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se dissiper très vite, et depuis il n'y a jamais fait la moindre allusion. D'autres projets n'eurent pas un meilleur sort, et il faut l'en féliciter, ses choix étaient malheureux. Ayant jeté les yeux c sur une fort honneste damoiselle, » il eut la prudence, avant de s'engager plus avant, de consulter une sienne parente, qui lui dit franchement qu'il y perdrait son temps, et lui en donna une si bonne raison, que je n'ose reproduire et qui ne peint que trop les débauches des femmes de la cour, qu'il renonça à son dessein 4 . Une autre fois, il c recherchoit une très belle femme et veufve, » quand il apprit qu'elle était atteinte d'une horrible infirmité, c II la quitta soudain, » et un courtisan, moins dégoûté que lui, c la prit aussitost 2 . » Enfin, en 1582, il avait alors près de quarante ans, étant sur le point de se marier c en un beau lieu qui l'eust rendu pour le reste de ses jours plus heureux qu'il n'estoit; » il rompit tout pour tenir sa promesse à son ami Strozzi de l'accompagner dans sa fatale expédition de Tercère; mais, en arrivant à Bordeaux, comme nous l'avons dit 3 , il se trouva qu'il ne l'avait pas attendu. Malgré le ressentiment qu'il en ressentit, il dut plus tard, au fond du cœur, se féliciter du hasard qui l'avait empêché de courir à une mort certaine A .
Ces deux essais, dont le second avait échoué par sa faute, paraissent l'avoir dégoûté de former de nou-