Estoile, 2 juin
2. Sermons de l'évesque de Valence sur certains points de la religion; autres sermons aussi du mesme aucteur sur les dix commandements de la loy ; plus un sermon à son clergé fait au sene de juillet 1557. Imprimé, 1561, très petit in-8°. Voy. Sermon XII, p. 216. Le sène, ou mieux le senne, était un synode qui, d'après les anciennes ordonnances ecclésiastiques, devait se tenir deux fois par an dans chaque diocèse, sous la présidence de l'évêque, qui y convoquait tout son clergé ; mais depuis longtemps, comme s'en plaint vivement Monluc, a cette saincte ordonnance avoit été presqu 'entièrement délaissée et en plusieurs lieux dépravée. • <Ibid., p. 204.)
qu'ilz les avoient battus d'autrefois, maintenant les battent ; dont c'est bien employé 1 . »
Quoi qu'il en soit, l'indigne successeur du cardinal de Bourdeille fut investi, grâce à ses cousins, de l'évêché de Périgueux, qui rapportait quinze mille livres de rente 2 . Mais les deux frères eurent soin de prélever sur ce revenu deux pensions, l'une de mille livres pour leur sœur Madeleine, l'autre de huit cents livres pour le chantre de la cathédrale, le sieur de la Seste.
Dix-neuf ans plus tard, un autre brevet fut concédé au fils d'André de Bourdeille, qui avait hérité des droits de son père sur les revenus de l'évêché. Le 35 octobre 1594, Henri IV déclarait accepter la résignation que le titulaire pourrait faire de son siège épiscopal et autorisait le vicomte Henri de Bourdeille à y nommer telle personne qui lui conviendrait. La résignation de François de Bourdeille, qui n'eut lieu qu'en octobre 1600, fut, à ce qu'il parait, assez difficile à obtenir ; elle donna lieu à Brantôme, dont le caractère était fort aigri à la fin de sa vie, de se livrer à d'amères récriminations contre l'ingratitude de son neveu qui prétendait n'avoir eu dans la conclusion de cette affaire aucune obligation à son oncle 8 .
Madeleine de Bourdeille, l'aînée des sœurs de Bran-