DEUXIÈME PARTIE
Notre intention étant de grouper, pour qu'on puissé les comparer entre elles, des observations diversement interprétées, quoique susceptibles d’une même exphcation pathogénique (d’après les conceptions nouvelles), il nous a fallu un terme pour les désigner. Nous avons choisi le terme de bradycardie, bien que beaucoup de cas de pouls lent soient dus à des troubles divers dans le fonctionnement du muscle cardiaque qui n'impliquent pas forcément la lenteur vraie du cœur telle que semble l'indiquer le terme bradycardie. Mais ce terme est consacré par l'usage, et de plus, 1la le mérile de désigner un fait sans imposer d'explication pathogénique tendancieuse. On ne peut pas en dire autant des termes herzblock, troubles de conductibilité, bradysystolie ventriculaire. Les termes d’allorythmie, de pouls lent par arythmie, de pouls lent par déviations du rythme cardiaque, de syndrome d’Adams-Stokes nous ont semblé trop largement compréhensifs et pas assez explicatifs. C’est pourquoi nous avons conservé le vieux mot de bradycardie. Nous pensons que, même étymologiquement, 1l suffit à désigner la gène, la difficulté qu'a le cœur à se contracter et le ralentissement du cœur partiel ou total qui en résulte, ou en d’autres termes les troubles de propagation intra-cardiaque de l'excitation contractile.
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