‹ Bradycardies et Faisceaux de HisChapitre 52 sur 77 · TRACÉS POLYGRAPHIQUES COMPARATIFS · texte numérisé non relu

TRACÉS POLYGRAPHIQUES COMPARATIFS

Les tracés comparatifs synchrones du pouls radial, des vaisceaux du cou, et des battements de la pointe du cœur, réalisés avec l’appareil de Jaquet rendent palpable un signe qu'il est souvent très difficile cliniquement de mettre en évidence : La fréquence des ondulations jugulaires et leur relation dans le temps avec les pulsations radiales et les battements de la pointe du cœur.

Ces ondulationsjugulairesse voienttrès fréquemment dans la bradycardie, et, si elles ne sont pas permanentes,

il est du moins toujours possible de les observer pendant les paroxysmes de bradycardie ; disons toutefois que pour les mettre bien en évidence, il est bon de faire étendre le malade.

Nous ne reviendrons pas ici sur ce que nous avons dit au chapitre Physiologie! de l'intervalle A-V qui sépare la contraction auriculaire de la contraction ven-

© 9 SL a A TYs0 Pouls veineux phystoloque (Bard. Sem. méd. 1908, p. 265).

J. Tracé de la jugulaire; C Tracé de la carotide; T. Ligne des temps tracée par un diapason donnant le cinquantième de seconde; P. Onde présystolique ou auriculaire ; S. Onde protosystolique ; t. Soulèvement télésystolique; D. Onde protodiastolique ; R Dépression mésodiastolique, pendant le remplissage du ventricule ; 3,6, 9, repères correspondant numérotés de 3 en 3.

triculaire et qui est normalement d’un cinquième de seconde. Nous rappellerons simplement que c’est sur la longueur de cet intervalle que les auteurs se basent pour apprécier le degré des troubles de propagation

4 Voir première partie, chapitre IT, 1v, Applications cliniques de ces résultats expérimentaux.

intra-cardiaque de l'excitation (bradycardie totale, bradycardie partielle ou simple allorythmie).

Pour faciliter l'interprétation des tracés pathologiques, nous reproduisons le tracé du pouls veineux physiologique tel qu'il a été publié par le professeur Bard dans la Semaine médicale (1908, n° 23, p. 265):

L'étude de ce tracé nous paraît très importante, car il importe de ne pas confondre les ondulations multiples du pouls veineux dans la bradycardie avec les ondulations du pouls veineux physiologique. On remarquera que le tracé de M. le professeur Bard est développé au cinquantième de seconde, tandis qué la plupart des tracés que nous avons rapportés ne sont développés qu’au cinquième de seconde.

I. — MÉTHODE DE L'AMPOULE ŒSOPHAGIENNE (MINKOWSKI, RAUTENBERG)

Cette méthode a été préconisée par Minkowski, (1906), puis par Rautenberg (1907) employée par Schreiber *, par Janowski ?, elle renseigne sur les contractions de l'oreillette gauche. Dans le cas de Schreiber il y avait 4 pulsations jugulaires pour une pulsation radiale, et l’auteur se demandait s'il ne s'agissait pas d’une hémisystolie auriculaire, d’une dissociation auriculaire. Le procédé de Minkowski lui a permis de s'assurer que les battements des oreillettes étaient synchrones : à chaque contraction de l’oreillette droite, traduite par le soulèvement jugulaire, corres-

1 Arch. f. klin. Mediz., 1907, 89, p. 277. , 2 Bedeutung des œsophagealen Cardiogramms, Wien, 1908.

pondait une contraction de l'oreillette gauche transmise par l’ampoule œsophagienne au levier inscripteur.

Il nous semble intéressant de reproduire ici quel-

ques tracés obtenus par Janowski :

Turgogr. racialis | Œsoph. 4 ctm. AS. VS.

ASUS RAS AS.

A) phygmogr. A.radialis |

La figure 1 montre que pour un seul soulèvement du pouls il y a trois contractions auriculaires (A.S.) (contractions de l’oreillette gauche). On voit également sur la courbe médiane des soulèvements dus à la contraction ventriculaire (V.S ), ils correspondent à la pulsation radiale.

Il s'agit d’un homme de cinquante-six ans souffrant depuis cinq ans d’attaques épileptiques.

Il y a seulement neuf mois qu’on s’est aperçu que le pouls battait à 30.

Le malade est si gras qu'il est impossible d'obtenir un cardiogramme.

(ouones 97ja1pte40 1 ep uorjoequos ej 8 *S'Y ‘2JI01P 97J0III010,[ 9p uOTOETUO9 EI & UP 159 ‘2°e) sdure7 ewgu ue juoyoexquoo 9s soyaploro xnop so] onb Joruour e jyjns ç 9INSY ET

SDPDYV

ID

S740)N6N 1 en

—#ñû—— —2Îñ SR

‘21101P 979 1[840,T 9P UOIJOBIJUOO ET & SNP XN9IQUOU SNId SI0} S1041} ‘9°e SJUOWOAQINOS S9p 79 ‘AUUYIPIJ0489 uorjespnd e] & SN ‘2-2 81949019 sap omuow & 9n8T eT

RSR NS TS à à 2 ne NN Le eroer—

Mie CEA

Page 1