‹ Bradycardies et Faisceaux de HisChapitre 60 sur 77 · ASTON AD CE SE POUR · texte numérisé non relu

ASTON AD CE SE POUR

Tous ces cas dus à des troubles organiques ou fonctionnels dans le domaine du pneumogastriqueextra-cardiaque ont été favorablement influencés par l’atropine.

Nous rapportons maintenant un cas où l’atropine n’a eu aucune action sur la bradycardie, et où 1l s'agissait vraisemblablement de lésions intra-cardiaques graves.

OgservarTion VIII

(Due à l’obligeance du Dr Bonnet de Neuville-sur-Saône.)

Artério-sclérose. Bradycardie. Inefficacité de l'alropine.

P. A..., âgé de soixante-dix ans. Sa mère est morte âgée. Son père est mort à soixante-quatre ans. Une sœur bien portante. Un frère mort, à cinquante-deux ans, en état de délire violent. Un frère mort enfant.

Antécédents personnels. — Bonne santé étant jeune. Il habitait la campagne, où il s'occupait des travaux des champs.

A eu à deux ans une fièvre cérébrale.

Pas d’éthylisme. Pas de maladie vénérienne.

Marié à vingt et un ans. Sa femme est bien portante.

Deux enfants bien portants. N’en a pas perdu.

N'’était pas tousseur.

À vingt-huit ans, il eut un refroidissement qui l'obligea à garder le lit une huitaine de jours. Pas de rhumatisme.

A soixante-deux ans, refroidissement ; il garda la chambre une dizaine de jours. Soigné à ce moment par le D' Bonnet, de Neuville, il ne fut pas noté de bradycardie.

A soixante-quatre ans, ilse fit une fracture de côtes en tombant sur un baquet. Le D' Bonnet, qui le soigna, ne remarqua pas de bradycardie. Depuis, tout alla bien dans son état jusqu'en 1908. Au mois de février 1908, il s’enrhuma, et depuis garda une dyspnée d'effort qui s’accentua progressivement et l’obligea à consulter de nouveau le D' Bonnet en mai 1908.

Le 16 mai 1908, le D' Bonnet constata ce qui suit :

Dyspnée au moindre effort.

Cœur lent à 32, sans aucun signe de lésions orificielles. OEdème malléolaire. Dès que le malade fait un effort, même minime, la dyspnée l'oblige à s'arrêter, il se plaint de vertiges, et il lui est arrivé de tomber. La nuit, il lui arrive d'être obligé de s'asseoir sur son lit à cause de l'oppression.

Le D' Bonnet prescrit de la caféine à la dose de 25 centigrammes.

L'oppression cède rapidement, sans que le cœur dépasse jamais 40.

La caféine fut donnée pendant cinq jours, on voulut la supprimer pendant cinq jours, mais le malade ne put rester aussi longtemps sans en prendre, il en prit ensuite tous les jours et s’améliora progressivement.

Le 17 juin 1908, nous examinons nous-même le malade.

C'est un vieillard artério-scléreux : les artères radiales sont dures, les temporales flexueuses ; il présente un arc sénile de la cornée.

Pouls régulier à 44, de tension forte.

Cœur. — Pointe dans le V° espace au niveau de la ligne mamelonnaire.

A la pointe. — Premier bruit un peu impulsif donnant l'impression d'un galop.

A la base. — Deuxième bruit éclatant, sans systole en écho. Pendant le grand silence : bruits très sourds, très lointains, inconstants.

Pas de pouls veineux jugulaire.

Examen radioscopique pratiqué par le D' Destot ne montre

as d’ondulations dissociées de l'ombre cardiaque. :

Les pupilles sont égales, réagissent bien ; respiration emphysémateuse,

A 8 h.45, on pratique une injection sous-cutanée d’r milligramme d’atropine. Le pouls est à 52.

ANGUHEUTOS AP MMPOU ET ARE 16 SEC en POSER!

AO 15 m0 TE MAOPEUE EEE, Ag h. 30 . à ue, s ‘IPoulsi— 146.

19 juin. — Pouls == 54, irrégulier.

29 juin. — Pouls — 58, irrégulier.

6 juillet. — Le pouls est très irrégulier, arythmique, saute de 32 à 60 pendant le temps où on le compte.

Nous avons su depuis que le malade s'était progressivement amélioré et que le pouls était devenu plus rapide. On avait continué le traitement par la caféine.

OBSERVATION IX (Due à l’obligeance du Dr L. Gallavardin.)

Bradycardie au cours de la convalescence d'un ictère calarrhal. Action paradoxale de l’atropine.

Un homme de trente-cinq ans, dans la convalescence d’un ictère catarrhal, a un pouls à 64.

On pratique une injection d’r1 demi-milligramme d’atropine, on compte le pouls toutes les dix minutes et au bout de deux heures le pouls est descendu à 52 (compté une minute entière).

C'est là un cas paradoxal qu'il nous a paru intéressant de signaler.

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