne connue, parmi les Brachiopodes siluriens de la Bohême. Les facteurs de son développement sont les suivants:
a. Elle apparaît dans la colonie de Béranka, enclavée dans la bande 45.
118 Variations observées parmi les
Après une intermittence, elle reparait dans notre bande e1 et elle se propage dans notre bande e2. Elle semble disparaître de nouveau pendant le dépôt de la bande f1, pour reparaître dans la bande f2. Elle s’est éteinte sur cet horizon. Cette extension verticale est considérable et n’est dépassée que par un petit nombre d'espèces.
b. La plus grande diffusion horizontale correspond à notre bande e2, dont toutes les principales localités présentent ce Brachiopode.
€. Nous citons particulièrement la montagne Dlauha-Hora et les collines entre LuZetz et Lodenitz, parcequ’il y existe des couches entièrement remplies par Aér. linguata.
d. Nous avons nommé la var. columbella, PI. 14, qui se fait remarquer par ses diamètres horizontaux, combinés avec une épaisseur peu considérable. Le nom de linguata montre, que le premier spécimen observé par Léopold de Buch appartenait à la forme longue de cette espèce.
8. Atrypa navicula Sow., PI 17—28. Nous avons exposé dans une notice ci-dessus p.17 les principales circonstances, qui recommandent cette petite espèce à l'attention des savants.
a. Elle apparait sporadiquement dans les schistes de notre bande d5, mais non dans les colonies. Sa seconde apparition a lieu dans la bande e1 et elle se propage dans la bande e2, sans franchir sa limite supérieure.
b. Sa diffusion horizontale est très remarquable dans cette dernière bande, car elle s'étend dans toutes les principales localités.
Nous rappelons l'existence de cette espèce en Angleterre et sur l'ile de Gothland. dans les faunes correspondantes. ) Ï
€. La fréquence des individus en Bohême est au moins égale à celle de Aérypa linguata, dont nous venons de parler, car l’une et l’autre espèce remplissent des bancs calcaires.
d. Nous ne connaissons aucune variété, qui mérite un nom, parmi les innombrables représentants de cette espèce. Mais nous figurons des spécimens rares de sa variante de forme longue, PI. 17.
On voit que les 2 formes lisses, Ar. linguata et Atr. navicula, offrent entre elles beaucoup d’analogie, sous le rapport de leur
Brachiopodes siluriens de la Bohême. 119 développement. Nous le considérons comme maximum, principale- ment à cause de lextrême fréquence des individus, quoique la propagation verticale soit très inférieure au maximum connu dans notre bassin, pour d’autres Brachiopodes.
Une troisième espèce, Atr. latisinuata Barr., PI. 17, pourrait être associée à ces 2 exemples sous le rapport de sa fécondité. Mais, elle a le désavantage relatif d’une existence beaucoup plus courte, qui a été limitée à la hauteur de notre bande e2. Voir la notice ci-dessus p. 18. Pour ce motif, nous ne la comprenons pas dans la présente catégorie.
Æ. Rhynchonella princeps Barr, PI. 25—26—120—121—139, a été l’objet d’une notice spéciale, ci-dessus p. 23 et nous nous bornons à rapprocher ici les facteurs de son développement.
a. Cette espèce s’est propagée verticalement à travers les bandes e2—f1—f2--81 de notre bassin. Elle est très rare sur ce dernier horizon.
b. Sa diffusion horizontale dans la bande e 2 est remarquable, car nous avons cité dans notre notice spéciale ei-dessus (p. 30), 14 localités, où elle a été recueillie. Dans les bandes f1—f2, sa diffusion est restreinte comme l'étendue des bandes elles-mêmes.
ce. La fréquence des individus est rarement très considérable sur l'horizon de e2, mais elle est tres grande dans F2, aux environs de Konieprus et Mnienian.
d. ARhynch. princeps est accompagnée de 8 formes, que nous nommons comme variétés. Les variantes habituelles de forme longue et de forme large se montrent dans plusieurs de ces variétés, aussi bien que dans la forme typique. Le tableau p. 29 exposant la distribution verticale de ce groupe spécifique, constate que 2 de ces variétés ont fait leur première apparition dans la bande e2, tandisque 6 nouvelles variétés ont surgi plus tard dans la bande f2.
Nous rappelons que, sur la p. 38 qui précède, nous avons établi un parallele entre Rhynch. princeps et Rhynch. Henricr.
5. Merista Herculea Barr. sp., PI. 10—13—134. Cette espèce est le type du genre Werista, fondé par M. le Prof. Suess. Les facteurs de son développement sont les suivants:
120 Variations observées parmi les
a. Elle apparaît dans notre bande e2. Après une intermittence durant le dépôt de la bande f1, elle reparaît dans notre bande f2, au-dessus de laquelle son existence est inconnue.
b. La diffusion horizontale, sur l'horizon de e2, paraît limitée à la contrée, qui s'étend entre St Ivan, Lodenitz, Bubowitz. Dans la bande f2, cette diffusion embrasse l’espace entre Komieprus et Mnienian.
ce. C’est surtout dans cette dernière contrée que se manifeste la grande fréquence des individus de cette espèce.
d. À lexception de la forme longue et de la forme large, nous ne connaissons aucune variété de Merista Herculea. Ce fait contraste avec sa nature très prolifique.
G. Orthis redux Barr. PI. 62—126—143 est du nombre de nos Brachiopodes, qui ont été favorisés dans leur développement par plusieurs facteurs puissants.
a. Sous le rapport de la durée, cette espèce, qui apparait dans notre bande 42, se propage verticalement à travers les bandes superposées d 3—d 4+—d5.
b. Sous le rapport de la diffusion horizontale, elle est répandue sur toute la surface occupée par notre faune seconde et nous l’avons recueillie dans au moins 16 localités.
Sa présence en France, dans la faune seconde, a été signalée par M. de Tromelin.
ec. Le nombre de ses représentants varie suivant les localités, mais il est très considérable dans quelques-unes, comme le mont Drabow et Wesela.
d. L'état de conservation de ces fossiles, dans les schistes grossiers ou dans les quartzites, ne nous permettant pas d'observer toutes les particularités de leur surface, nous ne pouvons pas affirmer, que cette espèce nait pas été accompagnée par quelques variétés ou variantes. Nous ne reconnaissons pas une constance absolue dans les apparences des moules internes qui sont sous nos yeux.
Brachiopodes siluriens de la Bohême. 121
B3 — Trilobites.
4. Acidaspis Buchi Barr., Vol. E., p. 716, PI. 36—37, est l’un des Trilobites, dont le développement nous semble avoir été le plus favorisé par la combinaison de ses facteurs.
Nous rappelons, que cette espèce est la plus ancienne parmi toutes les formes siluriennes, qui sont associées dans ce genre. Par un remarquable privilège, elle offre la taille la plus grande, que lon connaisse parmi toutes ses congénères. Enfin, elle présente des apparences, qu'on peut nommer très distinguées, même dans ce type très orné.
Apprécions maintenant les facteurs de son développement.
a. D'abord, sous le rapport de la durée, aucun autre Trilobite de la faune seconde ne s’est propagé verticalement comme Acidaspis Buchi à travers les 5 bandes: d1—d2—d3—d4—d5, sans aucune lacune.
b. Sous le rappoit de la diffusion horizontale, cette espèce a été rencontrée dans toutes les principales localités des 5 bandes superposées de notre étage D.
e. Sous le rapport du nombre des individus, Acid. Buchi peut être comptée parmi les Trilobites les plus fréquents dans certaines couches, comme celles de la bande d4 à Zahorzan. Sur les autres horizons, nous ne trouvons généralement qu'un moindre nombre d'individus, mais toujours notable et en rapport avec la richesse des couches locales.
d. Ce Trilobite aurait dû subir à la fois les influences supposées des âges géologiques très prolongés et celles du milieu ambiant. Ce milieu a varié 5 fois, d’une manière très marquée, dans les roches diverses de nos 5 bandes citées. D’après ces circonstances, nous devrions nous attendre à trouver quelques variations notables dans les apparences successives de Acid. Bucli.
En réalité, la seule variation que nous observons consiste en ce que, parmi les nombreux individus de la bande d 4, quelques-uns offrent isolément une taille un peu plus grande que les autres, qui composent la grande majorité.
Hors cette exception rare, nous constatons, que les spécimens, qui représentent Acidaspis Buchi dans les 5 phases de notre faune
2199 Variations observées parmi les seconde, ne nous montrent que des signes d'identité, sans que nous puissions distinguer quelque diversité, qui puisse être considérée comme constituant une variété.
Il est bien entendu, que nous faisons abstraction des variantes de la forme longue et de la forme large, qui se manifestent dans tous les Trilobites. Nous rappelons les effets de la compression, qui à défiguré certains spécimens ensevelis dans les schistes.
Nous ajoutons, que cette espèce a été découverte en France sur l'horizon des schistes d'Angers, ou schistes ardoisiers. Les spécimens, que nous en avons vus, sont entièrement concordants avec ceux de la Bohême et pourraient être confondus avec eux.
Ce Trilobite peut done être cité comme un type d’invariabilité, c. à d. comme ayant offert une résistance absolue aux influences des âges géologiques et des circonstances locales, qui, suivant les théories, produisent lentement, mais inévitablement, la transformation des espèces.
Après avoir rappelé le rôle remarquable, que joue Acidasprs Buchi dans les 5 phases de notre faune seconde, il est intéressant de Jui comparer un autre Trilobite, qui joue un rôle à peu près semblable dans notre faune troisième.
®. Phacops fecundus Barr., Vol. I. p. 514, PL 21—22 et Suppl' p.24, PI. 13.
Apprécions les facteurs de son développement.
a. Sous le rapport de la durée, nous ne pouvons pas mesurer d’une manière absolue les âges traversés par les 2 Trilobites comparés. Nous sommes obligé de prendre pour unité le temps, qui correspond au dépôt de chacune de nos bandes. Ces unités peuvent et doivent être très inégales, aussi bien dans notre division supérieure que dans notre division inférieure. On sait que la division supérieure se compose presque uniquement de calcaires, contrastant avec les schistes et quartzites de la division inférieure. Nous comptons done empiriquement la durée de l'existence des espèces par le nombre des bandes, qu’elles traversent.
Ce nombre est de 5 pour Acid. Buchi, dans la faune IT, et nous le trouvons aussi de 5, dans la faune III, pour Phacops fecundus et ses variétés successives.
Brachiopodes siluriens de la Bohême. 123
Pour montrer clairement la durée de Phacops fecundus et de ses variétés, nous présentons un extrait du tableau nominatif de la distribution verticale des Trilobites de notre bassin. Ce tableau a été publié en 1872, dans le texte de notre Suppl! au Vol. T., p. 286.
Nous rapprochons Acidaspis Buchi, afin que le lecteur saisisse mieux les contrastes, dans la distribution verticale de ces deux espèces.