Journal de L'Estoile, 28 janvier
3. Voy. Lettres de Catherine de Médicis, t. DI, p. 60, note, col. 2.
4. Il ajoute : « Voire (qui est la pitié), ils affectent des élégances aussi bien en juremens qu'en autres chouses : tellement que c'est à qui jurera le plus élégamment, et faut (s'il est possible) que l'élégance soit nouvelle. > (H. Ëstienne, Deux dialogues du nouveau langage françois italianisé, p. 461.)
n'avoir pas aussi contracté cette détestable habitude, mais il y renonça, comme il l'avait promis à Théligny. < Ce n'est, dit-il, qu'une accoutumence aisée à s'en deffaire, ainsi que j'en ay veu l'expérience en plusieurs 4 . »
Henri Estienne s'élevait aussi contre une de ces façons de parler fort païennes que l'étude de l'antiquité avait répandues non seulement parmi les lettrés, mais aussi à la cour 2 . < On use, disait-il, du mot de Fortune au lieu de nommer Dieu. Plusieurs imputent à Fortune ce qu'ils imputeroyent volontiers à Dieu, s'ils osoyent ; car ils mettent tout sur elle, et se courroucent à elle de tout ce qui ne leur vient à souhait, comme si il ne falet plus parler de providence de Dieu... Quelques-uns disent aussi le ciel au lieu de dire Dieu 3 . »
Brantôme se servait aussi de ces expressions sans y attacher d'importance*. Sa théologie, du reste, était aussi païenne que confuse. Dans le Tombeau en forme de dialogue*, de sa belle-sœur, M me de Bourdeille, il