Liv. VI, ch. i; éd. Didot, p
ment avec les grands, forcément il avait des amis de toutes les paroisses. Tel est ce gentilhomme provençal, d'Anselme, qu'il appelle c son amy, gentil et habile 1 , * et que de Thou signale comme un homme hardi et scélérat. Tel est cet autre Provençal, Berthelemy, c qui l'aimoit fort... Il se disoit huguenot, mais quel reffbrmé*! * Heureusement, il avait d'autres amis un peu plus respectables que ceux-ci, comme les deux frères de Montgommery, Gorbozon et Lorges, c braves gentilshommes et de la religion 3 ; > le poète et vaillant capitaine Maisonfleur, qui se fit tuer en duel par un de ses soldats 4 , et Beaulieu-Ghastaigner, lieutenant du grand prieur François de Lorraine. Prisonnier en Sicile, sa captivité Ait adoucie par l'amour des deux filles du gouverneur de la prison, qui, sans la moindre rivalité, furent à la fois ses maîtresses. « Certes, dit Brantôme, on ne scauroit assez louer ces deux bonnes filles espagnoles si charitables 5 . * Et ce gentilhomme, du Breuil, que Brantôme avait « nourri > et à qui il adressa une de ses meilleures pièces, un sonnet ironique que nous donnerons plus loin.
De ces nombreux personnages de la cour qu'il cite comme étant ses amis, il n'y en a guère que deux auxquels nous pourrions sans conteste donner le nom de vertueux : ce sont deux beaux-frères, tous deux zélés protestants. L'un est le gendre de Coligny,