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continuait sans interruption, et Henri III désirait à tout prix y mettre fin. Il écrivit aux Rochellois, le 13 octobre, des lettres qui, ne contenant que de vagues promesses, ne les arrêtèrent point dans leurs préparatifs ; il fut obligé de leur en écrire de nouvelles, où il leur accordait le libre exercice de leur religion; et, afin de régler les autres points en litige, il envoya à Brouage Brantôme pour s'aboucher avec son ami La Noue 1 . Mais celui-ci n'était point à la Rochelle, et Brantôme alla retrouver en Périgord son frère André, sénéchal de la province, qui, dans une lettre sans date, mais probablement du commencement de novembre, dit au roi : « Mon frère de Branthome est arrivé icy (à Périgueux), lequel a envoyé incontinent un homme devers M. de la Noue pour avoir son passeport, afin d'observer vos commandements, ce qu'il fera fidellement 2 . » Le 15 du même mois, il annonce que rendez-vous avait été pris à Archiac pour conférer avec deux députés rochellois, qu'il avait mandé à son frère de s'y trouver et que] celui-ci venait de recevoir le passeport demandé 3 .
Les négociations se prolongèrent sans grand résultat, et Brantôme, qui était de retour à Périgueux au commencement de décembre, en repartit pour la cour au mois de janvier 1 575, chargé par son frère de dire à Sa Majesté « bien amplement toutes les affaires qui
1. Voy. de Thou, liv. LIX. — t Le roi, dit Brantôme, m'ayant envoyé vers M. de la Noue à la Rochelle, et m'en retournant en poste le retrouver... » (T. V, p. 21.)
2. Lettre 72, dans le tome II de l'édition de Brantôme du Panthéon, p. 568.