‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 203 sur 291 · XVII. Les amis de Bratîtôme · texte numérisé non relu

XVII. Les amis de Bratîtôme

Si, au dire de Diodore de Sicile, le rigide législateur de Gatane, Gharondas, frappait d'une forte amende ceux qui fréquentaient mauvaise compagnie 8 , le maître de Diogène, Àntisthène, était d'une humeur plus accommodante. Suivant Diogène de Laërce, à ceux qui lui reprochaient de hanter méchante société, il se contentait de répondre que les médecins vivaient bien avec les malades 4 . C'est cette morale facile qu'il était impossible à un courtisan de ne pas mettre à chaque instant en pratique et qu'a suivie Brantôme ; dans une cour où les voleurs et les assassins vivaient familière-

Page 1