IV. Evaluation de la rénovation
D’après les considérations et calculs qui précédent, nous pouvons constater maintenant que, dans une faune moyenne de nos Brachiopodes, les éléments constituants présentent les proportions suivantes.
EL. Propagation verticale (p. 204). .... . . :* 0:280
IT. Filiation (pour mémoire, p. 205). . .
IE; ;Immisration (p:4207)...: LINE MAANOUE Ensemble! . 525720 MIN OST
Admettons la fraction 0.35.
En tenant compte de cette proportion, on voit que la rénovation a dû fournir à chaque faune moyenne la fraction qui manque pour compléter l'unité, €. à d. 0.65.
Cette proportion moyenne de la rénovation étant très élevée, nous pouvons facilement sacrifier la fraction 0.15, pour représenter arbitrairement l'influence, que la filiation aurait pu avoir à notre insu, dans la composition d’une faune moyenne de nos Brachiopodes. Ce chiffre nous semble beaucoup dépasser toutes les possibilités théoriques.
En vertu de cette concession gratuite, la rénovation se trouverait réduite à la proportion de 0.50 pour chacune de nos faunes moyennes. C’est précisément la proportion que nous avons adoptée pour les Céphalopodes, dans notre ouvrage cité p. 401, 8° et p. 222, 4°.
Nous pouvons donc reproduire ici la conclusion, que nous avons formulée au sujet des Céphalopodes, sur les pages que nous venons de rappeler. Nous substituerons seulement à ce nom celui de Brachiopodes.
Ainsi, dans tous les cas, la rénovation, ou l'apparition graduelle et successive d’espèces nouvelles, semble avoir contribué à elle seule, au moins autant et vraisemblablement beaucoup plus que toutes les autres sources apparentes, à fournir les éléments des faunes successives des Brachiopodes siluriens de la Bohême."
Par quel mode d’action cette rénovation s’est-elle manifestée ? C’est un mystère auquel aboutissent constamment toutes nos recherches. Nous n’en attendons la révélation, ni par les efforts
chiffres, qui nous permettent de déterminer ces proportions.