Lettres 94 et 95, p
2. Et non 1578, comme il a été imprimé par erreur t. IV, p. 385, note 3.
3. i Le mardi 20, dit L'Estoile, on leva à Paria en diligence 2,000 arquebusiers, qui furent payés par les bourgeois et envoyés au pays chartrain. » (T. I, p. 89.)
4. « Tuus les jeunes gens, écrit-elle au roi, devraient avoir ho i . de rester à Paris. » [Lettres de Catherine, t. V, p. 141.)
Loire, d'où nous luy allions bien empescher et coupper le passage et de venir en Guyenne, mais la reine luy manda une nuict par un courrier et commanda de ne passer plus outre 1 . »
Catherine, de son côté, n'était point restée inactive. Elle avait quitté Paris le 21 septembre, mais ce ne fut que le 28 qu'elle parvint à s'aboucher à Ghambord avec son fils qu'elle avait essayé de faire enlever à Dreux ; on ne put alors s'entendre ; pourtant elle ne perdit point courage et ne se ménagea pas, ne cessant d'aller d'un lieu à un autre à la suite de son fils. Enfin, le 22 novembre, une trêve de six mois fut signée à Jazeneuil 2 , et, le 6 mai de l'année suivante, se conclut la paix dite de Monsieur.
Brantôme, enchaîné sans doute par les charmes de Yescadron volant qu'elle traînait toujours avec elle et qui lui rendait tant de services secrets, ne parait pas [l'avoir quittée dans ses diverses pérégrinations. Il était luprès d'elle lorsque la trêve fut signée, et il l'accom-
igna dans une excursion où elle ne se fit suivre que le cinq courtisans 3 , et il en a fait un récit que l'on a >ien souvent cité. L'envie avait pris à la reine, en s'en 'etournant de Jazeneuil à Poitiers, d'aller voir les ruines le Lusignan. Cet immense et magnifique château, dont une légende attribuait la construction à la fée Mélusine 4 ,
4. T. IV, p. 385, 386. C'est le duc de Nevers qui demanda luimême, de Bonneval, le 29 septembre, à quitter le commandement de l'armée, estimant que le prince avait tellement d'avance qu'il ne pourrait plus l'at teind re.
2. A 24 kilomôtr^Hb Poitiers, dans le canton de Lusignan (Vienne). ^Ê