‹ Bradycardies et Faisceaux de HisChapitre 5 sur 77 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les bradycardies, qu’elles soient permanentes ou transitoires, et entre ces formes que l’on s’attachait à différencier autrefois il existe tous les degrés, ont donné lieu, depuis quelques années, à une interprétation qui a actuellement de très nombreux adeptes en Allemagne et en Angleterre surtout. Des auteurs, tous partisans de la théorie myogène de la contraction cardiaque, attribuent la plupart des bradycardies à des troubles de conductibilité intra-cardiaques, aboutissant quand ils sont légers, à l'avortement de loin en loin, mais toujours régulièrement (toutes les 6 ou 8 révolutions cardiaques, par exemple), d’une systole ventriculaire: allorythmie par trouble de conductthilité.

Ces troubles sont-ils plus marqués, les systoles ventriculaires s’espacent, le ventricule ne répondra qu’une fois sur deux par exemple, à la contraction auriculaire:

hi bradycardie par trouble de conductibilité (dissociation incomplète).

Enfin, dans les cas extrêmes, le ventricule se contractera pour son propre compte, indépendamment de l'oreillette : hradycardie par dissociation complète.

Ces données théoriques sont, on le voit, très satisfaisantes pour l'esprit ; elles permettent en quelque sorte la synthèse de la bradycardie et de l’arythmie. Si en effet on poursuit plus loin les applications de cette théorie, on peut expliquer d’autres cas de pseudo-bradycardies, par arythmie, en faisant intervenir des troubles non plus de conductibilité, mais bien d’excitabilité aboutissant à des extrasystoles.

Il suffit d’avoir examiné avec soin un malade atteint de bradycardie, pour se rendre-compte de la difficulté extrême que présente en clinique une pareille interprétation. Toutefois, des auteurs patients etconsciencieux, ont réussi à obtenir des traces graphiques capables d'entraîner la conviction.

Ce sont, d’une part, les travaux anatomiques et physiologiques sur le faisceau neuro-musculaire de transmission de His, et, d'autre part, les cas cliniques de bradycardies rapportés à des troubles dans le fonctionnement de ce faisceau que nous avons l’intentionde relater.

Puisse notre travail, apporter un peu d'ordre dans cette question encore si embrouillée de la pathologie.

On trouve indiqués à la fin de notre travail les arhcles et les mémoires où nous avons puisé.

LS

Pour ce qui concerne la première partie de notre thèse {anatomie et physiologie du faisceau de His) nous avons classé ces articles en suivant l’ordre des chapitres et pour chaque chapitre en suivant l’ordre chronologique.

Pour la partie clinique, une telle division eut été trop complexe, nous nous sommes contenté d’une classification alphabétique pour chaque année.

Quelques références indispensables ont été intercalées dans le cours du texte.

Page 1