‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 111 sur 291 · T. VII, p · texte numérisé non relu

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les personnes et aussi soudains à les quicter quand ilz en ont faict. Aussi, qu'il n'y a que servir les grandes royautez 4 . »

L'insurrection des protestants s'était surtout développée, et rapidement, en Poitou, en Dauphiné et en Provence. On envoya contre eux une armée commandée par le duc de Montpensier, où figuraient les compagnies de Strozzi, dont Brantôme était très fier de faire partie 8 . Les Provençaux, comme on les appelait, furent surpris par les catholiques à Mensignac, près de Périgueux, le 30 octobre 1568, et essuyèrent une défaite complète, où périt Mouvans 3 , l'un des chefs les plus vaillants du parti. Après cette victoire, la compagnie de Brantôme dut regagner sa garnison; du moins il y était lorsque le prince d'Orange, expulsé des Pays-Bas par le duc d'Âlbe, se rapprocha avec son armée de la frontière française. La cour inquiète envoya pour surveiller ses mouvements le maréchal de Cossé, qui n'avait d'autres troupes que les compagnies des garnisons de Picardie ; il prit pour sa garde celle de Brantôme, « parce qu'elle estoit assez bonne et belle 4 . >

Ces forces étaient insuffisantes pour barrer le pas-

2. a Les soldats de Brissac n'avoient certes la vogue comme nous autres Strozziens. » (T. V, p. 427.)

3. Ses soldats avaient fait sur lui une chanson que « par admiration et gloire d'un tel capitaine ils chantoient en cheminant et soulageant le travail de leur chemin par ce moyen, à la mode des anciens advanturiers. » (Ihid., p. 426.) Il se fit dans ce combat un affreux carnage des vaincus, et Brantôme signale, comme s'y étant montré grand meurtrier et carnacier, Jacques de la Chastre, qui y fut tué. (Ibid., p. 427.)

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