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INTERPRÉTATION DES BRADYCARDIES INDÉPENDAMMENT DE LA CONCEPTION DE HIS

Avant d'aborder la relation des observations récentes de bradycardies envisagées au point de vue des troubles de conductibilité et d’excitabilité intracardiaques, nous voulons dire un mot des observations de bradycardies anciennement publiées et des interprétations diverses auxquelles elles ont donné lieu.

Ces interprétations sont de deux sortes :

Certains auteurs se sont attachés à donner des bradycardies une interprétation que l’on peut appeler anatomique, les uns les rattachant à une lésion cardiaque primitive, {héorie cardiaque, les autres les rattachant à des troubles nerveux primitifs, fhéorie bulbaire. Ces auteurs ne cherchent pas à analyser les perturbations du rythme du cœur, ils admettent implicitement que le cœur tout entier est ralenti dans son fonctionnement.

D'autres auteurs s’attachent à mettre la bradycardie ou mieux le pouls lent, sur le compte d’une désharmonie dans le rythme du cœur ; pour eux le rythme du cœur n’est pas simplement ralenti, il est troublé ; et

Pr cela, soit dans son ensemble {systoles avortées) soit dans les rapports de ses divers éléments (hémisystolie, dissociation auriculo-ventriculaire). Quant à la cause de ces perturbations du rythme, ces auteurs ne se prononcent pas, tout en laissant entendre leurs préférences qui pour la théorie nerveuse, qui pour la théorie musculaire cardiaque.

S1 nous avons groupé ces diverses observations, pour la plupart déjà connues, c’est que nous avons été frappé en les relisant de leur grande similitude malgré la diversité des interprétations auxquelles elles ont donné lieu. On y retrouve presque toujours : 1° une prédominance numérique des pulsalions veineuses sur les pulsations artérielles : c'est Ià, nous le verrons, l’argument capital qui permet aux auteurs récents de considérer la bradycardie comme le résultat de troubles de conductbilité intra-cardiaques, avec dissociation plus ou moins complète entre les contractions de l’oreillette et celles du ventricule ; 2° des froubles nerveux très marqués précédant les troubles du rythme cardiaque et paraissant les commander, si bien que rien n’autorise à mettre sur le compte d’une lésion du muscle cardiaque ces troubles du rythme.

Ce mode de groupement des observations de bradycardies nous a paru commode, on nous excusera s’il est quelque peu arbitraire.

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