‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 146 sur 291 · Journal, juin · texte numérisé non relu

Journal, juin

3. c Sa partance fut à l'improviste et à la desrobade, et très mal « accompaigné, dit Brantôme, dont bien luy servit, ainsi que j'en t discouray très bien en sa vie pour (par) son dire propre, qu'il « me fit cet honneur un jour de m'addresser les propos à Lion, c ainsi que le deschaussois à son coucher. î (T. V, p. 199.)

à Turin l . Il s'arrêta plusieurs jours en Piémont, et y fut reçu magnifiquement, comme il l'avait été dans les villes d'Italie ; enfin, le S septembre, il arriva au Pontci e-Beau voisin ; le soir même, vinrent le saluer le duc d'Alençon et le roi de Navarre. Le lendemain, il se rendit à Bourgoin, où sa mère l'attendait, puis tous deux gagnèrent Lyon, et y restèrent assez longtemps. Brantôme, qui ne quittait pas la reine, nous a laissé de son séjour dans cette ville quelques détails personnels assez curieux :

Le duc de Savoie avait suivi jusque-là le roi, dont il cherchait à obtenir la restitution de diverses places du Piémont. Brantôme, qui avait été le voir à Turin en revenant de Malte, alla lui rendre visite avec son ami Strozzi, et, comme ils lui demandaient des nouvelles du siège de la Goulette par Sinan-Pacha', qui préoccupait beaucoup la chrétienté, il leur dit : « Venez demain, au matin, dîner avec moy vous deux, et disnerons à part tous seulz ensemble. J'attans mon courrier, qui sans faillir viendra à ce soir ou ceste nuict, et je vous en diray. » — c L'endemain nous n'y fallismes, qui nous conta la prise, et la faute grande de ces Espaignolz, qui, au nombre de trois cents, avoient déserté et passé dans le camp des Turcs 3 . »

Un autre jour, Brantôme accompagna Catherine dans une visite qu'elle fit à un peintre, et le récit qu'il nous en a fait contient à peu près le seul rensei-

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