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On pratique alors une injection sous-cutanée d’1 milligramme de sulfate d’atropine, à 5 h. 20 du soir le pouls étant à 36.
A 5 h. 35 : Pouls : 48.
À 5h. 40 : On est frappé par l'existence d’un rythme rapide alternant (1 pulsation faible entre 2 pulsations fortes et à distance égale de chacune d’elles, c'est-à-dire sans bigémination).
. Ge rythme alternant répond à une proportion de 110 pulsations (fortes et faibles) à la minute, mais il n’est pas continuellement décelable : la pulsation faible devient par instant si faible qu'elle n'est plus perçue, le nombre des pulsations ne comprenant plus alors que les pulsations fortes est de 52 par minute.
Un examen plus attentif de ce phénomène permet de remarquer que le rythme rapide alternant se produit lorsque le malade respire profondément, fait un effort, s’assied sur son lit. On put alors en faisant tenir le malade assis sur son lit et en le faisant respirer profondément compter pendant une minute complète le rythme alternant : on trouve 102 pulsations. Le malade s'étant étendu tout de suite après dans son lit, la pulsation faible n'était plus sentie et le pouls se trouvait alors à 50.
Mais ce qu'il y a de particulièrement intéressant c'est que les jugulaires légèrement saillantes présentent, quelle que soit la position du malade des ondulations fréquentes entre 70 et 80.
On a ainsi l'impression que l’atropine a été insuffisante pour permettre des contractions ventriculaires constamment fréquentes, mais que dans certaines conditions (respiration forcée, position assise), ces contractions ventriculaires se font tout en restant faibles; quant aux contractions auriculaires elles ont été complètement et uniformément accélérées.
8 avril. — Le phénomène du pouls alternant a complètement disparu.
On compte 48 pulsations égales et régulières.
Les jugulaires ne sont pas visibles.
9 avril. — 34 pulsations régulières, sans ondulation intermédiaire, sans pouls veineux, sans systole en écho, sans aucun bruit pendant le grand silence.
Le malade veut partir et aucune observation ne peut le décider à rester.
OBsERvATION III Pouls lent dans la convalescence d'une pneumonie, accélération par l'atropine.
G. J..., cinquante ans, entre le 11 mars 1908, salle Sainte- Elisabeth, pour une pneumonie de la base droite ayant débuté
trois jours avant l'entrée. Le pouls est à 80, on ne relève rien d'anormal ; quatre jours après, la défervescence se fait normalement, la température tombe à 37 degrés, oscille entre 37 degrés et 3793, il n'y a pas d'hypothermie véritable. Le pouls reste au voisinage de 60,
Il s'agit d'un homme ne paraissant pas amaigri; il n'y a rien à relever dans ses antécédents héréditaires.
Au point de vue personnel il fit autrefois des excès éthyliques, buvait jusqu'à trois ou quatre absinthes par Jour.
Il n'eut jamais de maladie vénérienne. Sa femme est bien portante, il a deux enfants bien portants.
En 1882 il fit à l’Hôtel-Dieu un séjour d'un mois pour de l’æœdème des jambes et des bourses; on lui dit qu'il avait de l’albumine.
Depuis il ne fit pas d'autre maladie, et jamais plus ne présenta d'œdème.
Les signes de la pneumonie furent classiques, le pouls restait autour de 80. La pointe du cœur battait dans le V° espace en dedans du mamelon, les bruits étaient faibles et lointains.
Les urines foncées contenaient un disque léger d’albumine.
C'est un névropathe qui présente des réactions exagérées, c'est ainsi qu'il a accusé au début de sa pneumonie un point douloureux dans la fosse iliaque ; il accuse de la photophobie.
Le 20 mars. — Cinq jours après la défervescence, le malade ayant commencé à se réalimenter, les urines ne présentant plus d’albumine, la température oscillant normalement entre 37°5 et 37 degrés, on est frappé par la lenteur du pouls. Il bat régulièrement 46 fois à la minute, la tension est de 13.
Les bruits du cœur sont bien frappés, toutes les pulsations transmises, on n'entend aucun bruit pendant le grand silence: il n'y a pas de pouls veineux jugulaire.
22 mars. — La lenteur du pouls s’est encore exagérée, il ne bat plus qu'à 32, toujours régulièrement.
Au cœur les bruits sont faibles et lointains, on n'entend aucun bruit pendant le grand silence, il n'y a pas de pouls veineux jugulaire.
Le malade accuse des vertiges quand il s’assied brusquement sur son lit, bien qu'il se soit écoulé plus de dix jours depuis la défervescence et que le malade se soit alimenté raisonnablement, il n'a pu encore se lever.
A 11 heures le pouls est à 32, on injecte en injection souscutanée 1 milligramme de sulfate d’atropine.
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Le lendemain, 23 mars, le pouls est à 44.
Le 24 mars, le pouls est à 36.
Le 25 mars, le pouls est à 44.
Le 27 mars, le pouls reste toujours à 44.
Les vertiges persistent ainsi qu'un état de prostration assez prononcé ; il accuse aussi des maux de tête; on note un léger degré d'inégalité pupillaire, les pupilles réagissant bien à la lumière et à l’'accommodation, ainsi que de la polyurie, les urines sont pâles, ne contiennent pas d’albumine,
Cette lenteur du pouls accompagnée de vertige et de somnolence a persisté ainsi jusqu'au 9 avril où pour la première fois le pouls s’éleva à 50.
A partir de cette date, le malade put se lever et progressivement les battements du pouls s'élevèrent à 75, chiffre qui persista régulier jusqu'au 28 avril, date de la sortie du malade.
OBsERvATION IV
Pouls lent chez un paralylique général, accélération par l'atropine.
S. L,.., âgé de quarante-cinq ans, est amené salle Saint-Elisabeth, le 2 février 1908, en état de coma complet; 1l avait été trouvé sans connaissance par les gardes urbains.
Le facies est coloré, semé de fines varicosités; on note un léger degré de ptosis à gauche, la pupille gauche est légèrement plus étroite que la droite, les réflexes rotuliens sont un peu brusques sans différence d'un côté à l’autre, pas de trépidation épileptoïde, pas de signe de Babinski.
Le lendemain le malade est sorti du coma mais conserve un état démentiel : la parole est trainante, tremblée, on le comprend difficilement; interrogé, il peut prononcer son nom et donner sur son passé quelques renseignements très incomplets.
Le front est fuyant, le prognatisme très marqué.
La démarche est assez spéciale, elle se fait les jambes écartées, le haut du buste porté en avant, l'équilibre est peu stable.
Ce qui frappe tout d’abord à l’examen somatique, c’est la len-